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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Biohazard 8/8/26
Ora Cogan
Chroniques

Britney Spears

Femme Fatale

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Après avoir fait son ‘cirque’ en 2006, Britney Spears joue à la « Femme Fatale » au sein de ce septième LP dont le contenu est rapidement oublié, au profit des photos du carnet intérieur. Comme sur chacun des éléments discographiques de la demoiselle, il y a ici, une nouvelle fois, à boire et à manger. Encore plus orienté Pop électronique qu’auparavant, le nouveau recueil de Miss Spears tire souvent sur les grosses ficelles du genre. On a donc droit à une bonne dose d’autotune et de vocodeur (« Inside Out », « (Drop Dead) Beautiful »,…), de pseudo ballades moins mièvres que sur les disques précédents mais tout de même banales (« Criminal », « He About To Lose Me ») et du Will.I.Am, bien évidemment (« Big Fat Bass »).

Si les deux disques précédents de la blonde étaient plus ou moins cohérents, celui-ci sonne plutôt comme une ode à la récup’. Ainsi, lorsque Britney ne vogue pas –un peu tard– sur la tendance dubstep (« Hold It Against Me », « Inside Out »), elle délivre une trance à la Tiësto ou Swedish House Mafia (« Trip To Your Heart »), des sons nineties (« Up ‘n’Down ») ou même un morceau pop-rock à la Pink (« Don’t Keep Me Waiting »). Il est évident que l’originalité n’a jamais été vraiment de mise sur les travaux de la pop star. Mais « Femme Fatale » remporte la palme. En 16 morceaux, Britney nous délivre sa propre compile « Hit Connection ».  

Jesse Sykes

Marble son

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Etabli à Seattle, ce combo compte quatre elpees à son actif. Et « Marble son », constitue son quatrième. La formation est drivée par la chanteuse/compositrice Jesse Sykes et le guitariste Phil Wandscher. Un quatuor qui pratique une forme d’alt country ouverte tant au folk, blues, rock que garage. Si « Like, Love, Lust and the Open Halls of the Soul » épousait un profil intimiste, « Marble son » est davantage chargé d’intensité électrique. La mélancolie est cependant toujours bien présente ; mais les vocaux sont plus en retrait. Certaines compos sont même réminiscentes du précédent elpee. Et je pense tout particulièrement au titre maître, caractérisé par ses superbes harmonies vocales, dignes des Fleet Foxes. De « Come to Mary », une berceuse californienne, abordée dans l’esprit de Crosby, Stills, Nash & Young. Ainsi que de la plage finale, « Wooden Roses », sculptée dans une très jolie mélodie. D’autres compos trempent dans un psychédélisme duveteux. Pensez à Rain Parade ou aux Long Ryders. Et ce Paisley Underground irradie les trois meilleurs titres de ce long playing. En se chargeant même d’une plus grande intensité tout en adoptant de multiples changements de tempo. A l’instar de « Your own kind », du presque ‘crazyhorsien’, tout en relief, « Pleasuring the Divine » et surtout des 8 minutes d’ouverture, “Hushed by devotion”. Un morceau tour à tour atmosphérique (Mazzy Star ?), traversé d’envolées d’électricité rageuses, vivifiantes (Dream Syndicate ?), se chargeant régulièrement de swing, pour éclater périodiquement en échanges de cordes duales, comme chez le légendaire Blue Oyster Cult (NDR : souvenez-vous de « Don't fear the reaper »). Manifestement le titre-phare du long playing. Un instrumental sur les 11 pistes : l’énigmatique, paradoxalement paisible mais tribal « Instrumental » (NDR : ben tiens !) Un chouette album !

 

Tahiti 80

The Past, The Present & The Possible

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Du changement pour la formation rouennaise, puisque le quatuor s’est élargi à un sextet, les deux musiciens participant aux tournées, Julie Barbagallo et Raphaëll Léger ayant rejoint définitivement le line up. Du changement également à cause de l’introduction d’éléments électro dans leur musique. Une première pour le combo, qui jusqu’alors, avait toujours privilégié la pop basique.

