Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

logo_musiczine

Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Biohazard 8/8/26
Biohazard 8/8/26
Chroniques

Les Copeland

Don't let the devil in

Écrit par

Les Copeland est issu du Canada. De Colombie Britannique, très exactement. Il est âgé de 45 balais. Dans le domaine des cordes, c’est un véritable expert. Il a d’ailleurs assimilé des tas de styles, depuis le Mississippi Delta blues au jazz, en passant par le celtic folk et le finger picking Piemont. Il excelle aussi bien sur la gratte acoustique qu’électrique. Il a composé 14 des 15 plages de son premier opus.

L’intro de "That needing time" est très rythmique, percussif dans l'attaque des cordes acoustiques. Il me rappelle Bert Jansch, un musicien britannique. Sa voix est grave et assurée. Grâce au re-recording, il inocule discrètement quelques doses de slide électrique. La production est bien équilibrée. Instrumental, "Ry cooder" rend évidemment hommage au célèbre guitariste américain, féru de musique world et traditionnelle américaine. Le son de la slide est à la fois métallique et d’une grande pureté. La voix de Copeland impressionne tant elle se révèle naturellement autoritaire. Et "What's your name", un duo qu’il partage en compagnie de Michael Frank, le boss du label Earwig, préposé pour la circonstance à l’harmo, en est une belle illustration. Les est un gratteur prodigieux. Son jeu paraît simple, mais en réalité il est d'une savante complexité. En outre, il parvient à produire ses effets au moment le plus opportun. Il interprète "Distant train" en picking, un blues de bonne facture, dans l’esprit des meilleurs artistes du style! Le thème du chemin de fer hante également "Riding the sky train". Il glisse subtilement son bottleneck sur son manche, arrachant parfois des sonorités orientales. Douce ballade folk, "Silently" est parcourue par le souffle délicat de son harmonica. Une seule reprise : "Anna Lee" de Robert Nighthawk. Un Chicago blues remarquable, empreint de sensibilité et d’émotion, au cours duquel Les est rejoint par un second six-cordiste, le vétéran David ‘Honeyboy’ Edwards (NDR : Copeland a tourné pendant 14 années au sein du backing band du légendaire bluesman), dont le jeu est plus fragile, hésitant même, mais tellement authentique. David est toujours au poste pour le sombre "How's that drummer", dont l’histoire raconte l'épisode au cours duquel le drummer s’est taillé avec la compagne de Les! Les aime aussi beaucoup le jazz. Surtout mélodique. Et son phrasé, proche de Charlie Christian, est impeccable tout au long de l'instrumental "Ginseng girl". "Wet paper bag" évolue dans le même style, mais manouche. Ce qui lui permet de s’évader sur ses cordes acoustiques. Chargé d’émotion, très dépouillé, "Everyday people" constitue le dernier blues de l’elpee. Michael Frank souffle ultimement dans sa musique à bouche lors du titre maître, une plage qu’il chante à la manière d’un protest singer. Empreinte d’une grande délicatesse, la finale est instrumentale. A vous couper le souffle ! Une compo très belle, bouleversante, intitulée "Crying for an angel". Elle reflète les sentiments éprouvés par l'artiste, comme illuminé par cette douceur angélique. Dans le style, cet opus est de très bonne facture. En outre, les textes, qui ne figurent malheureusement pas au sein du booklet sont remarquables…

 

Michael Bormann

D.i.f.f.e.r.e.n.t.

Écrit par

Fils de musicien, Michael Bormann est âgé d’à peine treize ans lorsqu’en 1979, il fonde High Voltage. Le combo qu’il partage en compagnie de son frère publie plusieurs albums et remporte un succès d’estime en Allemagne. Cependant, c’est au sein de Jaded Heart, le groupe disputant à Fair Warning, le titre de ‘meilleure formation A.O.R. d’Outre-Rhin’, qu’il rencontre le succès. Son talent vocal l’amène à partager le destin d’autres formations, dont la plus célèbre est Bonfire, pour laquelle il tourne pendant deux ans sans sortir d’album. Chanteur, multi-instrumentiste, compositeur et producteur de talent, il consacre tout son temps à la musique.

