Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Afghan Whigs
Editors
Chroniques

Various Artists

40th Anniversary Collection

Écrit par

Fan inconditionnel du blues, Bruce Iglauer n'avait que 23 ans quand il fonde le label Alligator. C’était alors en 1971. Il venait d’investir ses économies pour sortir le premier album de Hound Dog Taylor flanqué de ses Houserockers. Un pressage de mille exemplaires ! Bruce travaillait alors comme employé chez Delmark, un label blues qui n'avait pas voulu signer Hound Dog. Une année plus tôt, il avait également participé au lancement du magazine "Livin' blues". 40 ans plus tard, il faut reconnaître qu'Alligator a dépassé la notoriété de Delmark ; et pourtant, il est impliqué aujourd’hui autant dans le blues que le jazz. Bien entendu, Iglauer est toujours resté fidèle au blues de la Cité des Vents ; celui de Koko Taylor, Son Seals, Eddie Clearwater, Lonnie Brooks, Buddy Guy ou Junior Wells, Luther Allison ainsi que les héritiers légitimes de Hound Dog, Lil' Ed and the Blues Imperials. Néanmoins, Bruce s’est aussi adapté aux nombreux courants du blues, et notamment ceux tracés par les harmonicistes James Cotton, Charlie Musselwhite, William Clarke et Rick Estrin. Ce recueil opère un véritable tour des Etats-Unis : de la côte ouest à New York en passant par le Texas, la Louisiane, la Georgie et j’en passe. Mais les 38 plages réunies sur ce double cd revisitent 40 années de catalogue.

La première plaque s’ouvre brillamment par le "I'm a woman" de la reine du blues, miss Koko Taylor. Il s’agit, en fait, de la version féminine du célèbre "I'm a man" de Bo Diddley! Notre itinéraire transite par le Texas, lors du "I ain't drunk" d’Albert Collins. Johnny Winter nous propose une des ses meilleures compos : "Mojo boogie". Sa slide est infernale. Smokin' Joe Kubek et Bnois King sont responsables de l'énergique "Have blues will travel". Lonnie Mack et Stevie Ray Vaughan nous réservent "Double whammy", un instrumental éblouissant. Albert Collins, Robert Cray et Johnny Copeland nous proposent "T-bone shuffle", un morceau extrait de l’album "Showdown", elpee qui avait permis au label de décrocher un Grammy award. Cap sur l’Arkansas, où Michael Burks, dit ‘The Iron Man’, chante en puissance "Strange feeling", tout en s’accompagnant à la slide. Place à la Californie, pour mettre en exergue le talent de guitaristes mais aussi de vocalistes de Tommy Castro ainsi que de Coco Montoya. En Louisiane, il était impossible de ne pas épingler l'un des plus grands pianistes locaux, Professor Longhair. Il nous sert un plat de haricots rouges ("Red beans"). Pianiste de boogie woogie, Katie Webster chante "Two-fisted mama" ; et sa disciple, Marcia Ball, également aux ivoires, "The party's still going on". Une autre facette locale nous est présentée par Buckwheat Zydeco sur "When the levee breaks". Débarquement à New York, enfin ; Shemekia Copeland y est bouleversante tout au long de "It's my own tears". Un espace a également été réservé aux souffleurs. Flanqué de ses Nightcats, Rick Estrin est éblouissant sur "U B U", et le maître James Cotton, l'est tout autant sur "With the quickness". Légende vivante, Charlie Musselwhite est envahi par l’émotion en interprétant "Where Hwy 61 runs". Le regretté William Clarke nous rappelle à son souvenir sur "Daddy Pinocchio". Sans oublier Hound Dog, impérial lors de son "Sitting at home alone", mais aussi sous le line up de Lil' Ed & the Blues Imperials, à travers une furieuse partie de slide qui a éclaté sur "Icicles in my meatloaf". Mais la cerise sur le gâteau pour votre serviteur, c'est bien entendu la présence de l'inoubliable Luther Allison. Sympa et classieux ce bluesman nous avait si souvent rendu visite. Et il se révèle tout bonnement extraordinaire tant au chant qu’à la guitare, tout au long d’"All the king's horses". Près de trois heures de bonheur concentrées en deux cds. On ne peut donc que souhaiter à Alligator d’atteindre le demi-siècle d’existence…

 

Trotz Ensemble

Love is strange

Écrit par

Univers étrange que celui du Trotz Ensemble. Sur cet elpee réunissant des extraits de leur spectacle du même nom, on croise pas mal de bonnes idées. Bien qu’expérimentales, les compositions ici présentes s’accommodent très bien de l’absence de tout support visuel.

