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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Chroniques

Braids

Native Speaker

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Les Canadiens de Braids ont la tête clairement tournée vers le soleil. Récupérant les mêmes sonorités tropicales que Vampire Weekend, la même orientation psyché qu’Animal Collective et un peu de Régine (Arcade Fire) dans la voix, tous les éléments sont réunis pour créer le buzz en deux temps trois mouvements. D’autant plus que, plus tôt cette année, le quatuor s’est retrouvé embarqué par Friendly Fires pour une inspection des scènes européennes. Bien que « Native Speaker », leur premier LP, soit propice à quelques joyeux bondissements, il trouve plus particulièrement sa force au sein des morceaux les plus lents. A l’instar de « Glass Deers », « Native Speakers » et « Little Hand », carrément envoûtant.

Les quatre musiciens de Calgary s’inscrivent dans la vague de ces artistes art-pop qui vont marquer l’année 2011. De cette famille, on citera principalement EMA, Austra, Chad Valley et Keep Shelly In Athens. Dieu sait que la liste est longue et ne cesse de s’élargir. Mais si certains d'entre-eux risquent d’être oublié dès le prochain réveillon, Braids a le potentiel pour subsister plus que le temps d’un buzz. A écouter au plus vite.

Live : 07/07 aux Ardentes (Liège)

Zoey van Goey

Propeller versus Wings

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« Propeller versus wings » constitue le second album de Zoey van Goey, un groupe écossais passé de trio à quatuor. Quoiqu’agréable à écouter, « The Cage Was Unlocked All Along », paru en 2009, n’avait pas rencontré de grand succès. Sculpté dans l’indie rock, leur nouvel elpee s’inscrit dans la lignée du premier. Notamment à cause de la sensibilité mélodique, proche sans se révéler totalement identique.  

Dans ces conditions, on ne peut tirer que les mêmes conclusions. Et craindre que ce disque récolte les mêmes échos que le précédent. Pourtant, il ne manque pas de saveur. Douceur et rythme font bon ménage tout au long de la plaque. Une combinaison qui peut même se révéler enivrante. Et “Sackville Sun” illustre parfaitement cette sensation ! Ou encore “My aviator”, dont le faux air de mélodie rétro glamour fait merveille sur “ My diamond’s best friend”. Deux coups de cœur encore : “ The cake and eating it” et “Little Island”. Bref, si le nouveau long playing de Zoey van Goey risque fort de ne pas défrayer la chronique, il ne manque pas de charme ; et par sa simplicité et sa délicatesse, ce charme finit par séduire...

En tout cas, pour ma part, je suis séduite!

The Toxic Avenger

Angst

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The Toxic Avenger est le titre d’un film d’horreur parodique réalisé aux Etats-Unis. Mais ‘Le Vengeur Toxique’ est aussi le choix opéré par Simon Delacroix, le musicien, DJ, compositeur de musique électronique, pour se forger un nom. « Angst », traduction de colère ou peur en allemand, constitue son premier opus. Et il est une parfaite mise en contexte de ces sensations. Rarement de telles perceptions ont été aussi bien mariées à ce style de mélodies. Ce qui devrait amener le Français au rang de référence de la musique électro. D’autant qu’il use habilement de ses différents talents. Cet album a été composé en France, aux Etats-Unis et au Maroc et les sessions d’enregistrement ont bénéficié de plusieurs collaborations. Bonjour Afrique, la Norvégienne Annie, les Californiens de Lexicon, Simone elle est bonne, Robert Bruce sont les noms les plus significatifs de ces diverses unions.

A savoir que « Angst » est décliné en quatre morceaux différents, tous avec un certain quota de qualité. Et cette ramification mène à « Angst : four », l’une des dernières pistes. Elle allie magie et génie. Elle est le plus beau reflet du travail accompli tout au long de ces quinze plages. Baignant dans une atmosphère qui laisse quelque peu songer à Daft Punk, elle vous engloutit dans cette angoisse, scène principale sur laquelle jouent les notes. De plus, elle vient nous surprendre au moment où la lassitude commence à nous envahir. Vient alors une envie irrépressible d’encore. On savoure l’« Outro » avant un bonus complètement à côté de la plaque. Une chanson débarque « N’importe comment » (ce n’est pas moi qui le dit mais bien le titre de la chanson) dans un monde sis à des années lumière du sien. Mais qu’à cela ne tienne, The Toxic Avenger a blindé son ‘nouveau-né’ de tous les charmes que le Français a en stock. Pour preuve, les remixes parcourent déjà les ondes sonores.

