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Denver ou DNVR ?

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Les nouveaux concerts Live Nation (update du 13-09-2025)

Écrit par

Jeudi 30 octobre 2025 – Above & Beyond – Anvers Expo, Anvers

Vendredi 19 décembre 2025 – Soulwax – Les Halles de Schaerbeek, Bruxelles

Mercredi 25 février 2026 – Eeefje De Visser – De Vooruit, Gand

Mardi 03 mars 2026 – The Classic Rock Show – Capitole, Gand

Jeudi 12 mars 2026 – Suède, Ancienne Belgique, Bruxelles

Jeudi 19 mars 2026 – Deus – Forest National, Bruxelles

Mardi 21 mars 2026 – Archive – Om Concerts, Liège

Mardi 02 juin 2026 – Big Thief – Forest National, Bruxelles

Samedi 31 octobre 2026 – Les Truttes - Ancienne Belgique, Bruxelles

http://www.livenation.be/

 

 

 

 

Les 40 ans du duo belge Zinno: un nouveau disque en collaboration avec Allez Allez et Olivier Gosseries

Vous vous souvenez certainement de ce hit imprévu qui avait squatté les ondes en 1985: “What's Your Name?”. Il était l'oeuvre de Zinno, le duo légendaire formé par Frédéric Jannin, alias Fred Balls (Snuls, Bowling Balls, Germain et Nous) et le regretté Jean-Pierre Hautier (RTBF).

Inspiré par la musique et l'univers de James Bond, la compo faisait la part belle aux “samples” et s'inscrivait dans la veine de hits comme “19” de Paul Hardcastle. Il a connu un succès international et a été distribué dans de nombreux pays: France, Suisse, Allemagne, etc. Après avoir essayé, sans succès, de réitérer leur 'coup' avec d'autres titres, tels que “Money Is Honey”, “Get Up And Boogie”, ou “Blackaya”, le duo s'est séparé en 1989.

Aujourd'hui, nous vous offrons cette info exclusive! Fred Jannin fête les 40 ans de Zinno et s'associe pour l'occasion à son collègue des Snuls, Kris Debusscher, un des membres historiques d'Allez Allez, autre groupe culte de la scène belge des années '80. Souvenez-vous des hits “She's Stirring Up”, “Allez Allez” et “African Queen”. Olivier Gosseries, le DJ et producteur bruxellois bien connu (Mirano, Who's Who's, TomorrowLand...), est aussi de la partie en tant que co-producteur et directeur artistique.

Pour célébrer cet anniversaire, les compères annoncent la sortie d'un vinyle 'collector' en tirage ultra-limité, “Allez Zinno”, qui proposera:

  • les titres originaux “What's Your Name” (Zinno) et “African Queen” (Allez Allez) en versions remastérisées;

  • des remix / reworks inédits des 2 titres par Fred et Kris, ainsi que par Serge Raemackers, un des producteurs les plus en vue de la période 'new-beat';

  • en bonus, une version “club mix” de “Get Up and Boogie” par Olivier Gosseries.

Pour célébrer cet événement, tout ce beau monde nous donne rendez-vous le samedi 25 octobre, dès 19h30, aux Jeux d’Hiver (Bruxelles), pour une soirée spéciale pleine de surprises.

La sélection musicale sera assurée par Olivier Gosseries, accompagné de So’Lex, ALXS et G Zul. Olivier Gosseries proposera un voyage musical “Best Of” retraçant la période magique allant des débuts d’Allez Allez en 1980 jusqu’à aujourd’hui, dans un mélange des générations et des styles. Une soirée et un événement à ne pas rater! Bientôt, dans votre webzine favori, une interview des protagonistes de ce beau projet!

Pour plus d'infos sur la soirée, c'est ici. Pour acheter des tickets, c'est

Jethro Tull

Living in the past… mais pas seulement…

Écrit par

Pas de supporting act ce soir au Cirque Royal : le légendaire groupe de Ian Anderson occupe la scène d’entrée de jeu. Pour votre serviteur, il s’agit d’une toute première rencontre en direct avec Jethro Tull. On sait que Ian Anderson, figure de proue du groupe, n’hésite pas à critiquer certains comportements du public, en particulier l’usage intempestif des téléphones portables et les interruptions sonores déplacées. Force est de constater que son vœu est respecté à 98 %. Le concert s’inscrit dans la tournée ‘The Seven Decades : The World Tour’, une célébration de 58 années de musique et d’histoire, portée par l’énergie intacte d’Anderson et de ses musiciens.

Fondé en 1967 autour de son frontman et flûtiste écossais Ian Anderson, Jethro Tull demeure un ovni incontournable du rock britannique après près de sept décennies d’existence. Anderson est le premier à avoir intégré la flûte dans un univers dominé par les guitares saturées, et il en fait encore aujourd’hui son arme de scène, grâce à un chant saisissant et une présence toujours aussi théâtrale. Alors que nombre de groupes historiques se reposent sur leur gloire passée, Jethro Tull, désormais concentré autour de la vision d’Anderson, reste d’une activité remarquable. Ces dernières années, le groupe a enchaîné trois albums : « The Zealot Gene », « RökFlöte » et le tout récent « The Curious Ruminant ». Tous figurent dans la setlist actuelle, même si, naturellement, ils s’inclinent face aux monuments intemporels du répertoire que sont « Aqualung » et « Thick As A Brick ». La discographie regorge de classiques que le public réclame sans relâche et que le combo délivre généreusement. Au-delà de ces hommages au passé, Ian Anderson a tenu à mettre en avant « The Curious Ruminant », dernier chapitre de la saga Tull. Le long playing, qui réunit 9 titres oscillant entre 2 minutes et près de 17 minutes, mêle folk rock, textures acoustiques et réminiscences progressives. Une manière de renouer avec l’héritage foisonnant des années 1970, tout en affirmant que Jethro Tull est loin d’avoir dit son dernier mot. Aujourd’hui encore, à 78 ans, Ian Anderson assure toujours le spectacle. Il tire toujours parti de son style vocal particulier et de ses performances impressionnantes. Il n’a aucunement perdu la voix : elle demeure presque identique à celle de ses débuts.

Le concert commence légèrement en retard, dans une salle comble. Le groupe est en pleine forme et semble prendre autant de plaisir que le public. Jethro Tull a de quoi remplir une soirée entière de classiques, d’« Aqualung » (qui sera le rappel, où tout le monde pourra filmer et prendre des photos souvenirs) à « Thick As A Brick ». C’est exactement ce que les spectateurs attendaient, et la formation tient ses promesses.

Les musiciens prennent place. Le seul changement notable est le remplacement du guitariste Joe Parrish par le nouveau venu Jack Clark. Pour le reste, le line up demeure inchangé depuis la reformation de 2017. Soit Dave Goodier à la basse et John O’Hara aux claviers – tous deux présents depuis 2007 – ainsi que Scott Hammond aux drums. Ensemble, ils soutiennent avec constance et virtuosité l’inimitable Ian Anderson. Certes, sa voix n’a plus l’amplitude d’antan et ses facéties scéniques se sont un peu assagies, mais il reste fascinant à regarder. Vif, excentrique et étrangement charmeur, flûte en main, il mène la charge avec ce grain de folie qui fait sa marque de fabrique. Par moments, il s’accompagne aussi d’une petite guitare semi-acoustique, ajoutant une touche d’intimité à l’ensemble. La folie typiquement anglaise d’Anderson est, bien sûr, le point central, mais la véritable star du spectacle est la musique elle-même. Les chansons de Tull sont complexes et exigeantes, mais le combo actuel leur rend justice. Leur jeu est détendu sans jamais être relâché, précis sans paraître stérile. Si l’on a un reproche à faire – et l’on en a toujours – c’est que ce spectacle est encore une fois exclusivement assis, ce qui donne plus l’impression d’une soirée au théâtre que d’un concert de rock. Certains morceaux sont vraiment rock, beaucoup sont très dansants, et même les morceaux folk incitent à bouger. On aurait aimé pouvoir se lever et se déhancher un peu. Mais vu que l’âge médian du public était probablement égal, voire supérieur, à celui des membres du groupe (et que certains spectateurs étaient même assez jeunes), une configuration debout aurait peut-être présenté des risques médicaux.

Le show se déroule en deux parties.  La première s’ouvre par « Beggar's Farm », issu du premier album This Was (1968). Très marqué par le blues, teinté de rock et d’expérimentations qui paraissaient audacieuses à l’époque mais semblent aujourd’hui presque convenues, le morceau prend vie grâce à la flûte de Ian Anderson, magistralement exécutée tandis qu’il arpente la scène avec son énergie caractéristique. Du même elpee, vient ensuite « Some Day the Sun Won't Shine for You » : Anderson, touche-à-tout éclectique, insuffle au morceau un parfum de folk-blues où la flûte, parfois approximative mais toujours audacieuse, trouve toute sa place. L’harmonica complète l’ambiance, ancrant le blues au cœur du concert. Le public est ensuite emporté vers « A Song for Jeffrey », toujours tiré de « This Was ». Les visuels projetés en arrière-plan enrichissent l’atmosphère et plongent la salle dans l’univers de chaque chanson. Puis le monumental « Thick as a Brick », extrait de l’album éponyme de 1972, véritable concept-album de rock progressif, embraie. Plus complexe et éclectique que les œuvres précédentes, il demeure proche, dans l’esprit, d’« Aqualung ». Véritable pierre angulaire du groupe, ce morceau phare confirme le statut de « Thick as a Brick » comme l’un des chefs-d’œuvre incontournables de Jethro Tull.

