Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Geike prône la beauté de la confusion…

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Ex-vocaliste de Hooverphonic, Geike Arnaert a publié son premier album solo ce 17 octobre 2011. Elle présentera cet opus en live au Centre culturel de Woluwe-Saint-Pierre, ce samedi 13 octobre 2012 à partir de 20h30. Elle avait également gravé un elpee éponyme pour Dorleac, l’an dernier et en 2007, chez Chromea, intitulé « Radea ». Son nouvel essai s’intitule « For the beauty of the confusion ».

'Le feu sous la glace, de quoi faire jaillir un geyser'.

Pour plus d’infos : http://www.geike.be

 

Marillion

L'album de la maturité

Marillion est un des secrets les mieux gardés au sein du petit monde de la musique pop/rock. Au cours des années 80, ce groupe britannique était le fer de lance du renouveau du rock progressif, notamment grâce à des hits tels que ‘Kayleigh’ ou ‘Incommunicado’. Suite au départ du chanteur, Fish, c'est Steve Hogarth qui a repris le rôle de leader. Le groupe connaitra ensuite des fortunes diverses, fondera son propre label et sera un des premiers  à développer un lien très étroit avec ses fans via internet, sans l'aide des majors et des médias ; et ce, bien avant Radiohead ou NIN. Aujourd'hui, la formation a vendu au total plus de 15 millions d'albums et a joué devant plus de 3 millions de spectateurs. Nous avons rencontré Steve Hogarth à l'occasion de la parution de leur dernier opus, ‘Sounds That Can't Be Made’.

Publié le 24 septembre prochain, ce long playing, sera le 17ème dans la longue carrière du combo. Il marque une nouvelle évolution en proposant, non pas un concept-album, mais plutôt une collection de chansons très fortes et autonomes allant de la ballade romantique (‘Poor My Love’) au tour de force progressif (NDR : ‘Gaza’, qui s’étale sur plus de 17’). L'album de la maturité? "Oui, je crois qu'on peut le dire", confirme Steve Hogarth. "Il représente bien la situation dans laquelle nous sommes dans notre voyage artistique. Ce disque recèle certaines compositions qui peuvent être considérées comme les meilleures depuis longtemps".

‘Power’ est notamment un morceau particulièrement... puissant, dont le refrain s'envole vers les sommets : une pure merveille. "Effectivement, le feedback de cette chanson est très positif. Nous aurions peut-être dû la développer un peu plus, lui donner plusieurs dimensions, mais elle tient bien la route." Elle pourrait devenir un excellent single? "Bien sûr, vu que qu’elle est comparativement assez courte (NDR: 6 minutes, quand même) mais franchement, je ne vois plus l'utilité de sortir des singles aujourd'hui."

‘Sounds That Can't Be Made’ a été essentiellement enregistré dans le studio de Marillion, Racket Studio ; mais aussi dans ceux de Peter Gabriel à Bath, le célèbre Real World. Ils y sont restés plus d’une semaine. "Elle a été très fertile pour nous", poursuit Steve. "C'est un endroit où l'on peut habiter, ce qui nous a procuré davantage de flexibilité et surtout, nous a rendu l'impression de former un 'gang', comme à nos débuts."

A la production, Michael Hunter, fidèle au groupe depuis 2007, a donné toute sa cohésion au nouveau CD. "Le rôle de Michael est essentiel", souligne Steve. "Il a compris l'esprit de Marillion, surtout l'importance que nous accordons à la scène et au contact avec le public." Serait-il devenu en quelque sorte le 6ème membre de la bande? "Oui, on peut le dire. Il est arrivé souvent qu'il assemble lui même des morceaux d'enregistrements pour nous proposer de nouvelles idées. C'est notamment grâce à lui que 'Gaza' a pu prendre forme et devenir ce morceau complexe de 17 minutes."

