Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

logo_musiczine

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Editors
Guns N Roses
Chroniques

El National Quarterback

Monarchs

Écrit par

Nouvelle découverte dans le paysage rock wallon, El National Quarterback nous propose sa première plaque, un Ep réunissant 6 titres. Formé en 2005, le band prend sa forme définitive en août 2010, après pas mal de changements au sein du line-up. Ne restent dans ‘l’équipe de base’ que Christophe de Froidmont qui cumule le chant et la guitare (en plus de l’écriture des textes et des compos), Grégory Dubois à la basse, Benjamin Lenaerts aux drums et Adrien Penders à la guitare.

Intégré à l’écurie JauneOrange depuis 2008, la formation avait commis son dernier essai, un Ep, la même année. Autant dire qu’on attendait impatiemment une suite à leur discographie...

Six titres donc peuplent ce premier Ep. Mis en boîte par John Roo au studio Koko de Sprimont, ils ont été mixés par John Vanderslice au sein de son fameux studio Tiny Telephone, à San-Francisco.

Les quatre Liégeois ne cachent pas leur penchant pour la scène indie-rock américaine ; et en particulier des formations comme Death Cab For Cutie, Modest Mouse, Pinback ou encore The Shins. C’est donc dans ce registre qu’ils puisent leur inspiration et c’est du côté de San Francisco qu’ils laissent vagabonder leurs esprits. Ce qui explique ce patronyme un rien bizarre : El National Quarterback. Franchement, je ne vois pas le rapport avec le foot américain pour ces p’tits Belges !!! Faudrait qu’ils expliquent ce choix un de ces quatre…

Reste leur musique qui, désolé de le dire, mais ne casse pas la baraque… Ben oui, c’est ainsi ! D’abord « Easy Poller » figurait déjà sur leur précédent Ep. Le second morceau « Good Choices » porte-t-il bien son nom ? A force de vouloir imiter les autres, ne perd-t-on pas sa propre identité ? Bref, j’aime pas trop. Désolé. Quelques qualificatifs me traversent l’esprit : trop mièvre, déjà entendu, rien de neuf à l’horizon. Et c’est ce qui manque vraiment à ces 6 morceaux, de l’originalité.

Pour tenter de donner une note positive, j’espère vraiment émettre un avis isolé et erroné ; car, depuis toujours, soutenant les projets belges, ça m’emm… de formuler une telle critique à l’encontre de compatriotes habituellement si talentueux…

Pour me donner définitivement tort, allez donc les voir à l’œuvre au Café Central de Bruxelles le 27 janvier, à Liège (au Tipi) le 28 janvier, au Botanique le 29 janvier et au Centre Culturel de Chênée le 26 février, où ils se produiront en première partie de My Little Cheap Dictaphone.

 

Booba

Lunatic

Écrit par

Booba ne fera jamais l’unanimité en dehors du cercle de ses –nombreux– irréductibles fans. L’ex-membre du mythique duo Lunatic (qu’il composait avec Ali) n’hésite, en effet, jamais une seconde à embrasser tous les clichés propre au genre. Chaque seconde de son nouvel opus suinte le hip-hop US. Enregistré à Miami, « Lunatic » est le plus américain des albums de rap français ; malgré ce titre supposé annoncer un retour aux sources… Elie Yaffa s’inspire des bad boys locaux tant par ses beats lourds estampillés ‘dirty South’ ou ‘crank’ (du très  lourd…), son passé marqué par l’obligatoire case prison, ses guests US prestigieux (P. Diddy, Akon ou T-Pain) que par sa stratégie de véritable business man à la 50 Cents (il a par exemple créé sa propre marque de vêtements, Ünkut).