“The Past, The Present & The Possible” constitue leur cinquième opus, un oeuvre dont le titre est significatif d’une volonté de faire évoluer leur musique. Mais dans le domaine du possible. Electronica et boîtes à rythmes se sont donc immiscés dans l’expression sonore conventionnelle pour délivrer une électro pop riche, sophistiquée, à la limite ‘philspectoresque’. Parfois teintée de soul (« Darlin’ (Adam & Eve song) »), susceptible de libérer un bon groove (« Gate 33 ») ou sculptée dans la house mancunienne (« Solitary bizness »). Pensez à Happy Mondays ou aux Stone Roses. Si la plage d’entrée (« Defender ») est imprimée sur un tempo krautrock, malgré ses quelques accents de claviers vintage, « Crack up (extended) » nous plonge dans une électro tribale de plus de 8’, digne des Chemical Brothers. Mais en général, hormis le plus ténébreux « Nightmares », l’opus baigne dans un climat allègre, ensoleillé. Les superbes harmonies vocales ‘brianwilsonesques’ entretiennent ce climat ; mais également les ballades mid tempo (NDR : la seconde partie du titre maître et « 4am »), abordées dans l’esprit de Nada Surf. Un album sympa à écouter, mais qui ne recèle toujours pas de hit potentiel…

The Cesarians

I’m with God

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The Cesarians est une formation issue de Londres. Après avoir publié un premier album en 2009, elle a sillonné les routes européennes de long en large, lors d’une tournée quasi-interminable. A l’issue de ce périple, les insulaires se sont fixés quelque temps au Nord de l’Italie où ils ont déniché un studio idéal pour concocter ce nouvel Ep, « I’m with God ».

Vu leur signature chez African Tape, on aurait pu imaginer que ce band allait nous balancer une forme de math rock susceptible de provoquer le déchaînement. Un peu dans l’esprit du style pratiqué par la plupart des artistes relevant de l’écurie, comme Tormenta, Chevreuil ou encore Papaye. Surprise, le morceau d’ouverture est tramé crescendo sur des accords de piano, des interventions de cuivres et des envolées de cordes ; une voix lyrique s’épanchant sur la solution sonore. Surprenant ! Et encore davantage sur les deux morceaux suivants. Deux compos énergiques, punkysantes, mais enrichie d’orchestrations cuivrées ainsi que de claviers. Superbe ! Evidemment, on comprend mieux la situation lorsqu’on sait que derrière les manettes, Craig Leon (The Ramones, Talking Heads, Blondie, …) a mis l’ensemble en forme. Place ensuite à un morceau cabaret : « Schoolyard », une plage au cours de laquelle la voix de l’ex-Penthouse, Charlie Finke, est bien mise en avant. Elle me fait même parfois penser à celle de Will Sheff. Et l’Ep s’achève par un poème récité dans la langue de Dante…

En un quart d’heure The Cesarians nous a mis l’eau à la bouche. Bien vite leur nouvel album…

 

Big’n

Spare the Horses (Ep)

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Il y a quelques semaines, Big’n publiait une compile réunissant des titres inédits. Intitulé « Dying breed », ce recueil mettait fin à treize longues années de séparation. Un come-back considéré comme du pain béni pour les adeptes de la scène noise chicagolaise du début des années 90 ; celle qui avait aussi enfanté des formations comme Jesus Lizard ou Shellac.

Si cette compilation était particulièrement sympathique, le nouvel Ep est tout bonnement épatant. Malgré cette longue absence, « Spare the Horses » démontre tout simplement que la musique de Big’n n’a pas pris une ride. Riffs de guitare déchirants, interventions de drums secs et saccadées, ligne de basse menaçante et grognements vocaux caractéristiques. Rien ne manque. Bref de la bonne vieille noise bien oppressante. Pas une surprise, une bonne surprise !  

