Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Chaton Laveur

Le chrono de Chaton Laveur

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"Contre-La-Montre" marque le retour de Chaton Laveur qui partage un premier single hypnotique tiré de son deuxième album "Labyrinthe" dont la sortie est prévue pour mars 2026 sur EXAG’ Records. Le duo liégeois livre une composition audacieuse où basse ‘motorik’ et batterie mécanique se heurtent à des guitares répétitives obsédantes, créant une tension palpable qui évoque le temps qui file inexorablement.

Dans la lignée de Beak>, SUUNS et Broadcast, Chaton Laveur crée un pont unique entre Krautrock et indie pop contemporain. Les mélodies captivantes du clavier et les voix flottent au-dessus d'une rythmique implacable, transformant l'angoisse du temps en une expérience sonore immersive et cathartique.

Enregistré au Studio Claudio à Paris sous la houlette de Vincent Hivert (En Attendant Ana), ce morceau capture l'essence d'un duo qui refuse les conventions : minimaliste et riche, répétitif et captivant, urgent et méditatif. Une invitation à accepter le temps qui passe pour se concentrer sur l'essentiel : le vivre-ensemble.

Le clip de "Contre-La-Montre" est à voir et écouter là

(Photo : Julien Trousson)

Monolithe Noir

La foi gelée de Monolithe Noir…

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À l’approche de la sortie de son quatrième elpee, Monolithe Noir dévoile un nouveau single, « La foi gelée », le titre maître. Ce morceau est accompagné d’un clip réalisé par Nico Peltier. Et il est disponible là

À l’avant-garde d’une musique qui transcende les frontières entre instruments et machines et dépasse toute appartenance stylistique, Monolithe Noir poursuit son exploration créative avec un quatrième album, prévu pour le 27 février 2026 chez Humpty Dumpty Records. Il s’agit de leur œuvre la plus vocale, la plus immédiate et, bien qu’elle revienne à plusieurs reprises sur le thème du deuil, aussi la plus lumineuse.

Gorillaz

IDLES en featuring sur le dernier single de Gorillaz

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Gorillaz vient de sortir « The God Of Lying » en collaboration avec IDLES, troisième single issu de son futur album studio, « The Mountain », attendu pour le 20 mars 2026. Ce morceau, écrit par Damon Albarn et Joe Talbot, a été enregistré entre Londres, le Devon et Mumbai, et met en avant le charisme singulier du chanteur d’IDLES sur une ambiance dub, abordant des thèmes de tensions sociales et politiques.

L’opus promet une expérience sonore riche et collaborative, réunissant 15 titres et de nombreux artistes invités, dont Ajay Prasanna, Anoushka Shankar, Bizarrap, Black Thought, Johnny Marr, Sparks, Trueno et bien d’autres. « The Mountain » se veut une playlist pour célébrer la vie et explorer ses mystères.

La tournée ‘The Mountain Tour’ débutera à Manchester le 20 mars 2026, avec des dates à travers le Royaume-Uni, l’Irlande et l’Europe, dont un concert exceptionnel au Tottenham Hotspur Stadium de Londres le 20 juin 2026, ainsi qu’un passage au festival Rock Werchter en Belgique le 4 juillet.

Le clip de « The God Of Lying » est à voir et écouter ici

 

 

Gros Cœur

Gros grain pour Gros Cœur

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Gros Cœur, quatuor liégeois, compose un rock psychédélique dense et vivant, nourri d’inventivité et d’accidents heureux. Après plus de 150 concerts en Europe, UK et Amérique du Nord, il revient en 2025 avec « Vague Scélérate », un deuxième album plus précis, collectif et libre. Sa musique, traversée par le groove, la transe et des couleurs variées, s’inspire autant de King Gizzard & The Lizard Wizard, Altin Gün, Goat, Mdou Moctar, que de Flavien Berger ou Can.

Le nouvel opus propose cinq morceaux-univers, assemblés comme un patchwork mouvant, où la mélodie prime sur la convention. Le titre-manifeste « La Vague » incarne cette odyssée musicale de 12 minutes. Groupe de live avant tout, sa réputation repose sur une énergie collective rare, un mélange de puissance, d’humour et de chaos maîtrisé, avec un public fidèle et croissant. La sortie de « Vague Scélérate » s’accompagne d’une tournée en Belgique (release show complet à l’Ancienne Belgique), à Paris (Pop-Up du Label), puis au Royaume-Uni et dans toute l’Europe.

Le clip de « La vague » est disponible ici

En concert :

  • 19/11 – Paris (FR) – Pop Up du Label (Release)

 

  • 21/11 – Caen (FR) – Festival En Attendant l'Éclaircie

 

  • 12/12 – Lessines (BE) – CC René Magritte

 

  • 18/12 – Bruxelles (BE) – Ancienne Belgique (Release – SOLD OUT)

 

  • 27/12 – Cherbourg (FR) – Festival Les Buissonnières (Le Circuit)

 

  • 16/01 – Groningen (NL) – Eurosonic

 

  • 27/02 – Liège (BE) – Micro Festival -1°

 

Witch Post

Les faons jumeaux de Witch Post

Witch Post vient de dévoiler son nouveau single « Twin Fawn », alors que le groupe s'apprête à partir en tournée au Royaume-Uni et en Europe. Hanté par les souvenirs et le déracinement, mêlant une nostalgie onirique à des flashs saisissants de vie et de perte, le morceau oppose la puissance des guitares à l'intimité des voix d'Alaska Reid et Dylan Fraser, comme deux amants se chuchotant des secrets à travers un stade.

