New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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dEUS - 19/03/2026
Epica - 18/01/2026
Concerts

Yuko

Le charme de l’insolite…

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Yuko compte parmi ces premières parties qui vous soufflent, vous renversent brutalement… Souffles qui vous plongent dans le magnétisme incontrôlable de tourbillons de douceur. Mélopées lentes et lugubres qui invitent à la lévitation. Un post-rock éthéré, vaporeux et  hautement atmosphérique à la silhouette islandaise dans laquelle les fans de Sigur Rós se retrouvent tout naturellement.

L’affiche et la pochette de leur premier opus hissent les drapeaux sans détour. L’Islande et l’Allemagne sont au menu du jour. Impossible, du reste, de ne pas remarquer la troublante ressemblance entre la couverture de « Takk » (Sigur Rós) et les corbeaux de Notwist qui rôdent, non loin, perchés sur un arbre. Difficile, également, de rester insensible au charme désolé, abstrait et dépouillé qui rompt le cercle trop parfait de la ronde entendue, de l’ode concertée et tente une musique qui s’ouvre vers l’ailleurs…

A aucun moment, cependant, Kristof Deneijs, leader du groupe, ne renie pas sa muse (Mùm, Bernhard Fleischmann, Mogwai, etc.) et marche d’un pas inspiré sur les traces de ses aînés avec une naturelle distinction.    

Sorti en 2008 chez le jeune label belge Debonair Recordings, l’excellent « For times when ears are sore » nous offre onze perles sonores inclassables. Complexité et diversité du son comparables à celles d’autres groupes comme Efterklang ou Notwist. Une voix passant de Markus Acher à Thom Yorke. Sans oublier des guitares shoegazing et des feedback loops à la Slowdive ou Ride. Bref, tout un programme proposé par le quatuor gantois qu’il restait à mettre en scène.

Première surprise : les quatre jeunes musiciens ne joueront que trois morceaux de leur unique elpee (« I Don’t Know What I Want But I Do Know It Won’t Come From You », « Don’t Drag Dogs Into Bed, They Carry Diseases », et « A Room For Two »). Preuve encore du potentiel créatif de Yuko et de la richesse de son répertoire à venir.

La seconde surprise procède du nombre et de la diversité d’instruments utilisés sur scène. Composé d’un chanteur-guitariste, d’un bassiste, d’une drummeuse et d’une bruiteuse (‘Madame Noise’), le quatuor mixte (deux femmes et deux hommes) bouscule son univers aux guitares aériennes, aux arpèges délicats et à la batterie léchée en y introduisant une multitude de sons insolites.

Ainsi, dès le deuxième morceau (« I don’t know what I want… »), on entendra le bruit d’un moulin à café. « Meal Mobil » s’accompagnera d’un verre à Leffe joué à l’archet. L’intro de « Lotte Bass » sera concertée par l’explosion minutieuse de papier à bulles pour inviter enfin une clarinette et un xylophone à entrer dans la danse. Le crissement d’un archet sur une boîte en carton viendra ouvrir et fermer « You’re better off ». Sans oublier l’utilisation de la scie et le merveilleux final à la latte. Tout support est prétexte à musique et les quatre musiciens arrivent à l’orchestrer de façon harmonieuse. Un désir irrépressible d’explorer le son habite les musiciens de Yuko et ils s’en donnent à cœur joie. L’architecture musicale résonne comme un défi : innovante et cohérente à la fois. Et c’est une réussite. Chapeau bas !

Le résultat ? Un inclassable mélange de genres qui se répondent et s’harmonisent à l’infini. 

A écouter et à voir au plus vite !

Organisation Botanique

Jason Lytle

Jusqu’au bout de l’ennui…

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Ce samedi 23 mai 2009, l’ex-barbu de Grandaddy était l’invité d’honneur du Botanique à Bruxelles. Après 3 ans de retraite rurale, Jason Lytle s’évade des montagnes du Montana pour nous présenter son premier album solo « Yours truly, the commuter », sorti sous le label Anti-Records (Tom Waits, Nick Cave…) Très attendu par ses fans, le talentueux songwriter américain foule timidement les planches d’une Rotonde pleine à craquer. Le spectacle nous présentera, malheureusement, un artiste éteint et désabusé.

Personnage introverti, torturé, Jason Lytle n’aime pas jouer en public et ça se sent terriblement. Vous l’avez peut-être oublié, mais c’est la raison pour laquelle il avait prématurément quitté l’aventure Grandaddy. Sans remettre en cause son talent indéniable de musicien et sa voix formidable, le spectacle livré par les quatre musiciens souffre d’une éclipse d’âme et plonge le spectateur dans une profonde léthargie.