Various Artists

Dans Ta Rue 3 (best of)

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Le label hip-hop bruxellois Same Same remet le couvert en publiant un nouveau volet de sa compilation ‘Dans Ta Rue’, un florilège de ce qui se fait de mieux dans le milieu, en Belgique et en France. La nouvelle collection réunit 18 morceaux inédits pondus par des artistes belges tels que James Deano, 13HOR, Tounsi, K-Libre, Akro, Baloji, Opak ou Sly D, bénéficiant pour la circonstance d’une une série impressionnante de featurings. Essaimés à travers tout le territoire, (Liège, Charleroi, Namur, Bruxelles, etc.), les MC’s et beatmakers s’en donnent à cœur joie, démontrant une nouvelle fois que le hip-hop noir/jaune/rouge ne manque pas de qualité et ne se limite pas à Stromae ou à ‘feu’ Starflam. Il y a bien quelques morceaux plus faibles sur ce recueil, à l’instar de Beretta et Jason Blood qui s’enlisent dans les clichés US en se servant de beats hardcore éculés sur l’insupportable « This is My Hood », même si 13HOR parvient à relever le niveau en fin de parcours. Mais certains morceaux claquent littéralement. Tounsi s’en tire, par exemple, particulièrement bien sur le plus classique mais bouleversant « Depuis Tant de Nuits » alors que Kartier Fantôme répand son flow irrésistible tout au long de l’ingénieux « La Rue N’est Pas à Vendre ». Mention spéciale quand même à K-Libre pour « Un Son d’en Bas » que l’on croirait pioché chez Booba. Manifestement on rencontre des artistes talentueux Dans Nos Rues !

Ebo Taylor

Life Stories : Highlife and Afrobeat Classics 1973-1980

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A l’instar de Fela Kuti au Nigéria, Ebo Taylor est un véritable Dieu chez lui, au Ghana. Véritable institution du high-life, un style lié au colonialisme fusionnant guitares portugaises, fanfares, rythmiques africaines et calypso caribéenne. C’est durant les années 50 et 60 que ce guitariste hors pair est parvenu à faire trembler le Ghana au son de sa musique endiablée teintée d’afrobeat.

Parti étudier à Londres en 1962, Ebo Taylor fonde le Blackstar Highlife Band et tente d’y propager des semences de jazz. De retour au pays, le monde s’arrache les services de Taylor. Il devient alors très vite arrangeur et producteur pour le label Essiebons.

En 2010, Strut publiait « Love And Death », dernier album studio d’Ebo Taylor composé, disait-il, pour promouvoir l’afrobeat et perpétuer l’héritage de Fela Kuti. C’est désormais toujours au sein de l’écurie teutonne que le Ghanéen sort cette double compilation réunissant ses plus beaux succès récoltés entre 1973 et 1980.

« Life Stories : Highlife and Afrobeat Classics 1973-1980 » comble les tympans des soiffards en manque d’afrobeat et de rythmiques chaudes comme le soleil. Sur une période de 7 ans, Ebo Taylor a réussi à se surpasser jusqu’à obtenir une notoriété internationale. Pour preuve, même l’infect Usher a réussi à sampler un riff de « Heaven » pour son titre abominable « She Don’t Know » en compagnie de Ludacris. Mais bon, ça c’est pour la petite info. Car sur cette double plaque, qu’il soit en solo ou au sein des ses formations telles que The Apagya Showband ou encore Super Sounds Namba, Ebo Taylor range vite Usher au stade de vulgaire chanteur. C’est maintenant au Ghana qu’il faut se tourner car les pépites afrobeat se succèdent sans jamais que le cœur ne cesse de virevolter au son des guitares catchy et des cuivres soufflant les plus belles mélodies entre jazz et musique typique du pays des Blackstars.

En Afrique, Ebo Taylor est devenu un artiste incontournable, au même titre que Manu Dibango. Riche pour ses grands moments de musique, « Life Stories » est officiellement la bande son de l’été !

Roy Santiago

The Great Pretender

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Roy Santiago est néerlandais. Il est né à Nimègue. Il pratique une sorte de folk rock largement influencé par Dylan et Springsteen. Tout au long de « The Great Pretender », le Batave alterne morceaux rythmés et ballades. Deux titres sortent néanmoins véritablement du lot : « My Car isn’t Running Fast Engouht » et « The Sun is in Your Eyes ». Pour le reste, rien de véritablement surprenant. Ni la voix, ni l’instrumentation. Bref, pas de quoi casser trois pattes à un canard ! Typiquement le genre de disque qui va terminer prendre la poussière au fond d’un de mes tiroirs…

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