Une des chansons les plus accessibles est ‘Lucky Man’. L'occasion de demander à Steve Hogarth s'il se considère comme un 'homme heureux'? "Oh mon Dieu oui! Quiconque à ma place le serait. Je me considère comme extrêmement chanceux. Je connais de nombreux musiciens, excellents au demeurant, qui ne parviennent pas à nouer les deux bouts. Je suis au sein d’un groupe qui jouit d'une totale liberté. Nous ne subissons aucune pression pour sortir un single, d'être diffusé à la radio, etc. En plus, nous ne sommes même pas célèbres, ce qui est bien! Je peux me promener dans la rue sans être importuné par des gens stupides qui ne comprennent pas ma musique et me posent des questions sur ce qu'ils ont lu dans les journaux. J'ai une très belle vie. Nous ne sommes pas millionnaires mais nous vivons bien. J'ai une belle maison, une jolie petite amie, un magnifique petit garçon, une superbe famille. Je viens de faire ce put*** de bon album ; si je ne suis pas heureux, qui peut l'être?"

Marillion s'embarquera pour une tournée qui passera par l'Angleterre, l'Amérique du Sud, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, etc. Tiens, pas de concert en Belgique? "Ce n'est pas voulu", justifie Steve. "C'est juste que nous n'avons pas reçu de proposition qui puisse convenir. Nous aimons jouer en Belgique. Il y trop longtemps que nous ne nous y sommes pas produits. Je me souviens de ce concert à l'Ancienne Belgique en 1989 : il faisait tellement chaud que, quand j’ai quitté la scène, j'avais l'impression d'avoir traversé une rivière à la nage..."

L'appel est lancé aux promoteurs belges. Surtout à l'Ancienne Belgique et au Biebob, qui devraient se sentir visés. Grâce à son prog-rock intelligent, bien plus proche de Radiohead, Razorlight ou Muse que de Genesis, Marillion a tout pour séduire le public belge. En plus, c'est principalement en ‘live’ que la formation prend sa pleine dimension, en créant une véritable communion avec ses fans. En attendant, on ne manquera pas le concert au Splendid à Lille, qu’elle accordera le jeudi 15 novembre prochain!

Pour plus d'infos et pour commander le nouvel album: www.marillion.com

Preview du nouvel album: www.youtube.com/playlist?list=UUZRP6c2JuCCZhG4jMjYaYtw

 

Thom Yorke par défaut…

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« Default », c’est le titre du single du nouveau projet de Thom Yorke, le leader de Radiohead. Il est disponible sur le site du groupe baptisé Atoms for Peace.

Outre Thom, le line up implique Flea (Red Hot Chili Peppers), le producteur Nigel Godrich, Joey Waronker (Ima Robot) et le percussionniste brésilien Mauro Refosco.

La sortie de l’album est prévue pour début 2013.

http://www.atomsforpeace.info

Une introduction à… Crime & The City Solution

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Le label Mute annonce un nouvel épisode de sa série ‘An introduction to…’ consacré au groupe australien Crime & The City Solution, à travers une rétrospective intitulée ‘A History Of Crime - Berlin 1987 – 1991’.

Pour la circonstance, le groupe a sélectionné des titres issus de sa trilogie berlinoise : « Shine » (1988), « The Bride Ship » (1989) et « Paradise Discotheque » (1990).

L’album recèle  également un des derniers chefs d’œuvre du groupe, « The Adversary », issu du film "Jusqu’au Bout du Monde" réalisé par Wim Wenders (1991).

« An Introduction To… » prélude la sortie d’un nouvel opus intitulé « American Twilight ».

Enregistré à Detroit, il s’agira du premier album studio de Crime & the City Solution publié depuis 1990, « Paradise Discothèque ».

La sortie est prévue pour début 2013 et sera précédée par une tournée mondiale, qui débutera en octobre. 

http://crimeandthecitysolution.com

Tracklisting

All Must Be Love
Hunter
On Every Train (Grain Will Bear Grain)
Home Is Far From Here
Keepsake
The Bride Ship
Free World
New World
I Have The Gun
The Dolphins & The Sharks
The Sun Before The Darkness
The Last Dictator Part 1
The Last Dictator Part 2
The Last Dictator Part 3
The Last Dictator Part 4
The Adversary

 

Un second mandat pour Paul Banks !

