Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Chroniques

Perfume Genius

Learning

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« Learning » ou la fragilité à fleur de peau. Mike Hadreas, aka Perfume Genius, a mal au cœur et le fait savoir à qui veut l’entendre. Et de la plus belle des manières qui soit. Derrière son piano, le jeune New-yorkais compose de superbes et sombres litanies, belles à vous arracher des larmes. Tant au niveau des textes que des mélodies, la tristesse du garçon est palpable et, même si celle-ci peut parfois mettre mal à l’aise (« Lookout, Lookout », le dérangeant texte de « Mr. Peterson »), chacun des morceaux étincèle de beauté et de limpidité. Cette même beauté qui fait ou a fait le succès d’artistes tels que Antony & The Johnsons, Sufjan Stevens et Final Fantasy.

« Learning » s’aventure parfois aux limites de l’ambient (« When », « Gay Angels »), exacerbant ce sentiment de solitude que l’on éprouve à l’écoute de ce disque. Perfume Genius, qui a été découvert puis introduit au sein du label Turnstile par les garnements de Los Campesinos!, est plus que probablement promis à un avenir moins sombre que ses ritournelles.

 

OJM

Volcano

Écrit par

Les patronymes anglophones des membres d’OJM sont un peu trompeurs. Andrew Pozzy (guitare), David Martin (chant), Max Ear (batterie) et Stephen Pasky (piano, basse, orgue, chant) ne sont pas anglais ou américains. Ils sont italiens, originaires de la ville de Treviso, au nord de la grande botte. Peu connu en nos contrées, le quatuor jouit d’une certaine réputation de l’autre côté des Alpes.

Relevant dès sa formation, en 1997, de la scène stoner rock italienne, le combo a pourtant exploré plusieurs styles musicaux différents. Son début de carrière s’oriente plutôt vers le heavy rock. Produit par Paul Chain (Death SS), le plus culte des musiciens doom métal italiens, son premier opus s’intitule tout simplement « Heavy ». Il paraît en 2002. La suite se révèle davantage rock’n’roll. L’attitude stoner des débuts cède peu à peu le relais à un mélange savoureux d’agressivité garage rock et d’explorations psychédéliques enfumées. OJM publie plusieurs Eps et albums, dont certains sont mis en boite sous la houlette de Brant Bjork (Kyuss) et de Michael Davis (MC5). Le combo se produit sur des scènes italiennes, mais aussi britanniques, en support du MC5, d’Iggy Pop & The Stooges, des Datsuns, de Motorpsycho, de Brant Bjork, de Nebula, de Josiah et bien d’autres.

« Volcano » constitue le cinquième LP officiel du groupe. Il a été mis en forme par Dave Catching (Eagles of Death Metal, Queens of the Stone Age). Le style musical d’OJM est assez surprenant, car il parvient à associer des genres musicaux et des époques différentes. Et surtout qu’on imagine difficilement compatibles sur un même disque. Le heavy rock et le rock psychédéliques des seventies (NDR : on pense à Blue Cheer et à Grand Funk, mais aussi un peu à Deep Purple, lors des interventions dispensées à l’orgue par Stephen Pasky) est ici combiné au son cradingue du garage rock de la fin des sixties (NDR : pensez aux Stooges et à MC5) et bien sûr au stoner/desert rock des années 90. Trois époques différentes et trois styles rock différents. Pourtant, il faut avouer que ce ménage à trois passe plutôt bien la rampe.

Certains groupes se contentent de copier les groupes des sixties et des seventies. OJM, lui joue la carte de la différence et de l’originalité. A découvrir !

 

John Nemeth

Name the day

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John Nemeth est originaire de Boise, dans l'Idaho. C’est là qu'est née sa passion pour le blues. En se produisant dans les clubs locaux, il est remarqué par le génial gratteur Junior Watson. Nous sommes alors en 2001. Quelques mois plus tard, il se retrouve impliqué comme chanteur au sein du Junior Watson Band. A cette époque, il grave également deux elpees autoproduits : "The jack of harps" en 2002, et dans la foulée, "Come and get it", en compagnie du Watson Band. En 2004, il s'établit à Oakland, dans la baie de San Francisco, pour suivre sa copine. Une très bonne idée, car dès l'année suivante, il est embarqué dans l’aventure des Rockets d'Anson Funderburgh. Il y remplace, un Sam Myers atteint d’un cancer de la gorge et de plus en plus souffrant. En 2006, il signe chez Blind Pig. Il y publie aussitôt "Magic touch", flanqué des Rockets. En 2009, il s’associe à Elvin Bishop pour concocter "Love me tonight".

