Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Chroniques

Sam Burton

Dear Departed

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« Dear Departed » constitue le second elpee de Sam Burton, un songwriter américain plutôt discret. Il a été composé dans l’Utah, son état natal et rural, qu’il avait regagné afin d’aider à retaper une maison, à participer aux récoltes, avant de retourner de nouveau à Los Angeles, pour y enregistrer cet album, sous la houlette du producteur Jonathan Wilson (NDR : dont la carrière solo peut être qualifiée de réussie, mais qu’on a vu aussi aux côtés d’Angel Olsen et de Father John Misty), afin d’emprunter des sonorités pop-folk issues des 60's ou des 70’s…

Ces quelques mots d’introduction induisent, bien entendu, une instrumentation soignée et une ambiance tour à tour ensoleillée ou mélancolique. Le rendu est inévitablement ‘vintage’, mais la qualité de compositions est telle que cet aspect suranné n’est jamais dérangeant. Difficile d’ailleurs de résister aux arrangements de « Pale Blue Night » ou de « Coming Down on Me » !

Nile On waX

After heaven

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Sorti en mai dernier, cet album de Nile on waX figurera certainement parmi les albums belges de l’année. Ce projet est porté par une figure bruxelloise à la renommée internationale, la violoniste Catherine Graindorge. Sa liste de collaborations est impressionnante, oscillant de légendes telles que Nick Cave, Iggy Pop ou encore John Parish, en passant par Hugo Race, Simon ‘Huw’ Jones, Pascal Humbert, et la liste est loin d’être exhaustive. Le trio Now impplique également le bassiste David Christophe et le drummer Elie Rabinovitch.

Composé et enregistré durant la pandémie sur base de séances d’improvisation, « After Heaven » constitue seulement le quatrième elpee du trio, en 14 années d’existence (son dernier opus, « Eldorado », date d’octobre 2021). La formation pratique une forme de post-rock aux accents jazz qui sort des sentiers battus. Et comme le violon est omniprésent, on ne peut s’empêcher de penser à l’expression sonore d’un Godspeed You ! Black Emperor. Les sept morceaux de l’album pourraient clairement constituer la bande originale d’un film que l’on imagine plutôt sombre et mystérieux. Essentiellement atmosphérique, cet opus se réserve néanmoins des pics d’intensité, mais ne s’égare jamais dans les excès d’expérimentation, tout en parvenant à maintenir l’esprit de l’auditeur continuellement en éveil.

A découvrir absolument !

Bärlin

State of Fear

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L’obscur trio lillois Bärlin se délecte d’ambiances sombres, quasi chamaniques, chères à d’illustres aînés tels que 16 Horsepower, Morphine ou Einstürzende Neubauten. Il ne déroge pas à ses principes sur le bien nommé « State of Fear », un quatrième opus au climat bien poisseux. Alimentée par des sonorités d’une tristesse infinie, l’ambiance est donc moite à souhait et l’instrumentation au diapason. Le recours à l’allemand sur le très long « Sturm » n’arrange pas les choses…

Entre post-punk, cabaret et structures quasi-jazz, le tout traversé par les interventions d’une étonnante clarinette et soutenu par des instruments à cordes, le cocktail sous-vitaminé fonctionne à merveille. La voix puissante confère, en outre, une dimension supplémentaire à l’ensemble et une profondeur qui permet au groupe français de naviguer entre des mélodies soignées, au romantisme noir et à la dissonance contrôlée. Un sombre album à découvrir !

 

 

Califone

Villagers

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25 ans de carrière déjà pour Califone, la protéiforme formation emmenée par l’ex-Red Red Meat, Tim Rutili. Son rock expérimental rayonne depuis plus de 2 décennies, de Chicago à Los Angeles, et revêt des habits particulièrement accessibles sur cette nouvelle œuvre mêlant habilement power-pop (« McMansions »), folk (« Villagers », « Skuknkish ») ou r’n’b mutant à la Lambchop (« Eyelash »). Un mix charmant et mélancolique, d’apparence simple mais d’une réelle complexité sonore, bercée par la voix chaude de Rutili. Une belle porte d’entrée dans un univers unique qui pourrait s’ouvrir à un large public…

Dead Soul Revival

Ignite

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Formé par les natifs de Los Angeles, Matt Clark (chant/guitares), Scott Freak (batterie) et Kendall Clark (basse), Dead Soul Revival a acquis une certaine notoriété après avoir participé à la B.O. de la célèbre série américaine ‘The Big Bang Theory’ pour son titre « Into A Hole ». Le band nous propose un heavy rock alternatif, mais en général accessible et adapté à la bande FM.

Premier elpee de la formation, « Ignite » déborde d’énergie et d’urgence. En 12 titres, le groupe montre clairement qu'il a une vision unique du style à travers des refrains accrocheurs et une production impeccable.

L'album démarre par une reprise puissante du « The Hand That Feeds » de Nine Inch Nails. Véritable brûlot, mais entraînant, « Black Roses » véhicule des accents pop, les guitares et les ivoires s'intègrant parfaitement dans l'ensemble.