Retour ensuite à « Aqualung » (1971) à travers « Mother Goose ». Premier disque où le groupe affirme pleinement son identité rock-folk-hard-progressive, « Aqualung » alterne entre pièces acoustiques délicates, proches de Cat Stevens ou de « Led Zeppelin III », et morceaux plus puissants tels que le titre éponyme » ou « Locomotive Breath ». C’est l’un des long playings les plus aboutis et emblématiques du band. Le voyage se poursuit par « Songs from the Wood » (1977), titre éponyme du long playing où Tull revient au folk-rock, riche en sonorités bucoliques et en arrangements progressifs. La première partie s’achève sur « Bourrée in E Minor », adaptation virtuose de Bach devenue l’un des classiques de la formation.

Après une pause de vingt minutes, la reprise s’effectue par « My God » (« Aqualung »), porté par un blues habité et des chœurs épiques. S’ensuit un petit instrumental inédit, puis le public découvre « The Zealot Gene », extrait du dernier opus paru cette année. Jethro Tull y démontre qu’il sait se renouveler sans jamais renier ses racines.

Enfin, le final explose lors des incontournables « Budapest », « Aqualung » et, en rappel, l’inévitable « Locomotive Breath ». Une claque musicale qui rappelle que Jethro Tull, à l’instar de Yes ou de Pink Floyd, reste un groupe intemporel, traversant les âges sans perdre ni son ingéniosité ni sa puissance créative.

Setlist :

Première partie

« Beggar's Farm », « Some Day The Sun Won't Shine for You », « A Song For Jeffrey », « Thick As A Brick », « Mother Goose », « Songs From The Wood », « Weathercock », « The Navigators », « Curious Ruminant », « Bourrée In E minor » (Johann Sebastian Bach cover).

Deuxième partie

« My God », « The Donkey and the Drum », « The Zealot Gene », « Over Jerusalem », « Budapest », « Aquadiddley », « Aqualung ».

Rappel : « Locomotive Breath »

(Organisation : Greenhouse Talent)

 

Ancienne Belgique (Bruxelles) : les nouveaux concerts (update 10/09/2025)

Écrit par

ven. 10 oct. |
Abrupt x Nebula

lun. 26 janv. |
Alfa Mist: Roulette - live tour

mar. 27 janv. |
Nusantara Beat

dim. 08 févr. |
Ronker

mar. 17 févr. |
Whitney

ven. 27 févr. |
The Paper Kites

mar. 03 mars |
Of Monsters and Men

mar. 10 mars |
Tyler Childers

ven. 13 mars |
LeBlanc

sam. 18 avr. |
Hiqpy

lun. 11 mai |
Blue

sam. 31 oct. |
Les Truttes

http://www.abconcerts.be

 

Pendragon

Au-delà d’un simple voyage nostalgique…

Écrit par

Formation emblématique du rock néo-progressif britannique, Pendragon investit ce mardi 9 septembre les planches du Zik-Zak à Ittre pour une soirée attendue par toute la communauté prog. Considérée comme mythique, la formation menée par Nick Barrett attire une foule enthousiaste, le concert affichant complet. Et étonnant, en débarquant devant la salle, le tour bus occupe la moitié du parking.  Pour la seconde fois sur l’estrade du Zik-Zak, le band promet un voyage musical intense, porté par l’énergie renouvelée de Rog Patterson à la guitare à douze cordes. Toujours fidèle à son esprit progressif, le groupe continue de marquer l’histoire du genre, offrant à l’auditoire une expérience inoubliable sous le signe de la passion et de l’excellence.

La première partie est assurée par le guitariste de Pendragon, Rog Patterson, reconnu pour son jeu de guitare à douze cordes et ses textes percutants. Ancien manager de tournée et collaborateur de longue date du combo, il est parvenu à enflammer la foule en dispensant un set folk convaincant avant de retrouver le band sur les planches (page 'Artistes ici).

Setlist : « Ergo Sum », « Gondwanaland », « Vital Signs », « Flightless ».

Depuis trois décennies, Nick Barrett façonne la prog sous l’étendard de Pendragon. Ce quatuor principal — Nick Barrett (chant, guitare), Clive Nolan (claviers), Peter Gee (basse) et Jean-Vincent Velazco (batterie) — accueille Patterson à la guitare et deux choristes, qui enrichissent parfois les arrangements par la flûte et le violon. Chacun imprime sa marque : Barrett séduit par ses solos lyriques et sa voix chaleureuse, Nolan enveloppe l’auditoire de nappes majestueuses, Gee insuffle une basse à la fois mélodique et robuste, tandis que Velazco ancre l’ensemble sous une rythmique précise et dynamique. Les voix et instruments additionnels confèrent une profondeur inattendue à la formation.

La soirée s’ouvre sur une interprétation intégrale de l’opus « The World » (1991), véritable tournant dans la trajectoire du band, comme le souligne Barrett sur le podium. Ce disque marque l’émancipation du combo, qui s’affranchit des premiers espoirs du néo-prog des années 1980 pour s’affirmer par une identité singulière. « Back in the Spotlight » lance le set sous une énergie éclatante, suivi par l’exubérant « The Voyager ». « Shane and Prayer », plus introspectif, installe une atmosphère empreinte d’émotion, tandis que la trilogie « Queen of Hearts » se déploie tel un mini-opéra rock. Le dernier morceau, « And We'll Go Hunting Deer », plonge la fosse dans un silence feutré, illustrant la capacité du sextuor à captiver autant par la subtilité que par la grandeur. Après ce long playing fondateur, la formation explore d’autres facettes de sa discographie.

Un « King of the Castle » acoustique (« Not of This World », 2001) distille une ambiance intimiste, avant que le band ne retrouve toute sa puissance pour offrir « Eternal Light » (« Not Of This World », 2001) et surprendre l’auditoire par un retour à « Kowtow » (« Kowtow », 1988), plus lourd et vibrant sur l’estrade que sur vinyl. « Alaska » (« The Window of Life », 1993) déferle telle une vague d’énergie, suivie de nouveaux joyaux comme « 360 Degrees » et « Explorer of the Infinite » (« Love over Fear », 2020).

Le moment fort survient lorsque la foule plébiscite « Indigo » (« Pure », 2008) au détriment de « Paintbox ». Son intensité sombre envahit la salle, témoignant de la volonté du combo d’adopter la spontanéité et de tisser des liens auprès de ses fans. « Afraid Of Everything » (« Love over Fear », 2020) conclut le set principal sur une note à la fois fragile et enivrante.

En rappel, « Breaking The Spell » (« The Window Of Life », 1993) offre un final majestueux : la guitare s’exprime avec émotion, les claviers luxuriants s’entrelacent à une section rythmique précise, tandis que les voix et instruments additionnels aboutissent à un climax puissant.

Ce que Pendragon a proposé au Zik-Zak dépasse largement le simple voyage nostalgique. La formation rayonne par sa vitalité, son élégance et sa pertinence, déroulant un set qui retrace plus de trente ans de création musicale. Dans une salle quasi comble, à l’acoustique remarquable et à l’ambiance chaleureuse, leur prestation rappelle pourquoi Pendragon demeure l’un des grands survivants — et innovateurs — du rock progressif. Le sextuor a livré une performance magistrale, mettant en lumière son évolution musicale et la virtuosité de ses membres.

Setlist :

The World : « Back in the Spotlight », « The Voyager », « Shane », « Prayer », « Queen of Hearts, Part I », « Queen of Hearts, Part II » : ...A Man Could Die Out Here...

Queen of Hearts, Part III : The Last Waltz

And We'll Go Hunting Deer

Acoustique : « Fall Away », « The King of the Castle ».

Full band :« Not of This World, Part 3 : Green Eyed Angel », « Kowtow »

Rappel : « Water »

(Organisation : Zik-Zak et Rock Nation)

Clock DVA

Réédition du premier opus de Clock DVA

Écrit par

Clock DVA a annoncé la réédition remasterisée de son premier album, « White Souls in Black Suits », disponible pour la première fois en 35 ans. Initialement paru en 1980, sous forme de cassette limitée, sur Industrial Records, l’opus sera réédité le 7 novembre 2025 en vinyle gris et CD, avec quatre titres bonus de la même époque.

Formé à Sheffield en 1978, Clock DVA a rapidement créé une alchimie sonore unique, inspirée par la science-fiction, le constructivisme russe et la littérature beat. Son premier long format, enregistré en une seule journée, est sombre et inquiétant, avec des guitares stridentes et des explorations sonores électroniques. La formation s'est forgé une réputation féroce en tant que l'un des groupes live les plus sauvages et imprévisibles de Sheffield.

Le long playing présente un line up impliquant Adi Newton (voix, synthé, clarinette, guitare électrique archet et traitement de bande), Steven James Turner (traitement de basse), David J. Hammond (traitement de guitare), Charlie Collins (saxophone, flûte et percussion), Roger Quail (percussion) et Simon M. Elliott-Kemp (synthé), et a été enregistré au studio Western Works de Cabaret Voltaire. La chanson « Anti-Chance » est issue d’une collaboration directe avec Cabaret Voltaire.