John est très attaché au R&B des sixties. Celui du fameux label Stax de Memphis. Il est donc soutenu par une section de cuivres et un orgue Hammond pour se mesurer à "Breakin' free", un brûlot imprimé sur un tempo élevé. John chante d’une voix purement soul. Sa première sortie à l’harmonica est brillante. La plage éponyme nous plonge dans l’univers des Wilson Pickett, Eddie Floyd, Arthur Conley et autres Sam & Dave. Nemeth possède l’organe rêvé pour accomplir cet exercice de style. Bob Welsh attaque ses cordes à la manière de Steve ‘The Colonel’ Cropper. L'orgue et la ligne de cuivres continuent de baliser "Do you really want that woman", une plage dynamisée par un tempo funky. John chante comme l'une de ses idoles, James Brown. Il est épaulé par des chœurs masculins. Nemeth se réserve un second billet de sortie à l'harmonica. Et le résultat ne manque pas d’allure. "Heartbreak with a hammer" prend alors la direction de Chicago pour opérer un retour dans l’univers purement blues. Notre néo-Californien s’y révèle éblouissant et nous démontre qu’il a également très bien assimilé le style de Little Walter. Inspiré, Welsh se hisse à la hauteur de son partenaire, sur ses cordes. Retour à Memphis pour "Tuff girl". Austin Delone siège derrière les claviers pour cette chanson qu’il chante dans l’esprit d’Otis voire de Solomon Burke, tout en manifestant un réel panache. Les lumières s'éteignent enfin. Le tempo ralentit. Il interprète "I said too much", une plage lente, la même flamme dans la voix. La subtilité et la finesse de ses cordes vocales illuminent encore "You know", une autre plage caractérisée par une nouvelle sortie réussie sur l'harmonica chromatique. Autre compo lente, "Why not me" est abordée à la manière d'Otis Redding. Remarquable ! L'album s’achève par "Funky feelin'", un morceau évidemment sculpté dans le funk ; un dernier exercice de style périlleux, qu’il accomplit fructueusement à l'harmo. En août 2010, il avait décroché la première place du Living Blues Award, consacrant le chanteur de blues le plus remarquable.

 

Heathen Foray

Armored Bards

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Il y a un peu plus d’un an, Heathen Forey avait placé la ville de Deutschlandsberg (NDR : une commune du land de Styrie au sud-est de l’Autriche) sur la carte des pays sinistrés par les invasions viking. « The Passage », son premier album, était, en effet, un manifeste de viking métal brutal et guerrier. Un opus réussi, bien qu’un peu trop inspiré par le death métal viking des blonds guerriers suédois d’Amon Amarth.

Après avoir fait le tour de l’Autriche et s’être rendu compte qu’il n’y avait pas de mer pour y faire flotter un drakkar, le quintet à troqué glaives et casques à cornes pour cinq armures flambant neuves de bardes guerriers.

Les compositions réunies sur « Armored Bards », le nouvel opus, s’éloignent donc un peu (mais pas tout à fait) du style viking-death d’Amon Amarth et de Mithotyn pour embrasser un pagan-métal mélodique. Si les chants guerriers tiennent toujours une place importante (« Armored Bards », « Ascension », « A Brother’s Tale »), les textes se réfèrent désormais à des sujets plus variés : l’histoire autrichienne (« Walls Of Vienna »), la mythologie (« Carthage’s End », « Bifrost »), la religion (« Messenger Of God ») et, pagan oblige, les chansons à boire (« Hopfen und Malz »). La musique a également évolué tout en privilégiant le death métal guerrier. Les mélodies folkloriques sont toujours présentes, mais elles prennent un peu moins d’importance. Elles cèdent la place à un riffing speed métal traditionnel mais technique. Le groupe cite d’ailleurs les Anglais de Dragonforce comme l’une de leurs influences principales.

Les cinq bardes en armure ont choisi de se démarquer de leurs références antérieures et de présenter un disque bien plus personnel où les compositions épiques et mélodiques n’ont pas peur de se frotter à la brutalité death métal. Nous ne pouvons que les en féliciter.

Signalons, pour terminer qu’en se dépêchant un peu, les collectionneurs pourront se procurer l’édition limitée du Cd, dont le packaging original en bois inclut un patch et des autographes.