Si l’approche de Trotz ensemble est similaire à celle de Cabaret Voltaire, sa sensibilité musicale est différente ; d’ailleurs, cette compagnie des cantons de l’Est a mis sur pied un projet ambitieux et pour le moins passionnant. 

Réunissant de vraies chansons, mises en valeur par de subtiles interventions electro, « Love is Strange (rough cut) » est comparable à un O.V.N.I. qui traverse nos cieux. Interrogation sur le mystère de l’amour, ses beautés cachées et ses extravagances inconscientes. De quoi résumer tout à fait le propos. Et des compos comme « The Night of no Revenge » et ses airs déroutants, « Pressure » caractérisé par son aura tribale ainsi que « Beyond the Roof of the Jungle » qui baigne dans un climat vaporeux, en sont les plus belles illustrations.

Une belle découverte qui donne envie d’en (a)voir plus.

Lynwood Slim

Brazilian kicks

Écrit par

Une petite question : dans quel pays le blues est-il le plus populaire aujourd’hui ? Réponse étonnante : au Brésil ! Et la formation locale la plus talentueuse qui sévit au pays des cariocas est certainement celle d’Igor Prado. Un band drivé par Igor, bien entendu, et dont le line up est complété par son frère Yuri à la batterie, Rodrigo Mantovani à la basse et Denilson Martins aux saxophones.

De son véritable nom Richard Dennis Duran, Lynwood Slim, est d’origine californienne. Chanteur, compositeur, harmoniciste et flutiste, ce bluesman d’origine excelle dans le style west coast jump, c’est-à-dire la musique des années 40 et 50. Son dernier album, "Last call", était paru en 2006, également chez Delta Groove. Leur rencontre s’est déroulée au sein d’un studio de Sao Paulo.

Le “Shake it baby” de Jr Wells et Buddy Guy ouvre l’elpee. Un rhythm & blues très dansant. La voix caractéristique de Slim s’impose déjà. Quoique bien présente, la guitare d’Igor Prado est encore sur la réserve. Slim achève le morceau à l’aide de sa flûte traversière. Le "Is it true" de Dave Bartholomew est un west coast shuffle de toute bonne facture. Igor nous éclabousse de ses notes éclatantes, face à la section rythmique responsable du swing de circonstance, pendant qu’un autre Brésilien, Donny Nichilo, nous régale de ses caresses sur les 88 touches en ivoire. Ce swing est omniprésent tout au long du "Bloodshot eyes" de Wynonie Harris. Oscillant entre jive et jazz, cette plage est dynamisée par un saxophone ténor percutant. Le jazz monte encore en puissance lors du récréatif "My hat’s on the side of my head". Igor  gratte ses cordes en accords, dans un style proche du manouche, cédant cependant rapidement le relais au saxophone et au piano. Instrumental nerveux "Blue bop" est un titre judicieux. Igor s’y révèle éblouissant, digne de maîtres comme Charlie Christian ou Wes Montgomery. Et le saxophoniste n’est pas en reste ; il le suit même à la trace. Lynwood Slim démontre tout son talent à l’harmo sur le "Little girl" de Little Walter. Un blues simple, dépouillé et surtout superbe ! Bien rythmée, dansante, "I sat and cried" est une plage savoureuse au cours de laquelle tous les instruments bien en place. Blues lent, "Maybe someday" est propice à l’étreinte. Une compo idéale pour permettre aux couples de s’enlacer, en fin de soirée. Slim persiste dans le blues lors d’un "Show me the way" qui baigne au sein d’un climat nonchalant, presque paresseux, abordé dans l’esprit d’un classique de Jimmy Reed, mais dont le tempo a été ralenti. Autre instrumental, "Bill’s change" confirme la versatilité des musiciens. Signé CL Frazier, "The comeback" trempe dans un jazz réminiscent de Roomful of Blues. Blues aux accents exotiques, "The way you do" est une autre perle. Le chant et l’instrumentation s’y révèlent absolument remarquables. Et la finale est encore instrumentale. En écoutant ce "Going to Mona Lisa’s", on croirait entendre Little Walter flanqué des Aces, lorsqu’il était au sommet de son art. Une œuvre de toute bonne facture. Et dire que tous ces musiciens brésiliens n’ont pas encore trente ans…