« Consent » est en écoute

 

 

GIÖBIA

Le psychédélisme spatial de GIÖBIA

Écrit par

Groupe de rock acide et psychédélique milanais, GIÖBIA sortira son sixième album studio, "X-ÆON", le 17 octobre. Issu de cet LP, le morceau "1976" (en écoute ic) s'inspire de l'énergie conflictuelle du Festival de la Jeunesse Prolétarienne au Parco Lambro à Milan. L'elpee explore des dimensions sonores plus lourdes et immersives, mêlant psychédélisme tourbillonnant et grooves expansifs avec des échos du rock spatial des années 70.

Depuis la sortie, à ses débuts en 2009, de l’opus avec "Hard Stories", GIÖBIA a gravé plusieurs long olayings influents, dont "Introducing Night Sounds" en 2013, "The Magnifier" en 2016, "Plasmatic Idol" en 2020, et "Acid Disorder" en 2023. La formation a également collaboré avec The Cosmic Dead pour l'album "The Intergalactic Connection – Exploring The Sideral Remote Hyperspace" en 2021.

Debout Sur Le Zinc

La mémoire électrique de Debout sur le Zinc

Écrit par

La sensation que cette nouvelle production, bien léchée, a un réel potentiel pour parler autant aux fans de longue date qu’aux nouveaux venus. Le disque se renouvelle beaucoup au fil de l’écoute, notamment grâce aux deux voix lead différentes, et l’on est assez loin de l’image de « chanson festive » qui colle parfois trop à la peau du projet. Les retours des médias sont positifs.

Effectivement, considéré parfois comme discret, le groupe a pourtant su se renouveler et occupe encore une place de choix dans l’Hexagone, fédérant toujours un public nombreux après trente années de scène et plus de 2000 concerts. En témoigne notamment le concert parisien à venir à La Cigale (14/02/2026), déjà quasi complet ! Ce nouvel album interroge la mémoire, le temps et la quête d’un nouveau souffle dans le tumulte de l’époque. C’est un tout nouveau voyage incandescent, dont chaque chanson est une étape : un souffle pop intemporel, sans complaisance ni posture.

Refuser la mascarade, préférer la sincérité tranquille aux cris factices : voilà l’élégance cachée de cette chanson. « Je ne manque pas de cœur » est un éclat d’authenticité dans un monde de faux-semblants. Simon Mimoun – auteur.

En trois tableaux allégoriques, l’animation illustre le combat dichotomique que se livre l’auteur de la chanson. Pris au piège d’un mécanisme implacable et tiraillé entre son désir de liberté et son envie de plaire, il navigue comme la méduse entre l’ombre et la lumière. Damien Pelletier – réalisateur du visualizer.

La formation enchaînera ensuite par une tournée hexagonale 2025-2026 de plus de trente dates, et un concert parisien à marquer dans son agenda : La Cigale, le 14 février 2026.

Le single « Ferme Les Yeux » est disponible sous forme de clip ici et celui au consacré à « Je Ne Manque Pas De Cœur »  

Pour les précommandes pour l’album en format Vinyle / CD, c’est ici

Les nouveaux concerts Live Nation (update du 07–09–2025)

Écrit par

Vendredi 06 février 2026 – Apparat – De Vooruit, Gand

Vendredi 27 février 2026 – The Last Dinner Party – Forest National, Bruxelles

Mardi 03 mars 2026 – Of Monters And Man – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mardi 10 mars 2026 – Tyler Childers – Ancienne Belgique, Bruxelles

Lundi 16 mars 2026 – CMAT – La Madeleine, Bruxelles

Lundi 09 avril 2026 – Charles – Ancienne Belgique, Bruxelles

Lundi 11 mai 2026 – Blues – Ancienne Belgique, Bruxelles

Jeudi 21 mai 2026 – Lola Young – De Roma, Anvers

http://www.livenation.be/

 

 

 

Het Depot (Louvain) : les nouveaux concerts (update 6/09/2025)

Écrit par

Me 17.09.2025 Emmy d'Arc

Lu 29.09.2025 Depot Café & Willy present Salvia

Me 01.10.2025 Open Mic

Sa 11.10.2025 Queers On Stage

Je 16.10.2025 overdrive

Sa 18.10.2025 Over The Rainbow

Ma 21.10.2025 Black Leather Jacket

Sa 25.10.2025 Monto Space

Ve 31.10.2025 Galaxie Nightshift

Ve 14.11.2025 New Wave Night

Di 16.11.2025 L'Antidote

Sa 31.01.2026 Sofie Lemaire

Lu 02.02.2026 St. Paul & The Broken Bones

Je 19.02.2026 Jokke

Lu 23.03.2026 Alice Merton

Sa 02.05.2026 Krezip

https://www.hetdepot.be

 

 

Concerts Peter Verstralen Agency (update 6/09/2025)

Écrit par

15 février 2026 - CORY HANSON - Cactus, Bruges

04 octobre 2025 - STEVEN DE BRUYN & JASPER HAUTEKIET - Arscène, Hansbeke

https://peterverstraelen.com/

Fishbach

Val Synth

Comme une extravagance rétrofuturiste...

Flora Fishbach, la belle rebelle des Ardennes, nous revient ; et elle n'en fait qu'à sa tête... qu'elle a très jolie, au demeurant. Sa dernière lubie ? Les 'arpeggiators' de synthés, à la Georgio Moroder, arrangés comme une techno discoïde, sur laquelle elle vient placer une voix à mi-chemin entre Klaus Nomi et Mylène Farmer. Le tout baigné dans une nostalgie années '80 truffée de nappes synthétiques et de sons hyper-kitsch.

Pourtant, c'est sur une chanson traditionnellement pop, qui rappelle les albums précédents de l'artiste, que s'ouvre “Val Synth”. On déguste ce subtil mélange de mélodies hyperromantiques et d'harmonies sophistiquées qui constitue la marque de fabrique de Flora. Mais, dès la deuxième plage, “Comme Jean Reno”, la chanteuse rebat les cartes et innove.

Cette plongée dans les profondeurs s’ouvre sur une phrase qui résonne tel un mantra : ‘Je plonge dans les abysses comme Jean Reno’. Et, ô merveille, l’acteur français, icône intemporelle du ‘Grand Bleu’, s’invite dans cette aventure sonore pour un 'featuring' aussi inattendu qu’inspiré. Quant à la musique, elle s’élève comme une vague irrépressible, nous ramenant avec délectation aux échos glorieux de la new wave. Les rythmiques pulsantes évoquent les émois électrisants de Bronski Beat, tandis qu’un break audacieux dévoile un hommage subtil, presque clandestin, à Moroder. Là, surgissent les voix, qui semblent murmurer l’écho de “I Feel Love”, portées par des chœurs célestes qui ouvrent une brèche vers un univers mystique, où les étoiles dansent avec les âmes errantes. Une pure merveille !

Dans “Des Bêtises” (‘part 1’), Flora poursuit dans la veine disco-pop, convoquant des accents très ‘myléniens’ et même, à un moment, une guitare acoustique ! La deuxième partie (‘part 2’) de la chanson en est le prolongement cinématographique, principalement instrumental, comme un clin d'œil adressé à Sébastien Tellier. “Meryl Streep libre” prolonge la rêverie dans un style plus ‘ambient’, bande-son mélancolique portée par un bouzouki oriental, des claviers 'dx7' et une mélopée délicieusement onirique.  

Mais ce calme est de courte durée. “La Machiavela” fait exploser le tout dans une extravagance lyrique complètement hystérique. Un beat répétitif, des nuées de notes synthétiques, et au-dessus, planent des vocalises audacieuses au cours desquelles s'entrecroisent l'opéra-bouffe, les folklores loufoques, Rita Mitsouko, Nina Hagen et les Sparks.

L'opus se clôture sur “Mon Copain”, une deuxième chanson pop plus ‘traditionnelle’ et un nouvel OMNI (Objet Musical Non-Identifié), “Dulcimers”, une bombe instrumentale technoïde qui fonce comme un séquenceur à plein régime. Entre synth-wave et bande-son futuriste, la composition laisse présager de prestations ‘live’ carrément orientées ‘clubbing’, au cours desquelles la sombre prêtresse fera résonner les âmes perdues de ses disciples...

On l'a compris, Flora Fishbach aime se remettre en question. Dans “Val Synth”, elle a réussi la gageure de redéfinir son style en lui conférant des tonalités carrément baroques, mais sans jamais se perdre. Un côté ‘larger than life’ fantasque, audacieux et assumé, au risque de tomber dans le surréalisme. Tantôt new wave disco cheesy, tantôt cabaret bastringue, tantôt électro hypnotique, la musique est habitée... Habitée par cette voix, mutante, oscillant entre notes aiguës et graves, une mezzo dramatique, voix d'enfant, de déesse, de sorcière... Pas de doute, cet album est encore une belle ‘Fishclaque’... 

 

"Val Synth", sortira le 12 septembre sur le label Créature et est disponible en pré-commande 

 

La musique a été composée par la chanteuse en collaboration avec AGLE (@agle.music), le musicien basé à Barcelone. Les paroles ont été écrites par Flora en compagnie d'Arthur Navellou et de Casual Melancholia (@casualmelancholia). Le son a été dessiné par Michael Declerck (@michaeldeclerck) au studio La Briche, près de Tours.

 

Tracklist Flora Fishbach "Val Synth" :

Rends-moi ma vie

Comme Jean Reno

Des Bêtises (PART I)

Des Bêtises (PART II)

Meryl Streep libre

La Machiavela

Mon Copain

Dulcimers

 

Pour (re) lire les interviews de Fishbach, cliquez sur le nom de l’artiste, en vert, dans le cadre ‘Informations complémentaires’.