 

Driving Dead Girl

Don’t Give a Dawn About Bad Reputation

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« Don’t Give a Dawn About Bad Reputation » constitue le deuxième album de Driving Dead Girl. Fondé en 2003, le groupe belge a connu des débuts plutôt heureux, puisqu’il a été invité à participer à l’édition 2004 du festival de Dour, et assuré les premières parties de groupes bien dans l’air du temps comme The Rakes, Radio 4, Tokyo Sex Destruction ou encore The Black Angels. Un début de parcours sur les chapeaux de roues, ponctué par la sortie d’un premier opus, intitulé « 50,000 Dead Girls Can’t be Wrong ». Manifestement, à ce moment-là, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. La suite coulera un peu moins de source. A cause d’une multitude de changements de line up. Une situation qui va presque déboucher sur un split. Finalement, le combo parvient à se stabiliser. En 2008. Il peut alors reprendre du service…

Malheureusement, sur ce second elpee, on ne peut pas dire que le rock’n roll/garage de « Don’t Give a Dawn About Bad Reputation » casse vraiment la baraque. On a l’impression qu’il a même pris un coup de vieux. Ses influences ont beau être puisées chez Black Rebel Motorcycle Club, Jon Spencer Explosion ou encore Johnny Cash, DDG ne parvient pas à les transcender. L’énergie est bien présente (NDR : un héritage de leurs prestations ‘live’), la maîtrise instrumentale irréprochable, mais on cherche vainement ce petit trait de génie, ce petit truc, cet infime détail qui pourrait faire pencher la balance. Et surtout décoller l’expression sonore. Une exception qui confirme la règle : « The Way Your Heart Ain’t Easy To Ride », une compo low tempo à vous flanquer des frissons partout. 

Avant de pondre un tel second opus, Driving Dead Girl aurait peut-être dû se remettre en question. Attendre 7 longues années pour balancer un disque pareil, ce n’était pas vraiment une bonne idée.

 

Disturbed

Asylum

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En cette année 2010, Disturbed, l’enfant ‘dérangé’ de la ville de Chicago fête son dixième anniversaire. Une décennie que le groupe balance, avec un certain talent il faut bien l’avouer, son Nu/Neo/New Métal dans nos oreilles irritées. Dix ans que nous, les anciens/croulants/vrais fans de métal, affirmons que le Nu/Neo/New Métal, ce n’est pas du métal. Alors OK ! Après dix ans, il y a prescription. Et puis, après tout, ne vaut-t-il pas mieux être convaincu jouer du métal (même si ce n’est pas tout à fait le cas) que d’affirmer –comme l’ont prétendu les groupes grunge– que le métal était mort ? (NDR : qui est mort, maintenant, hein Kurt?) Alors accordons une chance à « Asylum », le nouvel album de Disturbed, en soupesant objectivement le pour et les contre.

Le ‘contre’ pour commencer, parce malgré la prescription, les croulants ont la rancune tenace.

Après dix ans, le ‘Nu’ Métal de Disturbed n’a plus grand-chose de ‘New’. Le gang de Chicago avait déjà trouvé sa formule rémunératrice sur « The Sickness », son premier opus sorti en 2000, il n’en a pas changé depuis. Une recette, même très savoureuse, peut se révéler indigeste si elle est servie à tous les repas. Ajoutons encore que Disturbed apporte de l’eau au moulin des anciens/croulants/vrais fans de métal en prouvant une fois de plus que ses héros ne sont pas forcément des légendes du métal. Après avoir repris le « Shout » de Tears For Fears sur l'album « The Sickness », c’est à une cover du « I Still Haven't Found What I'm Looking for » de U2 que nous avons droit. Pas très ‘métal’ tout cela.

Le ‘pour’ maintenant :

David Draiman a une très belle voix. Et, contrairement à la plupart des pleurnicheurs égocentriques qui ont toujours pollué la scène nu-métal, le vocaliste ne se contente pas de nous balancer du ‘Je suis malheureux’, ‘Je veux en finir avec ce monde cruel’. Au contraire, ses lyrics sont engagés. Il dénonce par exemple le négationnisme sur « Never Again » ou communique ses inquiétudes écologiques sur « Another Way To Die ». Autre point positif, pour Dan Donegan, le guitariste, la technique ne nuit pas à l’efficacité. Il distille d’ailleurs quelques superbes soli, et notamment sur « Remnants », le titre instrumental qui ouvre la plaque. Le son d’« Asylum », produit par Donegan lui-même, est plutôt percutant. Quant aux compositions, elles sont franchement agréables à écouter et vraiment insidieuses, puisqu’elles s’impriment dans la mémoire dès la première écoute.

