L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Chroniques

The Virgin Dolls

Blow Your Mind

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The Virgin Dolls n’a pas perdu son temps en imposant son style dès son premier opus. Les beats sont agressifs, les mélodies puissantes et l’énergie est débordante. Le mélange entre rock et électro est bien maîtrisé, c’est la force de « Blow Your Mind ». Car on ne retiendra pas que du positif sur cet elpee. A cause de la voix ‘dark/gothic’ assez déplaisante, trop écrasante, mais aussi lassante. Bien trop gutturale et retravaillée ‘acide’, elle ne communique pas de véritable expression ni de véritables sentiments à la musique. Parfois a l’impression d’être en présence d’un groupe de rock gothique qui s’essaye à l’électro. On épinglera néanmoins deux titres « Another Game » et « Dream of You », deux plages intéressantes imprimés sur des rythmes sympathiques et caractérisés par des sonorités plus aigues qui apportent ce petit ‘+’ inexplicable à leur musique. Bien sûr, la formation n’en était qu’à son ‘premier jet’, et manifestement, en rectifiant le tir, elle pourrait, à l’avenir, nous réserver de bonnes surprises…

 

Various Artists

Fania Records 1964-1980 : The Original Sound of Latin New York

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La salsa, on l’aime ou on ne l’aime pas. Modérément, c’est possible. Mais sans tourner autour du pot, la musique latine a très vite tendance à pousser les nerfs à bout. Néanmoins, il est tout de même nécessaire de rendre hommage à une grande institution de la salsa. Le label newyorkais Fania Records a eu droit à son heure de gloire. Car oui, l’écurie latine de la Grande Pomme est une légende qui a fait chavirer les communautés du Spanish Harlem en traversant le tout New York ; une écurie fondée en 1964 par Johnny Pacheco, suite aux nombreuses désillusions vécues auprès de son ancienne maison de disques. Johnny s’associe à son avocat et ensuite, il fonde Fania, nom issu d’une composition de Reinaldo Bolanos. Très vite la salsa de chez Fania sonne différemment des autres. Les jeunes musiciens Nu Yorican (comme on les appelle là-bas) sont davantage influencés par le twist, le doo-wop ou encore le R&B de la Motown. Les fusions latines sont d’ailleurs palpables dès la première vague d’artistes signée sur le label. Y militent alors, entre autres, Louie Ramirez, Bobby Valentin, l’excellent Joe Bataan ou encore le roi des congas, Ray Barretto.

Strut lance donc la double compilation « Fania Records 1964-1980 : The Original Sound of Latin New York ». On y retrouve un historique des artistes signés sur cette écurie, durant les 16 années où il n’y avait aucune concurrence. Les titres parlent d’eux même. Les débuts de Johnny Pacheco se mêlent aux collaborations mythiques d’artistes tels que Willie Colon, Hector Lavoe, etc. Le Fania All-Stars, orchestre réunissant les meilleurs musiciens du label tient bien sa place sur cette compilation. Tout comme Joe Bataan ou Ray Barretto.

Des tracks riches, c’est garanti. Mais un disque parfois barbant si l’on n’apprécie que moyennement la salsa. Néanmoins, ces deux plaques peuvent, les yeux fermés, toucher le cœur et les tympans des mordus de sensations latines. Chez Strut, rien n’est à jeter !

 

Timber Timbre

Creep On Creepin' On

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Quand  Taylor Krik implore ‘All I need is some sunshine’ sur le morceau « Black Water », on le croit sur parole tant le nouvel album de Timber Timbre semble avoir été enregistré au plus profond d’une forêt canadienne bien sombre et hantée. Ce magnifique titre d’un romantisme obscur et poisseux reflète à merveille le style de ce groupe montréalais depuis son accession à la notoriété ; c’est-à-dire depuis la publication de son 3ème elpee. Un disque éponyme gravé en 2009 et sorti l’année suivante, en Europe.