« D.i.f.f.e.r.e.n.t. », son quatrième opus solo sort le 19 novembre 2010 chez AOR Heaven. Et on peut dire que l’hiver sera chaud pour les amateurs de hard rock aux mélodies sucrées et de jolies ballades acoustiques. Michael Bormann c’est avant tout une voix superbe, une combinaison parfaite entre la douceur de Bon Jovi et la chaleur râpeuse de Joe Eliott (Def Leppard). Mais l’Allemand est aussi un musicien accompli. Sur  « D.i.f.f.e.r.e.n.t. », c’est lui qui se charge de la plupart des instruments (NDR : quelques soli ont été confiés à des amis). Il compose tous les titres, les enregistre et les produit.

Musicalement non plus, nous ne sommes pas loin de Bon Jovi, ni de la période la plus commerciale de Def Leppard. Les douze titres sont bien produits, et se partagent entre un hard FM ultra-léché et dynamique (qui aurait fait fureur sur les ondes américaines dans les années quatre vingt) et les ballades acoustiques romantiques à souhait (NDR : toutefois, nous nous serions quand même bien passés de ce « Was Mir Fehlt » un peu poussif chanté entièrement dans la langue de Goethe). Ce petit désaccord linguistique mis à part (après tout, nous sommes en Belgique), « D.i.f.f.e.r.e.n.t. » est une véritable réussite qui réjouira non seulement les fans de Jaded Heart, mais aussi les amateurs de très bon rock mélodique à la sauce américaine.

Carl Barât

Carl Barât

Écrit par

Carl Barât et Pete Doherty étaient co-leaders au sein des The Libertines ; mais le premier cité n’est pas, à l’instar de son ex-compère, adepte des tabloïds british. Depuis le split de la formation, en 2004, il tente, vaille que vaille, de refaire surface, malgré les moments difficiles qu’il a traversés (dépression, maladie, …) En 2005, il avait ainsi fondé les Dirty Pretty Things, une aventure qui lui avait permis de publier deux albums. Faute de succès vraiment convaincant, il décide de mettre un terme à l’histoire du groupe. C’était en 2008. Depuis cette époque, il ne donnait plus signe de vie. Et puis deux bonnes nouvelles sont venues simultanément, le remettre sous les feux de l’actualité. Tout d’abord une reformation des Libertines, afin d’accomplir une mini-tournée. Et surtout, la sortie de son premier elpee solo.

Sur ce long playing, on découvre un Carl Barât introspectif, authentique, sincère. Mélancolique, mais jamais morose. Il se dévoile à travers des textes qui parlent de sa vie, de ses désillusions, de ses déceptions amoureuses. Il tire, en quelque sorte, le bilan de son existence. Et l’artwork de la pochette, illustré par une photo qu’il a prise de lui-même, sur laquelle on aperçoit sa compagne, confirme cette impression. En outre, davantage qu’éponyme, le titre de son album est vraiment explicite.

Pourtant les compos de son elpee sont rythmées et intenses. Les arrangements sont parfaits. Et je pense tout particulièrement aux accords de piano prodigués tout au long de « The Fall » ou aux cordes qui bercent « So Long, My Lover ». Ce qui n’empêche pas certaines plages de se révéler très allègres, à l’instar de « Run With The Boys ».

Perso, j’estime qu’il s’agit du meilleur opus d’un ex-Libertines depuis la séparation du groupe. Mais surtout, il révèle le talent d’un songwriter, qu’on n’imaginait pas…

Autolux

Transit Transit

Écrit par

Paru pendant la période des vacances, l’excellent dernier album des Etasuniens d’Autolux est plutôt passé inaperçu. Un dix titres qui mérite pourtant un arrêt sur image.

Fondé en 2000 et rapidement signé en 2001, sous le label DMZ –petite écurie créée par T-Bone Burnett et les frères Coen– Autolux a dû attendre 2004 pour nous illuminer de son premier long playing, « Future Perfect ».

