New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de…

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Tortoise

T.N.T.

Lors de la sortie du deuxième album de Tortoise, on avait beaucoup parlé du krautrock et de la Canterbury School. Entre autres de Can, Neu, Faust ainsi que de Caravan. Un concept underground, ambient, que la formation de Chicago avait réussi à recycler par le recours à la technologie moderne, mais également en y incorporant à la fois des tas d'éléments musicaux contemporains, tels que la trip hop, le minimalisme, le dub, le funk ; et traditionnels comme le jazz, la pop et le rock. Tout ceci, en privilégiant l’instrumentation basique. Sur " T.N.T., la bande à John Mc Entire est parvenue à développer ses expérimentations instrumentales. Par l’apport de sections à cordes, à cuivres et à vent. Par une exploration de la bande sonore cinématographique, comme sur le tango ‘morriconesque’ " I sent my face to the hillside ". Et puis, par le souci constant de maintenir l’attention dans un climat hypnotique, presque relaxant, en jouant sur les vibrations des sonorités et la richesse rythmique. Les ombres de Robert Wyatt et de Hatfield & The North sont mêmes omniprésentes sur " Swung from the gutters " et " Jetty ", deux des meilleures compositions de l’opus. Avec un disque pareil, faudra se rendre à l’évidence, le prog rock vient de se refaire une santé…

 

The Tragically Hip

Phantom power

Dans leur Canada natal, ils récoltent un succès monstre. Ailleurs, c’est pas toujours la gloire. Pas que le quintette d’Ontario soit inexportable, mais plutôt qu’il manque d’originalité. Dans ses meilleurs et trop rares moments, le 6ème opus de Tragically Hip laisse pourtant entrevoir des traces du Crazy Horse de Neil Young, surtout lorsque l’intensité électrique atteint son paroxysme. A moins que le spectre de REM (NDR : " Phantom Power ") ne parvienne à parasiter leurs country rock linéaire. Mais pour le reste, y a pas vraiment de quoi jeter les bras au ciel. Et ce n’est pas le vocal franchement tannant de Robby Baker qui pourrait arranger les choses...

 

Trans Am

The surveillance

On savait le trio de Washington DC plutôt contaminé par le prog rock de King Crimson circa " Lark’s tongue in aspic " et le krautrock de Neu ou de Can. Mais on n’imaginait pas que Trans Am était aussi branché sur la technologie moderne. C’est chose faite avec " The surveillance ". Une démarche, sans doute inspirée par Ui et Tortoise, qui aurait pu donner un bon résultat. Malheureusement, les expérimentations électroniques n’atteignent jamais le niveau atteint par ses condisciples avant-gardistes. A la limite, manœuvrent dans un espace sub Krafwerk réduit à sa plus simple expression. Pas vraiment de quoi nécessiter une surveillance ( !) permanente…

 

Transister

Transister

Vous aimez Portishead et Garbage ? Ce disque devrait vous transporter d’allégresse (NDR : alléluia !) Pas mal quand même pour le premier album d’un trio cosmopolite, constitué d’un Américain, d’un Ecossais et d’une Anglaise. Celle-ci, assurant bien entendu les vocaux. Dans un autre registre que celui de Shirley Manson ou de Beth Gibbons. Malheureusement. Sans trop de relief, malgré de multiples manipulations technologiques, quoique de ligne claire. Ce qui n’empêche pas les onze compositions de cet opus éponyme de mériter une attention toute particulière. Aussi bien dans le domaine de l’instrumentation conventionnelle que dans le traitement de la technologie moderne. Avec à la clef quelques petites perles, comme le single " Look who’s perfect now " ou " Dizzy moon "…

 