The Chameleons (Vox)

Arctic Moon

Cet album, on l’a attendu avec impatience ! Et pour cause, il y a 24 ans que ce groupe mancunien légendaire n'avait plus sorti de Long Playing. Un long hiatus au cours duquel seul le chanteur, Mark Burgess, qui se fait appeler aujourd'hui ‘Vox’, avait porté la flamme sous le nom de Chameleons Vox. Aujourd'hui, à la suite du retour de Reg Smithies, un des deux guitaristes originaux, la formation a repris les tournées sous le patronyme ‘The Chameleons’, a enregistré 2 Ep et aujourd'hui, enfin, elle nous délivre un nouvel opus à part entière: “Arctic Moon”.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le résultat est à la hauteur des attentes. Evidemment, le son a évolué. Il ne baigne plus dans le post-punk puissant et grandiloquent des années '80. L’atmosphère générale se teinte désormais d’une douceur feutrée, tissant des fils de soft-rock aux nuances psychédéliques subtiles, et le tout est enrichi d’une touche raffinée de 'glam'. Les références majeures ne surprendront pas. Et pour cause, ce sont les artistes préférés de Vox : les Beatles, T-Rex et David Bowie.

D'ailleurs, la pièce principale de l'elpee, “David Bowie Takes My Hand”, évoque directement le 'thin white duke'.  Elle s’ouvre sur une rêverie acoustique évoquant “Space Oddity”, et s’épanouit ensuite en un magnum opus de plus de huit minutes. Au cours de l'interview qu'il nous a accordé, Vox a expliqué : ‘C'est probablement le meilleur morceau sur lequel j'ai jamais travaillé, mais il est très différent de ce que les Chameleons ont fait auparavant.’

Une version réenregistrée de “Where Are You ?”, probablement le titre le plus percutant, ouvre l'album, lequel se referme par le single “Saviours Are A Dangerous Thing”, une compo qui allie à la perfection les textures cristallines des guitares à une maîtrise parfaite de la mélodie, tout en dévoilant un message politique sombre. Parmi les autres joyaux, “Magnolia” charme par ses éclats psychédéliques, “Free Me” s’abandonne à un onirisme dream-pop, et “Lady Strange” exerce une fascination irrésistible.

Autre remarquable composition, “Feels Like The End Of The World”, rappelle la grandeur amère de “Bitter Sweet Symphony” de The Verve, illuminée par de superbes arrangements de cordes. Après 4 minutes, le rythme s'interrompt et Vox improvise une déclamation poétique à propos des signes que l'on peut déceler autour de nous. Les autres instruments reviennent et le final est répétitif et hypnotique. Superbe !

Notons au passage l'importante contribution des nouveaux membres de la formation : Stephen Rice à la seconde guitare, Todd Demma à la batterie et surtout Danny Ashberry aux claviers. Vox tient à souligner que cet LP est l’œuvre d’un véritable collectif, les chansons ayant, pour la plupart, germé dans un esprit commun. De surcroît, ils ont invité un ensemble de violons, le Real Strings de Pete Whitfield, à Manchester, lequel insuffle une chaleur orchestrale authentique aux arrangements.

Même si d'aucuns regretteront l'absence de bombes post-punk comme “Don't Fall” ou “Second Skin”, force est de constater que ce long playing se distingue par une véritable élégance, un style racé, coloré et spacieux, un rock rétrofuturiste vibrant qui ravira les fans de REM, The Church, Tears for Fears ou The Verve.

The Chameleons nous donnent rendez-vous le 29 octobre prochain au Wilde Westen à Courtrai, où cette odyssée sonore prendra vie sous nos yeux (plus d’infos ici).

Pour en savoir davantage sur The Chameleons, et notamment lire ou relire l’interview accordée par Vox récemment, cliquez sur le nom du groupe (en vert) dans le cadre informations complémentaires, ci-dessous (page ‘Artistes’). 

Pour écouter l'interview en version audio dans l'émission WAVES, c’est .

"Arctic Moon" sortira le 12 septembre prochain sur Metropolis Records.

 

 

 

 

 

Michel Bé

Un rêve

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Votre chroniqueur va-t-il se faire trucider par les rockers de Musiczine ? Non, c’est improbable ! Certes, l'album de Michel Bé n'est pas le plus ‘rock’ de la décennie ; mais, finalement, est-ce que les dernières productions de Coldplay sont plus rock ? Et pourtant, elles bénéficient toujours d'autant de ferveur de la part de nombreux fans du groupe britannique.

Michel Bé, jeune chanteur de Dunkerque, s'est associé à un ami belge pour boucler son premier elpee : Pascal Walraedt ! Éphémère partenaire de basket en Belgique, et tout autant ‘dreampartner’ d'une association musicale qui n'a pas abouti. Pourtant, son "Enchanté Alice, moi je m'appelle Agatho" laissait présager un bel avenir aux esprits fins. Ça n'a pas d'importance : Pascal a mis son talent en sommeil durant de longues années, alors que votre serviteur enterrait définitivement le sien.

Et puis, après plusieurs essais, Pascal a rencontré Michel Bé. Mais qui c'est celui-là ? Michel, c'est une voix très personnelle, très intimiste, mais puissante aussi, qui n’est pas sans rappeler Florent Pagny lorsqu'il monte dans les aigus.

Et la collaboration entre les deux se révèlent être une réussite totale.

L'opus s’ouvre par le titre éponyme : "Un rêve". Alors que Pascal déclenche ses arpèges aux claviers, Michel impose immédiatement la douceur et la sensibilité de sa voix. Et ce, en se remémorant la superbe Messine Fllora Fishbach, de tellement haut niveau.

Ensuite vient ce qui est, manifestement, le joyau, la pépite de l'album : "SOS, 1er amour". Si vous êtes touchés par le titre "Paradoxal système" de Laurent Voulzy, vous ne pouvez que craquer pour ce morceau phénoménal ! Non ! Désolé, cela n'a rien d'un plagiat ! Seules l'ambiance nappée de claviers et l'idéologie de la chanson permettent de penser à Super Laulau de Guadeloupe ! Non, Pascal et Michel ne sont pas encore occupés de concurrencer le rocker au ‘cœur grenadine’. Mais le talent et l'espoir sont là !

"Sixième sens". Peut-être vous attendez-vous à voir apparaître Bruce Willis ? Ou alors, en fermant les yeux, le verrez-vous apparaître dans ses meilleurs rôles, avant que la maladie ne le diminue. Ici, Michel le fait renaître dans ses meilleurs apparats, fier, et plein de dynamisme, avec une voix qui opère un ‘Retour du futur’ dans lequel Marty Mc Fly tient le premier rôle.

"Ma France". Qui d'autre que Pascal et Michel pouvaient mieux mettre à l'honneur Pierre Desproges et l'inoubliable Michel. Celui-ci ? Nobody of course ! Un rythme irrésistible et une mélodie qui, au premier abord, peut paraître complexe. Mais n'est-ce pas ce qui crée les meilleurs morceaux. Plusieurs écoutes sont nécessaires pour enfin saisir toutes les subtilités d'un grand titre !

"Souvenez-vous". On se rappelle très bien le premier titre de Mylène Farmer, "Maman a tort". ‘Un, maman a tort, deux, c'est beau l'amour, trois, l'infirmière pleure, je l'aime’. Peut-être que c'est le jour où ce disque de Mylène est sorti que, pour la première fois, on a pris conscience de la beauté des femmes rousses ! Cette beauté incommensurable entre une peau blanche, et une chevelure de feu... Grâce à son irrésistible "Au clair de la lune, mon ami Pierrot", Pascal et son texte, et Michel de sa voix, grave, pour la première fois, ont replongé votre chroniqueur dans cette atmosphère irrésistible des années 80. Une cure de jouvence pour les ‘anciens’ aux plaisirs éclectiques comme l’auteur de cet article.

"Et tous ces gens qui s'aiment" et "Et tous ces gens qui s'aiment" évoquent, tout à tour, Étienne Daho, Kim Wilde, Patrick Juvet...

Cet album est franchement bon ! Et le seul regret, c'est la durée. Trop courte. 26 minutes ! Mais, si c'est pour en sortir un autre dans les 12 mois, pas de souci ! Car il sera difficile de résister avant un nouveau ‘release’ ! Pascal et Michel, c'est l'avenir du Pop Rock français ! ‘Go, go, go ! We love you !’

 

Août en Eclats 2025 : samedi 30 août

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Le centre historique de la cité millénaire fondée au VIIème siècle par Vincent Madelgaire (Saint Vincent) est une nouvelle fois en effervescence.

Et pour cause, la Ville de Soignies accueille, en grande pompe, son festival familial et pluridisciplinaire, le bien nommé ‘Août en Eclats’, un festival particulier puisque les belles découvertes musicales côtoient spectacles, village des enfants, marché du monde, saveurs et animations de rue, autour des places Verte et Van Zeeland.

En termes de facilités économiques, on ne peut pas faire mieux ! Ici, les spectacles et concerts sont proposés gratuitement !

Côté musique, deux scènes se côtoient, la grande pour les artistes confirmés comme Mud Flow et Les Innocents chargés de présenter une rétrospective de leur carrière respective ; la plus petite pour celles et ceux, qui pourraient le devenir. Et à voir ceux qui vont s’y produire, il y a fort à parier que, méconnus, ils pourraient devenir rapidement de grandes stars, comme cette jeune et presque inconnue, Epona.