Malgré un accueil élogieux de la critique, le trio de Los Angeles doit encore patienter six longues années avant de pointer le nez sous la forme d’un deuxième opus. Une paresse créative (deux LP et un Ep en dix ans !), un caprice artistique, un défi à la perfection ? Peu importe. Le résultat est stupéfiant. Une pop lo-fi expérimentale subtilement éclectique qui conjugue les genres : dream-pop,  shoegaze, krautrock, électronica, post-punk... « Transit Transit » se caméléonne habilement et superpose des nappes atmosphériques joliment souillées et simplement tortueuses. Une simplicité cachée d’un kaléidoscope aux facettes sonores plus brillantes les unes que les autres. Une diversité de sons dissemblables chantant à l’unisson. Véritable laboratoire musical, la galette allie le limpide et le brouillon, le chaos et l’harmonie. Un pur désordre coagulé d’un bricolage électro intelligemment organisé. Deux voix exsangues et désincarnées viennent porter le coup final. Une œuvre qui ne s’enlise pas dans la fréquente linéarité de la scène indie rock des années 80-90. Bien entendu, les comparaisons vont bon train : Blonde Redhead, Sonic Youth, Can, My Bloody Valentine, Swirlies, Pale Saints… Mais le groupe parvient à conserver une identité unique. Sans se couper de son passé, il innove.

Les plus belles expressions esthétiques ne suscitent-elles pas souvent de la tristesse ? Si tel est le cas, écoutez la première piste et vous tomberez rapidement sous le charme dépressif d’« Autolux ». Un nymphée d’où s’échappe un timbre plaintif qui imprimerait la voix d’un Thom Yorke sous Effexor, une séquence électro lugubre en boucle, des backing vocals venues des contrées les plus tristes d’Islande… D’emblée, « Transit Transit » s’évertue à assouvir vos pulsions les plus morbides.

Globalement, ce dernier long playing made in California explore des ambiances hautement atmosphériques. A grands coups de guitares noisy et de pédales de distorsion, « Census » et « Headless Sky », hybrides entre My Bloody Valentine et Ride, font écho aux grands remous bruyants des côtes du Pacifique.

Autre facette du groupe, les tendres ballades oniriques de « Spots », « The Boucing Wall » et « The Science Of Imaginary Solutions ». Lieux sonores où la caresses des deux voix mixtes (Eugene Goreshter et Carla Azar), le piano domestiqué, la batterie délicate tracent d’étranges voyages imaginaires. Puis, soudainement, changement de cap. La folie confuse ressurgit sur les mélodies alambiquées de « Audience No. 2 ». Un single complet sur lequel l’ancien Autolux rejoint le nouveau. Un tracklisting qui ne s’ennuie jamais. Qui ne vous ennuie jamais.

« Transit Transit », un sadisme sonore hypnotique chaudement recommandé.

 

24 Pesos

Busted broken and blue

Écrit par

24 Pesos n’est pas une formation texane ou mexicaine, mais bien insulaire. Il faut d’ailleurs avouer que la scène blues britannique, n’est plus très prolifique. C’est donc une bonne surprise. Les musiciens sont issus de Londres et du Sud de l’Angleterre. Leur leader n’est pas un inconnu, puisqu’il s’agit du chanteur/guitariste/compositeur Julian Burdock. Habitué des circuits belges, il avait monté, il y a quelques années, un trio répondant au patronyme de Waterzooi, un combo impliquant une section rythmique tournaisienne. Il se produit encore régulièrement sur le Vieux Continent, en compagnie de musicos locaux, sous le patronyme de Julian Burdock Blues Experience.

Il aime, par-dessus tout, la musique qui remue : le funk et le blues. Il a monté 24 Pesos en 2008, un quartet au sein duquel milite le bassiste Silas Maitland (NDR : également producteur de l’opus), l'organiste Moz Gamble et le batteur Mike Connolly. Le band avait publié un premier elpee en 2009 : "The boogie worm"

