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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

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Carl Roosens

Où poser des yeux ?

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CARL, membre actif de la scène underground bruxelloise, est un artiste habité d'un univers bien à lui. Pour le dessin, il s'appelle Carl Roosens, c'est le coréalisateur du film d'animation “Caniche”, (produit par les ateliers Zorobabel), et l'auteur de livres illustrés édités par le collectif ‘Nos Restes’. Pour la musique, il a choisi le patronyme de C.A.R.L, un groupe composé de cinq musiciens, que l'on a pu voir, notamment sur la scène du cinéma Nova, et lors de la première partie de Brigitte Fontaine au Cirque Royal. Leur premier album “Où poser des yeux ?” est un disque éprouvant aux textes explosifs.

Les compositions de C.A.R.L gravitent entre rap, rock, jazz, chanson française et musiques électroniques. Mais il s'agit tout autant de poésie scandée, portée par une instrumentation sombre et très fouillée. Ses quatre compères –Noza, Emmanuel Coenen, Cédric Manche et Pascal Matthey– se chargent des parties de guitare, batterie, basse, trompette, euphonium, violon, carillon et machines.

Sur scène, ils prennent place au milieu d'une horde de personnages de carton dessinés par Carl, devant une projection de séquences de fil d'animation.

Les morceaux du disque « Où poser des yeux ? » visitent des styles musicaux variés, et explorent également un large panel d'états psychologiques.

« La maison me mangera », cauchemar éveillé sur fond de beat industriel, est l'un des plus violents. « Patiente pour défigurer », peut-être le plus beau, le plus dramatique. Elle raconte la solitude d'un cadavre à ciel ouvert avec ‘une balle dans le caillou’, la beauté du texte est à la hauteur de l'horreur de la scène. Baudelaire et sa charogne ne sont pas bien loin.

« J'enregistre le bruit de ta machine » commence par le son de frappe d'une machine à écrire. S'ajoute une frêle mélodie au mélodica reprise par un piano mélancolique. On pense alors à Pascal Comelade.

« Mes amis », un des titres les plus sombres du disque, dresse un constat hyper pessimiste sur les relations humaines.

« Où poser des yeux » est une crise de nerfs face à la mocheté du monde, la laideur du quotidien. Le conteur/chanteur, vraisemblablement dans le métro, liste d'une voix névrosée tout ce qui s'offre à son regard. Il panique devant ‘un visage qui nous rappelle de ne jamais croiser des skins, sur la couverture d'un livre pour juger la lecture d'une conne, sur des boucles d'oreille en forme de dauphin, sur des mains abîmées, dures comme du pain rassis, sur un tag plutôt moche d'un mec qui baise le monde que dans sa tête.’

Cyniques, les textes de Carl sont également drôles et mordants, car ils dessinent un monde que nous connaissons bien. Par exemple, « Le Chien » décrit le rapport intense entre le narrateur et ‘le chien du cadavre de la voisine’.

Si Carl est cynique, il n'ignore sûrement pas que l'adjectif vient d'un mot grec signifiant ‘chien’, à cause des clébards aboyant en dehors de la cité d'Athènes, figures de la mauvaise conscience de leur temps, auxquels s'était identifié Diogène, philosophe critique du pouvoir et de sa société. Sous ses airs de ‘racaille’ (mot qui a aussi des origines canines), C.A.R.L. pointe les travers de la société, celle qui nous rend fous et accros aux anxiolytiques, celle qui ignore l'humain.

Pourtant, Carl la canaille ne vit pas en dehors de la ville, mais bien dans la masse malade de la cité. Fou lui aussi, sa voix anxieuse ripe sur les mots et monte en tension jusqu'à le faire hurler. On peut bien l'accuser de la rage, on peut aussi l'écouter, encore et encore.