Ce 5ème album affiche de grosses ambitions et ne devrait pas décevoir les fans de ‘B20’. Les tubes sont légion : du single « Caesar Palace » à l’introspectif « Lunatic » en passant par l’excellent « Paradis » ou l’insupportablement autotuné « Reel ». Le boss du hip-hop français sort la grosse artillerie en offrant 18 morceaux dont les plus touchants –bon, ce n’est pas Céline Dion non plus– se détachent de cette collection souvent exagérément testostéronée. Bénéficiant d’un texte tranchant et efficace, « Paradis » fait figure de classique instantané. « Lunatic » (en duo avec Akon) se remémore son ascension faite de hauts et de bas ; depuis ses débuts au sein du collectif 92I (réunissant des rappeurs des Hauts-de-Seine) jusqu’à son déménagement aux States. Le flow du maître de cérémonie est toujours aussi particulier, incisif et agressif. Ses ‘punch-lines’ s’avèrent, comme d’habitude percutantes et délicieusement vulgaires : ‘Mademoiselle c’est pour ton cul, ta chatte, qu’on t’aime / Booba j’ai plus de flow qu’une femme fontaine’ sur « Abracadabra » ou ‘Si tu m’vois enculer ta dinde, ne crois pas qu’je fête Noël’ sur « Jour de paye ». Si Booba pouvait toutefois délaisser ses refrains R’n’B sirupeux affreusement autotunés, il enchanterait probablement davantage de ses fans… et il justifierait certainement ainsi son profil de grand méchant ‘Saddam Haut D’Seine’.

« Lunatic » est assurément un album à ne pas écouter en famille lors du repas de Noël. A moins que papy et mamy ne raffolent de ‘bling-bling’, de string, de communautarisme, de flingues ou de gangsters. Toute cette mascarade aux codes bien particuliers est bien entendu à prendre au second degré. Je vois déjà Zemmour ou le gouvernement UMP s’exciter sur la prétendue décadence morale des jeunes issus de la banlieue…

 

Black Dub

Black Dub

Écrit par

A 59 ans, Daniel Lanois peut se targuer d’avoir une carrière bien remplie. Véritable star au Canada, son pays natal, il possède même son étoile gravée sur le Walk of Fame, à Toronto. Fin des années 60, il se produit déjà sur des scènes locales et en 1970, il monte son propre studio d’enregistrement à l’aide de son frère. Mais son véritable début de parcours date de 1979, lorsqu’il rencontre Brian Eno, en compagnie duquel il va commencer à collaborer. D’ingénieur du son il passe ensuite producteur et acquiert une notoriété internationale qui lui permet de mettre en forme des œuvres d’artistes mythiques comme U2, Bob Dylan, Peter Gabriel et plus récemment Neil Young. Quoique musicien, il ne concocte son premier opus solo qu’en 1989 (« Acadie »). Black Dub est un nouveau projet qu’il a créé en 2008. Projet qui a failli ne jamais naître, suite à un grave accident de moto dont il a été victime la même année, l’obligeant à se déplacer dans une chaise roulante, durant trois longs mois. 

Outre le drummer Brian Blade et le bassiste Daryl Johnson, deux musiciens chevronnés, le line up du groupe implique Trixie Whitley, une chanteuse dont la voix fait véritablement la différence, tout au long de l’elpee. C’est la fille du célèbre bluesman Chris Whitley. Elle est née à Gand, mais a beaucoup bourlingué. Quoiqu’encore jeune, elle jouit d’une belle réputation de vocaliste, dans les milieux new-yorkais. Chez Black Dub, elle insuffle à elle seule les émotions. Et maîtrise sa voix à la manière des plus grandes, et en particulier Joss Stone voire Lauryn Hill. Elle est tout simplement impressionnante. C’est même l’âme de Black Dub.

Quant à l’expression sonore, elle oscille du reggae (« Silverado ») au psychédélisme (« Ring the Alarm », « Last Times »), sur le fond de soul. Et, vous vous en doutez, la production est irréprochable. L’expérience de Daniel Lanois et de ses musiciens conjuguée au talent de la jeune demoiselle est couronnée par ce superbe album. Et puis quel plaisir de découvrir un pur diamant belge exilé aux Etats-Unis, dont on ignorait même l’existence.

Zarboth

Zarboth

Écrit par

Zarboth est un autre groupe qui vient s’ajouter à la longue liste des duos français qui pullulent dans le petit monde du rock expérimental. Zarboth est né de la rencontre entre deux Parisiens : Etienne Gaillochet (batteur chez de We Insist !) et Phil Reptil (La Theory du Reptil). Un projet qui a pris forme en 2007. Et il n’a pas fallu longtemps à ce tandem pour trouver refuge au sein de Head Records (Microfilm, Pneu, Goodbye Diana, …)

A l’instar de Pneu, Room 204, Papier Tigre, 37500 Yens et consorts, Zarboth privilégie l’énergie sur la mélodie. Mélangeant jazz, math-rock et metal, le combo enchaîne les morceaux déstructurés. Le chant ou plus exactement les cris, les riffs agressifs et la batterie frénétique constituent le fil rouge de leur musique. Pas question ici de chercher une once de mélodie. D’ailleurs, l’expression sonore frôle parfois la cacophonie. Et « Dieceptev » en est la plus belle illustration.