"Maxwell street" est une ouverture royale. Le son du dobro est métallique. La voix de Burdock sort vraiment de l'ordinaire. Rocailleuse, elle véhicule un vécu certain. Elle nous entraîne dans cet univers sonore rythmé à souhait. Tous les acteurs sont bien en place. En trame de fond, les sonorités de l'orgue Hammond apportent une densité judicieuse à la compo. La slide en profite pour se libérer. Julian a du métier. Sa musique est excitante. Comme si vous aviez des fourmis dans les jambes. Nous avons tous envie de regagner Maxwell Street, ce soir. L’orgue est toujours bien présent pour le funkysant "Never saw the devil", une obsession des bluesmen. Nos Pesos s’inspirent ici manifestement du géant texan disparu, Freddie King. La section rythmique est imparable. Direction les grands espaces du delta du Mississippi pour un "Waitin' at the station", toujours imprimé sur un tempo soutenu. Julian double avec bonheur et panache, slide et harmonica. "In the summertime" (NDR : non, non, ce n’est pas le hit de Mungo Jerry) baigne au cœur d’une atmosphère torride. La slide et l'harmo sont toujours à l'avant-plan. Julian malmène son bottleneck comme un vétéran du sud. Ses partenaires répondent à son chant conquérant. Le band possède un style bien propre et affiche une cohésion qui force le respect. Les compos sont solides. Orgue et slide dialoguent à haut niveau, tout au long de "Lowdown sweet and dirty", une compo qui mêle gospel, blues et soul, en lorgnant vers Memphis. Outre leur delta funk, les Pesos injectent un zeste de rap sur "Live my life to sing the blues". Une plage puissante, musclée, dévastatrice. Le registre vocal de Julian est particulièrement ample. Et il le démontre tout au long la douce ballade soul, "Somebody else". Swing et le jump alimentent le titre maître, une compo réminiscente des Stray Cats de Brian Stezer. "Day become night" campe le slow blues de circonstance. En finale, "Neckbones and gumbo" nous replonge dans ce que les 24 Pesos font le mieux : le funky blues. Cette voix chaleureuse, les cordes et l’orgue : tout nous rappelle la Nouvelle Orléans et en particulier l’ensemble mythique Little Feat. Un chouette album !

Suzanne Vega

Close Up – Vol 2 – People & Places

Écrit par

Suzanne Vega, c’est 25 ans de carrière, 7 millions d’albums vendus et 7 nominations aux Grammy Awards. L’Américaine s’est imposée comme l’une des plus grandes songwriters de sa génération et une inspiration pour beaucoup de musiciens.

Née à Santa Monica, en Californie, le 11 juillet 1959, Suzanne Vega grandit dans un quartier défavorisé de New York. Très tôt, elle commence à embellir son quotidien en écrivant des poèmes, puis des chansons. Elle apprend également à jouer de la guitare, et se construit une solide culture musicale, en écoutant de vieux disques de folk, de jazz ou encore de bossa nova. Le soir, après ses études, elle joue dans des petites salles de Greenwich Village et commence à se faire connaître. Son style très traditionnel, inspiré de grands noms de la musique comme Bob Dylan, Leonard Cohen, les Beatles et Lou Reed, séduit le public mais ne convainc pas les producteurs. Il lui faudra persévérer jusqu'en 1985 pour sortir enfin un premier album éponyme. Deux ans plus tard, « Solitude Standing » la révèle au monde entier. Il recèle des tubes comme « Tom' s Dinner » ou « Luka », qui aborde le thème de l'enfance maltraitée. L'opus suivant, « Days of Open », est plus expérimental et rencontre un accueil mitigé, vite effacé par la rythmique contemporaine de « 99, 9 Degrees Fahrenheit », produit par son époux Mitchell Froom. Leur divorce sera d'ailleurs le thème principal de « Songs in Red and Gray », paru en 2001.

Dès lors, Suzanne Vega se repose sur une gloire assurée. Mais après cinq ans d’absence volontaire, entrecoupée de la sortie d’un best of en 2003, « Retrospective », elle décide de sortir de son mutisme pour nous proposer son dernier album studio en date « Beauty and Crimes ».

La Newyorkaise qui a collaboré avec, entre autres, Léonard Cohen, revient ainsi pour une série de 4 albums qui compileront quelques uns de ses plus grands succès comme ses plus belles perles rares revisitées en acoustique minimalement folk...

« Close Up » en est le second volume. Le premier tome de ses mémoires « Close up volume 1 - Love songs »,  compilation mielleuse et mélancolique était sorti en juin dernier.

Pour les fans uniquement.

Various Artists

Strange Games & Funky Things Volume 5, Compiled by DJ Spinna & BBE Soundsystem

Écrit par

Figure incontournable dans le milieu du hip hop, le producteur et DJ Vincent Williams, plus connu sous le pseudonyme de DJ Spinna, s’est illustré, entre autres, sur des remixes réalisés pour De La Soul ou encore Stevie Wonder. En plus d’être un technicien hors pair, le Newyorkais est également, au même titre qu’un Danny Krivit, une bible en matière de raretés que les puristes tentent de dénicher en vain. Sa dernière galette en date est donc publiée sur le label londonien bbe. Les Britons se sont penchés sur Spinna afin de concocter leur cinquième compilation de leur superbe série intitulée « Strange Games & Funky Things ». Ces compiles créées au cours de l’été 1997 recouvrent la soul, le hip hop et le R&B des 70’s, 80’s et 90’s. Elles proposent des tracks aux grooves hypnotiques ; et les raretés mixées sont un véritable régal, à l’instar des recueils issus du catalogue Soul Jazz ou encore Strut.