Il s'agit de son deuxième opus depuis l'annonce de sa signature chez Partisan Records, où il rejoint Fontanes D.C., Geese, Blondshell et PJ Harvey. Le morceau envoûtant « Changeling » était le premier depuis son premier Ep « Beast », qui avait révélé la formation comme l'un des plus magnétiques et des plus prometteurs de cette année. Évoquant des mondes inclinés tissés à partir de contes étranges et mystérieux, Witch Post nous aide à trouver une nouvelle compréhension du réel.

Alaska raconte : ‘Cette chanson parle de la quête des souvenirs ou du désir d'une époque plus simple, dont on se souvient mal. C'est une lettre d'amour à Dylan et à mes différentes expériences sur la côte ouest : les coyotes, le verre poli par la mer, le retour à la maison à 3 heures du matin, coincés sur l'autoroute à regarder le coucher de soleil... Avec Witch Post, nos souvenirs deviennent aussi fantastiques et entremêlés que deux faons jumeaux.’

Witch Post est une rencontre d’esprits à la manière du signe des Gémeaux, qui est le fruit du hasard (ou du destin, si vous préférez. Par une autre coïncidence, les musiciens ont découvert qu'ils venaient de villes portant le même nom, l'une en Écosse, l'autre dans le Montana.

Le clip de « Twin Fawn » est disponible là

The Hickey Underworld

The Hickey Underworld de retour !

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Le groupe The Hickey Underworld, vainqueur du Humo's Rock Rally, retrouve son line up d’origine et prépare la sortie de son quatrième album, « Cold Sun », prévue le 13 mars 2026 chez V2 Records. Le premier extrait, « Euromancer », marque le retour de la formation après une pause de plusieurs années. Fondé par Younes Faltakh et Jonas Govaerts, le combo s’est distingué par une identité visuelle forte et des influences variées, allant du label Dischord Records à des sonorités pop et arabes. Après une séparation en 2016, les membres se sont retrouvés en 2023 pour enregistrer de nouveaux titres et reprendre les concerts. Plusieurs singles sont attendus avant la sortie de l’elpee, accompagnés de contenus visuels réalisés par Govaerts et le collectif Everything Is Terrible

« Euromancer » est en écoute ici

 

Hater

Quel moustique a donc piqué Hater ?

Le quatuor indie pop scandinave Hater met fin à une pause de trois ans après avoir gravé son troisième elpee « Sincere ». Ainsi, c’est le vendredi 6 mars 2026 que sortira « Mosquito », un intrigant drame dream pop qui se déroule en onze épisodes captivants d'introspection.

Le premier des trois titres promotionnels, le single « This Guy? » crée une première impression mystérieuse : l'histoire d'un intrus étrangement confus, non identifié et impossible à identifier – le groupe lui-même le qualifie de ‘chanson assez déroutante’. Måns commente : ‘J'adore le fait que les couplets soient complètement bizarres et que le refrain soit clair comme de l'eau de roche.’

Sur « Mosquito », le groupe Hater, basé à Malmö, semble rajeuni. Il crée un mélange entre l'énergie indie pop brute qui a fait sa renommée et une écriture plus directe et plus raffinée. Le groupe a affiné ses racines shoegaze pour créer quelque chose de plus précis, de plus mélodique et de plus profondément résonnant. Cependant, il ne s'agit pas d'un album typique sur l'amour, comme le groupe tient à le souligner.

‘Je ne pense pas que nous ayons vraiment cherché à écrire des chansons d'amour. J’ai été vraiment surprise quand nous nous sommes retrouvés avec tout un tas d'entre elles’, explique Caroline.

« Landslide », le premier titre de l'opus, est un morceau diaphane, tout en guitares cristallines et voix éthérées. « Angel Cupid » se déploie au ralenti comme une diatribe magnifiquement maîtrisée contre les chansons d'amour insipides, tandis que « Stinger », avec ses échos caverneux et son étrangeté gothique, dépeint « Mosquito » comme des montagnes russes émotionnelles.

« Mosquito » a été enregistré dans le splendide isolement des studios AGM à Vollsjö, en Suède, sous la houlette de Joakim Lindberg, collaborateur de longue date, aux commandes et le bassiste Adam Agace de retour dans la formation.

Le clip consacré au single « This Guy ? » est disponible ici

 

 

Nick Cave & The Bad Seeds

L’antidote au désespoir de Nick Cave & the Bad Seeds

Nick Cave & The Bad Seeds annoncent leur nouvel album live « Live God », témoignage saisissant de la tournée ‘The Wild God Tour’ qui a enthousiasmé le public au Royaume-Uni, en Europe et en Amérique du Nord en 2024 et 2025. À travers 18 titres enregistrés en live, l'opus capture la nature follement transcendante de ces concerts inoubliables qui étaient, selon les propres mots de Nick Cave, ‘un antidote au désespoir’.

Prévu pour le 5 décembre, « Live God » est précédé par le single « Wild God (Live God) ».

La liste des titres comprend des interprétations de chansons issues de l’elpee studio « Wild God », sorti en 2024, ainsi que des versions de morceaux phares tels que « From Her To Eternity », « Papa Won't Leave You », « Henry » et « Into My Arms ».

Pour sa dernière édition, la tournée ‘The Wild God Tour’ se rendra en Australie et en Nouvelle-Zélande en février 2026. Le groupe reviendra ensuite en Europe à l'été 2026 pour une série de nouveaux concerts en plein air et de participations à des festivals, qui débutera le 10 juin au château de Malahide, en Irlande, et se poursuivra en Europe. La tournée se terminera en France au festival Rock en Seine le 28 août, d'autres dates devant être annoncées entre-temps.

Cette saison épique de concerts comprend le concert à guichets fermés exclusif au Royaume-Uni qui se tiendra au Preston Park de Brighton le vendredi 31 juillet. Ce concert n'est pas seulement une date de tournée, c'est un retour aux sources. Le lien qui unit Nick Cave à la ville de Brighton est durable et unique, faisant de Preston Park 2026 un moment historique tant pour la ville que pour le groupe.