Catherine Ringer

Ring n’ Roll (b)

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Catherine Ringer, quatre années après la mort de Fred Chichin (son compagnon sur scène et dans la vie), nous propose son album solo. Un disque en forme d'hommage et de remise en selle. Même en surmontant la disparition de son complice, difficile de se passer de celui qui assurait les compositions, figure discrète sur scène mais tout de même moitié des Rita Mitsouko ! Catherine Ringer est donc de retour. Et surtout son énergie, sa bizarrerie et sa voix incroyable, qui s'écarquille dans des aigus de diva avant de se répandre dans des graves sulfureux.

« Ring n'Roll » parcourt un vaste paysage musical, entre rock, folk, ska, punk, chanson française, musique de film ou classique, électronique, tropicale. Catherine Ringer y est accompagnée à la basse et à la guitare, au clavier ainsi qu'à la trompette, à la batterie, et par quelques petits bruitages et autres sons électroniques, flûtes et percussions.

On ne sait pas vraiment sur quel pied danser, car la personnalité décalée de la chanteuse ne rattrape pas l'inégalité des compositions. Il est difficile de ne pas comparer, de ne pas succomber au charme dépotant des clips des Rita que l'on retrouve facilement sur la toile. Comme si le mélange de ces deux personnalités électriques faisait courir les électrons, et qu'il fallait maintenant retrouver une autre voie, un nouveau circuit pour faire passer le jus.

« Pardon » donne l'impression de vouloir transmettre un message important sur la miséricorde et la culpabilité, tout en jouant la carte de l'autodérision, et laisse une impression étrange.

Les trois meilleurs titres, situés en fin de disque, donnent envie de réappuyer sur ‘play’ et de repartir pour un tour.

Le lancinant « Si un jour » est alimenté par une boucle de guitares et de vocalises, tentative d'espoir évoquant l'idée d'une renaissance. « Mahler » est un hommage assumé à Chichin, un poème chanté avec lenteur et vibrato sur l'air d'une symphonie du compositeur (Gustav Malher), soutenu par des cordes sensibles. « Rendez-vous », magnifique, clôt le disque sur un air pétillant et optimiste, à base d'accordéon, de beats électroniques et de grands éclats de voix. Le rendez-vous est donné sur un futur boulevard, voire ‘Sous une forme animale / Gazeuse ou minérale / On sera juste deux molécules / qui se ventriculent’.

Et d'ici là ? Pardon d'être si prosaïque, mais on voudrait bien encore un peu de musique !

 

Milk

A perfect smile

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Milk est un groupe belge actif depuis 2005 ! Mais au fil de son parcours il a subi quelques modification de line up, et notamment le remplacement (temporaire ?) de la chanteuse Aline, par Diego Straz. Une prise de risques qui a été couronnée de succès, puisque depuis, la formation multiplie les tournées et s’est produire dans plusieurs festivals en Belgique, en France et même et en Suisse ! Mais pas seulement …

Milk vient donc d’enregistrer son troisième album. Il s’intitule « A perfect smile ». Et le combo a  une fois de plus réussi son pari : surprendre son public !

Souvent comparé à Soulwax, tant pour son style que pour sa capacité à déjouer les sonorités électro, cet elpee est une bombe musicale !

« A perfect smile » décerne une grande place à l’instrumental mais aussi aux rythmiques qui nous donne envie de danser dès le morceau entamé ! Coup de cœur à « My destruction ». Et surtout à ses rythmes. Une compo qui pourrait très bien servir de BO à un film d’action. J’épinglerai encore le titre maître, « A perfect smile », « Go away » ou encore « Relation Shit », des plages trépidantes, excitantes, alimentées par les merveilleuses hybridations des rythmes électro-rock.

Vous l’aurez bien compris, Milk c’est la capacité de nous combler d’énergie à travers des musiques énergisantes pour lesquelles ont ne peut qu’adhérer !

