La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

logo_musiczine

Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

dEUS - 19/03/2026
Epica - 18/01/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

dimanche, 29 octobre 2017 10:40

Shadows and reflections

A ce jour, Marc album a publié une trentaine d’albums, en solo ou sein de ses différents duos ou projets. Dont Soft Cell demeure sans doute le plus notoire (NDR : rappelez-vous du tube « Tainted love »). Et il faut reconnaître que depuis 1981, année de la sortie de « Non-stop erotic », sa production a toujours été constante. Sauf de 2004 à 2007, suite à un grave accident de moto. Et pourtant, on ne peut pas dire que son parcours ait été glorieux, tout au long de ces 25 dernières années. L’an dernier, il avait pourtant récolté un franc succès, dans le cadre du W-Festival. La sortie d’un nouvel opus ne pouvait donc que susciter notre curiosité.

Première constatation, hormis deux titres écrits par le compositeur/saxophoniste John Harle et deux originaux (« Embers » et le titre final « No-one to say goodbye to »), les onze autres plages sont soumise à l’exercice de la reprise. Un exercice qu’il a d’ailleurs accompli, très souvent, au cours de sa carrière, en se réappropriant les compos. Qui sont ici tantôt signées par des artistes ou groupes plus connus (Burt Bacharach, Julie Driscoll, The Yardbirds, Barry Ryan et The Herd, premier groupe de Peter Frampton) et d’autres tombées dans les profondeurs de l’oubli. Des compositeurs qui auraient influencé le natif de Southport. Encore qu’issu de la plume de Johnny Mandel, « The shadow of your smile » avait notamment été repris par Ella Fitzgerald, Frank Sinatra, Marvin Gaye, Stevie Wonder, et la liste est loin d’être exhaustive.

Bref, on retrouve bien sa voix si particulière et surtout son trémolo frémissant et velouté sur des pistes de pop orchestrale, mélancolique, que certains qualifieront de baroque, cabaret ou dignes du vaudeville. Un peu dans l’esprit très british d’un Divine Comedy, mais en moins rock, en moins théâtral, et surtout en plus synthétique, même si lors des sessions d’enregistrement, Marc Almond a reçu la collaboration d’une véritable armada de musiciens. Bref, l’artiste est à nouveau égal à lui-même, mais sur la longueur, par manque de punch, cet LP finit par lasser…

Une œuvre au cours de laquelle l’artiste est parvenu à agencer les plages, afin de relater l’histoire d’un homme fortuné, mais dont l’existence s’avère totalement vide. Et il écoute, seul, ces chansons nostalgiques et douloureuses, mais chargées d’émotion et de vie…

 

dimanche, 29 octobre 2017 10:23

As light return

Pour enregistrer « As light return », John Lawrie a de nouveau reçu le concours du band écossais St Deluxe. Mais si le précédent opus, « Hidden fields », se distinguait par son sens mélodique, « As light return » s’enfonce profondément dans le bruit blanc. Hormis le morceau qui ouvre l’elpee, les 4 autres plages atteignent et dépassent même les 7 minutes, le final « Handful of ashes » franchissant même le cap des 17 minutes. Expérimentale, ténébreuse, sonique, tentaculaire, blême, sinistre, l’expression sonore se nourrit de drone, de cordes torturées voire déchiquetées, de feedback et de machinerie électronique. Des vagues électriques ondulatoires qui évoluent, le plus souvent, en boucles. Finalement le 9ème long playing de Telescopes s’apparente davantage au « Metal Machine Music » de Lou Reed. Tout un symbole ! Il y a parfois des voix. Mais elles ressemblent plutôt à des incantations plaintives, hantées, qu’à du chant. A ne pas mettre entre toutes les oreilles !

 

jeudi, 12 octobre 2017 03:00

De la bière et du rock n roll

Alors que l’été vient de rompre son bail, Airbourne débarque à point dans la ville estudiantine de Louvain (NDR : Leuven en nl !) afin de propager une ondée de chaleur australienne, gorgée d’un Hard Rock explosif. Démarré à Santiago à la fin du mois d’août, ce ‘Breakin Outta Hello Tour’ affichait pour le coup sold out dans le plat pays. Fidèles à leur réputation, les musiciens ont mis le feu aux planches et ont arrosé généreusement leur public autant de houblon que de bonne humeur…

Il est un peu plus de 20h lorsque la salle Het Depot ouvre ses portes. Peu à peu une file constituée de métalleux, dans l’attente d’un contrôle, se forme. La plupart sont vêtus de t-shirts de couleur noire et de vestes patchées. Une volée d’escaliers plus tard, une porte conduit vers le théâtre des opérations. Plusieurs rangées de sièges de teinte rouge entourent la fosse, permettant d’accéder au podium, de taille modeste. Le concert est décrété complet, mais force est de constater que bon nombre de spectatrices et spectateurs préfèrent encore s’hydrater en ce début de soirée. Les plus impatients se collent, cependant, contre la stage, prêts à se ramasser une dose de Thrash old-school.