La formation enchaîne les morceaux avec une lassitude remarquable. Le groupe ne communique pas, ne communie pas. Le jeu de Jason Lytle est mécanique, désincarné, dépassionné. L’essence même du musicien est désormais exsangue ; ses qualités, sans âme. Jason Lytle s’ennuie, et cet ennui, il le communique très bien. Le spectateur a l’impression d’assister à une mauvaise répète de Grandaddy. Spectacle pitoyable pour un grand artiste qui, espérons-le, nous offrira un meilleur visage pour le futur.

Enfin, cette soirée aura quand même eu le mérite de nous faire découvrir une jeune et excellente formation gantoise : Yuko (voir review)

Organisation Botanique

 

Dan Auerbach

Keep It Live…

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« Keep It Hid », première escapade solo de la moitié chantante des Black Keys, n’a pas entièrement convaincu la presse. Dan Auerbach file donc sur les routes pour tenter de remporter les suffrages du public. Mission accomplie ce 22 mai à l’ABBox !

‘Mais qui c’est ce gars qui vient de saluer la foule ?’ Regards perplexes. Le public accueille timidement un Dan Auerbach rasé de près, donc méconnaissable. Mais à peine se met-il à fredonner les premières notes de « Trouble Weighs A Ton » que le public réalise enfin ce qui se passe et accueille dignement le bluesman. Il est accompagné ce soir des « Fast Five », un backing band composé de cinq musiciens ; et pas n’importe lesquels. Les quatre membres de Hacienda et, surtout, Patrick Hallahan, batteur de My Morning Jacket. Grosse surprise, ce qui paraît incohérent sur disque fait la force de ce live qui transporte l’assistance dans un Sud ricain accueillant.

Affublé d’une affreuse chemise bleue assez kitsch, Dan Auerbach et ses compagnons affichent une bonne humeur contagieuse et maîtrisent leur sujet jusqu’au bout des doigts. La prestation est intense, quasiment hypnotique. Si l’ancien barbu voulait se distancer quelque peu de la discographie des Black Keys, le pari est plus que réussi. Les titres blues, roots ou country de son « Keep It Hid », scéniquement bonifiés, s’enchaînent à une vitesse folle. The Fast Five fait littéralement vibrer la scène, si bien qu’un Patrick Hallahan déchaîné envoie involontairement valser tout ce qui se trouve autour de lui, du triangle au micro en passant par une cymbale. En 1h20, Auerbach déballe l’entièreté de « Keep It Hid », entrecoupée d’une reprise fracassante du « Oh Carol, I’m So Sad » de Rockin’ Horse. Un set tout simplement impeccable.

Organisation : Ancienne Belgique 

Larkin Grimm

Spiritual Machine

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Larkin Grimm est bien plus qu’une femme. Véritable entité spirituelle, elle se produisait ce 18 mai à l’ABClub, en première partie de DM Stith, pour y présenter son dernier pamphlet, « Parplar » paru récemment chez Young God Records.

D’une beauté intrigante, la jeune femme à la biographie atypique (NDR voir chronique de « Parplar ») a littéralement envoûté le peu de monde qui peuplait l’AB ce soir là. D’abord seule, Larkin Grimm démarre son set assise timidement sur sa chaise plongeant le public dans une douce torpeur. Mais il ne faut pas plus de dix minutes à la jeune femme pour enfin se détendre et dévoiler son côté excentrique en enchaînant les plaisanteries pour un parterre très réceptif. Soutenue ensuite par trois musiciens, Grimm parcourt son opus en long et en large, passant des graves aux aigus avec une aisance déconcertante. Elle dédicacera une chanson à Paris Hilton, aux habitant de la planète Parplar (NDR : of course !) ou encore à ses divinités imaginaires. En 40 minutes, la belle a conquis l’ensemble du public qu’elle rejoindra en toute humilité pour assister à la prestation de DM Stith, son compagnon de tournée.

Organisation : Ancienne Belgique    

Lily Allen

Un goût de trop peu en bouche…

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Encore un concert sold out à l'AB ; et pour la circonstance, c'est pour y découvrir en live le nouvel album de la reine de la pop MySpace, Lily Allen. Elle opère son grand retour après sa prestation accordée en février 2007. Sold out aussi pour la liste des photographes autorisés à prendre des clichés ; puisque pour leur permettre de shooter la demoiselle, ils ont été séparés en deux groupes. Et deux chansons par vague. Placé dans le second chapeau, je n’ai donc pu accéder à la salle que 10 minutes après le début du concert.