Alex Beaupain

Pourquoi Battait Mon Coeur

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Le nom d’Alex Beaupain est systématiquement lié au cinéma. Et en particulier au réalisateur français Christophe Honoré, depuis qu’il a composé la belle et sensible BO pour ‘Les Chansons d’Amour’ (2008), un film inspiré de la propre histoire du chanteur et la mort de sa petite amie… Ce long métrage est d’ailleurs devenu le véritable symbole pour certains jeunes et romantiques citadins ! Beaupain a écrit la musique de toute une série d’autres bandes originales (‘17 Fois Cécile Cassard’, ‘Dans Paris’ ou ‘Non Ma Fille tu n’iras pas danser’) pour le même Honoré ; mais aussi celle de ‘Qui a tué Bambi ?’ pour Gilles Marchand.

« Pourquoi Battait Mon Cœur » constitue le troisième elpee du Besançonnais. Une œuvre qui devrait lui permettre de rejoindre le cercle très fermé des auteurs/compositeurs/interprètes de la chanson française à textes, à l’instar des Gainsbourg, Daho, Biolay ou Souchon. En outre, non seulement ses arrangements sont soignés, mais sa musique est chargée de nuances. Depuis « La Nuit Promet », caractérisé par ses accents discrètement électro en passant par le plus classique « De Tout Sauf de Toi », tramé sur les accords du piano. Ni politiques ni engagés, ses textes abordent des sujets graves comme la séparation (« A Nos Amours » et « Ciel de Traine »), le sexe (« Sur Toute La Ligne », « La Nuit Promet ») et la passion amoureuse (« De Tout Sauf de Toi »), mais avec un détachement salutaire. Même « Au Départ », une chanson contant l’histoire de la Gauche française de 1981 à 2002, qui met en scène Mitterrand, depuis son ascension à la cohabitation, doit se vivre comme une véritable histoire d’amour. Mal assurée mais touchante et mélancolique, sa voix rappelle tantôt celle de Florent Marchet (« Sur Toute La Ligne ») ou d’Alain Souchon (« De Tout Sauf de Toi » ou « Plus de Peur que de Mal »). Beaupain se réserve même un duo sur « Avant La Haine ». En compagnie de Camelia Jordana. Son organe puissant, coquin et bourré de charme y fait même des ravages…

 

Stéphane Pompougnac

Day & Night

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L’initiative proposée par Pompougnac est fort intéressante, puisque en deux cds, il nous réserve autant de styles tout à fait différents. Le premier, « Day » se révèle plus calme et mise davantage sur l’aspect jazzy qu’électro. Il s’agit d’ailleurs, comme son titre l’indique, d’un disque à écouter en journée pour ses particularités plus acoustiques.

L’autre Cd, « Night », convient davantage à une ambiance ‘clubbing’. Il aligne des hits rythmés par des claps et beats puissants accompagnés, la plupart du temps, par une voix (soit féminine soit masculine) typiquement adaptée à la house music et entretenus par des sonorités de synthétiseurs bien électroniques, mais pas toujours variées ni très originales.

 

Olivia Pedroli

The Den

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Autrefois connue sous le sobriquet de Lole, Olivia Pedroli reprend du service sous son véritable nom. La Suissesse délivre un troisième ouvrage de Folk obscure inspirée d’artistes comme CocoRosie, Björk, Antony & The Jonsons ou Konki Duet et même un côté classique, évoquant le Kronos Quartet. Des références qui ne sont pas toutes étrangères à Valgeir Sigurðsson, qui produit le disque. « The Den » a, de plus, été entièrement conçu en Islande. Deux éléments qui se ressentent profondément tout au long du disque. Bien qu’elle se soit plutôt bien entourée, notamment en invitant Nico Muhly, Ben Frost et Helgi Hrafn Jónsson à se joindre à elle, le temps de quelques morceaux, Olivia Pedroli souffre d’une faiblesse majeure : sa voix. Celle-ci ne convient que rarement aux superbes mélodies, pourtant majoritairement composées entièrement par la demoiselle.