En huit morceaux, tout est dit ! Des compos à l’énergie débordante, dispensées avec beaucoup de spontanéité, mais qui souffrent d’une grave carence mélodique. En bref, la paire ne se démarque guère de leurs compatriotes qui militent dans le style. Une exception qui confirme la règle : « Overtones ». Bénéficiant d’un minimum de chant, cette plage est manifestement le meilleur morceau de l’opus. 

Yéyé

My trap

Écrit par

101 ans après la traversée de la Manche, accomplie par Louis Blériot, aux commandes de son avion, les Yéyé remettent le couvert. Brillamment et talentueusement. Pas inconnus au bataillon, David Leloup et Fabrice Hubert, fiers esthètes de la Pop française avec un grand P comme lettre de noblesse, sont parvenus à creuser leur tunnel sous la Manche pour dresser un tableau entre les deux nations un tableau qui doit autant à Marcel Duchamp ou André Breton qu'à James Kirkwood. Bidouilleurs-expérimentateurs férus de jolies mélodies, le duo comptait déjà à son actif un sémillant single répondant au titre d’« Eurostar ». La voie tracée, restait à concrétiser les idées nées des deux esprits en constante ébullition.

Pour y parvenir, le binôme a fait appel à la crème de l'indie d'hier pour sucrer des compositions à la touch toute frenchie. Ainsi Sice, ex-Boo Radleys, prête sa voix si reconnaissable sur la quasi-totalité de cet album ; une œuvre d'une fraîcheur estivale déconcertante. Ajoutez à ce cocktail juteux le savoir-faire de nos deux lascars ; et puis le coup de pouce accordé par Mark Gardener (ex-Ride), le coup de patte de Jon Auer (The Posies) ou encore la délicieuse voix d’Hélena Noguerra lors d’un duo ultra glam intitulé « Pope of the pop », et vous obtiendrez les ingrédients d'un album haut en couleurs.

Idéale bande-son pour oublier les soucis de l'hiver, cure d'U.V. sans danger pour la peau, Prozac pour oreilles paresseuses, « My Trap » s'ouvre sous nos pieds et on tombe avec plaisir dans ce piège coloré. ‘Don't be afraid, welcome to my trap’ prévient Sice. On se laisse aller. S'ensuit un plus baggy que Madchester « Slim day » au cours duquel les nappes de synthé échèrent les sens supposés danser sur le dancefloor. « Supervixen » rappelle le meilleur des Boo Radleys (NDR : évidemment !) Caractérisé par son clavecin facétieux, « Heroine » fait mouche. Marqué par son intro orchestral ténébreux et évoluant à la lisière d’une électro légère, « Comin' at night » se signale par son petit Air de rien. « Pope of the pop » nous rappelle les premiers pas de Tahiti 80. « Understand » trouve son équilibre sur un fil tendu au-dessus du vide et s'envole vers des strates plus noisy, comme autant de bulles de champagne teintées de larmes amères. « My friend » se fend d'un solo de guitare foutraque et goguenard. « So long » ramène sur la piste et lorgne vers les Pet Shop Boys. L'instrumental « Oxford 3 A.M. » quant à lui, débride la fantaisie de nos french guys. Et enfin « My story », qui clôt l'album sur fond de trompettes triomphales et déluges de guitares shoegaze, se termine en apesanteur.

Un sacré bon album pour amateurs de Pop jouissive.

 

The Mad Trist

Pay the Piper

Écrit par

A première vue, il faut reconnaître que la pochette de cet album est assez attrayante. Les tons sont obscurs. Les collages représentent des hommes à tête de souris, un chien à tête d’homme ou encore un homme dont le visage a été remplacé par une théière. De quoi laisser une bonne première impression. Penchons-nous maintenant sur l’expression sonore de cette formation batave, issue de Maastricht très exactement (NDR : ce n’est pas loin de la frontière belge !)