J’avais encore en mémoire son excellente prestation accordée en 2007. Mais quelle belle surprise de la découvrir vêtue d’une superbe robe fuseau, hyper-moulante et chaussée de souliers à hauts talons. Chaussures qu’elle ôtera assez rapidement au profit de baskets blanches nettement plus confortables. Le son, les lumières, l'enchaînement des titres : tout respire le professionnalisme à plein nez, là où deux ans auparavant, il y avait encore une belle dose de spontanéité. La setlist fait bien entendu la part belle aux titres du nouvel album ; et notamment les singles "The Fear" et "Fuck You", deux morceaux provoquant la levée de centaines de doigts. Mais quelques chansons issues du premier elpee, y compris sa cover de "Oh My God" des Kaiser Chiefs, font également bonne figure. Hétérogènes, les styles musicaux se succèdent sans pour autant s’écarter d’un fil conducteur parfaitement balisé. Les titres s'enchaînent même naturellement pour le plus grand bonheur de l’audience. Et le show s’achève par la reprise du "Womaniser" de Britney Spears. Lorsque les lumières se rallument, on jette un coup d’œil sur sa montre : le concert a duré une heure et quart. L’occasion pour les mécontents du lui reprocher la brièveté de son set. Mais ce goût de trop peu en bouche était peut-être une réaction souhaitée par Lily Allen. Et est probablement un gage de présence de ce même public, lors de son prochain passage en Belgique.

(Voir également notre section photos)

Organisation Live Nation

Peaches

Feel The Cream !

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Ce 5 mai, la provocante Peaches venait présenter son nouveau pamphlet au public belge. Un rendez-vous que (très) peu de fans ont noté dans leur agenda. Ce qui n’aura pas empêché la Canadienne de mettre le feu à l’Ancienne Belgique.

Le peinturluré Drums Of Death donne le signal de départ de la soirée. Le visage du Londonien est dissimulé derrière un maquillage ‘Tim Burtonien’. Il tente de rallier la petite masse à sa cause en mêlant rap et musique éléctro tapageuse et sans réel intérêt. Le gars s’excite sur sa console et son micro ; mais le public ne suit pas vraiment. Une première partie dispensable.

Triste constat. Peaches n’attire pas les foules. Le concert prévu dans la grande salle de l’Ancienne Belgique est relégué à une ABBox improvisée. Les balcons sont condamnés et le parterre est assez clairsemé. Peut-être aurait-il été plus sage de déplacer le concert dans une salle de moins grande envergure. L’Orangerie du Botanique, par exemple. Mais cette situation n’a pas l’air de perturber la demoiselle qui, dès son entrée fracassante, annonce la couleur. Vêtue d’une espèce d’énorme veste rose taillée pour un sumo et d’un masque S.M., Peaches entame son set par « Show Stopper », extrait de « I Feel Cream ».

Sur scène, elle est accompagnée de Sweet Machine, formation allemande réquisitionnée pour assurer le backing band. Le trio ne se débrouille pas trop mal et parvient à se mettre en évidence, malgré les facéties de la Canadienne qui, tour à tour, s’essaye à un exercice d’équilibriste sur la barrière de sécurité, se lance dans un stage-diving, grimpe sur la batterie de ses collègues et invite une kyrielle de personnages atypiques à défiler sur scène. Le set tourne essentiellement autour de son nouveau recueil dont les moments scéniques les plus forts sont « Mommy Complex », « I Feel Cream », « Talk To Me » et un « Billionaire » interprété en compagnie d’une Shonda K. (Yo Majesty) virtuelle. Les fans de la première heure ne sont cependant pas laissés pour compte grâce aux tubes « Fuck The Pain Away », « Set It Off », « Lovertits » ou un « Boys Wanna Be Her » au cours desquels Sweet Machine va dévoiler toute l’étendue de sa puissance.

Une prestation parfaite que Peaches est invitée à reproduire tout au long des festivals d’été. Chez nous, elle est d’ailleurs déjà programmée à l’affiche des Ardentes et du Pukkelpop. A ne surtout pas manquer si vous passez par là !