Ce manque d’harmonie entre les deux éléments est surtout dû aux inflexions de Pedroli qui semble parfois avoir tendance à forcer son timbre pour le rapprocher le plus possible de celui de Beth Gibbons. Elle donne ainsi une dimension trop affectée à ses compositions, dont les envolées de cuivres et de cordes octroient déjà à eux seuls une forme assez dramatique à l’ensemble. « The Den » aurait été une œuvre instrumentale quasiment parfaite. Mais dans sa forme achevée, il s’agit d’un disque beau et intéressant, certes, mais pas nécessairement incontournable.

Live : Aux Nuits Botanique, le 22/05

Josh T. Pearson

Last of the country Gentlemen

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Cet album s'adresse essentiellement à ceux qui se retrouvent abandonné aux portes de leur propre enfer. Une œuvre d'une densité incroyable, pourtant épuré et lumineux, mais de cette lumière céleste qui enveloppe le chagrin des hommes.

Plus qu'un album, c'est une confession.

Il regorge de connotations bibliques, et c'est peut-être le seul point commun avec The Lift To Experience, groupe au travers duquel on avait pu découvrir cet artiste d'exception.

Alors que le groupe texan jouissait chaque jour d'une notoriété grandissante, l'ascenseur s'était arrêté avant le septième ciel.

Brisé dans son élan par une série de coups du sort, anéanti par la disparition tragique de l'épouse du bassiste, LTE ne connaîtra jamais le succès qui lui tendait les bras.

De ce succès dont manifestement, ils ne voulaient de toute façon pas.

Josh, le fils de pasteur, le leader à la voix hantée par la grâce des anges s'en est alors retourné dans son Texas natal. S'y est enfermé sous la coupole du ciel lourd et infini, a rangé sa guitare et s'est mis à se taper des boulots de misère.

Puis le Texas l'a étouffé, et il a plié bagage.

Direction Berlin dans un premier temps. Direction: une nouvelle vie.

Peu à peu, le démon l'a repris.

Traînant son chagrin et sa solitude maladive comme un vieux canasson.

Il a repris la guitare, mais a changé d'optique.

Les chansons de Pearson sont devenues de vraies chansons, composées sur une gratte acoustique à l'accordage standard. Pour être au plus près de son âme.

Dix années s'étaient écoulées depuis la fin du groupe, et l'homme avait troqué ses rouflaquettes imposantes et son éternel Stetson vissé sur la tête contre une barbe épaisse et broussailleuse.

Un mariage et une séparation plus loin, quelques errances entre son Texas et Paris où il demeure à présent, il publie « Last of the Country Gentlemen ».

C'est un album d'une beauté stupéfiante. Un album hanté par le fantôme d'une femme. Et la quête du pardon d'une autre.

En près de soixante minutes, il dresse la Passion d'un Christ qui brûle au fond de son âme.

Six titres, dont quatre excèdent les dix minutes. Car il y a matière à dire après toutes ces années de silence.

La légende dit que plus de deux cents chansons ont été écrites depuis qu'il s'est remis à composer, mais que l'ermite préférait les garder pour lui.

Enfin voici gravées quelques épines de sa monstrueuse couronne.

« Thou Art Loosed » débute comme une supplique, comme un Adieu. ‘I'm Off to save the world. At least I can hope’. Un espoir vibrant, vacillant, au bout d'une nuit d'encre.

« Sweetheart I ain't your christ » s'étire lentement dans la douleur. La voix d'ange de Joshua se fait alors poignante, et l'on devine dans chaque intonation et chaque flexion de celle-ci toute la douleur contenue au fil des ans. Tremblante, brisée et d'une émouvante véracité.

« Woman, when I've raised hell » est une prière sincère, la prière d'un homme ne demandant rien de plus que de pouvoir trouver un semblant de paix au milieu de ses tourments. Le violon de cette mauvaise graine de Warren Ellis (un autre barbu de génie) emmène la chanson vers des cieux où mille tempêtes grondent en leur sein, mais c'est dans la poussière que s'éteint cette longue complainte agonisante.

