Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

logo_musiczine

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Guns N Roses
The Cure
Chroniques

Magnum

The Visitation

Écrit par

Depuis sa reformation en 2001, Magnum publie des albums avec une régularité métronomique. Né au milieu des seventies, le groupe AOR/rock progressif britannique s’est accordé un break de huit ans entre la sortie de « Rock Art » (NDR : son onzième opus studio sorti en 1994) et celle de « Breath Of Life » (2002). Cette interruption volontaire de carrière semble avoir eu un effet salutaire sur la santé du combo de Birmingham, puisqu’il enchaîne, depuis son retour, des albums d’une qualité quasi-irréprochable. Après « Brand New Morning » (2004), « Princess Alice And The Broken Arrow » (2007) et « Into the Valley of the Moonking » (2009), c’est au tour de « The Visitation » de venir confirmer l’excellente forme de Tony Clarkin (guitare), Bob Catley (chant), Mark Stanway (claviers), Al Barrow (basse) et Harry James (batterie).

Car ce n’est pas encore aujourd’hui que Magnum décevra ses fans. Tony Clarkin semble toujours aussi inspiré par ses muses. Son sens pointu de la composition et son savoir-faire en matière de mélodies inoubliables font à nouveau merveille. Les dix compositions proposées sur « The Visitation » oscillent, comme toujours, entre un AOR accrocheur et un rock progressif mélancolique. Des refrains entêtants, greffés sur de subtiles mélodies traversées par des interventions instrumentales techniques et passionnées. Cette formule utilisée par le groupe depuis plus de trente-cinq ans n’arrive toujours pas à lasser. Au contraire, on en redemande. La raison en est simple : tout en conservant les bases qui ont établi son succès, Magnum parvient encore à surprendre. Oh, rien de bien avant-gardiste : un riff heavy sur « Black Skies », le titre d’ouverture, quelques petites touches électroniques sur le titre éponyme, l’intervention d’un orchestre sur « The Last Frontier » ou une alternance de passages heavy et d’interludes au piano sur « Freedom’s Day ». Rien d’exceptionnel en somme. Juste de quoi nous tenir en haleine du début à la fin de l’elpee.

Clarkin et Bob Catley sont les derniers survivants de la formation originale des seventies. Ce dernier possède une des plus belles voix du rock anglais. Le temps ne semble pas avoir de prise sur sa performance qui porte littéralement chaque composition vers des sommets de perfection.

Afin que chacun puisse trouver son bonheur, le label (SPV/Steamhammer) multiplie les formats : un double vinyle coloré, un Digipack Cd accompagné d’un Dvd bonus et un Cd (jewel case) agrémenté d’une pochette différente.

En 2011, Magnum est encore et toujours une valeur sûre.

 

Nils Lofgren

Cry Tough (Dvd)

Écrit par

Aucun doute : Nils Lofgren est un guitariste de génie. Cependant, je ne suis probablement pas le chroniqueur le plus approprié pour vous parler de ce Dvd. Car Lofgren a beau manifester un immense talent, je n’apprécie pas du tout sa musique. Mais pas de bol pour moi, ni pour l’artiste d’ailleurs, c’est dans mon bac qu’est atterri ce double Dvd intitulé « Cry Tough ». Quatre heures à passer en compagnie du grand Nils. Un enfer pour votre serviteur, mais probablement un pur moment de bonheur pour les fans du bonhomme.

Je ne m’aventurerai pas à critiquer le musicien. Après tout, il ne m’a pas attendu pour faire ses preuves. Peu de musiciens peuvent se targuer d’avoir milité comme guitariste au sein de l’E Street Band de Bruce Springsteen et chez le Crazy Horse de Neil Young. Pour ne pas manquer de respect à ce grand artiste, je me contenterai donc de vous énoncer les faits.

« Cry Tough » est un double Dvd, témoignage des trois shows accordés par le Nils Lofgren Band dans le cadre de la célèbre émission de la télévision allemande ‘Rockpalast’.  Le premier concert date de 1976, à l’époque où Lofgren venait de publier son premier album solo. A mon humble avis, le concert le plus intéressant puisque plus brut et plus axé sur l’improvisation que les deux autres. La seconde performance a été immortalisée en 1979. Lofgren est alors un artiste reconnu. Le show gagne en professionnalisme, mais perd beaucoup en spontanéité. Le troisième set de Lofgren au Rockpalast remonte à 1991. Cet enregistrement intéressera probablement les fans purs et durs du musicien américain puisqu’il n’a jamais été publié auparavant. La musique de Lofgren est le fruit d’un mélange de rock, blues et country. Le fan de hard rock que je suis retiendra les superbes soli de guitare. Pour le reste, « Cry Tough » devrait probablement plaire aux fans de Springsteen ou de Tom Petty.