Derrière le kit de batterie, disposé à l’avant-plan, le backdrop de Desecrator, en lettrage blanc déformé et géométrique, a été accroché à l’arrache. Ce type de logo ne laisse généralement que peu de place au doute : la fosse va essuyer du Thrash old-school. Les quatre musicos débarquent. Ils ont enfilé des vestes en jeans noir et sans manches sur leurs torses nus. Seul le vocaliste, Riley Strong, a opté pour un simple t-shirt, mais de la même couleur. Il a la boule à zéro. Enfin, pas tout à fait, puisqu’à l’arrière de son crâne, il laisse pendre une longue chevelure bouclée. Du plus bel effet ! Sourire aux lèvres, les artistes prennent plaisir à se produire en ‘live’ pour y balancer un Thrash lourd et rapide, réminiscent des débuts de Testament voire de Slayer (‘On leur a piqué ce riff-ci’, avoue même le chanteur) ou encore d’Anthrax. Plutôt timide, l’audience finira pourtant vite par se laisser emporter et hoche la tête, l’index et l’auriculaire pointés vers le podium. Même si en fin de set, Riley interrompt son morceau avant de déclarer : ‘Non, là ce n’est pas possible… c’est mon riff préféré qu’on est occupé de jouer ; je veux tous vous voir bouger de la tête !’ La formation nous réserve, en outre, une reprise musclée du « Born To Be Wild » de Steppenwolf. L’occasion de s’échauffer la voix pour la tête d’affiche du jour. Desecrator ne réinvente certes pas l’eau chaude, mais assure plutôt une continuité de la saveur du Thrash old-school des années ’80. Une généreuse première partie bien grasse, qui a duré ¾ d’heure. De quoi être parfaitement huilé pour le reste de la soirée.

Trente minutes plus tard, le temps nécessaire à la préparation du matos, la salle est à présent bien remplie (NDR : mais pas de trop pour un sold out : on respire, quel bonheur !) et la foule s’attend à se prendre une volée de décibels. La menaçante mâchoire animale entrouverte qui figure sur le backdrop du band est une reproduction qui figure sur la pochette de l’elpee « Black Dog Barking » ; et elle toise la fosse qui lui fait face. Les baffles crachent les mélodies épiques de la bande-son du ‘Terminator 2’. Une mise en condition efficace pour stimuler l’audience, avant que ne déboule le quatuor infernal sur « Ready to Rock ». Un morceau qui annonce la couleur pour le reste de la soirée, placée sous les auspices d’un Hard Rock survolté, largement influencé par AC/DC, leurs compatriotes australiens (NDR : pour l’anecdote, lorsqu’il avait été question de remplacer Brian Johnson, le chanteur d’AC/DC, celui d’Airbourne, Joel O'Keeffe, avait été pressenti). Torse nu, vêtu d’un vieux jeans noir troué aux genoux, chevelure bouclée en pagaille, O'Keeffe est survolté derrière son micro. Chaque parole lui vient du fin fond de l’estomac. Comme s’il était victime d’un mouvement compulsif, qu’on appelle tic, il hausse sans cesse les sourcils, laissant deux grands yeux électriser le public. Quand il ne se livre pas de sa voix rauque derrière le micro, il se démène comme un beau diable sur son manche, arpentant les deux extrémités de l’estrade.

Malgré la sortie, il y a quelques jours, de son cinquième opus, « Diamond Cuts : the B-Sides », Airbourne va essentiellement piocher au sein de ses quatre long playing précédents. Tout au long de « Too Much, Too Young, Too Fast » et « Rivalry » l’auditoire chante à l’unisson. Le show est carré. Chaque morceau ou presque se clôture telle une apothéose de fin de concert. L’audience, bien que remontée, reste néanmoins assez calme. Certains pratiquent le crowdsurfing, finissant tant bien que mal en bout de course dans cet interstice située entre le podium et le public. Malgré cette ambiance bon enfant une jeune fille, probablement coincée contre les barrières, est à deux doigts de tomber dans les pommes. Tout en chantant, Joel O'Keeffe adresse plusieurs signes au service de sécurité afin de la sortir de ce mauvais pas (‘I hope you’re fine, girl !’, destine-t-il à son attention, à la fin du morceau, dans un accent australien particulièrement prononcé).