C’est justement par cette frêle artiste que la journée de votre serviteur débute. Alors qu’elle n’a que 24 printemps, elle possède déjà une belle carrière au théâtre, au cinéma et évidemment dans le domaine de musique.

Elle a enregistré un premier Ep 4 titres, intitulé « Help I’m Fine », en 2023. Une œuvre dont les thématiques tournent autour d’histoires personnelles. Si se mettre à nu demande du courage et une bonne dose d’introspection, s’agit-il peut être dans son chef d’une manière pudique de rendre hommage à toutes ses victimes, voire d’exorciser quelque chose de plus profond qui sommeille en elle… Dieu seul le sait !

Quoiqu’il en soit, c’est par « Computer » qu’elle entame son concert. Les accords de guitares de Dimitri Eggermont se marient parfaitement aux frappes de Merlin Vanitterbeek, expression sonore sur laquelle se pose la voix crépusculaire d’Epona Guillaume, son nom à l’état civil.

Après l’excellent « Witches », c’est encore par cette superbe reprise guitare/voix d’un titre de Kavinsky (« Nightcal ») que l’identité vocale de la gonzesse prend une dimension toute particulière, entre candeur et douceur. Une chanson popularisée par Angèle également, lors de la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Paris, en 2024, en compagnie du groupe Phoenix.

Mais ne vous fiez pas aux apparences, la post-adolescente sait aussi se montrer sauvage et déterminée, à l’instar de ces « Wrong » et « Louise », à l’intensité bestiale.

Alors que jusqu’ici son terrain de jeu était l’anglais, elle surprend avec un titre interprété dans la langue de Voltaire, « Peine pour toi », issu d’un single tout frais ; une chanson dans laquelle elle narre l’histoire d’un type qui a voulu la salir en lui dérobant des photos personnelles, que l’on devine intimes. Un texte où elle dévoile une facette plus vulnérable de son répertoire, en général, plus engagé.

Et une nouvelle reprise plus tard, le combo adapte une compo des Strokes, un groupe de rock américain, originaire de New York, drivé par Julian Casablancas, dans une version iconoclaste de « Ode to the mets », une comptine dans laquelle la jazzcaster du préposé aux cordes émet un son d’une finesse inouïe. La classe !

Epona est issue d’une famille nombreuse puisque la fratrie compte 10 enfants, dont 7 filles, nés de deux pères différents. L’une de ses demi-sœurs est relativement connue dans le milieu, puisqu’elle est impliquée au sein du binôme Colt, auparavant Colline et Toitoine, et avec lequel une collaboration pourrait voir le jour prochainement. Et au vu des univers foudroyants des frangines, on ne peut s’attendre qu’à de belles surprises.

La maman d’Epona se tient à une encablure de la scène. Pour lui rendre hommage, Epona se livre magistralement dans un « Mom » qui touche au plus profond celle qui n’est autre que la principale concernée, accompagnée par d’autres enfants. Les regards qui s’échangent en disent long sur la complicité qui règne au cœur de cette famille.

Le féminisme et les thématiques liées à l'égalité femmes-hommes appartiennent, depuis longtemps, à l’identité de l’artiste. Elle le prouve encore ici à travers un « Voice », plus significatif jamais. Une guerre idéologique, certes, mais a-t-elle aujourd’hui toujours une raison d’exister, en Europe occidentale ?

Il y a des combats qui ne peuvent être menés que par la parole. C’est le cas de cet étrange « Naked man (in the forest) », l’histoire véridique d’une rencontre fortuite et malheureuse de l’une de ses sœurs avec un exhibitionnistes, alors qu’elle se soulageait en forêt. Si de prime abord, le sujet pourrait prêter à sourire, la demoiselle est parvenue à le transformer en une chanson satirique d’une intensité rare. Un délice pour les oreilles, moins pour l’imaginaire collectif.

Le concert touche doucement à sa fin. Après une heure d’un set qui aura dévoilé bien des facettes d’une personnalité protéiforme, Miss Guilaume a tout d’une grande artiste : une voix, un univers musical percutant et des thématiques qui interrogent à l’instar du rock très coloré « Siner, you », qui traite des agressions sexuelles.

Et si Epona était une ambassadrice qui dénonce tout ce qui n’est plus possible d’accepter ?

La grande scène se situe à quelques pas. C’est Orlane qui s’y colle ! Deux jeunes gens sont postés côte à côte. Ils ont la lourde tâche d’alimenter des sons à l’aide de leurs synthés. Un des proposés aux ivoires se charge aussi de la gratte électrique.

Elle est venue proposer des compos issues d’un premier album intitulé « Aller-Retour ». L’amour et la solitude seront au cœur des débats, à l’instar de « Mal d’amour », une chanson pop dans laquelle elle aime se mettre à nu, armée de son saxophone, un instrument dont elle se sert merveilleusement bien. Musicienne chevronnée, la belle manie la gratte également.

La jeune Belge impose son style et ses couleurs comme sur ce très caustique « 23/09 ». Ce morceau ravit la ‘fan base’ qui a découvert Orlane sur les planches de l’émission ‘The Voice’, il y a déjà quelques années.

Malheureusement, votre serviteur doit écouter le set, car une interview d’Epona est prévue au sein de l’hémicycle du Centre culturel.

Dommage, car l’univers coloré d’Orlane Willems, influencé par sa synesthésie, une condition qui lui permet d’associer des couleurs à des lettres et des notes de musique, avait tout pour plaire.

A son retour dans la fosse, les portugaises de votre serviteur sont irrésistiblement attirées par le son que libère le concert de Yolande Bashing.

N’y voyez aucune connotation féminine, car Yolande Bashing est un personnage de fiction, un patronyme derrière lequel se cache une grande soif de liberté. Un personnage à deux têtes aussi ; celle de Baptiste Legros et Aurélien Gainetdinoff.

Aurélien se poste derrière des machines électroniques. Il a un look déluré : training bleu, coupe mulet, et grandes lunettes rouges. Baptiste, quant à lui, marcel blanc sur le dos, qui lui procure un côté vieille France, se charge du micro. Comédien à ses heures perdues, il avait milité au sein de la formation électro-punk Les Dents avant de se lancer définitivement en solo, gravant un tout premier elpee baptisé « Yolande et l’amour », qui a rencontré un joli succès.

Au milieu de l’estrade, trône un vieux téléphone beige, dont le cadran est composé d'un disque rotatif autour duquel sont portés les chiffres de 0 à 9. Un objet qui interpelle les plus jeunes à l’heure des téléphones portables. Quant aux plus nostalgiques, il se remémoreront les canulars d’antan.

S’il fallait cerner l’univers de cette formation singulière, on indiquerait que ce n’est pas tellement la chanson qui caractérise Yolande Bashing, mais bien la dérision, voir l’autodérision, le duo n’hésitant pas à dépeindre le quotidien tantôt façon Docteur Yolande, tant façon Mister Bashing, c’est selon. En tous cas, l’univers dans lequel ce concept fantasque baigne est un savant mélange de Flavien Berger, Sttellla et Odezenne, l’exercice consistant à lancer, rattraper et relancer de manière continue et méticuleusement les mots et leur sens.

Legros et Gainetdinoff connaissant parfaitement la recette d’une journée réussie. C’est donc à coup de beats lancinants et de synthés épileptiques, agrémentés d’un phrasé désabusé, que le chanteur éveille un mouvement festif presque incontrôlable.

Les thématiques s’enchaînent et ne se ressemblent pas. On passe du marteau à l’enclume en une fraction de seconde, du « Le chat » à « Claude », l’esprit dialectique des lascars s’imprégnant dans chacune des compos.

Tout au long d’un set savamment construit autour de titres les plus improbables, Y. B. réinvente magnifiquement la chanson pop et francophone entre techno, poésie, mélancolie, synthés désaccordés et ‘spoken word’ tremblant (‘Tu te répètes’).

Caractérisé par son spectaculaire crescendo, « Solitude » constitue un paradoxe des temps modernes. Quant à « Les Vivants » et son refrain entêtant, il suggère que les quelques centaines de festivaliers présents vont éprouver toutes les difficultés du monde à s’émerveiller dans une réalité plus sombre que celle dans laquelle le duo les a entraînés durant une heure.

La fiesta est terminée, malgré les demandes de rappels…

Mud Flow embraie. Il s’agit d’un collectif belge de rock alternatif, originaire de Bruxelles, et formé autour du chanteur-guitariste Vincent Liben.

Mud Flow appartient à de cette vague de groupes belges de pop/rock qui a connu un certain succès à l’aube des années 2000, comme Girls in Hawaii, Ghinzu ou encore Hollywood Porn Stars, qui revient à la surface.

Après cinq albums et plus de dix ans d'existence, le combo s'était séparé officiellement en 2010. Mais, nonobstant la carrière solo de Vincent, une envie de reprendre la route des tournées s’est progressivement manifestée. Alors, il s’est offert le luxe d’ouvrir la parenthèse pour le plaisir de tous. Une ultime fois ?

La formation réputée pour ses riffs de guitare dynamiques et sa rythmique palpitante a décidé de rejouer sur scène et dans son intégralité, l’album « A Life on Standby », une œuvre remarquable qui plonge l’auditeur dans l’univers sonore particulier du band, tout en y incorporant quelques pépites des long playings « Ryunosuke » (« Planes »), « Re-Act » (« Panic »), ou encore « Amateur ».