Je m’excuse humblement auprès des fans de Monsieur Lofgren qui trouveraient cette chronique insuffisante. Les goûts et les couleurs… je ne vais pas vous faire un dessin.

 

Groove Armada

White Light

Écrit par

Musiczine n’avait pas reçu « Black Light », le cinquième opus du duo anglais Groove Armada, un disque déjà paru en février 2010. Difficile donc de chroniquer ce « White Light ». Et pour cause, il s’agit d’une version remixée de quelques uns de titres qui précèdent la sortie de « Lumière noire ». Première constatation, les featurings sont plutôt médiocres. Un exemple ? L’horrible Nick Littlemore d’Empire Of The Sun. Les tracks lorgnent parfois vers Jimmy Sommerville. Et quoique robustes, les synthés abusent de clichés. Paradoxalement, « Not Forgotten » (impliquant pourtant l’horrible Littlemore) m’a procuré une drôle de petite sensation. A cause de quelques beats qui produiraient de bons effets sur les dancefloors. Les compos libèrent d’ailleurs de l’énergie, mais pas vraiment de nature à me sensibiliser. Je m’abstiendrai donc de tout commentaire complémentaire, en laissant ce soin aux inconditionnels de Groove Armada. Ils seront certainement plus constructifs.

Demian Clav

Nightfall Prayers

Écrit par

Dès l'intro, surgit déjà, entre deux bandes froissées, le fantôme de Syd Barrett. Et il hante constamment l’esprit évanescent de ce disque sorti en 2009. L’expression sonore de cette formation française est empreinte d’une mélancolie certaine et d'une certaine mélancolie.

Vaguement cold wave dans l'âme et parfois noisy en background, chacun des titres se compose comme une bande son épique d'un grand film choral. Souvent théâtrale, la musique de Demian Clav peine à sortir de certains clichés grandiloquents et irrite parfois (« Me, myself and I (you »)

A l'auditeur de fermer les yeux et de se laisser guider. On peut s'amuser à retrouver à quel film appartient tel passage, tel dialogue, tel intro de chanson ou se laisser bercer sans demander son reste. Dans un univers ou Syd Matters, on se dit que finalement, Roger matters aussi...

A noter que « Wisteria Lodge », troisième opus du groupe, est paru en 2010.

 

Asia

Spirit of the Night – Phoenix Tour

Écrit par

Reformée en 2008 sous son line-up original, c’est à dire Steve Howe (guitare), Geoff Downes (claviers), Carl Palmer (batterie) et John Wetton (chant et basse), la légende Asia est revenue sous les feux de l’actualité grâce à deux albums studio somptueux. « Phoenix » sorti la même année, et le plus récent « Omega » qui surpasse en qualité le précédent elpee.

Enregistré à Cambridge à l’occasion de la dernière date du ‘Phoenix Tour’, « Spirit of the Night », également disponible en format Dvd, offre une setlist irrésistible qui pioche allègrement dans les deux premiers chefs d’œuvre du supergroupe. Les incontournables « Asia » (82) et « Alpha » (83). Seuls deux extraits de « Phoenix » et une reprise d’Emerson Lake and Palmer, le classieux « Fanfare for the Common Man », s’ajoutent à la longue parade de hits : « Time Again », « Sole Survivor », « Only time Will Tell », « Open Your Eyes », « Heat of the Moment », etc.

Une sélection de rêve. Pourtant on attendait mieux de la part de ces quatre monstres sacrés du rock progressif et de l’AOR. Le groupe éprouve bien de la peine à restituer sur scène la finesse et les subtilités de sa musique, et le manque d’unité se fait ressentir tout au long de cette prestation en demi-teinte. En outre, la voix de Wetton a perdu de sa superbe. L’ex-King Crimson n’est ainsi plus capable d’atteindre les notes les plus aigües. Heureusement, le jeu cristallin de Steve Howe nous permet d’oublier les imperfections de cette démonstration live à la mise en son parfois douteuse. Non dépourvu de défauts, « Spirit of The Night » n’est pas mauvais pour autant, mais il ne satisfera que les inconditionnels d’Asia. Aux autres, nous recommanderons de se tourner plutôt vers les deux derniers opus studio qui ont relancé la machine avec une classe déconcertante. Il reste à espérer que ces voyages auxquels le quatuor nous convie ne s’arrêtent que lorsque la source d’inspiration ne sera tarie.