 

Si Tew

When The Clouds Ran Away

Écrit par

Simon Tew a entamé sa carrière à Leamington, en Grande-Bretagne. Et il a eu le nez creux en choisissant pour patronyme, le diminutif ‘Simon Tew’. Un choix qui l’a véritablement lancé sur la bonne voie ! L’auteur-producteur est responsable d’un album qui mérite de nombreux compliments. Les voix sont douces. Fruit d’une combinaison de plusieurs synthétiseurs et de beats puissants, l’expression sonore est particulièrement mélodieuse. La plupart des titres de ce disque sont alimentés par l’aspect sensuel voire même érotique de la musique électronique. Les compositions les plus intéressantes de l’elpee sont cependant celles qui impliquent des parties vocales. A l’instar de « Shanade ». Et pour cause, elles sont, généralement, plus entraînantes que les autres. Ces dernières colleraient d’ailleurs bien mieux à la sonorisation de génériques pour séries télévisées. Pete Simpson et Jack Da Lad & Dwayne sont venus apporter leur concours sur certains titres pour accentuer tantôt un caractère Deep Soul, tantôt Hip hop/Soul. Une certitude, sur cet opus, l’amour et l’émotion sont au rendez-vous !

 

Sexton Creeps

The sour acre

Écrit par

Deuxième album pour ces Bataves (NDR : ils sont issus de Groningen, pour être plus précis) responsable d’une musique à la fois tourmentée et fiévreuse. Et pour enregistrer cet elpee, la formation a bénéficié de moyens conséquents.

Si le son a gagné en ampleur, le rock de Sexton Creeps peine encore à s’émanciper de l’ombre bien trop imposante de Nick Cave voire des Swans ; mais surtout, aucun titre ne parvient à prendre de l’altitude. Pas grave, me direz-vous, tant qu’on traîne dans la poussière. Sauf qu’on finit par s’y ennuyer.

Techniquement, le quintet connaît son sujet, et les ambiances tissées tout au long de ces sept compositions démontrent effectivement un certain talent. Mais à la différence des Bad Seeds ou d’un David Eugène Edwards monté sur ses grands chevaux, il manque l’étincelle qui mettrait le feu aux poudres.

L’orgue Farsifa peut donc s’époumoner (« Nipple of the World ») et l’harmonica montrer le bout du nez (« G-Mineur Sext ») ou vice et versa, tant que Sexton Creeps ne signera pas un pacte avec le diable, il ne sera pas invité à le rejoindre en enfer. D’ailleurs, pour l’instant, il croupit au purgatoire…

 

Johnny Mastro

Beautiful chaos

Écrit par

Johnny Mastro & Mama's Boys est une formation californienne que j’apprécie tout particulièrement et dont le parcours m’a toujours impressionné. Un groupe dont le succès s’est forgé à force de sueur et en écumant les routes. Johnny Mastroianni en est le chanteur et l’harmoniciste. Le combo se produit régulièrement dans les petits clubs de L.A. ; et en particulier le Babe & Ricky's, celui de Mama Laura Gross, chanteuse disparue en 2009, à l'âge de 89 ans. C'est elle qui leur avait déniché le patronyme de ‘fils à maman’.