En résumé, « Asylum », dans son genre, est plutôt réussi. Il s’adresse aux amateurs de néo métal et aux fans inconditionnels de Disturbed… pour autant que l’idée d’écouter un disque qui soit une copie presque conforme des quatre précédents ne les rebute pas. 

 

Delorean

Subiza

Écrit par

Venus tout droit de Barcelone, Delorean (à ne pas confondre avec les folkeux de Dolorean) s’est donné pour mission de faire bouger les foules à coup d’indie-electro ensoleillée. C’est lors du festival Primavera en Espagne que le label et dénicheur de talent visionnaire True Panther Sounds (Girls, Magic Kids, Glasser, Ty Segall, …) est tombé sous le charme des rythmes saccadés et irrésistibles du quatuor. S’ensuit en 2009 un premier Ep concocté sous la houlette de TPS, intitulé « Ayrton Senna », accueilli les deux bras ouverts par la planète blog. Delorean publie quelques mois tard « Subiza », un troisième ouvrage comparé par la presse spécialisée au « Screamdelica » de Primal Scream ou au « Technique » de New Order. Pas forcément pour le style, mais plutôt au niveau de sa portée. Ce qui n’est pas rien.

Il faut dire que les petits Espagnols sont également bien aidés par le revival des nineties. Et des sons circa 90’s, on en prend plein les oreilles avec « Subiza ». Résultat, neuf petites perles aux limites de la Dance, qui rappelleront certainement de bons souvenirs aux clubbers ayant écumé les plages d’Ibiza à l’époque. « Infinite Desert », « Warmer Place », « Real Love », « Come Wander » ou « Endless Sunset » n’auraient d’ailleurs certainement pas dépareillé, à plein volume, sous le ciel bleu de l’île. Et dieu sait qu’on pourrait encore citer le titre des quatre autres morceaux extraits de « Subiza » tant son contenu regorge de luminescence. A l’heure des premières neiges, Delorean est le remède idéal contre la morosité des longues nuits d’hiver.

En live ce 14 décembre à la Rotonde du Botanique.

Cloud Nothings

Turning On

Écrit par

Au cours des derniers mois, on ne compte plus le nombre d’artistes pop lo-fi qui émergent aux States. Les derniers en date, Wavves et Best Coast, Californiens pour être plus précis, nous avaient proposé des œuvres de toute bonne facture. Dylan Baldi ne nous vient pas de la côte Ouest des Etats-Unis, mais de Cleveland, dans l’Ohio. Particulièrement doué, il propose tout au long de cet opus, de petites vignettes, systématiquement sous-produites. Un peu à la manière de Nathan Williams. Une collection de chansons mélodieuses, pas très lisses, sculptées dans l’esprit punk DIY. Maintenant, on se demande quand même si cette méthode ne relève pas d’une certaine forme d’intégrisme musical ou tout simplement, si elle n’est pas tout simplement due à un manque de moyens. Néanmoins, les 13 titres de « Turning On », puisés au sein de divers Eps, dépassent, en qualité intrinsèque, les premiers morceaux composés par son comparse californien. A ses débuts, Wavves n’avait, en effet, pas vraiment soulevé l’enthousiasme. Et certainement pas signé, à ses débuts, une composition pop aussi furieuse et envoûtante qu’« Old Street », une chanson par ailleurs caractérisée par ses harmonies subtiles, la très cool « Hey Cool Kid » ou l’efficace « Turning On », parcourue par une ligne de basse aussi irrésistible que caoutchouteuse. Ajoutez-y une guitare fuzz, un synthé foutraque, une voix d’ange déchu et vous obtiendrez une formule magique, déjà entendue chez les Texans d’Harlem, cette année. Pourtant, à l’écoute de ces morceaux, on a le droit d’être frustré. Et pour cause, il suffit d’imaginer la forme séduisante qu’ils pourraient revêtir, s’ils étaient passés entre les mains d’un excellent producteur. 

Dylan est à peine âgé de 18 ans. Et au vu de son talent, on et en droit d’attendre monts et merveilles de son Cloud Nothings ! Suffira peut-être qu’il suive la voie récemment tracée par Wavves. La sortie de son premier véritable opus studio est prévue pour 2011. Il a déjà été enregistré sous la houlette de Chester Gwazda (Dan Deacon et Future Islands). Vu la qualité des maquettes de « Turning On », il ne peut que confirmer…

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