« Honeymoon's great! Wish you were her » est un aveu stupéfiant. Les paroles sont un sang impur qui coule dans un calice. Quelle terrible confession que de s'avouer en pleine lune de miel qu'on aime une autre et qu’à travers les traits de celle qu'on épouse, c'est le visage d'une autre qu'on devinera éternellement. On imagine difficilement l'impact d'une telle rédemption.

Ne peut s'ensuivre qu'un sentiment de culpabilité, mis en lumière par « Sorry with a song », ode au pardon qui ne peut être accordé, pas même à la première personne. Dans une génuflexion de la voix, les mots confessent l'impuissance et le regret des choses qui ne peuvent hélas être autrement.

En long, en large, douloureusement, cet état des choses, ce constat amer étend son ombre sur cet album confondant de vérité, et d'humanité.

« Country Dumb » n'est autre qu'un hommage aux cow-boys perdus dans le désert aride des désillusions. Aux sombres héros de l'amer comme disait l'un de ses troubadours martyrs. ‘We are failures each and every one’. Le poids des mots pèse sur cette chanson aux envolées scintillantes, comme la poussière d'étoiles tombées prématurément du ciel.

Enfin, comme le Christ expirant sur la croix, J T Pearson s'exclame « Drive her out », dernière supplique, vaine supplique, magnifique supplique. ‘God Damn, it's drivin'me blind’ souffle-t-il, repris en chœur par un cortège d'anges déchus comme lui. Déchus par la vie, déchus par l'amour.

L'album se referme mais réverbère ses échos encore longtemps après. Le silence qui suit « Last of the Country Gentlemen » fait partie de cet album sépulcral et froid comme le marbre dont les portes de l'enfer sont serties.

Chez Lift To Experience, JT Pearson conjuguait les Saintes Ecritures à la fureur des guitares. Ici, au travers de ce calvaire, il vient juste de signer l'un des plus beaux albums de tous les temps.

Maëlan

Live Life

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Maëlan est un jeune musicien/producteur bruxellois qui est parvenu à bien s’entourer. Son premier LP, « Live Life » est un subtil mélange entre Reggae, Dub, Dubstep et Hip Hop qui a bénéficié du concours de Grimelock, un talentueux collectif bien connu des nuits de la capitale, notamment auprès des habitués des soirées Stainage. Mais également d’autres acteurs majeurs de la scène Dubstep/Grime/Reggae belge, dont notamment Alchemyst et Saviour. Ce qui explique une production ultra bien léchée, et une série de tubes en puissance (« Cold », « Bloodshed », « Brussels City », « Blood Test Results », « To The Fullest »). Maëlan se paie même le luxe d’un invité de marque en la personne d’Omar Perry qui prête sa voix au morceau « United ».

Maëlan, vu récemment sur scène en première partie de Selah Sue ou d’Asian Dub Foundation, est l’un des artistes sur lesquels il faudra compter, dans les mois à venir. Et bien que certains morceaux de la plaque soient dispensables car un peu trop banals (« The World Belongs To The World », « Tempted By The Gun », « Feel The Heat »), « Live Life » détient le potentiel pour ramener le reggae et la dub sur le devant de la scène, plus près des masses. Foi de quelqu’un qui n’aime pourtant pas spécialement le genre.

Live : Aux Nuits Botanique, 19/05

 

The Lovely Savalas

Pornocracy

Écrit par

Manifestement ce « Pornocracy » est une œuvre anachronique. Surtout en 2011. Serions-nous en présence d’une resucée moderne des Stone Temple Pilots ? Ou à un retour inopiné du rock californien estampillé ‘90’s’? Probablement, même si à ce revivalisme, il faut y ajouter une bonne louche de Queen of the Stone Age. Du ‘Stone-pop’ en quelque sorte ! Cependant, étrangement, les membres de The Lovely Savalas ne nous viennent pas de l’Ouest des States, mais d’Italie.