The Apples In Stereo

Travellers in Space and Time

Écrit par

Membre du fameux collectif américain Elephant 6 (NDR : réunissant des groupes conséquents issus de la scène indie américaine), Apples in Stereo nous propose son septième elpee depuis sa formation en 1991. Décrit par le leader du groupe, Robert Schneider (également le seul membre fondateur encore présent dans la formation), comme ‘rétro-futuriste’, cet album conceptuel a été composé tel une ‘capsule de temps’ pour les auditeurs du futur ; un pari qui, grâce à l’éclectisme radiophonique du groupe, est plutôt réussi.

Tout comme leur précédent opus « New Magnetic Wonder », qui avait vu le jour après un hiatus de cinq années, Apples in Stereo assure un bon équilibre entre rock alternatif de la vague Pavement et électro-rock qui envahit nos ondes depuis quelques années (MGMT).

Le public des deux dernières décennies leur reconnaissait des influences puisées chez les Beatles et les Beach Boys. Si cet esprit est toujours latent, le groupe originaire de Denver a agrémenté certaines pistes de quelques clins d’œil issus de la même époque mais d’un autre registre. Et en particulier les chœurs de Queen (« Dream about the future ») voire les riffs des Rolling Stones (« Dignified Dignitary »).

Et aujourd’hui, les nouvelles oreilles leur trouveront instantanément des similitudes avec la fraîcheur Phoenixienne (« No One In the World ») ou encore l’allégresse des Scissor Sisters (« No Vacation », « It’s Alright ») : une sorte de ‘space disco’ efficace promettant certains titres plutôt sexy (« Dance Floor » et « Hey Elevator »).

Avec l’application de sa ‘gamme non pythagoricienne’ (notamment dans « C.P.U »), que Schneider avait inventée pour son album précédent, le songwriter intello sait ce que signifie un album abouti. Les fans de Phoenix comprendront que ce n’est pas eux qui ont inventé la légèreté du rock pop optimiste et entraînant : le son de « Travellers in Space and Time » est extrêmement frais pour un groupe actif dans le métier depuis 20 ans.

White Noise Sound

White Noise Sound

Écrit par

Dans un mode préventif ou d’automédication pour traiter les maux du quotidien, prendre une dose de White Noise Sound une fois par jour, de préférence entre les repas.…

Si le fantôme psychotrope du « Ladies and gentlemen, we're floating in space » de Spiritualized plane tout au long de cet album d'excellente facture, c'est le Spectrum de « Revolution » qui d'emblée hante les esprits, sur « Sunset », premier rayon de soleil sur une galaxie nouvelle et pourtant si familière. On redoute le plagiat, on succombe au final à cette rythmique syncopée sur laquelle se greffe une voix qui correspond parfaitement à ce type de musique. Dès que les guitares s'élèvent à l'unisson vers ce bruit blanc, vers des sphères balisées où l'on croit croiser pêle-mêle Black Rebel Motorcycle Club, les Dandy Warhols ou encore les Jesus and Mary Chain, on se cale dans son siège, aspire une grande bouffée d'oxygène liquide et on se prépare au voyage, enclenchant le pilotage automatique.

Les premières notes de « It is there for you » transparaissent au cœur d'une boucle spatiale en mode redondance cyclique. La voix caresse et susurre, les étoiles défilent à vive allure et après deux cent-cinq secondes, nous sommes propulsés à vive allure vers ces horizons striés de larsens.

Quelques instants plus tard, escale sur une planète rouge, au bord d'un océan de quiétude, survolé par des nuées d'oiseaux colorés, spécimens inconnus d'aucun ornithologue à ce jour. Une pluie de notes synthétiques balaie le ciel. Oui, mesdames et messieurs, nous flottons bien entre ciel et terre.