La nouvelle production « Creep On Creepin’ On » devrait d’ailleurs les couronner comme nouveaux princes du dark-folk. Taylor Kirk est toujours flanqué de ses acolytes habituels Mika Posen et Simon Trottier, mais il est également soutenu par le pianiste Mathieu Charbonneau et le saxophoniste Colin Stetson (« Do I Have Power ? »). Ces musiciens apportent davantage de profondeur à des morceaux réellement damnés ! Hormis « Black Water », difficile, voire impossible, de rester de marbre, en plongeant dans l’ambiance de « Bad Ritual » ou dans le blues marécageux de « Lonesome Hunter ». La voix de crooner ténébreuse, marécageuse, de Kirk Taylor est tout simplement inoubliable. Le swamp-folk majestueux de ces Canadiens est toujours aussi surprenant et séduisant et son dernier opus est une petite merveille…

Stuart Sweeney

16 :09

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Ecran large pour rêves en cinémascope sur ce triptyque amorcé en douceur, « 16:9 » développe en long, mais surtout en large, un horizon de quiétude figée et de douceur extatique.

C’est une musique de film née de l’imagination d'un compositeur méticuleux (voire perfectionniste), où chaque sonorité recouvre l'atmosphère d'une fine pellicule aux reflets cristallins.

Minimaliste et subtile, cette bande son s'étire au long de douze plages où défilent les portraits de Philip Glass et Ennio Morricone (« Gold and Red ») ou encore de Biosphere  et Arvo Pärt, mais qui garde au demeurant son identité propre et unique.

Paisible dans sa première partie, aventureuse par la suite (virage amorcé par le bien nommé « A time of change »), et classique sur le final (dans son instrumentation aussi bien que dans sa conception), cet LP s’écoute les yeux (NDLR : les oreilles ?) grand(e)s ouvert(e)s.

Résultat de seize mois de travail en studio, le résultat bien que ne manquant pas de qualités, semble néanmoins empreint d'une certaine froideur, certainement pas étrangère au laps de temps consacré à sa création.

Beau dans son ensemble, il manque peut-être à ce format « 16 :9 » un rien de profondeur qui rendrait son univers plus attachant.

 

Tides From Nebula

Earthshine

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Si l’on en croit la grande toile, les prestations scéniques de Tides From Nebula sont réputées pour leur grande intensité émotionnelle. Depuis leur formation en 2007, ces militants de la scène post-rock polonaise ont foulé un bon nombre de planches européennes et ce, en compagnie d’une brochette impressionnante d’artistes internationaux. Au nombre de ceux-ci, figurent This Will Destroy You (us), Oceansize (uk), Pure Reason Revolution (uk), Ulver (nor), Shrinebuilder (us), God Is An Astronaut (irl) et bien d’autres encore. « Aura », le premier album paru en 2009 a reçu les critiques les plus enthousiastes de la part de la presse polonaise et s’est même classé assez haut dans les référendums de l’année 2009.

Dans le courant de l’année suivante, le quatuor s’isole dans les montagnes pour trouver la sérénité nécessaire à l’enregistrement d’« Earthshine », son second opus. Pour l’occasion, c’est un fan qui se réserve le contrôle de la console. Oh, pas n’importe quel fan, mais Zbigniew Preisner, un célèbre compositeur polonais de musique de films (NDR : connu du public français pour avoir décroché deux ‘Césars’ dans le cadre de son travail sur les longs métrages « Elisa » et « Trois Couleurs : Rouge »). Preisner a craqué pour la musique de Tides From Nebula en entendant un extrait d’« Aura », à la radio polonaise. Il s’est donc empressé de leur proposer ses services pour la production d’« Earthshine ».

Il n’est pas vraiment étonnant qu’un professionnel de la création d’ambiances musicales se sente attiré par les compositions de Tides From Nebula. Entièrement instrumental, le post rock ambiant des polonais, chargé d’émotions éthérées et d’intenses montées en puissance, pourrait, lui aussi, servir de support musical à une œuvre cinématographique.

Laissez-vous embarquer dans ce voyage intersidéral, à la découverte de superbes paysages sonores, vous ne le regretterez pas.

 

Pigeon John

Dragon Slayer

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Pigeon John est la nouvelle signature du label d’Hervé Slaters, General Elektriks. Pas un néophyte, ce rapper américain puisqu’il a notamment milité chez L.A. Symphony et Brainwash avant de se lancer dans une carrière solo. C’était au cours des 90’s. « Dragon Slayer » constitue son premier opus concocté à l’aide de véritables musiciens. Extrêmement doué, marginal, ce Californien me fait parfois penser à Buck 65, mais en plus accessible et plus pop. Son hip-hop ludique et sans prise de tête, il le pratique dans l’esprit de Jurassic5 en compagnie desquels, il se produisait d’ailleurs au début des nineties.