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Le 22 octobre sortira le second album solo de Paul Banks, le chanteur d’Interpol. Il s’intitulera tout simplement « Banks ». Et c’est également ce jour-là que le dandy américain se produira en concert, à l’Ancienne Belgique de Bruxelles.

Un premier extrait est en téléchargement gratuit sur le site du label Matador.

http://www.matadorrecords.com/matablog/category/paul-banks/

 

Le règne de la terreur suivant Stupeflip

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Le ‘crew’ Stupeflip (King Ju, Cadillac et MC Salo) est de retour avec un Ep 5 titres intitulé « Terrora !! » et un DVD live de 18 titres baptisé « The Hypnoflip Invasion », disponible en digital et digipack dès ce 17 Septembre 2012.

http://www.dailymotion.com/video/xhso0s_stupeflip-stupeflip-vite_music

http://www.stupeflip.com/

https://www.facebook.com/stupeflip

http://www.twitter.com/stupeflipnews

http://www.youtube.Com/stupeflipofficiel

 

 

Bob Dylan toujours à la page…

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Bob Dylan lance une application mobile pour son nouvel opus « Tempest » qui est sorti ce vendredi 7 septembre.

Il s’agit du 35ème album studio de Bob Dylan, en 50 ans de carrière.

Dylan donne la chance aux fans de découvrir l’album dès maintenant grâce à une application simple d’utilisation sur leur téléphone portable.

Dans 11 villes du monde, dont Bruxelles, se trouve un lieu où vous pourrez écouter ses chansons avec votre GSM via un lien activé.

A Bruxelles, cet emplacement est le tout nouveau Hard Rock Café sur la Grand-Place. Les autres villes sont, entre autres, Londres, Amsterdam, Melbourne, Sao Paolo, Toronto et Stockholm.

Si vous vous trouvez dans l’un de ces lieux, activez la géo-localisation sur votre téléphone, allez sur le site www.listentobobdylan.com et en un clic, vous êtes connecté.

L’application fonctionne dans un rayon de 150 mètres autour de l’Hard Rock Café et est active jusqu’au 13 septembre.

Bob Dylan a lancé la semaine passée la vidéo de son premier single “Duquesne Whistle”.

http://www.youtube.com/watch?v=mns9VeRguys

www.bobdylan.com

https://www.facebook.com/LegacyMusicBelgium#!/hrcbrusselshttps://www.facebook.com/LegacyMusicBelgium#!/LegacyMusicBelgium

 

Cali en acoustique…

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« Mes vieux cinglés », c’est le titre de la nouvelle vidéo de Cali enregistrée sous un format acoustique. Elle prélude la sortie d’un nouvel opus, prévu pour le 26 novembre, et dont la production a été confiée à Frédéric Lo.

http://www.youtube.com/watch?v=lNwr3X6gwys

www.calimusic.fr

 

Oxmo Puccino, un roi sans carrosse !

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Electron libre de la scène hip-hop française, Oxmo Puccino publiera son nouvel album le 17 septembre prochain. « Roi sans carrosse » a bénéficié du concours d’Orelsan, de Busta Flex et de Youssoupha.

Unique en son genre cet artiste est à découvrir en concert, le 29 novembre, au Cirque Royal de Bruxelles.

Le clip du premier extrait, « Sucre Pimenté », est disponible sur YouTube.

http://www.youtube.com/watch?v=jlreLoViH

 

 

Les « Mungodelics » de Mungolian Jetset…

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Mungolian Jetset est un duo norvégien réunissant Pål ‘Strangefruit’ Nyhus et Knut Sævik. Leur nouvelle œuvre paraîtra ce 25 septembre sur le label de Todd Terje, Smalltown Supersound. Elle s’intitulera « Mungodelics ». Cet opus fait suite à « Schlungs », un premier essai paru en 2011.