(Voir également notre section photos)

Organisation : Ancienne Belgique

Sophia

Un public trop dissipé…

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Ce mardi, à 20 heures, le label Bang ! avait organisé un showcase au Café Central. A l’affiche, Sophia, venu présenter son tout nouvel opus, « There Are No Goodbyes », trois ans après la sortie de « Technology Won’t Save Us ». Un disque que je vous recommande tout particulièrement et qui était paru officiellement la veille…

Quoique trié sur le volet, le public ne semble guère attentif. Bien trop bruyant, il ne permet pas d’écouter le set dans des conditions idéales. Seul à la guitare acoustique, Robin Proper-Sheppard ouvre les hostilités par « Is It Any Wonder », une plage extraite de son premier elpee. Petite surprise pour l’auditoire, puisqu’il venait d’annoncer qu’il ne jouerait que des titres issus de son nouvel opus ! Le Californien attaque ensuite quelques belles versions, dépouillées et toujours aussi sombres, de « There Are No Goodbyes », le dernier elpee. Il est ensuite rejoint par Astrid Williamson, aux vocaux, pour ce qui va s’avérer le point culminant de ce bref spectacle.

Tout au long de la soirée Robin Proper-Sheppard est paru très détendu. Et, manifestement, il est fier de son nouvel opus. Ce qui ne lui arrive pas souvent. Mais on peut lui donner raison, tant les compositions issues de ce disque, quoique toujours aussi sombres, sont littéralement portées par une instrumentation aussi subtile que luxuriante. Bref, manifestement, il vient à nouveau de commettre un album d’excellente facture.

Bien sûr, les spectateurs attentifs ce soir sont en droit de regretter les mauvaises conditions dans lesquelles s’est déroulé le showcase ; mais on se consolera le 23 mai prochain, puisque Sophia se produira à l’Ancienne Belgique, dans le cadre d’une tournée qui passera également par l’Atelier à Luxembourg le 20 du même mois, et le lendemain au Café De La Danse, à Paris.

 

Miss Kittin

Sas de décompression

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Huit ans après l’éclatant « First Album », Miss Kittin retrouve son acolyte The Hacker pour une seconde collaboration, sobrement intitulée « Two » et qui révèle enfin et sans aucun artifice, la voix de la dame. Un ouvrage à l’image du duo, sombre et séduisant, qu’ils venaient présenter ce 28 avril à l’Ancienne Belgique.

The Neon Judgement était chargé de chauffer la salle. Un set long d’une heure dans une salle à moitié remplie et plongée dans une quasi-obscurité. Quelque chose à cacher ? Peut-être cet horrible perfecto arboré par le leader de la bande. La formation originaire de Louvain venait présenter « Smack », un énième recueil dont les morceaux se distinguait à peine des titres extraits des travaux précédents. Au bout de quelques minutes, les images projetées sur l’écran à l’arrière-scène devenaient presque plus intéressantes que le son diffusé par les haut-parleurs...   

Avec 5 minutes d’avance sur le programme, les Grenoblois Miss Kittin & The Hacker prennent la scène d’assaut. Elle, à gauche, toute de cuir vêtue. Lui, à droite, dissimulé derrière ses platines. « The Womb » ouvre le bal électronique. Le public est nombreux, bien que la salle n’affiche pas sold-out ce soir. Après un tonitruant « Life On MTV » et l’excellent nouveau single « 1000 Dreams », la dominatrice propose ce qu’elle annonce comme ‘la chanson pour laquelle beaucoup sont venus ce soir’. « 1982 » ? Faux. Le duo s’élance dans un « Frank Sinatra » au ‘suck my dick, kiss my ass’ repris en chœur par un public extatique et aux mouvements frénétiques. Le thermomètre chute quelque peu lors de la reprise dispensable du classique d’Elvis, « Suspicious Mind », mais la suite de la prestation, partagée équitablement entre anciens et nouveaux morceaux fera rapidement oublier cette fausse note. Le rappel, entre le très attendu « 1982 » et la reprise impromptue de « Tainted Love » de Soft Cell, clôture un show rondement bien mené et chaleureux, malgré une relative distance entre les artistes et le public. Un excellent moment de décompression programmé en pleine semaine !

(Voir également notre section photos)

Organisation : Ancienne Belgique   

  

Eli ‘Paperboy’ Reed

The Funk Soul Brother

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Le dimanche 26 avril, l’AB se le jouait rétro en conviant sur la scène de son club le petit prodige de la soul, Eli ‘Paperboy’ Reed. A peine âgé de 26 ans et haut comme trois pommes, le ‘funk soul brother’ blanc se lance sur les traces de ses pères spirituels, Otis Redding, James Brown et Solomon Burke. Un sacré défi que le bonhomme relève haut la main.  