La version ‘live’ de «  Wild God » est à voir et écouter là

 

Michele Ducci

Le soleil illumine Michele Ducci

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L’artiste Michele Ducci, ancien membre de M+A et Santii, présente « Follow the Sun », un single pop psychédélique accompagné d’un clip réalisé avec Letizia Mandolesi. Ce titre annonce l’album et le film d’animation « Snail in the Clouds », attendus en 2026, qui racontent l’histoire d’une planète peuplée d’hybrides passionnés de musique. Le morceau, enregistré avec la participation de Simon Milner, Shane Kennedy, Lou Jenkins, Bill Morris et GregoryBeBad, évoque la quête de la lumière et de la joie. Le clip met en scène l’enfance du personnage Diodoros, sur fond de mythologie et de recherche existentielle.

Le clip d’animation de « Follow the Sun » est disponible ici

 

The Clockworks

Le divertissement de The Clockworks

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The Clockworks, désormais basé à Londres, vient de sortir son nouveau single « Through the Looking Glass » et annonce la sortie de son deuxième album, « The Entertainment », prévue pour le 27 mars 2026 chez V2 Records. Après avoir été salué pour son premier album « Exit Strategy » et son Ep éponyme, le quatuor irlandais continue d’explorer des sonorités cinématographiques et éclectiques, mêlant influences musicales et références à la littérature et au cinéma.

Le single « Through the Looking Glass », auto-produit par Sean Connelly, aborde avec intensité le thème de la déclaration d’amour non réciproque, illustrant les émotions de désespoir et de remise en question. The Clockworks, qui vient de terminer une tournée européenne avec Johnny Marr et de se produire dans de grands festivals, annonceront bientôt de nouvelles dates de concerts.

« Through the looking glass » est en écoute là

 

Julie´s Haircut

L‘opposition radieuse de Julie’s Haircut

Julie's Haircut a partagé « To The Sacred Mantle », le troisième single extrait de son prochain album « Radiance Opposition ». Le morceau se déroule comme un voyage à travers un paysage profond et immersif le long d'un sentier alchimique. Il est porté par des pulsations percussives et des vagues de synthé scintillantes, sa structure minimaliste est imprégnée de voix hypnotiques et de guitares spectrales, façonnant un rite d'initiation sonore pour les esprits réceptifs.

« Radiance Opposition » constitue le dixième opus studio de Julie's Haircut, l'un des groupes indépendants les plus durables et les plus audacieux d'Italie. Il sortira le 28 novembre via Superlove (Europe) et Weird Beard Records (Royaume-Uni). Sur ce premier long format depuis 2019, Julie's Haircut fait un pas audacieux vers le renouveau, poussant son expression sonore vers de nouveaux territoires saisissants.

La formation composée de six membres comprend maintenant la chanteuse et compositrice italo-nigériane Anna Bassy, nouvelle recrue qui rejoint l'équipe déjà bien établie composée de Nicola Caleffi, Luca Giovanardi, Andrea Rovacchi, Andrea Scarfone et Ulisse Tramalloni. Ce elpee offre un voyage cohérent mais aux multiples facettes à travers huit morceaux cycliques, combinant psychédélisme, musique électronique et polyrythmes. Cela est particulièrement évident dans la plage d'ouverture, « I Can See The Light », qui passe d'un prélude sombre et pulsé à une coda revigorante et hypnotique.

L'album tout entier se déroule avec un équilibre rare, voyageant à travers des morceaux qui mêlent des atmosphères immersives et des voix envoûtantes (« Spring Moon », « To The Sacred Mantle »), des formes synthétiques et des rythmes dynamiques (« Unit Circle », « Wounds »), et des bruits texturés entrelacés de chants hypnotiques (« The Earth Knows »), le tout ancré dans une expérience cohérente et transformatrice.

Le clip du single « To the Sacred Mantle » est à voir et écouter là

 

Joe Jackson

Joe Jackson, entre espoir et fureur…

‘Hello cruel world / I'm not going away / So I might as well have my say’, chante Joe Jackson sur son nouvel album, et il ne fait aucun doute qu'à un moment où beaucoup de ses contemporains ont perdu leur passion, leur talent, leur voix ou même leur vie, Jackson va de succès en succès. « Hope and Fury » pourrait bien être son meilleur opus à ce jour.

Il paraîtra le 10 avril 2026. Pour accompagner cette sortie, Joe Jackson et son groupe se lanceront dans une grande tournée nord-américaine de mai à juillet 2026, suivie d'une longue tournée européenne de septembre à décembre. Au total, la troupe accordera 80 concerts dans 14 pays.

Bien qu'il soit souvent décrit comme un artiste caméléon qui change constamment de style, Jackson insiste sur le fait que la plupart de ses elpees s'inscrivent dans son propre courant dominant : de nombreuses chansons pop sophistiquées, utilisant différents types de rythmes et de combinaisons d'instruments. En même temps, Jackson se réserve le droit de s'éloigner de ce courant dominant. Comme il l'a déclaré dans une rare interview récente pour le magazine britannique Chap, ‘J'ai toujours su que je ferais de la musique toute ma vie. Alors, de temps en temps, je vais faire quelque chose de différent, pour que ça reste intéressant’.