Caractérisé par ses envolées aériennes, « The sense of me » rappelle combien la richesse mélodique constitue la source de cette formation décidément bien en forme, porté par un Liben qui n’a pas perdu de son aura, ni sa superbe voix rauque et ténébreuse, malgré le poids des années.

Un concert d’une intensité rare où le public a pu (re)découvrir une salve de compos, tantôt ouatées à l’instar du chaud et envoûtant « Unfinished Relief », tantôt percutants comme ce « New Eve », des morceaux qui ont, au moins, gagné l’attention de tout un auditoire et sans aucun doute ravivé un sentiment de nostalgie chez les admirateurs de longue date. D’ailleurs, la foule reprend en chœur le refrain de « Today », titre qui n’a pas pris une ride.

Et « Tribal Dance », porté par une énergie brute et un son authentique parfaitement reconnaissable, mérite la mention ‘Plus que parfait’.

Durant une heure, Mud Flow s’est offert un concert d’une dimension incroyable. Et pourtant, les musiciens n’ont pas perdu leur âme d’enfant, s’amusant tout en se produisant sur les planches.

Alors que Jean-Pol Groove s’excite sur la petite scène, votre serviteur décide de rester sur place, afin de conserver le meilleur angle possible pour assister à la prestation des Innocents, un groupe qu’il a découvert pour la première fois, en 1989, au festival de Dour.

Depuis, le line-up a bien évolué. En 2000, peu après la sortie du quatrième opus, Sieur Urbain décide de voler de ses propres ailes. La formation implose et l’aventure se termine aussi brutalement qu’elle a commencé…

Entre-temps, JP s’accorde une parenthèse et entame une carrière solo. La critique salue sa première œuvre, mais la défection d’une partie du public lui laissera un goût amer…  Le come-back du tandem n’était donc pas tout à fait… innocent.

Il faudra attendre une quinzaine d’années pour que les chevilles ouvrières se croisent à nouveau, au détour de l’enregistrement d’une compilation confectionnée sous la forme d’un ‘best of’ et se réunissent sous un line up minimaliste. Il devient alors duo réunissant simplement Urbain et Nataf.

En analysant l’auditoire, la pyramide des âges est bien représentée. On y croise aussi bien une bobonne aux cheveux gris que de jeunes enfants d’à peine sept ou huit ans. Sans oublier les fans quinquas à la chevelure plus rare que des spectateurs lambda venus pour entendre des tubes. Et puis d’autres encore qui se sont égarés sur le site…

Les groupies piaffent d’impatience. Faut dire que Les Innocents ont vécu de glorieuses années, entre 1989 et 1999. Un succès couronné de singles platinés, passages radios, tournées à guichets fermés et récompenses aux Victoires de la musique. Les ‘Innos’ ont marqué cette décennie par des standards pop comme « L'autre Finistère », « Fous à lier » ou encore « Colore ».

Les ‘deux frères ennemis’ se sont entourés d’une formule groupe pour l’occasion. Ça risque donc de déménager grave !

Il est 22h30 lorsque JP, vêtu sobrement, sourire aux lèvres, salue le parterre, et sixcordes en bandoulière entame son tour de chant par « Des jours adverses », une compo qui figurait sur l’elpee ‘Post-parfum », en 1995.

Nataf, cernes marqués par des nuits blanches supposées et barbe noire mal entretenue, manifeste déjà une belle connivence musicale avec un Urbain, plus en retrait. 

Sans frime ni préméditation, les gaillards s’amusent comme des gamins ! Des regards complices s’entrecroisent. Si ces deux-là n’étaient pas de vrais amis dans le passé, la connexion qui les lie aujourd’hui fait plaisir à voir…

Le duo est influencé par la pop anglo-saxonne. Mais, le fil conducteur de leurs compos reste le français qu’ils utilisent astucieusement pour ciseler des textes qui dépeignent un univers métaphorique, à l’instar de ce « Fous à lier », un hymne que le temps n’est pas parvenu à démoder.

Les chansons s’enchaînent à une cadence folle. Malgré les arrangements subtils, le band laisse pas mal de place à l’improvisation. En quelque sorte, c’est frais, millimétré et exercé avec beaucoup de souplesse. Un travail d’orfèvre ! Les pédales d’effets sont utilisées à bon escient. Le feedback aussi ! L’exercice est suffisamment intéressant pour permettre la découverte ou la redécouverte de morceaux incontournables comme « Quand la nuit », Lune de lait » ou « Apache », même si un parfum de nostalgie flotte dans l’air, tout au long du concert. Il est cependant fortement hanté par l’esprit du leader !

JP est de très bonne humeur ! Le show est ponctué d’anecdotes ! Et à la stupéfaction de tous, JP s’accorde même un pas de danse de Sioux pour le moins contorsionniste ! Un condensé de twist et de polka ! Delirium ? Il est encore plus drôle, lorsque par moment, sa jambe droite croise la gauche. Une position d'unijambiste qui faciliterait son envol en cas d'agression surprise comme le font les flamants rose ? En tout cas, sympa, mais risqué pour le service trois pièces ; fallait voir l’étroitesse du falzar ! Le genre masculin compatira…

Afin de briser la fine couche de glace qui persiste, les blagues émaillent le show. Qu’elles soient rigolotes ou ringardes (façon Carambar), le gars est complètement décomplexé et se fiche totalement de ce que les gens pensent !

Il a bien raison ! Après tout, on est là pour se vider la tête et passer un moment agréable !

« Colore », mais surtout « Finistère » bénéficient de de mélodies simples, mais efficaces, avec en toile de fond des textes bien torchés.

Il est déjà temps de se dire au revoir ! Des cris hystériques s’élèvent ! Le rappel est annoncé ! « Jodie » et « Un homme extraordinaire » s’uniront pour le meilleur et pour le pire, coupables d’un amour périlleux…

Durant une heure vingt Les Innocents ont livré un set haut en couleurs, grâce à « Un homme extraordinaire » : Jean-Philippe ‘Jipé’ Nataf. Et Jean-Christophe Urbain, un homme extraordinaire lui aussi.

« Un homme extraordinaire », une expression qui souligne à merveille le talent et la singularité de chacun des artistes qui se sont produits ce soir ainsi que chacun des bénévoles qui ont œuvré dans l’ombre afin de faire de cette édition, une belle journée qui restera gravée dans les cœurs et les mémoires.

(Organisation : Août en Eclats)

epona

Dénoncer les violences faites aux femmes n’est plus un tabou, c’est un combat permanent…

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Epona possède déjà une longue carrière artistique et protéiforme. Elle excelle aussi bien au théâtre, au cinéma que dans la musique.

Jeune, belle et féministe jusqu’au bout des ongles, sa tessiture vocale n’est pas sans rappeler une certaine… Charles, épousant au passage de belles envolées sauvages et graves.

A travers un premier Ep intitulé « Help I’m Fine », cette femme/enfant au visage de poupon se met à nu, de manière touchante, maladroite parfois, mais toujours avec détermination, sur un lit d’histoires personnelles qui parleront au plus grand nombre.

Mademoiselle Guillaume à l’état-civil accorde quelques minutes de son temps précieux à Musiczine afin de se livrer sans fard, mais avec la justesse des grand(e)s Sages juste après une prestation remarquée dans le cadre du festival ‘Aout en Eclats’.

Epona, le féminisme et les thématiques liées à l'égalité femmes-hommes appartiennent depuis longtemps à ton identité. Ce combat a-t-il aujourd’hui toujours une raison d’exister, et tout particulièrement en Europe occidentale ?

Oui, je le crois ! A cette différence près que nous sommes davantage privilégiés en Europe par rapport au reste du monde. De nos jours, il existe encore des combats à mener. Il faut continuer à en parler, c’est très important ! Ces thématiques me tiennent beaucoup à cœur, d’autant que je suis issue d’une grande famille, dont huit sœurs. Depuis toutes ces années, j'ai entendu énormément de témoignages choquants qui ne devraient pas se produire dans une société qui se dit contemporaine. Alors, si on peut les éviter, tant mieux !

Ton témoignage suit le mouvement ‘#MeToo’ né en 2006 et fondé par l’Afro-américaine Tarana Burke pour aider les femmes victimes de violences sexuelles et appartenant à des minorités. Initialement destiné aux habitantes d’Harlem, à New York, #metoo va être retrouver relayé auprès d’Américaines de toutes origines, grâce aux méandres d’Internet. Il faudra néanmoins attendre 2017 et le procès Weinstein, producteur américain accusé de multiples viols, pour que l’hashtag connaisse un développement international. J’imagine que cette mouvance #MeToo t’a impacté, non seulement en tant que femme, mais aussi comme féministe ?

J’ignore pourquoi, mais je me suis souvent retrouvée dans beaucoup de projets au sein desquels le viol était très présent, au théâtre avec des récits ou au cinéma lors d’interprétations de textes relatifs à ce type d’agression sexuelle. D’une manière générale, nous nous sommes beaucoup renseignées sur cette thématique par la lecture ou encore par le biais de documentaires. Je dirais qu’il y a plusieurs années que le mouvement ‘MeToo’ affecte ma vie.