Ce qui saute tout d’abord aux oreilles, c'est la ressemblance entre la voix du chanteur et celle de Josh Homme. Puis les riffs de guitares. Directement influencés par les groupes stoner californiens, même si les sonorités sautillantes des cordes rappellent davantage Millionnaire. Encore que parfois c’est plutôt à The Hickey Underworld voire à Drums Are For Parades (ceux-ci sont cependant plus énervés) qu’on se met à penser. Et « Juvenile » ainsi que « Pay the Piper » en sont de belles illustrations. Mais, si la musique de la formation néerlandaise tient bien la route, on ne peut pas dire qu’elle sorte très souvent des sentiers battus. Sauf peut-être quand elle intègre des références psychédéliques dans ses compos. A l’instar de « Like a Perfume », morceau parcouru de chœurs et caractérisé par cette gratte dépouillée d’effets ou encore l’excellent « Silver Lines », fruit d’une rencontre parfaite entre psyché et stoner, deux titres au cours desquels, The Mad Trist parvient enfin à faire la différence. Et c’est tout à leur honneur.

« Pay the Piper » constitue le premier long playing du band orange ; et si dans le futur, il parvenait à développer son profil psychédélique, il pourrait devenir un groupe phare de la scène belgo-néerlandaise. A suivre de (très) près…

Hooverphonic

The Night Before (b)

Écrit par

Exit Geike Arnaert. Enter Noemie Wolfs. Il s’agit de la troisième chanteuse de la formation belge, qui a perdu deux ans auparavant l’une des plus jolies voix de la pop issue de nos contrées. Mais ce qui frappe à la première écoute du septième recueil d’Hooverphonic, ce sont les intonations de Noemie Wolfs, étrangement proches de celles de Geike. Pas fou le Callier ! La jeune femme, qui n’a aucun complexe à avouer qu’elle n’était pas nécessairement fan de la musique du trio avant de rejoindre ses rangs, n’a donc pas grand-chose à envier à celle qu’elle remplace. Enfin presque. Noemie étale donc ses vocalises au cœur de treize nouvelles compositions qui rappellent vaguement la discographie la plus pop du combo, à savoir « Jackie Cane » et « No More Sweet Music ». Deux plaques qui ne sont pas nécessairement les meilleures de la formation.

« The Night Before » est sympathique, sans casser des briques. Bien qu’elle possède de solides cordes vocales, la nouvelle interprète du trio aurait peut-être eu besoin d’un peu plus de temps avant de se lancer dans l’aventure. En cause, les quelques chants trop académiques qui font surface au sein des morceaux les plus down-tempo (« More », « How Can You Sleep », « Danger Zone »). Mais toujours est-il que la petite a du mérite, vu que la comparaison est inévitable. Ce sont donc ses acolytes, Alex Callier et Raymond Geerts, qu’il faut pointer du doigt. Ces derniers nous avaient habitués à mieux. Comme sur les impeccables « The Magnificent Tree », « The President Of The LSD Golf Club » et, surtout, « A New Stereophonic Sound Spectacular », la petite perle confidentielle jamais égalée. Il n’empêche que si « The Night Before » devait être le tout premier disque de la formation, on ne pourrait que saluer le travail d’orfèvre au niveau de la production. Joli, mais peut manifestement faire mieux.

HysM?

How to Hypnotize (Your Friends)

Écrit par

Outre le split album partagé en compagnie de IOIO, « How to Hypnotize (Your Friends) » constitue le troisième opus de Hysm?, un duo italien responsable d’une musique (très) expérimentale. ‘Comment hypnotiser vos amis’ aurait pu s’ouvrir par « How to fall asleep » et se clore par « How to Get Bored ».

Le plus souvent privée de structure et de sens mélodique, leur fusion de rock et de free jazz est parcourue de bruits inattendus. Et lorsqu’un titre commence à accrocher, à l’instar de la cinquième et de la huitième piste (NDR : le tandem n’a apparemment pas jugé bon d’attribuer un titre aux différents morceaux), Hysm? prend un malin à plaisir à déconstruire l’ébauche de ce qu’il venait d’élaborer. OK, c’est audacieux, mais faut quand même pas abuser. Si bien qu’au fil de l’écoute l’ennui se transforme en irritation.

Avouons-le, écouter cet elpee jusqu’à son terme relève de la prouesse. On est d’ailleurs ici plus proche du calvaire que de la partie de plaisir.

Page 450 sur 1252