« Hope and Fury » revient au présent et au ‘courant dominant JJ’ pour avec neuf nouvelles chansons puissantes. Le résultat pourrait être perçu par les fans comme un croisement entre « Fool » (2019), « Laughter and Lust » (1991) et « Night and Day » (1982). À l'instar de ces long playings, « Hope and Fury » regorge de morceaux exceptionnels, de paroles intelligentes et originales et de rythmes funky, avec la voix et le jeu de clavier de Jackson plus puissants que jamais. Le morceau d'ouverture, « Welcome to Burning-By-Sea », décrit une ville balnéaire fictive inspirée de Brighton et de Portsmouth, la ville natale de Jackson, mais qui s'avère être un microcosme de tout le pays, tandis que « End of the Pier » oppose ingénieusement un aperçu de la vie de la classe ouvrière britannique en 1922 à une version post-pandémique en 2022.

D'ailleurs, cet LP est plein de contrastes, mais il est surtout optimiste, avec l'humour caractéristique de JJ très présent : du sarcasme mordant de « I'm Not Sorry » à la moquerie espiègle de « Fabulous People », en passant par la pure folie de « Do Do Do ».

Joe Jackson n'est certainement pas près de disparaître. Partageant son temps entre New York et Portsmouth au Royaume-Uni, Jackson se décrit comme ‘bicoastal’ tant sur le plan géographique que musical, et « Hope and Fury » comme du Bicoastal LatinJazzFunkRock.

 

Blackwater Holylight

Blackwater Holylight n’est ici, ni là

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Le groupe Blackwater Holylight annonce la sortie de son nouvel album, « Not Here Not Gone », prévue pour le 30 janvier 2026 chez Suicide Squeeze Records. Originaire de Portland et désormais basé à Los Angeles, le trio propose un disque influencé par leur changement de ville, mêlant doom, shoegaze et rock psychédélique. Le premier single, « Heavy, Why? », aborde le thème de la désincarnation à travers une instrumentation lourde et des paroles introspectives.

Après avoir quitté Portland il y a trois ans, la formation a composé cet opus dans un nouvel environnement, ce qui a influencé son processus créatif. L’opus explore la dualité entre lumière et obscurité, alternant entre riffs puissants et mélodies aériennes. Certains morceaux, comme « Giraffe », marquent une évolution stylistique grâce au concours de nouveaux collaborateurs.

« Not Here Not Gone » a été enregistré au Sonic Ranch au Texas sous la houlette du producteur Sonny Diperri. L’album sera disponible en édition limitée, vinyle standard et CD. Deux dates sont prévues en Belgique : le 6 mai à l’Ancienne Belgique (Bruxelles) et le 16 mai au festival Obsidian Dust.

En attendant le combo a partagé l single, « Heavy, Why? », sous forme de clip. Et il est disponible là

 

 

Phantoms Of Future

Phantoms Of Future, sombre à jamais…

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Le groupe allemand Phantoms Of Future sortira son nouvel elpee, « Forever Dark », ce 5 décembre 2025 chez Massacre Records. Ce disque, enregistré au Soundlodge Studio sous la houlette du producteur Jörg Uken et co-produit par le chanteur Sir Hannes Smith, propose treize titres mêlant rock sombre, textures électroniques et mélodies cinématographiques. Après le single « Werewolf », la formation dévoile « Spirit Of Love », morceau lumineux qui incarne l’espoir et la force de l’amour face à l’obscurité.

Phantoms Of Future, connu pour ses shows magico-mystiques et son histoire riche (plus de 800 concerts, collaborations avec Iggy Pop, The Stranglers, Sisters of Mercy, Sex Pistols, Cypress Hill, The Prodigy…), marque une nouvelle étape de sa carrière, refusant de se cantonner au statut de groupe ‘héritage’.

‘Certains groupes cherchent la lumière du jour, nous préférons l’heure où tout s’illumine’ confie Sir Hannes Smith.

Live Nation : les nouveaux concerts (update du 22-11-2025)

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Mardi 31 mars 2026 – Aries Spears - La madeleine, Bruxelles

Mardi 28 avril 2026 – Skye Newman - La Madeleine, Bruxelles

Jeudi 24 mai 2026 – Dermot Kennedy - Forest National, Bruxelles

Lundi 22 juin 2026 – The Streets - Ancienne Belgique, Bruxelles

Jeudi 02 juillet 2026 – Prodigy - Rock Werchter, Werchter

Dimanche 5 juillet 2026 – Moby - Rock Werchter, Werchter

Vendredi 23 octobre 2026 – Deep Purple - Lotto Aréna, Anvers

Vendredi 11 décembre 2026 – Brad Williams - La madeleine, Bruxelles

http://www.livenation.be/

 

 

Tom McRae

La performance incroyable d'un album incroyable…

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À l’Ancienne Belgique, ce mercredi 22 novembre, Tom McRae célèbre le 25e anniversaire de son premier album éponyme. Pour l’occasion, il retrouve la scène en compagnie de son groupe au complet, une première depuis plusieurs années. Il proposera l’intégralité de cet opus, enrichie de morceaux marquants issus de ses neuf alpées studio. Tom McRae et ses musiciens mettent en avant l’émotion brute et la narration poétique qui font sa réputation au Royaume-Uni. Son humour teinté d’autodérision et l’intensité de ses concerts promettent une soirée mémorable pour tous les publics. Le concert affiche complet, et Bianca Stack assure le supporting actu.

Bianca Sterck s’installe à droite du podium, entourée de ses guitares, tandis qu’une harpiste prend place à gauche. Le duo propose un set intimiste, où la voix douce et aérienne de Bianca stack se mêle aux sonorités délicates de la harpe. Dès le premier morceau, « Nostalgisai », l’ambiance se veut feutrée, la seconde voix venant renforcer l’émotion.

Le concert se poursuit par « Dragon’s Eyes », titre écrit en collaboration avec la pianiste Hania Rani, qui apporte une touche de douceur supplémentaire. Sur « I Dream of an Island », la sèche accompagne un texte introspectif, explorant la découverte de soi et les influences musicales variées de l’artiste.