Roger Taylor

Electric fire

Roger Taylor, n’est autre que le drummer du défunt Queen. Un personnage qui compte quand même quatre albums solo à son actif. Sur lesquels il a toujours cumulé les fonctions de batteur et de chanteur. Son dernier opus remonte à 1994 (" Happiness "), alors que ses deux premier avaient été enregistrés, respectivement en 1981 (" Fun in space ") et en 1984 (" Strange frontier "). Mais venons-en à " Electric fire ", dont le titre est tiré des lyrics du hit single, commis par Bowie et Queen, " Under pressure ". Si une foultitude d’idées semble se bousculer dans la tête de Taylor, il faut reconnaître qu’elles ne sont pas toujours très contemporaines. Privilégiant plutôt les arrangements, que nous pourrions qualifier d’impeccables, aussi soignés que chez Jean-Michel Jarre. Les quelques traces de son ancien combo, celles, plus flagrantes de Bowie ou de son séjour en Inde, alimentent instinctivement une volonté de retrouver le raffinement du Floyd, d’un Dire Straits, voire d’un Rod Stewart. Sans oublier les accès de heavy metal, glamourisés dans l’esprit de Sweet. Une surprise, l’excellente incursion dans le psychédélisme, réalisée au cours de la reprise de John Lennon, " Working class hero ".

 

Techno Animal

Versus reality

Porter Ricks, Ui, Spectre, Tortoise et Alec Empire ont transmis une démo à Kevin Martin et Justin Broadrick. Après avoir retravaillé la matière première, le duo a retourné la bande à leurs concepteurs respectifs qui, à leur tour, ont remodelé la solution sonore. Et le produit a été gravé sur ce disque. Cinq paires de fragments qui traduisent les différentes manières de travailler des cinq artistes les plus novateurs de la scène technologico-underground yankee. Malheureusement, le résultat est loin d’être à la hauteur. Il est même franchement décevant, les manipulations successives ayant surtout dénaturé le projet plutôt que de le régénérer…

 

Therapy?

Semi detached

Changement de line up pour la formation nord-irlandaise, illustré par le remplacement de Fyfe Ewing par Graham Hopkins aux drums, et l'arrivée d'un deuxième guitariste, Martin Mc Carrick. Avec à la clef, un nouvel album, " Semi detached ". D'un trio, Therapy ? est donc passé à un quatuor, situation qui lui permet de s'ouvrir de nouvelles perspectives. Parce que si la musique n'a rien perdu de son urgence et de son énergie, la texture des compositions est beaucoup plus dense, le sens mélodique plus palpable, l'intensité électrique moins rêche. Un peu comme si le groupe avait trouvé le chaînon manquant entre le punkcore hymnique d'Hüsker Dü et la spontanéité fiévreuse des Skids, maillon, bien évidemment, qu'il s'est empressé de repeindre aux couleurs du hardcore post Big Black. Therapy se produira également au festival jumelé Torhout/Werchter, le 4, puis le 5 juillet...

 

Russ Tolman

City lights

Sixième album solo pour Russ Tolman depuis la séparation de True West, formation légendaire, qui avait participé, début des eighties, à l’essor du mouvement " Paisley underground ", à l’instar de Green On Red, Dream Syndicate et consorts. Pour enregistrer " City light ", Russ a reçu le concours de plusieurs de ses potes. Notamment Steve Wynn à la coproduction, John Westley Harding, un britannique avec lequel il avait participé, en duo, à une tournée européenne, au cours de l’année 1993, le claviériste Robert Lloyd, Chuck Prophett, et puis Steven Robback ; encore que ce dernier se contente du rôle d’ingénieur du son pour l’une ou l’autre chanson. Album agréable, moelleux et au sens mélodique contagieux, " City lights " révèle un savant dosage entre feeling acoustique et intensité électrique, même si personnellement, nous regrettons que cette la dose d’électricité ne soit pas plus généreuse. Une qui œuvre sied parfaitement au timbre vocal de Russ, baryton intimiste, chaud, sensuel, régulièrement bercé de chœurs gospel, qui nous rappelle le plus souvent Johnny Cash, lorsqu’il n’offre pas des similitudes avec ceux de Lloyd Cole, Lou Reed ou même Donovan.