Sans trop le savoir, vous êtes probablement passés, à côté de son tube imparable « The Bomb », consacré à la dernière pub Volkswagen. Outre ces considérations mercantiles, l’artiste possède quand même d’autres cordes à son arc. Aussi bien à l’aise dans le hip-hop potache, fun et laidback à la Josh Martinez (« Buttersoft Seats », « Ben Vereen »), ironiquement West Coast (« So Gangsta ») que bouleversant et grave (l’acoustique « Before We’re Gone »), son flow est impressionnant. Et les rares titres un peu bâclés (« Dude, It’s On ») ne gâchent pas un ensemble qui tient parfaitement la route. Si Sky Rock se meurt et Kanye West se prend pour dieu, Pigeon John est la preuve vivante que le Hip-Pop n’est pas mort !

 

Pearl Jam

vs. & Vitalogy 3 CD Deluxe Edition (CD, Box set)

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Superbe coffret incluant le deuxième et le troisième album de Pearl Jam (« vs » et « Vitalogy », tous deux produits par Brendan O’Brien) ainsi qu’un elpee immortalisé en public, à Boston, le 12 avril 1994, « Live at the Orpheum Theater ». Le tout enrichi de photos et de ses inévitables bonus tracks.

« vs » est le deuxième premier elpee de la bande à Eddie Vedder. Il fait suite à « Ten ». Trois plages supplémentaires sont incluses : une adaptation acoustique de "Hold on", "Cready stomp" et la cover du "Crazy Mary" de Victoria Williams. Première constatation, les influences ne sont plus exclusivement ‘grunge’, mais tout en conservant son intensité sauvage et métallique, elles embrassent un format davantage rock. Ce qui n’empêche pas le groupe de concéder l’un ou l’autre morceau plus paisible…

« Vitalogy » remonte à 1994. Une véritable claque. Ce qui était loin d'être prévisible. Parce que l'ensemble était encore, quelques mois plus tôt, au bord de la rupture. Entre-temps, Kurt Cobain s'était donné la mort. Un choc terrible pour Eddie Vedder, qui au fil du temps, s'était lié d'amitié avec le leader de Nirvana. Cette tragédie avait donc quelque peu remis Pearl Jam sur les rails. Pourtant, l’enregistrement de "Vitalogy" ne s’était pas déroulé dans une bonne ambiance. Parce que le spectre de Kurt continuait à planer tout au long de ces sessions. D’ailleurs on ressent très fort cette impression sur les quatorze chansons de cette œuvre, partagée entre compos percutantes et ballades émouvantes. Un opus pas toujours très abordable cependant, il est vrai. Mais chargé d'un feeling incroyable. Eddi Vedder y vomit sa colère et sa douleur avec une rage et une férocité désolée, sinistre et traumatisante. Les guitares se chargeant d'entretenir l'intensité malveillante, profanatrice, sanglante et vitale au rock de Pearl Jam !

Trois morceaux complémentaires également : une version alternative de "Better man", une autre de "Corduroy" et la démo de "Nothingman".

Venons-en à l’elpee live. Chargé d’intensité électrique, il reflète toute la fureur et le potentiel dont est capable de dispenser Pearl Jam, en live. Que ce soit les musicos ou Eddie Vedder, à travers sa performance vocale ou ses lyrics engagés. En outre, il épingle une superbe cover du "Sonic reducer" des Dead Boys, au cours de laquelle Mark Arm de Mudhoney vient les rejoindre sur les planches. Mais bien sûr, une sélection idéale puisée au sein du tracklisting des trois premiers opus.

Un nouvel album est donc bien en préparation. Et on l’attend impatiemment…

Roy Orbison

The Monument singles – A – sides (1960-1964)

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Des compiles consacrées à Roy Orbison, il doit certainement en être sortis plus d’une vingtaine. Celle qui nous concerne se focalise sur les 20 plus gros hits commis par le célèbre chanteur/compositeur/guitariste texan entre 1960 et 1964, et publiés sur le label Monument. Les versions ont été conservées sous leur forme mono, même si apparemment, elles ont été remasterisées. Vous y retrouverez les inévitables « Only the lonely », « It’s over », « Blue bayou » et surtout le célèbre « Oh, pretty woman » tube qui avait servi de bande sonore au célèbre film « Pretty Woman », mettant en scène Richard Gere and Julia Roberts.

Elvis Presley considérait cet artiste comme son unique rival vocal. Et finalement, en écoutant ce recueil, il n’avait pas tout à fait tort.

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