La première partie est assurée par The Right Ons, formation originaire d’Espagne mêlant un rock vintage à un esprit plutôt punk. Le quintet se débrouille plutôt bien et distille une énergie exemplaire, incitant le public à quelques déhanchés timides. Mais un son manifestement trop fort gâche quelque peu le spectacle et la fin du set arrive malheureusement presque comme un soulagement.

Vers 21h15, Eli Reed est précédé par ses six musiciens, The True Loves, et exécute une entrée de star balançant un ‘yeah’ guttural, pas loin de la marque de fabrique d’un certain James Brown. Derrière ses airs de fils de pasteur officiant dans une église d’Alabama, le jeune homme montre qu’il sait faire fondre les cœurs de la même manière qu’un Otis Redding et un James Hunter ou donner un sacré coup pied au derrière d’un public amorphe, comme Mr Dynamite l’aurait fait. La formation parcourt de long en large son excellent « Roll With You » et quelques titres de leur obscur premier ouvrage « Walkin’ & Talkin’ ». Mais ce sont surtout les nouveaux morceaux, extraits d’un recueil à paraître en automne, qui parviendront à décoincer les premiers rangs.

Eli ‘Paperboy’ Reed & The True Loves clôture ensuite le show par un « (Doin’ The) Boom Boom » au cours duquel les membres déchaînés de The Rights Ons se joignent à la formation lors d’un final explosif. Les vieux démons du Rhythm & Blues et de la Soul peuvent reposer en paix, la relève est définitivement assurée.

Organisation : Ancienne Belgique.

Peter Doherty

Doherty en guise de cadeau d'anniversaire.

Écrit par

Pure FM avait invité six cents privilégiés à assister au showcase de Peter Doherty, ex-leader des Libertines et des Babyshambles, dans le cadre de la soirée d'anniversaire de la station radio.

Dès 19h30, une file commence à se former devant les portes closes du Botanique, loué dans son intégralité pour l'occasion. Elles s'ouvrent à 20h15. Les bracelets sont distribués ; mais la poignée d'admiratrices de Doherty qui tient absolument à squatter les premiers rangs doit encore patienter trois-quarts d'heure devant celles de l'Orangerie avant de pouvoir pénétrer dans la salle. Si d’aucuns étaient encore sceptiques quant à sa présence ce soir (NDR : dans le passé il s’est surtout illustré par ses retard ou carrément ses absences), les doutes se sont enfin dissipés lorsque le public à été autorisé à investir les lieux. La vérification des invitations à l'entrée nécessite un peu de temps. La salle se remplit donc calmement ; mais lorsque Rudy Léonet, le patron de Pure FM, présente le concert, l'Orangerie est comble…

Peter Doherty s'avance seul sur scène, et contrairement à l'image qu'il aime projeter de lui, il a l'air sobre. Quelques bouteilles l'attendent cependant sur les planches. Il leur fera honneur lors de sa prestation. Simplement accompagné de sa guitare sèche raccordée à un antique ampli Vox, et d'un harmonica, Doherty égrène quelques titres de son album "Grace/Wastelands", mais puise aussi allègrement dans le répertoire des Libertines pour nous offrir des réinterprétations tout en légèreté et en finesse. Si la simplicité des mélodies devient flagrante à l'écoute du jeu de guitare, la richesse des intonations du bonhomme ne fait par contre aucun doute. Et malgré l'un ou l'autre raté dont il n'a cure (il reprend tout simplement le passage loupé et continue), sa prestation est convaincante. En outre, il faut avouer qu’il a montré un grand respect vis-à-vis de son public. Pour preuve, la réelle attention apportée à chacun des présents offerts par quelques spectateurs, et le temps pris à signer un autographe entre deux chansons.

Le set n'a duré au total que trois petits quarts d'heure, rappel de deux titres compris, mais il aura permis à l'ami Peter de démontrer qu'au delà du buzz médiatique qui l'a mis sous les feux de la rampe, et qu'il a lui-même largement alimenté, il est devenu un compositeur et un interprète majeur de cette décennie. Espérons qu'il se recentre sur sa carrière musicale, car le gaillard a réellement du talent.

Celles et ceux qui n’ont pas eu la chance de participer à cet événement pourront se rattraper le 2 mai à Hasselt, puisqu’il se produira dans le cadre du festival Pollslag. 

(Voir également notre section photos)

Organisation Pure FM.