 

Tones On Tail

Everything

A l’origine destiné à permettre au guitariste de Bauhaus, Daniel Ash, d’enregistrer ses compositions personnelles, Tones On Tail est devenu un groupe à part entière dès la séparation de l’ensemble batcave. Tout d’abord aidé par Glen Campbing, ancien pote de collège et ex-roadie de Bauhaus, qui se charge alors de la basse et des claviers, Tones On Tail va ensuite récupérer dès 1981, le drummer Kevin Haskins. Cette formation ne se produira cependant que très rarement " live ", limitant ses apparitions à une tournée aux States et une autre en Grande Bretagne. Entre 1982 et 1983, la T.O.T. va littéralement libérer le concept gothique de son carcan rigoriste, en incorporant des éléments funk, folk rock, dance, free jazz, minimalisme et dub dans sa musique. Un concept qui sera développé ultérieurement par Love & Rockets. Et l’album " Pop " en est le plus beau témoignage. Un disque indispensable repris intégralement sur ce double CD ; le second réunissant tous les singles, les EP’s et les 12 inches ainsi que quelques inédits, sans oublier deux fragments " live ", mais dont la valeur ne dépasse pas celle d’un bootleg. Il y manque, bien sûr, l’un ou l’autre 7 inches, mais dont l’importance reste quand même secondaire.

 

Sleeper

Pleased to meet you

On doit avouer qu’après la première écoute, du troisième album de Sleeper, nous étions sur le point de tremper notre plume dans l’encre vipérine. Par bonheur ou plutôt par conscience professionnelle, nous avons remis plusieurs fois le morceau de plastique sur son support. Une patience qui nous permet, aujourd’hui, d’émettre un avis beaucoup plus nuancé. Bien sûr, aucune composition de ce " Pleased to meet you " ne possède la frénésie des chansons issues des deux premiers opus. Mais elles sont beaucoup plus équilibrées. Moins focalisées sur les guitares brumeuses, noisy. Les mélodies sont plus élaborées, souvent alanguies, voire même glamoureuses, comme sur l’excellent " Firecracker ". Les textes, écrits pour la plupart par Louise Wener, ont pris une place beaucoup plus importante. Elle y épanche ses obsessions, ses angoisses. Un peu à la manière de Damon Albarn. Le thème de la mort y est souvent évoqué, mais également le désir de découvrir le véritable sens de l’amour. A se demander, d’ailleurs, si Sleeper ne serait pas occupé de chercher à devenir le Blur féminin. Ces textes, elle les chante d’une voix aussi haletante que celle de Chrissie Hynde, leader des Pretenders. Pour enregistrer cet opus, Sleeper a cependant dû pallier au départ de Diid Osman, remplacé au pied levé, mais temporairement, par le bassiste de Madder Rose, Chris Giammalvo. Un disque qui bénéficie à nouveau, de la production de Stephen Street…

 

The Slits

The Peel sessions

Quartet féminin légendaire qui a sévi entre 1977 et 1981, les Slits font aujourd'hui l'objet d'une " Peel Sessions ". Une excellente initiative qui devrait ravir les nostalgiques du punk alternatif. Et le mot alternatif est faible, puisque Ari Up, Kate Korus, Palmolive et Suzi Gutsy injectaient dans leur punk, du jazz, du reggae et du funk blanc, avec une telle habileté et une telle violence, que le résultat en devenait unique. Et ce n'est pas les remplacements de l'une ou l'autre fille par Viv Albertine ou Pessa Pollit ou l'arrivée du futur Siouxsie & The Banshees, un mâle celui-là, qui changera quelque chose à la texture. Avant de se séparer, le premier véritable groupe de rock au féminin aura même droit au concours de Don Cherry pour produire leur ultime album. Ce qui explique dans doute la présence de sa fille, Neneh, au backing vocaux, sur un titre de ce morceau de plastique.