http://www.triangle-magazine.com/musique/mungolian-jet-set-mungodelics/

Tracklisting

1. Mungolian Jetset presents Jaga Jazzist vs. Knights Of Jumungus : Toccata
2. Mungolian Jetset vs. Unni Wilhelmsen : Revolving Door
3. Mungolian Jetset : Smells Like Gasoline
4. Mungolian Jetset vs. Athana : Mung`s Picazzo
5. Mungolian Jetset : Mush In The Bush
6. Mungolian Jetset : People On Strong Stuff
7. Mungolian Jetset presents The Sjukt : Ghost In The Machine
8. Mungolian Jetset presents Knights Of Jumungus : The Dark Incal

 

Du carbone Organic ?

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Organic est une formation belge dont le premier opus paraîtra sur le label suédois Complet Control Productions. Ce sera pour le 28 septembre. Intitulé « Under Your Carbon Constellation », il sortira sous la forme d’un cd 12 titres, mais également d’un double vinyle de 16 pistes.

Le premier single "Waves are Running" est déjà  disponible en téléchargement sur le site du label : http://ccproductions.bandcamp.com/album/waves-are-running-single

Le groupe se produira en première partie de Graham Coxon, ce 21 septembre, à l'Orangerie du Botanique.

http://www.thisisorganic.be/

http://soundcloud.com/organic-music-1

http://www.facebook.com/newwavestoner

 

OS MS MR ?

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MS MR est un duo new-yorkais dont le nouveau titre s’intitule « Bones ». Au menu : mystère et pop tordue. Fidèle à son ossature, le groupe a utilisé, pour concocter cette compo, les ingrédients qui ont fait le succès de « Hurricane ».

Tracklisting:

1.      Bones

2.      Hurricane – single #1, vidéo ici  
3.      Dark Doo Wop
4.      Ash Tree Lane

http://www.msmrsounds.com

http://soundcloud.com/msmrsounds

http://www.facebook.com/msmrsounds

http://www.twitter.com/msmrsounds

http://www.youtube.com/user/msmrsounds

http://msmr.bandcamp.com

http://msmrmusic.tumblr.com/

http://vimeo.com/user7580805

http://www.myspace.com/msmrsou

http://msmrmusic.tumblr.com/

 

 

Buildings

Melt Cry Sleep

Écrit par

Quoiqu’actif depuis 2006, Buildings vient seulement de graver son second opus. « Melt Cry Sleep » fait suite à l’autoproduit « Braille Animal » (récemment réédité chez Doubleplusgood). Pour la circonstance, le trio de Minneapolis (Minnesota) a décidé de passer à la vitesse supérieure en s’offrant les services de Bob Weston, bassiste de Shellac. Rien que ça !

Les trois compères nous balancent directement une musique noisy influencée par la quintessence du style pratiquée au cours des 90’s. Parmi les influences, on épinglera Shellac, Fugazi ou encore Jesus Lizard. Vu le mélange explosif et énergique de références, rien ne devrait résister à cet édifice. Mais pour donner davantage de relief à la solution sonore, la formation américaine nous réserve quelques interludes lancinants qui flirtent avec le post punk. Juste pour souffler quelques instants ; et avant de repartir de plus belle. Tout au long des 10 morceaux, Travis Kuhlman se déchaîne derrière ses fûts tandis que Sayer Payne fouette ses cordes de basse. Pendant ce temps, Brian Lake libère toute sa hargne aux vocaux, mais également à la guitare, dont il extrait des sonorités aussi stridulantes que dissonantes.