On a la nette impression que les langues se délient davantage dans le milieu artistique pour faire cesser ces abus d’atteintes sexuelles d’hommes sur les femmes. Je viens de citer Weinstein. J’aurais pu parler de Depardieu, Jan Fabre ou encore R. Kelly, tous condamnés, alors qu’il y a encore quelques années, ces faits auraient été passés sous silence…

Tu as raison, mais il y a encore énormément de sujets tabous dans le milieu ! J’ai écrit une chanson dans laquelle j'aborde une histoire personnelle vécue dans l’univers du cinéma. Alors oui, évidemment, l’hashtag #MeToo dénonce de grandes célébrités, mais il subsiste encore énormément de petites personnes qui se font passer pour des réalisateurs dans le but d’arriver à leurs fins. Je suis contente de pouvoir défendre cette cause par le biais de la musique, même si le sujet reste difficile.

Savais-tu qu’il existait de grandes disparités en Belgique, selon les régions ? En Flandre, 5% ne connaissent pas le mouvement #MeToo, à Bruxelles 11% et en Wallonie 20%...

Je l’ignorais totalement.

Ce sont des chiffres officiels pourtant !

Je suis étonnée de cette différence culturelle, c’est surprenant !

De nos jours, les femmes restent également encore sous-représentée en Wallonie-Bruxelles dans une multitude de domaines, et notamment celui de la musique. Y consacres-tu une idéologie particulière en tant que jeune chanteuse dont le succès est croissant ?

On dénombre de plus en plus de mouvements ou de collectifs qui tentent   de valoriser les femmes. Tant mieux, mais cette proportion n’est pas encore assez élevée à mon sens. Il est nécessaire de continuer à en parler, d’organiser des événements spécialisés qui ne promeuvent que les femmes, de manière à leur donner plus de visibilité.

Un premier EP 4 titres intitulé « Help I’m Fine » est paru en 2023. Les thématiques développées tournent autour d’histoires personnelles ou de ton entourage. Se mettre à nu demande du courage et une bonne dose d’introspection. Au-delà de l’hommage rendu à toutes ces victimes, j’ai la nette impression que tes chansons exorcisent quelque chose de plus profond qui sommeille en toi.

Un peu des deux, je pense ! Rendre hommage à mon entourage ainsi qu’à toutes ces femmes, est une démarche qui me touche évidemment. C’est très important pour moi ! Le prochain EP, qui sera bientôt disponible (NDLR : « Traumas » est paru le 7 novembre 2025 et la release party s’est déroulée au Botanique, en janvier 2026) aborde ces sujets, mais sous un angle un peu plus personnel. Je me suis plongé un peu plus profondément encore dans mes histoires. Longtemps, chanter en anglais me permettait de me cacher. Mais, j’ai très vite remarqué, lors des interviews que les thématiques étaient scrutées. La difficulté du français est qu’il demande plus d’investissement sur le plan psychologique. Est-ce que cela me permet d’exorciser quelque chose de plus profond ? Oui, je le pense. Il y a des sujets que j'aborde et dont je ne parle pas nécessairement dans mon entourage. Coucher des textes sur le papier et en faire des chansons, permet au sujet de prendre vie et de susciter le débat avec mes proches. Pas plus tard qu’hier, j’ai publié sur les réseaux sociaux un contenu sur les violences. Beaucoup d’internautes souhaitaient que j’en fasse un podcast. La parole libère autant qu’elle peut engendrer de la difficulté. Certains artistes craignent de parler de leurs expériences vécues, de peur de devoir se justifier lors d’interviews. Pour ma part, je suis parvenue à m’en détacher. La violence n’est pas un tabou, mais un combat permanent.

« Naked man (in the forest) » relate la rencontre de l’une de tes sœurs avec un exhibitionniste dans une forêt alors qu’elle y faisait des besoins pressants. Alors que cette scène pourrait prêter à sourire, tu as réussi à la transformer en chanson satirique à la musicalité légère …

Tu es fort bien renseigné ! Effectivement, l’une de mes sœurs a eu la désagréable surprise de rencontrer un exhibitionniste en allant faire ses besoins dans une forêt. Dans la musicalité de cette compo, il y a quelque chose de très léger, c’est vrai. Pour le nouvel EP, ce côté satirique s’effacera pour laisser la place à davantage d’intimisme. Je craignais les préjugés tout simplement. En réalité, la simple idée que les auditeurs puissent me coller l’étiquette de celle qui reparle de sujets embarrassants, trop lourds à entendre, m’effrayait. Le premier opus abordait les événements suivant une perspective pas ‘trop dure’, pas ‘trop meurtrie’ ; ce qui est sans doute plus intéressant et captivant pour le public. Pareil pour « Don't Care », une chanson évoquant le harcèlement de rue et dans laquelle j’interprète le ‘mindset’ d'un agresseur, en exagérant constamment. Il s’agit d’un point de vue personnel. La musicalité légère parle sans doute au plus grand nombre. Et si les auditeurs sont réceptifs aux messages véhiculés, tant mieux.

Je me permets de faire le parallèle avec « Siner you » qui aborde l’agression d’un proche sur d’autres proches. Encore un sujet d’une gravité extrême, mais traité sous une forme rock très colorée…

Oui, c’est un peu une chanson de vengeance. Il s’agit de l’histoire d'un proche qui a agressé sexuellement plusieurs personnes que je connais également. Lorsque j’en ai parlé, mes propos n’ont pas été prise en compte. J’étais rouge de colère. Alors, j’ai ressenti le besoin de coucher cette histoire sur papier. Cette chanson est une réaction à ce déni. Je n’avais qu’une envie : que le nom de cet agresseur et ses agissements soient dévoilés.

En abordant des sujets aussi personnels, ne crains-tu pas des dérives ? De te voir reprocher une forme d’égotisme ? De de devenir, en quelque sorte, le porte-parole d’une cause, si juste soit-elle ?

Un peu, si. Mais, en l’état, le projet musical n’a pas encore suffisamment décollé. Donc, on ne pose pas encore énormément de questions à ce sujet. Mais, s’il le faut, je deviendrai la porte-parole de cette cause, oui !

Finalement, Epona dénonce tout ce qui n’est plus possible d’accepter ?

J'aime beaucoup cette phrase ! J’essaie d'aborder les petites choses au quotidien. Nous avons discuté de la chanson « Naked Man in the Forest », qui traite de l'exhibitionnisme. Si l’histoire peut effectivement prêter à sourire, en réalité, la situation est bien plus interpellante. Il y a toutes ces micro-agressions que les femmes éprouvent en rue ou dans les transports en commun. Combien ne subissent-elles pas l’insistance des hommes ? Ces agressions quotidiennes finissent pas être banalisées pour tomber ensuite dans l’oubli. Il est donc normal de penser que les femmes puissent être rapidement tétanisées par un simple toucher, un mot déplacé.

« Peine pour toi » surprend. Un titre exclusivement chanté en français dans lequel on apprend qu’un type a subtilisé des photos que l’on devine intimes. Tu y dévoiles une facette plus vulnérable, alors que, jusqu’ici, les chansons étaient plus engagées.

Un jour la police m’a contactée pour me signifier qu’on avait retrouvé des images me concernant. Je ne savais évidemment pas que ce type possédait ce genre de photos. Plus tard, j’ai reçu, dans ma boîte aux lettres, une série de documents concernant des plaintes à ce sujet. Je me suis dit qu’il fallait convertir cette affaire en chanson. J’étais seule face à ma haine car c’était une histoire que je n’avais pas dévoilée. Il fallait donc que je puisse l’extérioriser. Les mots sont ainsi venus naturellement comme glissant de mes mains. Côté musique, Dimitri venait de composer et il était satisfait du résultat. Voilà comment cette chanson est née.

Tu possèdes le statut d’artiste, ce qui te permet d’être rémunérée grâce au théâtre et au cinéma. La rémunération des artistes belges est une question qui se pose depuis la nuit des temps. Est-il encore utopique de penser que l’on peut vivre de sa musique en 2025 vu l’émergence des plates-formes de streaming ?

J'ai publié récemment un post sur Instagram à ce sujet. Avoir ce statut permet de rémunérer à sa juste valeur toutes ces semaines de répétition et de création de visuel. Ce message a récolté beaucoup de vues et suscité de nombreuses réactions. D’une manière générale, il est devenu relativement difficile de vivre de sa passion. Très honnêtement, j’ai pris énormément de plaisir à jouer ici aujourd’hui, mais le cachet est amplement insuffisant pour combler tout l’investissement derrière le projet. Quant au visuel, il est essentiel dans ce métier si on veut se faire connaître car aujourd’hui, les programmations de festival et de musiques sont réalisées, la plupart du temps, par le biais des réseaux sociaux. Et pourtant, le visuel n’est pas rémunéré. Les artistes n’ont alors d’autres choix que d’avoir une profession en parallèle. Je possède effectivement ce statut grâce au théâtre, mais malheureusement, pas par la musique. Pour être tout à fait transparente, si je n’avais pas perçu ces cachets, j’aurais été dans l’obligation de prendre un travail alimentaire. Et par conséquent, consacrer moins de temps pour l’écriture et devoir éventuellement m’absenter pour monter sur scène ; ce qui dans la pratique serait tout simplement impossible. Il est donc important de soutenir les artistes, d’où l’existence de cette démarche personnelle.

Tu es issue d’une famille très nombres, 10 enfants, dont 8 filles, nés de deux pères différents. L’une de tes demi-sœurs est relativement connue dans le milieu puisqu’il s’agit de la moitié du binôme Colt, anciennement Coline et Toitoine. Je crois savoir qu’elle t’a aidée pour l’écriture d’un prochain morceau qui devrait sortir prochainement. Est-ce exact ?