La musique des Boys est rude, largement amplifiée, véhiculant le mal vivre des grandes cités américaines. Pour concocter ce dernier opus, sorti en 2010, les musicos s’étaient rendus sans la Motor City de Detroit. Au studio Ghetto Recorders, sous la houlette du producteur Jim Diamond. Mastro est soutenu par le chanteur/guitariste Smokehouse Brown, le drummer Jimmy Goodall et le bassiste Mike Hightower. Un invité notoire : Kirk Fletcher. Il apporte son concours aux 6 cordes.

Il ne faut pas attendre longtemps pour se rendre compte de la puissance de ce nouveau chapitre musical des Boys. Il sera hard, amplifié à l'extrême. Smokehouse aime tourner la molette de son ampli à fond, afin d’ériger un mur sonore. Il ne reste alors plus à Mastro qu'à pousser ses cordes vocales, à la manière d'un Ozzy Osbourne novice. Mais il n'a pas oublié son harmonica, le chef de la meute. Pas étonnant, dès lors que ce "Spider" écrase déjà tout sur son passage. "Wineheaded" élève le tempo. Un rockin' blues très dense, bétonné par la section rythmique. Johnny se révèle très à l’aise au cœur de cette fête tonitruante et il souffle comme un damné dans son instrument pour contrer les percussions diaboliques de Goodall. Lester Butler pourrait sortir de sa tombe s’il entendait les vibrations produites par "Love tain #2". Le train entre en gare. Il souffle quelques instants avant de redémarrer de plus belle. Les changements de rythmes sont ténébreux, presque terrifiants. La pression s’amplifie. A son tour, Smokehouse se prend pour Tommy Iommi afin de ressusciter "Dirge". Issue du premier elpee de Black Sabbath, cette compo était caractérisée par son climat oppressif. Il s'acharne sur ses cordes, les torture, les piétine. Plage instrumentale, "Fresh squeezed coolaid" retrouve son rythme de croisière. Particulièrement offensive, elle est parcourue d’excellentes interventions à l’harmo et de slide bien gouailleuse. Les riffs dispensés tout au long de "Kings and queens" sont royalement découpés au rasoir. Plus lent, "Shades of grey" baigne dans une certaine sérénité. Enfin sérénité relative, car le climat devient carrément tragique ; moment choisi par Kirk Fletcher pour s’autoriser une sortie princière sur des cordes. Relativement déjantés, acides, les accords de guitare prennent alors une forme étrangement psychédélique. Et "Bonedry" en est la plus belle illustration. "Howling" macère dans une atmosphère de transe. L’ensemble des instruments semble exécuter une danse macabre. A cet instant, nous ne sommes plus très loin de l’univers de Howlin' Wolf. Belliqueux, "Kgb boogie" est parcouru de bruitages produits par des armes ; un morceau qui aurait pu figurer au répertoire de Billy Boy Arnold. Mastro reste menaçant pour attaquer la plage finale. Il mène même ses Boys à la baguette tout au long de "Night", une compo écrite par son maître, Lester Butler, et imprimée sur un rythme hypnotique emprunté à Howlin' Wolf. Un album très sombre…

Freddy Koella

Undone

Écrit par

Freddy Koella est originaire de Mulhouse, en France. Il est né en 1958, dans une famille très réceptive à la musique. Au cours des années 80, il milite chez Cookie Dingler, un groupe qui décroche alors un gros succès en publiant la chanson "Femme libérée". En 1990, il traverse l’Atlantique. Il s’installe à la Nouvelle Orléans d’abord, à Los Angeles ensuite. Il a alors l’opportunité de collaborer en compagnie de grosses pointures comme Bob Dylan, Zachary Richard, Willy Deville (avec lequel il tournera durant 12 ans) et même Carla Bruni Sarkozy !

Guitariste et violoniste, Freddy avait publié un premier opus, il y a déjà quelques années : "Minimal". "Undone", son second, est intégralement instrumental. Il a été enregistré en 2010, au Sunset Studio, à Los Angeles. Lors des sessions, il a reçu le concours du bassiste David Piltch et du drummer Jay Bellerose.