Sous haute tension, cet elpee permet à Buildings de libérer toute sa fureur, toute sa puissance. Mais pas sans nuances. Et c’est ce qui fait la spécificité de l’expression sonore du trio yankee. Et dans le style, cette formation est certainement une des plus intéressantes, rencontrées depuis de longues années…

 

Andrea Van Cleef

Sundog

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Andrea Van Cleef n’est ni étasunien ni néerlandais, mais italien. « Sundog » constitue son premier album solo. Pas un néophyte, cependant, puisqu’avant de se lancer dans une carrière en solitaire, il a milité au sein de toute une série de groupes pratiquant des styles différents. Depuis le garage punk (Thee Jones Bones) au rock alternatif (The Bogartz) en passant par l’expérimental (Brother K). Son projet en solitaire est essentiellement tramé dans le registre acoustique. Enfin plutôt americana. Car si ses compos sont ténébreuses et influencées par le folk des années 70 (« If », « Town Without Shade ») ou par le rock psyché (« The New Earth », « Pesadilla Motel »), l’instrumentation ne néglige pas pour autant les guitares électriques, l’orgue vintage ou encore les percussions discrètes. De quoi varier les climats. Quant à sa voix de baryton, elle est finalement assez proche de celle de Mark Lanegan.

Après Jester at Work et Fabrizio Cammarata, Andrea Van Cleefest est une nouvelle et chouette découverte issue de la péninsule. Et je vous recommande chaudement son album…  

 

Scottyboy Daniel

Mercy!

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Scott ‘Scottyboy’ Daniel est un vétéran du blues. Il roule d’ailleurs sa bosse sur les routes depuis de nombreuses années. Il est cependant basé à Kansas City, dans le Missouri. Son backing group réunit le guitariste Joe Mika, le bassiste Matt Browning et le drummer Jerry Riccardi. Scott chante et joue de l'harmonica. Sa musique baigne essentiellement dans le blues chicagolais ou issu de la West Coast.

Scottyboy comptait déjà un premier album à son actif. Paru en 2008, il s’intitule "Flip the switch". "Mercy!" rend un vibrant et émouvant hommage à l'une des plus grandes figures du blues contemporain, l’harmoniciste William Clarke, disparu trop tôt en 1996 alors qu'il n'avait que 45 ans. Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours d’un guitariste qui avait souvent joué en compagnie de Clarke, John ‘Marx’ Markowski, un musicien issu de Los Angeles. Et Mr Daniel a reçu la bénédiction de la veuve de Clarke, Miss Jeannette Lodovici, pour réaliser son projet ! Invité, Shinetop Jr, de son véritable nom Mike Sedovic (Blues Notions, Steve Gerrard & The National Debonaires) se charge des parties de piano. Pour concocter cet opus, Scott a puisé l’essentiel du répertoire parmi trois des 4 albums de Clarke parus sur le label Alligator dans les années 90 et chez "Tip of the Top", publié en 1987.

Les trois premières plages sont extraites de "Blowin' like hell" (gravé en 1990). Probablement la meilleure œuvre de William. La plage éponyme ouvre le long playing. Force est de reconnaître que Scottyboy a parfaitement assimilé le style du maître : le punch, la puissance de souffle et la technique. Tout y est. Après cette mise en bouche (?!?!?), "Lonesome bedroom" est le blues lent par excellence. Un frisson nous parcourt l’échine. Même la voix évoque Clarke. En outre, il injecte énormément d'émotion dans le jeu d'harmonica. "Lookin' to the future" est un shuffle énergique inspiré par le Chicago blues. Tout est parfaitement huilé. Les collaborateurs commencent à mettre le nez à la fenêtre. D'abord Shinetop Jr sur ses 88 touches d'ivoire. Puis Scott en personne. Et il est intenable. "A good girl is hard to find" nous transporte sur la Côte Ouest. Cet instrumental flirte avec le swing et le jazz. Le leader a empoigné l'instrument chromatique. Tout au long de cet exercice de style, Shinetop et John Marx sont comme des poissons dans l'eau. Marx est libéré. Plein de verve, il en devient même éblouissant sur les jumps californiens "Drinkin' beer" et "Your love is real". Incontestablement, c’est un des meilleurs gratteurs mondiaux dans ce style. Retour à Chicago pour le boogie blues "Love you, yes I do". Shinetop Jr brille au piano barrelhouse. Pas de moment faible. Scott est un élève hyperdoué. Sa version de "Steady" est chargée de nuances. Il s’attaque ensuite à trois plages issues de "Serious intentions", un LP sorti en 1992. Soit le saignant "Educated fool", "Feel like jumpin", caractérisé par une intervention remarquable de Shinetop et "Trying to stretch my money". "Lollipop mama" est de la pure dynamite. Mr Daniel y vide une dernière fois ses poumons. Lent et majestueux, "Tribute to William Clarke" est un long hommage exécuté sur l'harmonica chromatique. En fait, ce morceau est tout simplement la réplique du "Tribute to George Smith" que William Clarke jouait sur "Tip of the Top". 