 

Slobberbone

Your excuse (Ep)

Slobberbone semble marcher sur les traces de la formation suédoise Disneyland After Dark avant qu’elle ne devienne DAD. Un ensemble s’est rendu à Austin, dans le Texas, et tout particulièrement dans les studios " Arlyn ", pour enregistrer ce maxi. Et ce n’est pas tout, puisque le mixing a été réalisé à Athens et la remasterisation à New York. Apparemment, ces yankees particulièrement populaires aux Pays-Bas ont mis le paquet. D’autant plus que les musiciens se débrouillent plutôt bien dans l’art de se servir d’un banjo, d’une slide ou une d’une steel. Résultat des courses, hormis le final, " Boy howdy ", effréné et électrique, les quatre autres compositions lorgnent du côté de Counting Crows, voire d’un REM countryfié…

 

The Smashing Pumpkins

Adore

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Smashing Pumpkins est en constante évolution. Surtout sur disque. On avait déjà pu le constater sur le très (trop ?) riche double CD " Mellon collie and the infinite sadness ". Et bien " Adore " est encore plus surprenant. On est d’ailleurs ici à des années lumière du post grunge dispensé sur " Siamese dream " ou sur les planches.

" Adore " privilégie les climats soignés, tendres et délicats. L’ombre de Guy Chadwick plane ainsi sur " To sheila ", à cause de la richesse et de la subtilité des arrangements ; voire même de son défunt House Of Love. Comme sur la ballade " Once upon a time " ou encore sur " Daphné descends ", velouté par une guitare vibrato, " noisy ". Tout comme sur le dernier opus, Smahing Pumpkins réserve également une place à des fragments plus élaborés, plus progressifs. " For Martha ", par exemple. Mais un prog rock qui n’effleure que les aspects les plus paisibles d’un Yes, voire d’un Genesis, lorsqu’il était encore sous l’emprise de l’archange Gabriel. Ou encore " Blank page ", dont les harmonies vocales limpides, irréprochables, falsetto, se lovent dans une texture à la fois brumeuse et complexe, comme chez Robert Wyatt. Le groupe chicagolais n’en oublie pas pour autant de s’aventurer dans le psychédélisme, sur " Behold ! The nightmare ". Cinq minutes douze à la recherche du " Magical Mystery Tour " des quatre de Liverpool, de Syd Barrett et de My Bloody Valentine. Mais le plus surprenant procède de cette approche de l’électro pop pratiquée par le (défunt ?) New Order. Hymniquement " Perfect ", ou, si on veut bien en éplucher un zeste, " Apples + oranges ". On a même droit à un périple dans la cold wave pornographiquement ‘curiste’", à travers le succulent " Shame ". Et si l’intimiste " The tale of dusty pistol Pete " s’inscrit dans un contexte beatlenesque (référence à " Julia " du " Double blanc "), et que " Pug " résonne aux accents bringuebalants d’" I want you " des même Fab Four, le somptueux " Tear ", affiche la solennité baroque du " Beggars Banquet " des Stones, alors que le single " Ava Adore ", semble avoir calqué son groove sur " I will rock you " de Queen. Son groove seulement, heureusement ! Un album remarquable, il faut l’avouer !

 

Elliott Smith

Either or

Encore un indécrottable mélancolique. Mais dont la musique est beaucoup plus minimaliste, à la limite de la lo fi. Son instrumentation est ainsi dépouillée, le plus souvent limitée à la six cordes acoustique, parfois légèrement électrifiée, les drums feutrés, les accès clairsemés de claviers, de flûte ou de cuivres et aux quelques bruitages. Quant à sa voix, elle est fragilisée par l’émotion, un peu à l’instar de Jeff Buckley, mais en plus pudique. Ce qui n’a pas empêché ce yankee de commettre un bon opus. Son troisième. Qui devrait peut-être lui permettre de sortir de l’ombre. C’est en tout cas tout le mal qu’on souhaite à ce chanteur compositeur, qui reconnaît être un grand admirateur des Beach Boys, mais dont les disques de chevet doivent plus que probablement épingler le double blanc des Beatles, le premier elpee des LA’s et l’intégrale d’Art Garfunkel, lorsqu’il était encore flanqué de Paul Simon ; à moins que ce ne soit l’inverse…