Pour ce 5ème volume, la complicité entre DJ Spinna et la BBE Soundsystem (Peter Adarkwah et Jonathan Rau) est irréprochable et les mixes s’enchaînent à la perfection. Jonglant entre hymnes soul et grooves disco, les titres défilent à une vitesse vertigineuse. Faut dire que les morceaux sont, en général, assez courts. Ce qui n’empêche pas de savourer des plages comme « Family Tree ». Ou encore la cover du « Gimme Shelter » des Stones par Merry Clayton, une petite merveille au cours de laquelle le rock qui roule vient se frotter à la soul black. Le tout magistralement remodelé par Clayton. Sans oublier le très bossa nova « Brazilian Skies » de Bill Summers (percussionniste de Herbie Hancock), un titre superbement remixé par Spinna qui clôt cette compilation qui vous en met plein les oreilles. Indispensable !

 

Sharko

Be(a)st of

Écrit par

Sharko, c’est David Bartholomé. Et David Bartholomé c’est le Tintin du rock belge… Ses débuts, il les a accomplis en solitaire. Déjà. Dès 1992. Mais il meuble rapidement sa solitude, à l’instar du plus illustre reporter de notre plat pays. Et pour cause, après avoir publié un premier cd solo, intitulé « Feuded », en 1997, dont il extrait l’excellent single « Wake Up », il s’adjoint les services d’un fidèle compagnon. Depuis le second millénaire, dans le rôle de l’inséparable Milou, Henri Teuk l’épaule donc aux guitares.

Douze mois plus tard, vêtu d’un imperméable vert (NDR : celui de Tournesol ?), Julien Paschal débarque et récupère les baguettes que David se réservait énergiquement jusqu’alors. Le line up résiste jusqu’en 2008 où, fatigué par le rythme et lassé des tournées, le drummer passe le relais à Charles Decroix (Dupont ?), lui-même remplacé en 2010 par Laurens Smagghe (Dupond ?)

Depuis les prémices de sa carrière, David a toujours privilégié la musique qui pouvait ‘percuter’ sur scène. C’est dans ce contexte qu’il faut donc aborder ce Be(a)st of. Quinze titres qui sont autant de crochets à la face, de directs au foie, d’uppercuts au menton ou de jabs en pleine poire. Après douze ans de carrière, notre Tintin national a choisi et remasterisé ce qu’il y avait de plus révélateur parmi ses cinq albums studio. Dans sa sélection (elle aurait pu être plus large encore), on épinglera plus particulièrement les trois versions inédites de « Excellent », « Spotlite » et du très dance-floor « We Should Be Dancing ». A ces trois nouvelles versions s’ajoutent pêle-mêle, pour le plus grand bonheur des fans, des titres tels que « Rise up », « Motels », « Sweet Protection » ou encore « Since You Called » et « Yo Heart ».

Une excellent sélection, donc pour ce Be(a)st of, résumé parfait d’une carrière débutée, ben oui, en 1992, où exilé aux USA, David faisait déjà parler de lui dans de petits clubs folk-grunge de la côte ouest.

‘Tintin en Amérique’, seconde version, en quelque sorte !!!

A voir d’urgence sur scène si vous n’en n’avez pas encore eu l’occasion. Son dernier set, auquel j’ai pu assister était même mémorable. C’était dans le cadre de l’édition 2010 du festival Sugarock (NDR : voir le compte-rendu consacré à cette prestation, dans notre rubrique festivals).

A qui attribuer le rôle du capitaine Haddock, dès lors ???

Ben ce s’rait p’têt bien leur producteur Dimitri Tikovoï (Placebo, The Horrors, Goldfrapp) qui, depuis cinq ans, se décarcasse pour les pousser vers le haut en leur donnant toujours plus de puissance et de moyens d’expression.

Indispensable !

 

Page 457 sur 1252