 

Clayton Doley

Desperate times

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Agé de 38 balais, Clayton Doley est un spécialiste de l'orgue Hammond B3. Originaire de Melbourne, il est capable de tirer le maximum de son instrument. Cet Australien séduit tout autant le public jazz que blues. Il est également compositeur, chanteur, producteur et directeur musical de séries TV. Il est devenu très populaire au Canada, où il s'est produit dans le cadre de différents festivals. Notamment à Montréal et Toronto. Il avait été invité par l'artiste local, Harry Manx. Il drive son propre trio, qu’il a baptisé The Clayton Doley Organ Experience, un backing group impliquant un batteur et un guitariste. Il assure, à l’aide des pédales de son orgue, les parties de basse. Il répond souvent présent, quand il s’agit de collaborer aux sessions d’enregistrement de ses pairs. Il a ainsi apporté sa contribution à Margie Evans, les Mighty Reapers, Jimmy Barnes, Eugene Hideaway Bridges, Harry Manx et j’en passe. Pour concocter son elpee, Doley a reçu le concours du guitariste Champagne James Robertson et du batteur Davide Di Renzo.

L'orgue Hammond, c'est un son différent, tout de suite identifiable. Doley ouvre l’elpee par son "Dealing with the devil", une compo qui évolue à la fois dans la tradition blues et jazz. Tout en délicatesse, son toucher à l'orgue nous transporte. Surtout lorsqu’il épouse la voix. Et pourtant, elle est plutôt terne. Sa version du "Seventh son", un classique du blues écrit par le fabuleux Willie Dixon, est excellente. L’envol sur l’orgue est superbe. Cette adaptation me fait penser à Georgie Fame, un artiste anglais particulièrement doué dans le style qui avait récolté un succès certain au cœur des sixties. Le titre maître est incontestablement le meilleur morceau du long playing. Introduite par de jolies phrases dessinées par les claviers, elle constitue une belle promotion pour cet instrument! Signé Eroll Garner, "Misty" est un instrumental très jazzyfiant. Manifestement une des sources d’inspiration de Mr Doley, Jimmy Smith et Jack McDuff ! Et les échanges opérés entre l'orgue et les cordes de Champagne évoluent à un excellent niveau. "Friday the 13th" est une autre composition d'envergure. Sans doute autobiographique, elle reflète les difficultés rencontrées par l’artiste au cours de sa jeunesse. Un blues illuminé une nouvelle fois par la prestation des deux solistes, Doley et Robertson. L’elpee épingle encore quelques petites perles instrumentales, dont "Crooked crawl", "Chester drawers", caractérisé par des sonorités plus rock et l'hommage à son maître, Jimmy Smith, à travers "Chicken shack", un morceau couplé avec "How blue can you get", un titre issu du répertoire de BB King. De bonne facture, ce disque s’achève par le délicat "Permanent holiday".

 

Jann Halexander

Tristes Tropiques

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« Tristes Tropiques » n’est pas uniquement le titre de l’œuvre de Claude Lévi-Strauss, mais également celui du nouvel opus d’un chanteur franco-gabonais répondant au nom de Jann Halexander. Né un 13 septembre, il y a aujourd’hui 31 ans, cet artiste (?) aux multiples facettes (il gravite aussi dans le milieu de la pellicule) nous livre en 12 chansons ses impressions sur les thèmes du métissage, de la famille, de l’amour…