 

Solex

Solex vs the hitmeister

Curieux que l’ancienne chanteuse de Sonetic Vet appelle son projet Solex, alors qu’en toute bonne néerlandaise, elle aurait pu choisir un patronyme plus vélocipédique. Elisabeth Esselink vient en tout cas de réaliser un disque fort intéressant. Avant-gardiste dans le sen le plus pop du terme, c’est-à-dire qui profite au maximum de toute la science de la technologie moderne, sans pour autant laisser tomber l’instrumentation basique, y compris les cuivres, ni les gadgets insolites tels que jouets ou clochettes, pour tramer une véritable mélodie, une véritable chanson. Et ce mélange d’ambient et de drum’n bass, paradoxalement injecté de feeling blues, que souligne la voix puérile, câline, légèrement reverb d’Elisabeth, finit par vous envoûter. Etonnant !

 

Sonic Youth

A thousand leaves

Les balbutiements de Sonic Youth remontent déjà à 1981. Forts du legs hérité des années noise de la fin des seventies, et de sa scène no wave, ces mutants new-yorkais ont toujours clamé qu’ils étaient capables de réinventer le rock’n’roll, en donnant une nouvelle orientation à l’usage de la six cordes, sans pour autant oublier de confectionner de bonnes mélodies. Aujourd’hui, le quatuor vient de prendre un virage à 180° avec son treizième album, " A thousand leaves ". Un disque aux compositions troublantes, indolentes, lugubres parfois même, comme si elles étaient atteintes d’un Alzheimer sonique. A cet égard l’ombre de Can n’a jamais été aussi présente. Une sensation accentuée par la longueur des titres. Jugez plutôt. Le plus court (" Contre le sexisme ") compte 3’52, alors que les deux plus longs, " Hits of sunshine ", hommage à Allen Ginsberg, et " Karen Koltrane ", atteignent respectivement 10’59 et 9’18.

 

Sonic Youth / Jim O’Rourke

Invito al cielo

Si vous êtes réceptifs à l’hypnose, ne vous attardez pas trop longtemps sur la pochette. Vous pourriez tomber en léthargie ou en catalepsie. Autrefois, le label Vertigo avait déjà eu recours à ce graphisme. Mais d’une manière plus inoffensive. Une efficacité que l’on ne retrouve cependant pas sur ce disque, réduit à trois longues expérimentations instrumentales menées tantôt sur un mode atmosphérique, tantôt sur un mode concret (NDR : dans le sens le plus contemporain du terme). Aussi, après quelques minutes d’écoute de cet " Invito al cielo ", on retombe vite sur terre, et on range le CD dans son étui…

 

Sophia

The infinite circle

Fin 96, le leader du défunt et regretté God Machine, Robin Proper Sheppard commettait un premier elpee, " Fixed water ". Pas tout à fait en solitaire, puisqu’il avait bénéficié du concours de quelques collaborateurs ; et notamment des musiciens d’Elevate, de Ligament et d’Oil Seed Rape. Question sans doute d’exorciser la douleur éprouvée par la mort de son ami et compère, Jimmy Fernandez… Un album trop peu apprécié à sa juste valeur, nonobstant des vertus mélancoliques qui avaient tant plu aux aficionados de Smog, Palace, Sparklehorse, Mark Kozelek, Mazzy Star et consorts. Avec " The infinite circle ", Robin semble être parvenu à faire le deuil de son passé. Ce qui ne veut pas dire que ses compositions soient moins profondes, mélancoliques ou élaborées. D’ailleurs, sur cet opus, il est entouré d’une bonne dizaine de musiciens, parmi lesquels on retrouve un violoncelliste, un violoniste et des cuivres. Mais surtout, elles ne sont plus atteintes par cette sorte de sinistrose ambiante, qui recouvrait les compositions d’une véritable chape de plomb. D’ailleurs, ici, certaines d’entre elles sembles aussi aventureuses que celles d’Ed Kuepper, alors que d’autres marchent sur les traces de Red House Painters lorsqu’elles ne revisitent pas le psychédélisme d’Echo &The Bunnymen circa " Heaven up here ", comme sur les remarquables " Every day " ou " The river song ". Un must !