Mais, où as-tu donc trouvé cette information ? Je n’ai dû la communiquer qu’à deux ou trois reprises en concert. Elle a effectivement une très belle plume. Elle devrait prochainement entamer une formation aux Beaux-Arts. Elle aimerait beaucoup écrire un livre sur notre famille, sur ses affres et son côté ténébreux. Coline va également m’épauler dans l’écriture de chansons d’autant qu’il est plus difficile d’écrire en français. J’aime beaucoup sa manière d’appréhender les textes.

Si je peux me permettre, ta voix est sublime dans les chansons douces, comme sur ces guitare/voix. Cependant, en formule groupe, on la perçoit plus difficilement. J’ignore s’il s’agit d’un problème de balance, mais c’est dommage car on ne parvient pas toujours à percevoir la subtilité du propos…

Tu as parfaitement raison ! J’en suis consciente ! Ces défauts techniques m’ennuient d’autant plus que je n’arrive pas à les expliquer. Lors des premiers concerts, les gens entendaient parfois difficilement ce que je chantais. Nous avons même dû changer d’ingénieur du son. C’est quelque chose de très frustrant. On devrait peut-être envisager d’autres moyens de mettre en évidence la voix, comme diminuer les frappes sur les peaux lorsque je pose ma voix et les augmenter à nouveau sur les parties instrumentales par exemple. D’une manière générale, les gens apprécient la combinaison guitare/voix. Mais, j’aime aussi énormément les chansons qui envoient du lourd lorsque le batteur nous accompagne. En concert, j’aime alterner chansons douces et fortes.

Tu as récemment prouvé sur la RTBF que tu étais une artiste complète, capable de porter des mots sous cette formule guitare/voix. Comptes-tu l’exploiter dans le futur ?

A vrai dire, on a déjà pas mal tiré parti du format guitare-voix, y compris dans le cadre de concerts privés. A mes débuts, je manquais de confiance. J’avais pourtant des retours positifs lorsque j’adoptais cette formule intimiste. Je ressens l’envie d’en faire davantage. Mais, toutes les chansons ne s’y prêtent pas. Je pense, par exemple, à « Sinner, you », plus difficile à jouer en guitare-voix.

Les artworks des singles et des EP montrent soit des visages brouillés que l’on parvient difficilement à distinguer, des ombres ou une partie du personnage. Est-ce un manifeste pour l’anonymat ?

Je me suis toujours inspirée du rock, tant pour le son que l’image. Lorsque j’ai lancé le projet, je ne ressentais pas nécessairement l’envie d'être représentée physiquement. J’ai accepté un jour de clipper avec quelqu’un tout à fait librement. Pour le second, je souhaitais avoir moins de visibilité. Finalement, on m’y voit beaucoup (rires). Dans le milieu, pas mal de personnes m’ont conseillé de montrer mon visage, quitte à le supprimer plus tard. Pour le second EP, je souhaitais me montrer davantage et m’assumer pleinement. Une manière déguisée d’aimer mon corps sans doute. Je serais même prête à être nue sur scène et de le revendiquer (rires).

Tu as collaboré avec Dimitri Eggermont pour ton premier EP. Comment envisagez-vous la suite des aventures ?

Nous continuons d’écrire en vue d’un potentiel troisième EP qui se focalisera sur la chanson française. Je travaillerai toujours avec Dimitri. Mais, en vue d’améliorer les compositions, nous cherchons de petites collaborations. La première a été assurée par Charles de Schutter, ingénieur du son établi à Bruxelles. Nous avons également travaillé en compagnie d’un autre ingé-son basé à Gand qui a bossé pour pas mal d'artistes connus en Flandre comme Kids With Buns, Isée, etc. Nous n’avons donc aucune idée précise du prochain qui se chargera du troisième EP.

Tu as surpris ton public en interprétant une reprise d’un groupe de rock américain, originaire de New York, The Strokes, qui a acquis sa renommée dès le début des années 2000. Etonnant pour une jeune femme de 24 ans, dont ta génération est plus encline à écouter de la techno ou du rap.

A une certaine époque, j’étais entourée de jeunes baignant dans le rap. Mais très vite, j’ai découvert le rock. De plus en plus, autour de moi, les gens écoutent du rock. A vrai dire, j’ai accroché il y a 4 ou 5 ans. Les Strokes sont venus s’ajouter très vite à cet algorithme. Dimitri et moi, nous nous sommes vite rendu compte que nous partagions les mêmes goûts musicaux. Il était assez surpris d’apprendre que ce que j’aimais, lui, l’écoutait il y a 20 ans (rires).

Ancienne Belgique (Bruxelles) : les nouveaux concerts (update 29/08/2025)

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dim. 09 nov. |
Bonnet Sumo

dim. 30 nov. |
LUNA

ven. 23 janv. |
Myd (live)

lun. 02 mars |
Kadebostany

sam. 07 mars |
WIES

jeu. 19 mars |
Sophie Straat

ven. 08 mai |
Amenra 

http://www.abconcerts.be

 

 

The Saints

Album hommage pour Chis Bailey des Saints

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Le 28 novembre 2025, Fire Records sortira « Long March Through the Jazz Age », la dernière œuvre enregistrée par Chris Bailey et The Saints, coïncidant avec ce qui aurait été le 69e anniversaire de Bailey. Cet album, enregistré fin 2018 aux Church Street Studios à Sydney, est un hommage émouvant à un artiste infatigable et intransigeant. Bailey et le batteur de longue date des Saints, Pete Wilkinson, se sont réunis avec le guitariste/ingénieur Sean Carey, accompagnés de Davey Lane (You Am I) à la guitare et d'un ensemble de jeunes musiciens talentueux de Sydney.

L'elpee s'ouvre par le single principal « Empires (Sometimes We Fall) », une chanson hymnique qui met en valeur les paroles poignantes de Bailey. D'autres morceaux notables incluent « Judas », un morceau mélancolique, « Gasoline », qui rappelle le style des Stones, et « Bruises », une réflexion candide sur le parcours de Bailey. La chanson-titre, « Long March Through the Jazz Age », se distingue par son intensité poétique et son solo de trompette saisissant.

Les enregistrements offrent une nouvelle profondeur à la voix de Bailey, surpassant tout ce qui avait été entendu auparavant. Pete Wilkinson et Sean Carey soulignent tous deux l'inspiration et la singularité de ces enregistrements, marquant la fin du remarquable voyage musical de Chris Bailey et The Saints.

« Empires (sometimes we fall) » est en écoute 

 

The Belair Lip Bombs

A nouveau The Belair Lip Bombs

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The Belair Lip Bombs sortira son nouvel elpee, « Again », ce 31 octobre. Il fera suite au premier, « Lush Life », paru en 2023. Réunissant Maisie Everett, Mike Bradvica, Jimmy Droughton et Daniel ‘Dev’ Devlin, la formation australienne s’est formée, il y a huit ans, dans une banlieue de Melbourne.   

Sur « Again », le groupe fusionne ses influences individuelles pour créer une collection de chansons indie-rock entraînantes. L'album a été produit par le groupe, Nao Anzai et Joe White. Le single principal, « Hey You », est une mélodie jubilatoire construite à partir d'un synthé en boucle. La vidéo qui l'accompagne a été réalisée par Angus Fielder. Et elle est à voir et écouter ici

The Belair Lip Bombs se distingue par sa combinaison de rythmes rapides, de mélodies de guitare chaudes et des vocaux cathartiques de Maisie.

SOFTSUN

SOFTSUN au lever du soleil éternel…

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SOFTSUN est un trio californien/norvégien de shoegaze et post-rock formé par Gary Arce et Pia Isaksen en 2023. Son second elpee, "Eternal Sunrise", paraîtra ce 7 novembre. En attendant, il a partagé un titre, "A Hundred And Sixteen". Et il est disponible sous forme de clip

La musique de SOFTSUN résulte d’une fusion entre les paysages sonores cinématographiques d'Arce et es compositions mélodiques et lourdes de basse d'Isaksen, accompagnées des percussions douces de Robert Garson. Son premier album "Daylight in the Dark", sorti en 2024, a été salué pour ses paysages sonores sombres et expansifs.

 

Teen Creeps

C’est aujourd’hui le jour pour Teen Creeps…

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Quatre ans après l’apparition des titres de « Forever » sur KEXP, le trio indie rock gantois Teen Creeps est de retour. Il sortira son troisième elpee, « Today Is The Day », ce 5 septembre. Sur cet album, le chanteur Bert Vliegen digère une rupture amoureuse et réapprend à être heureux. ‘Même si c'est parfois difficile, on finit toujours par sortir du tunnel. C'est le message de « Today Is The Day »’, explique-t-il.

Musicalement, le groupe, composé de Bert Vliegen (Sophia, Whispering Sons), Ramses Vandeneede (Hypochristmutreefuzz, Mooneye) et Joram De Bock (Batsmasher), déborde de confiance en lui. Teen Creeps mêle habilement des influences des années 90 à un rock indie moderne. Le single « Anywhere », véritable hymne, fait autant écho à Japandroids qu'à Dinosaur Jr. Plus discret, « Automatticaly » pourrait être diffusé sur Duyster. ‘Les influences des années 90 font partie de notre ADN. Nous ne sommes pas un groupe rétro, mais nous voulons reprendre le flambeau de nos héros. Ou du moins, entretenir la flamme’, avoue Joram De Bock (guitare).

Pour en connaître davantage sur Teen Creeps cliquez sur le nom du groupe, en rouge, dans le cadre ‘Informations complémentaires’, ci-dessous.

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