‘Tristes’ en effet sont les pauvres ritournelles mal fagotées, mal interprétées, sans aucun soutien musical et sans fond. Dès le premier mot ‘chanté’ par notre brave Euro-africain, on a la mauvaise impression qu’on ne pourra pas supporter ce disque jusqu’au bout. Et rien n’est plus vrai ! Tout est réuni pour passer un pauvre et triste moment. Désolé, mais la voix est ennuyeuse, pire même, elle est désagréable et me casse les oreilles. C’est comme ça ! Et le reste ne relève pas le niveau. Les compos sont mal embouchées, pauvres et ringardes. Les effets spéciaux réservés à « 3 Parques » sont à mourir de rire. Le ton se veut grave et susciter la réflexion, mais c’est l’effet inverse qui se produit dans mon pauvre cerveau embrumé par ce maelström de mauvais goût.

Sorry mon vieux mais ton album ne me convainc pas du tout. Il me bassine dès la première seconde et pour être honnête, je peux pas en dire plus car j’ai décroché dès la 4ème chanson introduite par une (très mauvaise) redite de « Chez ces gens-là » de Brel. Affligeant !

Merde, moi qui croyais reprendre avec de bonnes nouvelles après 3 mois d’absence, ben c’est raté…

Human Project

Human Project (Ep)

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Le collectif lillois Human Project se déploie sur plusieurs fronts entre écrits, œuvres graphiques et créations musicales. Ce projet citoyen centré sur l’‘Homme’ livre un premier Ep. Quatre titres opérant une fusion entre rock, ska (« Un Air 2 Vies ») et hip-hop, nappé d’une grosse louche de funk (« Ne Faire qu’un ») et épicé d’un chouia de valse (« Quand je sens le vent »). Imaginez Tryo repris par PPZ30 et vous aurez une bonne idée de leur style musical. La maîtrise est indéniable. Pas étonnant, puisque les membres du groupe sont issus de groupes comme l’Orchestre du Vetex ou Don Tomasino. Les paroles très premier degré et ‘humanistes’ peuvent se révéler dérangeantes (NDR : à l’instar de la formule ‘se comprendre soi-même pour mieux comprendre le monde’). Toutefois, les prestations scéniques du collectif devraient convaincre les plus sceptiques. Difficile toutefois pour votre serviteur, à travers ce quatre titres, d’adhérer au ‘Projet’ ; aussi comme la mascotte du groupe, ‘Humain Potentiel’, possède son profil Facebook, je vous invite à vous y connecter, pour faire plus ample connaissance…

 

Huoratron

Cryptocracy

Écrit par

Huoratron est le nom de scène d’Asku Raski, un Finlandais qui a entamé sa carrière en 2002. Son style ? L’électro-house. Bien que jouissant d’une belle notoriété en ‘live’, il vient seulement de graver son premier album, un disque paru chez Last Gang. Amusant, puisque ce label héberge également le groupe Boys Noize, dont le genre est relativement similaire.

Tout au long de « Cryptocracy », le Scandinave balance du lourd. Dans un registre bien personnel, son électronica pure et dure est capable de vous élever directement du plancher des vaches vers la stratosphère, sans étapes intermédiaires !

Personnellement, j’accroche parfaitement à cette méthode. Bien sûr le gaillard ne fait pas dans la dentelle ; mais si son approche est brutale, il a suffisamment de talent pour maîtriser son sujet. Son excellente électro-dark est alimentée par ses synthés 8 bits et une ligne de basse lourde, voire écrasante, mais évolue sur un tempo irrésistible.

Bien sûr, ce qui fait sa force est également sa plus grande faiblesse. Rien qu’en écoutant les premières mesures de « Sea of Meat » (NFR : morceau que j’apprécie tout particulièrement) on est mis au parfum. Sa musique adopte d’ailleurs parfois un profil Hardcore. Plus difficile à digérer pour le mélomane lambda.  