Tout au long de la prestation, Bianca Steck présente des extraits de son ong playing « The Joy of Coincidences » et de ses deux Eps, alternant entre folk et pop, et partageant avec le public une sincérité qui marque. La setlist, composée notamment de « Sunshine Palace », « A Site For My Mind » et « The Child », met en exergue la richesse de son univers musical.

La performance, sans excès ni artifices, séduit par sa simplicité et la justesse de l’interprétation, offrant une belle introduction à la soirée (page ‘Artistes’ ici).

Setlist : « Nostalgia », « Sunshine Palace », « Dragon’s Eyes », « A Site For My Mind », « I Dream Of An Island », « The Child »

Tom McRae s’est entouré d’un combo de quatre musiciens. Ce soir, il va réinterpréter son premier elpee, de la première à la douzième chanson. Le décor est planté : des lumières en abondance. Les musicos s’installent sur la même estrade : à droite, un claviériste-guitariste et un bassiste ; au centre, à l’arrière, sur une autre estrade, un drummer avec congas et bongos ; et à droite enfin, une dernière plate-forme où se dresse un autre clavier, utilisé soit par Tom, soit par son contrebassiste, assis juste devant. Tom arrive enfin armé de sa semi-acoustique : il se place au centre, tout en restant très mobile sur les planches, déambulant de gauche à droite vers ses musiciens. Très interactif avec ses fans, il fait rire son public en racontant des vannes, entre les morceaux. Il le fera à de nombreuses reprises et divisera souvent la salle en trois ou quatre parties afin qu’elle participer au chant.

Le set s’ouvre par « You Cut Her Hair », qui saisit l’auditeur d’entrée de jeu grâce à sa tonalité dramatique très osée, le morceau traitant de l’horreur des camps d'extermination sous les pleurs d’un violoncelle et l'émoi d’une guitare cristalline. Le Britannique manifeste une maturité impressionnante dans l’écriture et ses paroles nous transpercent par leur âpreté et leur amertume. Quoi qu'il en soit, Tom et son band sonnent à la perfection. La voix de McRae a toujours été son atout majeur, et elle s'élève avec une puissance incroyable.

Lorsque la formation se lance dans « End of the World News (Dose Me Up) », le second titre du long playing, le morceau s’achève alors que l’auditoire est divisé en deux, chacun se voyant attribuer une partie à chanter en harmonie avec le groupe. Il vient seulement de s’écouler à peine cinq minutes et nous avons déjà vécu un moment magique. L'intro de « Bloodless », l'une des plages les plus appréciées de l'elpee, provoque des exclamations d'admiration dans la foule, même si l’on s’y attend. « Boy with the Bubblegun », caractérisé par son incroyable conclusion rock ’n’roll, fait vibrer la salle. « Hidden Camera Show », qui se termine par un crescendo d'une puissance presque insoutenable, rappelle que le premier opus de McRae est exceptionnel.

« A & B Song », sans doute la compo la plus sombre de l'album, prend une tout autre dimension en concert. En fait, de nombreux titres bénéficient d'une nouvelle jeunesse grâce aux subtiles touches musicales ajoutées par McRae et son groupe, absentes de l'enregistrement studio. Ces ajouts, conjugués aux interventions du chanteur entre les chansons (‘Ce n'est pas aussi froid que les profondeurs de mon cœur’, lance-t-il à un spectateur moqueur), confèrent à l'ensemble une véritable dimension de performance. Il ne s'agit pas simplement d'un homme reprenant de vieux morceaux, comme en témoigne l'émotion palpable qui pousse McRae à s'asseoir lors d'une interprétation poignante de « Untitled ». Un « Sao Paulo Rain » d'une puissance vertigineuse résonne dans la salle, avant que « I Ain’t Scared of Lightning », le dernier titre de l’opus, n'offre une rare lueur d'espoir. C'est une conclusion parfaite pour une performance incroyable d'un album incroyable. McRae déplore que nombre de ces chansons soient empreintes de cynisme et de désespoir, mais remercie sincèrement le public de lui faire sentir qu’il est moins seul lorsqu'il les chante.

La soirée se termine en apothéose par une interprétation enflammée du titre préféré des fans, « Karaoke Soul », et une version émouvante de « Silent Boulevard », extrait du troisième LP de McRae, « All Maps Welcome ». Votre serviteur avait déjà réalisé il y a longtemps une interview de l’artiste et assisté à plusieurs de ses concerts. Des articles disponibles sur sa page ‘Artistes’, à retrouver en cliquant sur son nom, en vert, dans le cadre ‘informations complémentaires, ci-dessous.

Setlist : « You Cut Her Hair », « End Of The World News (Dose Me Up) », « 2nd Law », « Bloodless », « Draw Down the Stars », « One More Mile », « The Boy With The Bubblegun », « Hidden Camera Show », « A & B Song », « Language Of Fools », « Untitled », « Sao Paulo Rain », « I Ain't Scared Of Lightning », « Karaoke Soul », « Hoping Against Hope ».

Rappel : « My Vampire Heart », « Silent Boulevard ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

Tender Ender

Le cygne noir de Tender Ender

Écrit par

Tender Ender, alias le musicien suisse Thomas Schmidiger, sort aujourd’hui son album « Black Swan » en vinyle et en version numérique sur le label A Tree In A Field Records.

Le Cygne noir est une bizarrerie de la nature, une anomalie, un heureux accident. Peut-être comme cet elpee de pop post apocalyptique d’ailleurs ? Tender Ender marque les débuts de Thomas Schmidiger en tant qu’artiste solo. Après des années de détours et de découvertes, il recommence à zéro – revenant à ce qui l’a inspiré au départ : son amour du piano, d’Elton John et son affection pour les mélodies fortes.