 

Soul Asylum

Candy from a stranger

Bien que créée en 1982, cette formation issue de Minneapolis devra attendre 9 longues années avant de sortir de sa coquille. Tout le monde se souvient encore de " Runaway train ", une ballade qui les propulsa au faîte des charts mondiaux. Le combo nous revient avec un somptueux album : " Candy from a stranger ". Onze mélodies irrésistiblement ‘british’, mélangeant guitares acoustiques, riffs électriques, glacés, nous rappelant ceux de The Edge (U2), une batterie très présente, des chœurs harmonieux, le tout imprégné par la voix chaleureuse, touchante de David Pirner. Tout au long de cet opus, nous voyageons dans le monde de la country américaine contemporaine (Counting Crows), du rock australien (Died Pretty), de la pop anglaise (Cast), écossaise (Silencers, Teenage Fan Club) et suédoise (Wannadies). Notre coup de cœur concerne le 3ème titre du CD, " Close ", une composition tout en relief et profondeur, pleine de significations où la production flirte avec la perfection. Splendide !

 

Sparklehorse

Good morning spider

Après nous avoir livré un album aussi remarquable que " Vivadixiesubmarinetransmissionplot ", en 1995, nous étions en droit d’attendre un deuxième opus de la même veine. Et nous n’avons pas le droit d’être déçus. Car ce " Good morning spider " répond à nos aspirations les plus légitimes. Il est tout aussi rafraîchissant, novateur et surtout plus mûr. Pour l’enregistrer, Mark Linkous a reçu le concours de quelques collaborateurs, et notamment Scott Minor, avec lequel il partage le projet alternatif Rabbit, ainsi que de la violoncelliste australienne Sofia Mitchalitsianos. Dix-sept titres sculptés paradoxalement dans un style country/pop/rock/punk à la fois pastoral et technologique. Enrichie de bruitages, de collages et de samplings, cette œuvre est hantée par les spectres de Neil Young, Replacements, Léonard Cohen, Tindersticks, Marc Bolan et de quelques autres, dont nous vous laissons le plaisir et le soin de découvrir…Remarquable !

 

Speedballbaby

Cinéma

Ceci n’est pas un nouvel album de Speedballbaby, mais la réédition d’un elpee paru en 1996. C’est vrai que dans le style, il faut reconnaître, qu’aujourd’hui, on ne rencontre plus grand monde. Et ce n’est pas la présence de l’ex guitariste de Madder Rose, Matt Verta Ray qui y changera grand chose. Les Cramps? Ils viennent enfin de refaire surface, mais après avoir pris quelques années de silence (NDR : qui a dit vacances ?). Gun Club? Difficile d’y croire, puisque que Jeffrey Lee Pierce a passé l’arme à gauche! Quant à Captain Beefheart, il faut remonter à un bon quart de siècle pour retrouver trace de son passage sur la planète rock. Seul contemporain, le Jon Spencer Blues Explosion partage de réelles affinités avec Speedballbaby. En moins blues, c’est vrai. Mais, en accordant autant de crédit au punk et au garage, tout en y injectant une bonne d’humour et de sensualité. Et comme côté vocal, le timbre de Ron Ward navigue quelque par entre celui de Jon Spencer et de Lux Interior, il n’est pas difficile d’imaginer la folie convulsive et dévastatrice qui se dégage de leur musique. Un seul reproche, le ton est, à notre goût, un peu trop monocorde. Faudrait voir sur les planches!