Cette électro agressive et sans concession s’adresse donc à un public averti. Qui devrait à coup sûr, s’en délecter…

 

PacoVolume

Massive Passive

Écrit par

Paco hausse le volume ! Intro certainement trop facile mais significative, car il y a 3 ans, PacoVolume n’avait convaincu qu’à moitié, lors de la sortie de « Manatthan Baby ». Et pour cause, malgré son talent de songwriter et de mélodiste (NDR : plus élevé que la moyenne), il n’était pas parvenu à ficeler des compos suffisamment consistantes. Sa nouvelle livraison devrait lui servir de rampe de lancement pour atteindre un début de notoriété, mille fois méritée.

Le Bordelais a donc décidé de pousser le curseur. A l’instar d’« Olaf & Paul », un titre dont les salves électriques rappellent The Wedding Present ! Ce qui n’empêche pas le Français de nous réserver un tube mélancolique et dansant, dans l’esprit de Metronomy (« Pales Winter Light »). Pour concocter « Massive Passive », Paco Volume s’est entouré d’un groupe. Ce qui explique sans doute pourquoi ses morceaux libèrent une puissance transcendante. Si l’ensemble manque néanmoins de folie, l’elpee recèle quelques pistes de la meilleure veine, marchant même sur les traces de Bloc Party (« Yallah Shalom ») ou lorgnant carrément vers David Bowie (« Galaxy of Stars ») !

Et pour que votre info soit complète, sachez que la production a été confiée à Julien Delfaud (Revolver, Phoenix ou Woodkid).

 

Chris Robinson

The Magic Door

Écrit par

Chris Robinson et Brotherhood viennent à peine de publier "Big Moon ritual" que l’album suivant tombe dans les bacs. Soit trois mois entre ces deux sorties. "The Magic door" recèle un peu moins d'explorations spatiales, floydiennes, psychédéliques, adoptant une forme plus rock, plus classique et largement bluesy. Un elpee partagé en sept plages, dont six nouvelles compositions et une reprise…

L’opus s’ouvre d’ailleurs par la cover. Un traitement maison réservé au "Let's go, let's go, let's go" de Hank Ballard. La compo est imprimée sur un rythme boogie blues bien enlevé, que les Anglais de Status Quo n'auraient pas renié. Les guitares ne tiennent pas en place mais ne sont en rien débridées. "Somebody past the sunset" adopte un tempo semblable ; mais s’ouvre cependant à l’exploration. La voix de Chris est hantée par Jim Morrison. Autoritaire, volubile, elle a aussi le don de fouetter Neal Casal qui caresse son manche à l'aide d'un bottleneck. La sonorité de la slide s'épanouit pour notre plus grande jouissance! Ballade, "Appaloosa" est inspirée, comme très souvent chez Robinson, par le Grateful Dead de Jerry Garcia. Aride, la ‘six cordes’ se libère. "Vibration & light suite" est la plus longue plage de cette "Porte magique". Près de 14' dispensées dans l'esprit de l'album précédent. Les références aux groupes-phare de la génération hippie de San Fancisco sont bien intégrées. Nous sommes cependant ici plutôt proches de Quicksilver Messenger Service. A cause de ces sonorités intersidérales colorées et subtilement délirantes. Chaque musicien apporte sa touche personnelle. Les interventions au clavier d’Adam McDougall sont épanouies ; et en fin de parcours, la piste nous entraîne dans différents univers. Tour à tour floydiennes ou krautrock, les sonorités space rock nous replongent cependant dans les 70’s. Plus roots, fruit d’une rencontre entre blues et country, "Little lizzie mae" adresse un clin d’œil au Texan Doug Sahm (le Sir Douglas Quintet), mais également au Lovin' Spoonful. Retour au space rock sur "Sorrows of a blue eyed liar", une plage somptueuse, très réverbérée, réminiscente du Pink Floyd de la grande époque ; les cordes et claviers empruntant généreusement à David Gilmour et Rick Wright. Cet opus se referme par "Wheel don't roll", un titre empreint de douceur, mais sans intérêt majeur. Un elpee de toute bonne facture, mais qui ne décrochera pas le prix d’excellence, remporté par le précédent, "Big Moon ritual"…