Pour plus d’infos consultez la page ‘Artistes’ en cliquant sur son nom en vert, dans la cadre ‘Informations complémentaires’, ci-dessous.

Ozark Henry

Un concert généreux…

Écrit par

Seconde soirée à guichets fermés au Cirque Royal pour Piet Hendrik Florent Goddaer, alias Ozark Henry. Face à l’engouement, une date supplémentaire a été ajoutée, attirant un public multigénérationnel. Après huit ans d’absence, l’artiste présente de larges extraits de son dixième album, « August Parker », sorti le 10 octobre 2025. Sur scène, Piet transcende les genres grâce à un spectacle immersif, où la thématique centrale est le changement et la résilience. Le morceau phare, « Light », s’inspire d’une expérience personnelle sur la perception du progrès. Le concert, divisé en deux parties d’une heure, bénéficie d’un univers visuel conçu par le cinéaste Lukas Desmet, inspiré par l’art du Kintsugi : la beauté naît de l’imperfection, chaque fissure raconte une histoire, et la musique rassemble les fragments.

La première partie s’ouvre à 20 heures précises. Les quatre artistes grimpent sur le podium, silhouettes noires se détachant sous les premiers faisceaux. Le batteur s’installe de biais, entouré d’une impressionnante constellation d’instruments : triangle, clochettes, bongos, sistres, cymbales, castagnettes… Piet prend place au centre, derrière ses ivoires, tandis que deux claviéristes — également choristes et multi-instrumentistes — se postent à sa droite, légèrement en retrait. Piet porte une veste de type bomber, constellée de plumes, sans doute d’autruche. Très rapidement, il s’adresse au public, chaleureux et visiblement ému, expliquant combien il est heureux de retrouver la scène après huit ans d’absence. Il vient présenter de larges extraits de son nouvel opus.

Le set s’ouvre par « Don’t Go Jerusalem ». Piet, immense et pourtant si calme, reste assis derrière son clavier. Le morceau est délicat, traversé d’une voix douce et prenante, peut-être inspirée par la guerre entre Israéliens et Palestiniens. Premier titre du nouvel elpee « 1970 » embraie : une voix aérienne, tandis que les deux choristes se balancent en rythme derrière lui, l’accompagnant aux ivoires.

Pour « In The Wild », Piet demeure derrière ses touches. Sa choriste s’avance et chante à ses côtés, pieds nus — détail habituellement réservé à Piet qui, ce soir, est chaussé de baskets montantes. Leurs voix s’entrelacent dans une parfaite symbiose. Le batteur, attentif, suit chaque nuance des ivoires. Il est d’ailleurs notable qu’aucune guitare ni basse n’est présente : Piet ne saisira sa six-cordes qu’une ou deux fois, pas davantage. « Christmas Eve » installe une atmosphère quasi-sacrée : on se croirait dans une cathédrale tant le recueillement s’impose. Le jeu des lumières, si présent, devient presque un cinquième musicien, suivant pas à pas les mouvements sur les planches. Pendant « Word Up » (« Birthmarks », 2022), un nouveau relief apparaît : la claviériste de gauche saisit un violoncelle, et ses cordes langoureuses transpercent âme et cœur. Le morceau semble réarrangé dans la douceur, moins percutant que sur disque, mais d’une grande finesse. A partir de « Sun Dance », l’énergie monte d’un cran. Piet se lève, abandonne sa veste, et le set vire vers un électro plus vif. Il saute sur place, fidèle à son geste fétiche. La première partie s’achève par « King Kong » : ivoires, cordes du violoncelle, clochettes et mélodica se mêlent, tandis que la choriste soutient Piet à la voix.

Après une courte pause de trente minutes, la seconde partie commence. Ozark revient vêtu d’une djellaba noire ; les trois autres musiciens n’ont pas changé d’apparence. Cette sobriété crée une atmosphère plus dramatique encore, amorçant un crescendo qui traverse toute la suite du concert. Ce second volet se tourne principalement vers des morceaux plus anciens, plus dansants, qui revisitent l’histoire musicale du groupe. Tous les hits sont dispensés.

Une parenthèse spéciale pour « We Can Be Heroes », où il rend hommage à celui qu’il adulait (David Bowie) — et c’était réciproque. Piet accomplira, bien sûr, un tour de salle en allant au contact de la foule. Il n’y a pas de projection d’images sur la toile de fond, mais le light show s’anime au son des percussions et des beats électro. En fin de set, Ozark demande au public de se lever et de danser. Il est clair qu’il était plus réactif pour cette seconde partie plus électro.

Lors du rappel, on aura droit à trois morceaux, dont le magnifique « Martyr ».

Un concert kilométrique d’Ozark Henry qui donne envie de retourner voir l’artiste une autre fois. En attendant, ravi, l’auditoire est reparti, de petites étoiles dans les yeux.

Setlist :

Première Partie : « Don’t Go Jerusalem », « 1970 », « In The Wild », « Christmas Eve », « La Donna E Mobile », « Word Up », « Sun Dance », « Hope Is A Dope », « Plaudite Amici Comedia Finita Est », « Dancer In The Dark », « Eight », « Pharaoh », « King Kong ».

Seconde partie : « Memento », « Intersexual », « Light », « Learn To Love Me », « Out Of This World », « At Sea », « Sweet Instigator », « Indian Summer », « We Can Be Heroes », « This One's For You », « Dreamer », « I’m Your Sacrifice ».

Rappel : « We Will Meet Again », « Martyr », « The End ».

(Organisation : FKP Scorpio)

Julien Fillion

Pour moi, le jazz, c’est la liberté.