"Rio" ouvre l’elpee. Une plage intimiste et minimaliste au cours de laquelle Freddy caresse ses cordes parcimonieusement. Il s’insère d’abord prudemment dans le tempo imprimé par ses deux partenaires, puis il progresse, dissertant suivant son inspiration. Sa poésie visionnaire, champêtre, proche de la mélancolie, illumine "Calling you", une compo qu’il interprète seul à la gratte. Freddy reprend courageusement son chemin en "Walkin in G". Il est suivi par David et Jay. Le son est torturé. Nouvel interlude pastoral, "Covington" est profilé sur les cordes, face aux interventions pudiques à l’accordéon d'Alexandre  Leauthaud. Telle une marche lente, accablante, "Elephant" marque ses pas au rythme des percussions. Et une forme d’extase semble enfin atteinte, lorsque l’artiste pince ses cordes pour en extraire de petits gémissements jouissifs. Ballade légère, aérienne, "Snow" observe les flocons de neige qui tournoient devant un soleil blafard. Koella n’accorde jamais à son blues, le temps de s'épanouir. Il en émane une tension qui filtre à travers la beauté désespérée de "Broken dream". Fermez les yeux. Laissez-vous envahir par les étranges vibrations produites par cette solution sonore sans artifice. Vous esquisserez un sourire, même s’il est lent à se dessiner, traduisant alors un véritable ravissement… Freddy aborde "J45", comme un vieux songster qui regarde couler les eaux tranquilles de la rivière Yazoo, sise quelque part entre Jackson et Greenwood. "Undone" referme cet opus. Et nous quittons alors son univers secret, sans en avoir trouvé la clef. Il l’a emportée avec lui. Mystérieux et beau à la fois !

 

Green Day

Awesome as Fuck (Cd + Dvd)

Écrit par

Green Day est devenu un véritable groupe de stade, depuis la sortie de l’album « American Idiot », un disque caractérisé par son ambitieuse comédie musicale punk-rock. Pas surprenant, dès lors, de voir publier un nouvel opus immortalisé ‘live’, 5 ans après avoir commis « Bullet in a Bible », dans les mêmes conditions, lors d’une tournée mondiale dont la plupart des dates se sont avérées sold out. Vu leur efficacité sur les planches, les Californiens disposent, aujourd’hui, de suffisamment de matière pour alimenter un ‘best of’ enregistré en public. Mais on se demandait quand même comment les vétérans de Berkeley allaient se débrouiller pour traduire sur scène les compos décevantes, de leur dernier elpee, « 21st Century Breakdown » ?

« Awesome as Fuck » s’ouvre par trois plages issues de leur huitième opus studio (le titre maître, « Know Your Enemy » et « East Jesus Nowhere »). Une mise en route particulièrement soporifique. Certains me reprocheront un manque d’objectivité. Possible. Mais même si je suis demeuré fan du trio, mon esprit critique me dicte un constat flagrant : des œuvres comme « Dookie », « Insomniac » voire même « American Idiot » recelaient des hits imparables (NDR : pensez à « When I Come Around ») et reflétaient une forme d’insouciance que nous partagions à l’époque. Heureusement, la suite est bien plus efficace  lorsque Mike Drint, Tré Cool et Billy Joe Armstrong s’attaquent à leur back catalogue. Les néophytes risquent même d’être surpris à l’écoute de véritables oldies comme « Going to Pasalacqua » (issu de « 1,039/Smoothed Out Slappy Hours », publié en 1991) et « Who Wrote Holden Claufield » (extrait de « Kerplunk », gravé en 1992). Le son est clean et puissant et manifestement, le groupe est devenu une véritable machine de guerre –un peu mécanique– comme l’illustre le Dvd. 

Dispensable pour les véritables aficionados, « Awesome as Fuck » constitue une belle porte d’entrée pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas ou alors très mal, l’univers sonore de ce combo yankee. Maintenant, une question me traverse l’esprit Que vaut un ‘best of’ de Green Day, si « Basket Case » n’y figure pas ? Un peu comme si les Eagles omettaient d’y inclure « Hotel California » !

 

Page 423 sur 1252