« Pornocracy » constitue leur premier opus. Ces Azzuris dégainent des riffs inspirés par Josh Homme dès « All The President’s Girls », probablement dédié à ce coquin de Silvio B. Un titre que l’on croirait chanté par Scott Weiland ! Moins convainquant, « Dive » singe Incubus alors que l’horrible « Trust No One » semble carrément pompé aux non moins ringards Lit. « Fashion Girl » est de toute bonne facture. Un single rock n’ roll qui rappelle les meilleurs moments de Millionnaire. Certains titres sont accablés de riffs lourds et imprimés sur un tempo carré alors que d’autres épousent un format plus conventionnel (la ballade « Desert of December ») ou s’adressent carrément à la bande FM (« Shine on me Tonight »). Les références sont éclectiques. Parfois un peu trop. Pourtant, l’elpee recèle l’une ou l’autre bonne surprise. A l’instar de l’excellent « Armadillo, un excellent stoner, parcouru par un solo de saxophone plutôt curieux. Ou encore « Effet Domino », une chanson bourrée de charme, nonobstant ses paroles ridicules chantées dans la langue de Molière. Deux moments de folies salutaires qui rompent cet hommage parfois un peu trop conventionnel rendu aux Deserts Sessions et au rock californien des nineties. Vous ne serez, en outre, pas étonnés d’apprendre que lors des sessions d’enregistrement de cette livraison plus opiacée que nature, le band avait reçu le concours de grosses pointures, et notamment de Martyn LeNoble (Porno For Pyros, Jane’s Addiction), Nick Olivieri (Kyuss, Queens of the Stone Age, Mondo Generator) ainsi que Massimo Pupillo (Mike Patton et ZU).  

 

Joan As Police Woman

The Deep Field

Écrit par

Au fil du temps, cet agent de police féminin un peu particulier et surtout cette artiste talentueuse, s’est forgé un univers musical personnel particulièrement cohérent et original. Avant de fonder Joan As Police Woman, cette violoniste de formation avait bossé pour, entre autres, Lou Reed, Elton John, Antony Hegarty et Rufus Wainwright. Elle était également, l’ex-petite amie de feu Jeff Buckley. Son premier opus, « Real life », remonte à 2005. Il fait suite à un Ep éponyme, publié l’année précédente. « The Deep Field » constitue déjà son quatrième elpee.

Joan Wasser, c’est aussi une voix, dont le timbre parfois chipie mais souvent grave, donne une coloration très spécifique à sa soul blanche. Monolithique, elle n’était pourtant parvenue que trop rarement à transcender les compos de son opus précédent, « To Survive ». Sur ce nouveau long playing, l’instrumentation est plus diversifiée. Les climats plus riches. Souvent légèrement jazzyfiants. Et des compos comme le single « The Magic », plus pop, proche de l’univers de Feist ou la plus délicatement soul « The Action Man » en sont de très belles illustrations. En outre, elle bénéficie du concours d’un invité de luxe sur deux plages : Joseph Arthur. Tout d’abord sur le très ‘cool’ « Human Condition », puis le plus ‘groovy’ « Run for Love ». Utilisés à bon escient, claviers et cuivres relèvent régulièrement l’ensemble. A l’instar de compos soul pop de toute bonne facture comme « I Was Everyone » ou le morceau d’ouverture, « Nervous », pas nerveux pour un sou. Malheureusement, la New-yorkaise a toujours tendance à tirer ses morceaux inutilement en longueur, et une plage comme « Flash » aurait été d’une toute autre trempe, si elle avait été plus concise.

Néanmoins, si la police belge s’exprimait dans les mêmes termes soul que sa collègue américaine, je n’opposerai aucune résistance lors de mon arrestation immédiate !

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