Après avoir gravé un elpee éponyme, en 2021, Julien Fillion a sorti, en 2024, le single « Sahara », une pièce colorée aux multiples inspirations musicales, et « Ego », un EP de 5 titres sur le label Costume Records, Sur ce dernier, il plonge dans sa psyché et explore ses doutes et ses angoisses. Il compose de façon intuitive et arrive à créer des arrangements riches qui naissent d'une profonde introspection. Chaque instrument est une couleur, chaque note une réponse aux questions pour lesquelles les mots ne suffisent pas. Nous avons assisté au set ‘live’ de Fifty Lab Festival à Bruxelles et avons été très impressionnés par sa performance. Nous avions écrit à ce sujet : ‘Une improvisation multicolore. Tout le monde est encouragé, le son est ludique et les limites sont repoussées. Il s'ensuit un chaos instrumental, mais qui ne dégénère pas en bouillie. Les accroches musicales embellissent le tout. Distribuer des stimuli, monter en puissance vers un climax surnaturel et repousser les limites, voilà ce que fait Julien Fillion en permanence. Quelle montagne russe jazzy !’ (À lire ou relire ici)

Dans la foulée, nous avons eu une agréable conversation avec Julien...

Julien, pour briser la glace, une question classique : parlez-nous un peu plus de vous.

Je suis musicien et compositeur basé à Montréal, au Québec. Plus je vieillis, plus je me considère comme un multi-instrumentiste, car je jongle entre plusieurs instruments depuis quelques années, même si le principal reste le saxophone. Je collabore autant sur la scène pop que dans le milieu du jazz.

Qui vous a le plus influencé ?

Impossible de répondre à cette question (rires) ! J’ai l’impression de changer d’avis tous les six mois. Je dirais que mes influences viennent autant de mes professeur·e·s, de mes collègues, que d’artistes reconnus.

Votre premier album est sorti en 2021. Quelles ont été les réactions et vous ont-elles ouvert certaines portes ?

Toujours difficile à dire… mais oui, je crois que ça m’a ouvert des portes. C’était comme mettre un pied dans le monde de la création artistique, pas seulement dans celui de musicien accompagnateur. Au-delà des réactions du public, la vraie différence s’est opérée à l’intérieur : réaliser un premier album m’a donné confiance dans ma créativité et, rien que ça a changé ma vie.

Dans votre biographie, on parle de profonde introspection et de doutes au sujet de votre deuxième long playing. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Lorsque l’idée d’un second album m’a traversé l’esprit, pour la première fois, je me posais vraiment des questions sur ce que je voulais raconter. Le premier est souvent plus naïf, spontané, un mélange d’envies. Pour le deuxième, le processus a été beaucoup plus complexe : introspection, remise en question, recherche d’une vraie ‘voix’. Le timing n’aidait pas non plus, car je vivais beaucoup de choses sur le plan personnel. Me retrouver face à moi-même dans cette période a parfois été ardu.

A l’issue de votre prestation Fifty Lab Festival à Bruxelles, j’ai écrit, dans la review : ‘Ce que vous proposez relève du jazz ou est-ce tiré par les cheveux ?"

Pour certains, c’est du jazz sans hésiter. Personnellement, je considère ma musique comme de la musique instrumentale avant tout. Ensuite, c’est le public qui choisit l’étiquette — c’est lui qui a le contrôle (rires) !

Que signifie ‘ jazz’ pour vous en tant que musicien ?

Pour moi, le jazz, c’est la liberté. Freedom.

Les deux batteurs ont marqué les esprits, durant le show. Comment les avez-vous dénichés et quelle importance ont-ils ?

Ce sont des amis de longue date. C’est un privilège énorme de faire de la musique avec eux.

‘Un chaos instrumental qui ne dégénère jamais en bouillie’. Est-ce délibéré ?

Totalement réfléchi. On a travaillé chaque détail pour que, même dans les moments de gros ‘build-ups’, on ne tombe jamais dans le chaos sonore. L’objectif : garder le public embarqué du début à la fin.

Sur disque, tout semble plus ordonné. Est-ce aussi une volonté ?

Oui. Sur album, tout est forcément plus travaillé : la performance est captée, mixée, contrôlée. En live, j’adore aller ailleurs, pousser l’énergie beaucoup plus loin.

Comment avez-vous vécu votre passage à Bruxelles et les réactions ?

J’ai adoré jouer à Bruxelles et j’espère vraiment pouvoir revenir bientôt. Les réactions ont été très positives. Je ne suis pas resté longtemps, mais les gens que j’ai croisés semblaient avoir apprécié le projet.

Tu n’as pas chômé pour concocter « Ego.alt ». Quelle est la grande différence ?

« Ego.alt » constitue la version ‘live session’ filmée de « Ego » C’est un second souffle : plus brut, plus organique. Et le film réalisé par Marc-André Dupaul est sublime.

Et il y a aussi un nouveau single, « Soda ». Il recèle une histoire ?

C’est mon ami Daoud, un super trompettiste français, qui m’a invité sur sa compo. Tout le mérite lui revient ! J’ai eu l’immense privilège de pouvoir jouer sur ce morceau.

On sent une soif de progression dans ta musique. Quelle est la prochaine étape ?

Je suis encore au début du chemin. L’objectif est clair : tourner le plus possible à l’international. Avec mon équipe, on travaille d’arrache-pied pour multiplier les opportunités et faire rayonner le projet.

2025, une année décisive ?

2025 a été vraiment une belle année. J’aurais aimé un peu plus de dates de concerts, mais je suis satisfait du chemin parcouru.

Quels sont vos projets pour la suite ?

En 2026, je recommence à composer pour sortir un nouvel album en 2027 — et probablement en lui consacrant un nouveau film pour l’accompagner.