Metronomy

The English Riviera

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Metronomy nous avait régalés en accouchant de leur excellent second opus, « Nights Out ». C’était en 2008. Une merveille pop/électro aux sonorités racées tellement évocatrices qu’il était impossible de passer à côté de cette œuvre. L’Anglais Joseph Mount, tête pensante, accompagné de son cousin Oscar Cash, sont désormais responsable d’un des plus grands disques de cette année. Transformé en quatuor pour l’occasion, le combo délivre « The English Riviera », le tant attendu troisième opus considéré par Mount comme ‘La rencontre entre Daft Punk et les Eagles’. En s’intéressant de très près aux enregistrements des 70’s, ce dernier a clairement dicté la tournure de ce disque. On ne s’y méprend pas à l’écoute de « We Broke Free » titre d’ouverture après l’intro éponyme, captivante, laissant les oreilles dans un état léthargique et rêveur. « The Look » change de ton et fait vibrer les pieds par sa rythmique guillerette et constante. Un hymne pop bondissant à la production extraordinaire. Autre point fort, « The Bay » s’offre comme un tube addictif d’une instabilité jouissive. Basse funk, claviers rétros et beat démentielle, on plonge la tête première. Enfin, la traversée de l’English Riviera se termine en beauté par « Love Underlined ». Symphonie aux allures nu-disco. Avec en guise d’ecstasy, une basse frissonnante qui relève du génie.

   A l’instar d’un LCD Soundsystem, Metronomy fait partie de ces groupes capables de pondre trois grands albums. La différence c’est que Joseph Mount & Co n’a pas encore parlé de retraite. C’est une excellente nouvelle, car des disques de cette trempe, on en demande encore !

 

Malachai

Ugly Side of Love

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Derrière Malachai se cache le duo originaire de Bristol formé par Gee Ealey et Scott Hendy. Et dans le même esprit que leurs compatriotes de Portishead et Tricky, ils chamboulent le terrain musical en renouvelant l’établi. Les années 1970 sont leur terrain d’expérimentation, qu’ils réactualisent en ajoutant un côté ‘qui dérange’. Dès qu’on tente de les classer dans une époque ou un style, un élément vient perturber notre jugement. Alors certes, on connaît ce vieil orgue, ce sample presque hip hop et ce solo de guitare, mais pas tous à la fois et pas pour un tel résultat.

Malachai déconstruit. L’ambiance zen (« Snake Charmer ») sera cassée par le groove ‘lennykravitzien’ qui suit (« Snowflake »). Outre le psychédélique, il embrasse sans complexe l’héritage des Beatles (« Another Sun ») et de la british pop des années 1970 en général (« How Long »). On penche également parfois pour un rock garage sur lequel Malachai joue des samples vintage, des rips de vinyle, et du hip hop (« Fading World »).

Plus ‘déclassé’ qu’inclassable, l’effet général de l’album est fondamentalement posé mais laisse transparaître ce caractère faussement brouillon des Black Keys. Le duo parvient à produire un son complètement neuf en n’utilisant quasiment que du vieux, révélation qui nous submerge dès le premier titre.

Au début de cette année, Malachai a publié « Return of the Ugly Love », dans la même lignée d’exploitation de basiques mais dans une orientation distinctement trip hop.

Luc

Blablabla

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Luc présente son second opus depuis qu’il a entamé sa route seul, après quelques expériences opérées au sein de diverses formations. Il en a profité également pour poser ses valises en Nouvelle-Zélande. Origine sans doute de sa recommandation : ‘to be listened to at the beach’ (‘à écouter sur la plage’).

« Blablabla » laisse s’évader l’imagination, libère les pulsions dynamiques, trace le chemin pour des ballades incohérentes. La plus belle de celles-ci est certainement « Cockroach ». Attachez bien vos ceintures parce que ce morceau va vous embarquer pour un voyage que vous n’êtes pas prêt d’oublier. Et il est vrai que le conseil de Luc devient parfaitement judicieux : cette mélodie mélangée au claquement du vent marin et au bruit des vagues doit avoir une saveur toute particulière. En outre, l’artiste joue lui-même tous les instruments et toutes les chansons sont issues de sa plume. Une exception vient toutefois confirmer la règle : la trompette qui accompagne « Graveyard ». Mais cette union est tout simplement à couper le souffle. Les pistes les plus rock ont, quant à elle, un côté un peu déjanté mais aussi quelque peu désordonné, à l’image de « Bike » ou de « Clever Monkey ». Mais la plupart des autres titres qui n’ont pas encore été cités ici passent un peu outre. On peine à en retenir la moindre note. Bien qu’ils soient pourtant sympathiques, ils ne correspondent qu’à une douceur à déguster sur le moment, elle ne laissera de toute façon pas de trace. Mais quoiqu’il arrive, à la petite phrase ‘Que le talent soit avec toi’, Luc répond par « Blablabla ».

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