« Let It Ride » constitue une pièce essentielle de cet opus. Un rock qui groove grave. Un solo classique de sixcordes communique de la douceur à « Nothing Left », un morceau inspiré par la pandémie et les sentiments de frustration qu’elle a suscités chez beaucoup d’entre nous.

Hymnique, « Monsters In My Head » est destiné aux grandes salles et aux stades.

Dead Soul Revival mêle volontiers les genres. Ainsi, du rap s’immisce dans les lignes vocales de « In This Moment », alors que la mélodie est bien mise en exergue par le clavier.  

Dans l’esprit d’un Bring Me The Hrizon, « Still Frames » se nourrit davantage d’électronique.

« Breathe » déclenche une urgence rythmique. « In The Meantime » est une adaptation d’un classique de Spacehog, un groupe de glam/rock alternatif américano-britannique (NDR : les musicos sont originaires de New York et Leeds) qui ont sévi de 1994 à 2002 avant de se reformer en 2008.

« Down For The Last Time » s’intéresse aux excès du rock n'roll.

L'album s’achève par des versions acoustiques de « Black Roses » et de « Breathe ». Plus douces et plus cool, elles permettent de démontrer le large potentiel offert par Dead Soul Revival en termes de savoir-faire et de composition.

Maita

Loneliness

Écrit par

Originaire de Portland, dans l’Oregon, Maita c’est le projet de », Maria Maita-Keppeler. Un an après avoir publié son elpee « I Want To Be Wild For You », elle a décidé de dépouiller ses morceaux de tous leurs artifices afin de les réenregistrer sous forme acoustique. Elle ne fait d’ailleurs pas les choses à moitié puisque d’un pop-rock énergique et efficace, la songwritrice est passée à un folk minimaliste. Impossible de tricher en se cachant derrière des effets ou autres nappes d’instruments. Accompagnée simplement de sa sèche, elle pose sa voix avec subtilité et délicatesse. Le résultat est bluffant. Du premier au dernier morceau, Maita parvient à nous transporter. « Loneliness » permet ainsi de dévoiler une artiste complète que l’on suivra de près au cours des prochaines années…

Holy Wave

Five of cups

Écrit par

Dans le passé, la musique de Holy Wave baignait dans une forme de psyché/garage vaporeux et lancinant dominé par les guitares. Depuis le précédent elpee, « Interloper », quoique toujours aussi brumeuse et flemmarde (NDR : pensez à une rencontre entre Broadcast et Tame Impala), elle accorde de plus en plus en plus d’importance aux synthés ; et si les grattes ont toujours voix au chapitre, elles ne constituent plus l’élément primordial de l’instrumentation. Et c’est encore plus flagrant tout au long du 6ème opus, « Five of cups », dont le titre se réfère à une carte de tarot qui symbolise la déception ou les soucis liés au passé. Ce qui explique, sans doute pourquoi l’expression sonore baigne au sein d’un climat particulièrement mélancolique.

La superposition de synthés hallucinatoires, le drumming cool, les instruments à cordes autant caressés que joués, les guitares shoeagaze et les voix atmosphériques créent une sensation de quiétude paradoxalement susceptible de devenir angoissante.

Lors des sessions, la formation a reçu le concours du duo mexicain Lorena Quintanilla et Alberto Gonzalez (Lorelle Meets the Obsolete) sur « The Darkest Timeline », ainsi que de la chanteuse Estrella del Sol sur « Happier ». Elle y aborde le thème de la dérive des hommes vers ce qu’ils croient être le bonheur, et dans la langue de Cervantès, tout en rendant hommage à l'auteur/romancier Kurt Vonnegut.

The Underground Youth

Nostaglia’s glass

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Fondé en 2008, The Underground Youth était d’abord le projet du chanteur, guitariste et auteur-compositeur Craig Dyer. Ce n’est qu’en 2012, qu’il a fondé un groupe, notamment en engageant son épouse, également artiste et vidéaste, Olya Dyer, comme drummeuse. Originaire de Manchester, le groupe est aujourd’hui établi à Berlin. Entre-temps, le couple avait également vécu à Saint-Pétersbourg. Pas étonnant que Dyer mentionne la littérature et la poésie russes comme influences majeures de sa muse. Mais aussi le cinéma.

Baignant à l’origine dans une forme de post punk teinté de néo-psychédélisme et de shoegaze, la musique de The Underground Youth se rapproche de plus en plus de la no wave de Swans. Et c’est flagrant sur « Frame of obsession », une plage au cours de laquelle le baryton profond de Dyer rappelle celui de Michael Gira, alors qu’Olya pose furtivement la contre-voix à la manière de Jarboe. Sans quoi, ce baryton envoûtant évoque le plus souvent celui de Sivert Høyem (Madrugada).

Une no wave qui serait gothique : tempo lancinant, cordes de guitare enchevêtrées, bourdonnantes, grinçantes ou semi-acoustiques, parfois surf (« Antother country »,) ligne de basse flottante, arrangements de violons et d’harmonica, piano plink plonk (l’instrumental « Interlude » et le morceau final « Epilogue », qui a reçu le concours du joueur de luth, Josef Van Wissen) ; une expression sonore qui alimente cet excellent onzième elpee de The Underground Youth…

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