Avez-vous un objectif précis à long terme ?

D’ici cinq ans, j’aimerais pouvoir me focaliser uniquement sur la musique. J’adore accompagner des artistes au Québec, mais mon rêve d’enfant est de travailler à temps plein sur mon propre projet. Et j’ai la conviction que c’est possible… ?

(Photo : Jonathan Arseneau)

Het Depot (Louvain) : les nouveaux concerts (update 14/11/2025)

Écrit par

Ma 10.02.2026
Nicky Du Soleil's Valentijnsspecial

Sa 14.02.2026
Oldskool Leuven XL

Me 11.03.2026
Drake Milligan

Sa 24.10.2026
Bizkit Park

https://www.hetdepot.be

 

John Maus

Comme une prière qui transforme la synth-pop en art sacré…

John Maus est un musicien véritablement énigmatique. S'inscrivant globalement dans le courant synth-pop, il est parvenu à transformer un minimalisme glacial en moments de grâce authentique au fil de sa carrière, débutée en 2006.

Sa musique est souvent décrite comme rétrofuturiste grâce à l'utilisation de boîtes à rythmes et de sonorités de synthétiseurs typiques des années 80, mais ses morceaux possèdent également une qualité cinématographique, l'émotion étant suscitée par des lignes de basse entraînantes, des arpèges planants et, bien sûr, sa voix envoûtante de baryton.

Ce soir, au Trix, à Anvers, le musicien et compositeur américain vient présenter en ‘live’ son œuvre la plus puissante à ce jour : “Later Than You Think”. Publié sur le label Young (FKA twigs, The xx, Sampha), l'album explore les thèmes de la justice, de la confession, de la renaissance, de la transformation et du combat spirituel, un espace liminal où la musique alternative rencontre l'art-pop, l'émotion brute et la profondeur intellectuelle.

Dans la pénombre bleutée du Trix, John Maus apparaît comme un spectre venu d’un futur antérieur. Pas de salutation, pas de sourire. Un ordinateur portable, un second appareil, un micro. Rien d’autre. Les miroirs qui, à Londres, fracturaient son image en mille reflets sont absents ici. Seule la lumière crue, chirurgicale, découpe la silhouette d’un homme déjà trempé – non par la chaleur, mais par l’effort d’un rituel qui tient plus de l’exorcisme que du concert.

Dès les premières mesures, “My Whole World’s Coming Apart” et “Because We Built It” s’élèvent comme des psaumes post-modernistes. Sa voix, saturée de réverb, gronde tel un sermon dans une cathédrale désaffectée. Il ne chante pas : il conjure. Jambes rivées au sol, il se plie en révérences frénétiques – comme un headbang – puis bondit, hurle, se frappe la poitrine. Entre deux morceaux, un rapide clic sur le laptop, et la transe reprend.

Pop star et philosophe, John Maus transforme le minimalisme en spirituaité. Son doctorat en sciences politiques (Hawaï) et sa formation en musique expérimentale (CalArts) ne sont pas des ornements : ils irriguent chaque note. La synth-pop devient un art sacré. Les basses roulent comme des orgues, les arpèges planent comme des vitraux sonores, et sa voix hantée, scelle le pacte.

La setlist oscille entre les classiques (“…And the Rain”, repris en chœur) et les nouveaux hymnes. Les nappes de synthé, presque secondaires, servent de toile à une performance corporelle qui défie la gravité. Maus pose le micro, entame une chorégraphie de boxe – uppercuts dans le vide, esquives rageuses. Le public, d’abord figé, hurle avec lui. “Time to Die", "Keep Pushing On", "Bennington” : le tempo s’emballe. L’artiste scande ‘against the law’, comme un mantra insurrectionnel, pendant “Cop Killer”. Puis, il exécute des pompes, suivies de “burpees” Vingt, trente. Une véritable performance.

“Pets” clôt le set principal dans une explosion de lumières stroboscopiques. Il quitte la scène sans un mot. La musique continue, fantomatique. Les cris fusent. Il revient. “Adorabo” s’élève, comme un chant grégorien, suivi de “Believer”, qui marque la déflagration finale. Pas un ‘au revoir’. Juste les mains levées, lentement, vers chaque coin de la salle. Remerciements muets. Rideau.

John Maus n’a pas besoin de parler. Son corps, sa sueur, sa vibration, ses cris forment son lexique. Comme une urgence. Comme une prière.

En ouverture, Maximilian Tanner, ex-BlackWaters, a déployé une synth-pop onirique, plus douce, plus vaporeuse. Originaire d’Essex, il vient d'entamer une carrière solo qui séduit déjà l'Albion et l’Europe. Une belle découverte ! (Page artistes là).

Pour en savoir plus sur John Maus, écoutez l'interview réalisée dans l'émission de radio WAVES, au cours de laquelle John a abordé des sujets aussi variés que la musicologie, la philosophie, la psychanalyse, la composition assistée par ordinateur, l'influence de la musique médiévale sur la new wave, etc. Le podcast est disponible ici ou alors plongez sur la page ‘Artistes’ qui lui est réservée en cliquant sur son nom en vert, dans le cadre ‘Informations complémentaires’, ci-dessous.

(Merci à Alice Blake et à Stéphanie G. - Photo par Alice Blake)

Setlist :

My Whole World's Coming Apart
Because We Built It
No Title (Molly)
Decide Decide
...And the Rain
Came & Got
Rights for Gays
The Combine
Streetlight
Time to Die
Do Your Best
Disappears
Keep Pushing On
Bennington
I Hate Antichrist
Just Wait Til Next Year
Cop Killer
Pick It Up
Pets

Rappel :
Adorabo
Believer

(Organisation : Trix)

 

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