« There is no tomorrow » tranche alors un peu dans le vif du sujet. Judicieusement placé à ce moment de l'album, cette chanson (oui, chanson!) emmenée par une voix chevrotante, bercée par des violons, un orgue hypnotique et balayée par des trompettes triomphantes rappelle le meilleur de Jason Pierce. Si l'originalité n'est pas franchement de mise, l'efficacité et le savoir-faire sont assurément au rendez-vous. Parfois, on n'en demande guère plus.

Pour enfoncer le clou, « Blood » appuie sur le champignon (hallucinogène) et démontre si besoin est, que ces Gallois maîtrisent parfaitement les codes en vigueur. Batterie martelée, riff hypnotique, amplis dans le rouge, on touche à l'« Amazing grace ».

Si « Blood (reprise) » pourrait sembler une expérimentation vaine à certaines oreilles, il n'en demeure pas moins une récréation bienfaitrice à ce moment de l'opus, aire de repos pour voyageurs malmenés.

S'amorce alors la seconde partie de « White Noise Sound ». Dans un lointain écho parfumé d'encens, un chant incantatoire mène nos pas aux frontières d'un déluge sonore dévastateur. « No place to hide », too young to die, et dans une spirale jubilatoire, que dansent nos sens.

« Don't wait for me » poursuit dans cette veine teintée de mantras, amorcée par le morceau précédent, loops renversés et renversants, et réminiscence du Velvet Underground.

Enfin, « (In both) dreams and ecstasy » sur fond de sitar finit en procession magnifique. En forme de jeu question/réponse, dialogue entre une slide guitare et une onde modulée facétieuse qui prend le dessus dans un motif répétitif tourbillonnant.

Un excellent album qui termine 2010 en beauté et amorce 2011 en force.

A voir très prochainement aux quatre coins du royaume*.

‘Certaines personnes réfutent l'idée de la mort et de l'univers et préfèrent se focaliser sur les quelques mètres devant eux’ jugeait un jour Jason Pierce. A ce titre, cette médication pourrait bien être une des portes du subconscient...

*En tournée:

le 09/02, La Zone, Liège
le 11/02, Le Vecteur, Charleroi
le 28/02, 4AD, Diksmuide
le 19/02, Trix, Anvers.

 

Various Artists

Gilles Peterson Presents : Worldwide - A Celebration Of His Syndicated Radio Show

Écrit par

Dans le monde de la musique, Gilles Peterson occupe une place à part entière. DJ influent, et créateur de labels (Acid Jazz Records ou encore l’excellent Talkin’Loud) le Français peut se targuer de nombreux exploits sonores. En 1998, il est recruté par Radio 1 (BBC) afin de lancer une émission destinées aux ‘jeunes’. Il la baptise Worldwide Radio Show, et y consacre une programmation essentiellement partagée entre dub, jazz et hip hop. Ce qui va lui permettre d’être diffusé tant sur Radio Nova que Studio Brussel. Excusez du peu ! Toujours à la pointe de l’actualité, il est également responsable de la confection de nombreuses et riches compilations, parmi lesquelles « The BBC Sessions » ou encore « Gilles Peterson Digs America » demeurent les plus notoires.

L’écurie bbe s’est penchée sur cet increvable collectionneur de disques et propose sa nouvelle compilation qui fait mal ! Double galette, « Gilles Peterson Presents : Worldwide- A Celebration Of His Syndicated Radio Show » reflète la personnalité de Peterson à travers un vaste éventail de tracks qui ont fait le succès des émissions radio de l’artiste. Des titres orientés hip hop, R&B et jazz qui ne reflètent pas nécessairement la meilleure sélection opérée chez Peterson, mais bien sa vision panoramique de la musique ainsi que les grooves qu’il affectionne le plus. On épinglera notamment des pistes magiques telles que « Let’s Ride » de Q-Tip, « Green Eyes » d’Erykah Badu, le « Galang » de M.I.A., « Emotions » de Benga ainsi que la pépite signée Sébastien Tellier « La Ritournelle », une véritable tuerie au cours de laquelle Tony Allen siège derrière les fûts.

Gilles Peterson offre là un florilège subtil. Passer à côté de cette compilation serait une tragédie pour ceux qui ne jurent que par les émissions de radio pointues. Bref, rien à voir avec la daube que nous sert aujourd’hui Pure FM ! Indispensable !

Page 447 sur 1252