Airbourne, c’est du Hard Rock sous amphétamines, mais c’est également un show à part entière. La configuration de la salle ne le permettra pas pour ce soir, mais le frontman a la fâcheuse réputation de grimper un peu partout afin de jouer de la gratte le plus haut possible. Il est également connu pour se balader au milieu de la foule, sur le dos d’un sherpa-roadie,  avant d’écraser, quelques minutes plus tard, une cannette de bière d’un demi-litre sur la tête, arrosant de houblon toute personne qui gravite dans un rayon de trois mètres autour de lui. Des ficelles qui certes, mettent de l’ambiance lors du concert, mais peuvent paraître récurrentes, pour toute personne qui a déjà assisté à un set du band kangourou. Autant les morceaux sont interprétés librement, autant les artifices qui grèvent le spectacle relèvent d’une mise en scène un peu trop prévisible. Comme ces bières disposées devant la batterie, qui ne sont pas destinées à abreuver les artistes au cours du show, mais bien pour être lancée sur les spectateurs, en fin de parcours. Le vocaliste en invite d’ailleurs à grimper sur les épaules de leurs congénères afin de rattraper les gobelets au vol. L’effet aurait sans doute été décuplé si cette connivence avait été spontanée et non pas préparée…

La plongée dans le noir avant que ne débarque sur les planches le batteur Ryan O'Keeffe –le frère de Joel– équipé d’une sirène d’alarme manuelle, sera de courte durée. Une forme de tocsin qui n’est pas sans rappeler celui qui déchirait le ciel durant la Seconde Guerre mondiale. Il tourne la manivelle le plus vite possible, largement encouragé par la fosse. Et s’y reprend à trois reprises avant l’intro de « Live it up », signe destiné aux musicos de reprendre la scène d’assaut pour attaquer le final attendu « Runnin’ Wild ». La foule acclame. Les musiciens donnent tout ce qu’ils ont dans le ventre jusqu’au dernier moment. Le concert s’achève au cœur d’un imbroglio de riffs, de blast et de larsens. Un feu d’artifice avant l’extinction des feux. Les derniers onglets sont jetés en pâture et les Australiens rejoignent aussitôt les coulisses, laissant un peu abruptement un auditoire à bout de souffle. Un tout petit plus qu’une heure de show : la barre du minimum syndical est certes dépassée, mais quelques morceaux de plus auraient également été appréciés. Quoi qu’il en soit, Airbourne a livré, en cette soirée, une belle leçon de Rock’n’Roll. À celles et ceux qui regardent sans cesse dans le rétroviseur, sachez que l’avenir a assurément encore de belles années devant lui.

Setlist : Ready to Rock - I'm Going to Hell for This - Too Much, Too Young, Too Fast - Down on You – Rivalry - Girls in Black - Bottom of the Well - Breakin' Outta Hell - No Way but the Hard Way - Stand Up for Rock 'n' Roll // Encore: Live It Up - Runnin' Wild

(Organisation : Het Depot)

 

lundi, 16 octobre 2017 03:00

Le fil rouge de Calexico

« The Thread That Keeps Us », c’est le titre du neuvième album de Calexico ; et il paraîtra ce 26 janvier 2018. Les sessions ne se sont ni déroulées à la Nouvelle-Orléans, ni en Arizona, mais au sein du studio  Panoramic House, sur la côte Nord de la Californie. Suivant les infos recueillies, la bande à Joey Burns et Jon Convertino aurait décidé d’en revenir à une forme musicale plus indie rock, oscillant du Tex-Mex à l’americana, en passant par le jazz, la soul, le country et même le psychédélisme, à l’instar de la vidéo « End of the world with you ». Et c’est à découvrir ici

Tracklisting:

01. End of the World with You
02. Voices in the Field
03.
Bridge to Nowhere
04. Spinball
05. Under the Wheels
06. The Town & Miss Lorraine
07. Flores y Tamales
08. Another Space
09. Unconditional Waltz
10. Girl in the Forest
11. Eyes Wide Awake
12. Dead in the Water
13. Shortboard
14. Thrown to the Wild

15. Music Box

http://www.anti.com/artists/calexico/

 

 

Le trio bruxellois Electric)noise(Machine publiera un nouvel Ep, ce 20 octobre. Intitulé « Distant shores », il carbure au rock, à l’électro, au punk et à la noise. En attendant sa sortie, la formation a gravé le titre maître en single, doublé d’un clip vidéo (à découvrir ici)

E)N(M se produira ce 17 novembre, au Magasin 4, dans le cadre des Nuits Plasma.

https://fr-fr.facebook.com/electricnoisemachine/

 

Le nouvel album de Joel Henry Little est paru ce 13 octobre 2017. Il y propose une forme de pop, teintée tour à tour de jazz, de prog, de cabaret et de classique, parfois au sein d’un climat mystique… Certains medias estiment d’ailleurs que la musique du jeune New-yorkais aurait pu naître d’un cocktail entre celles de Tim Buckley, Conor O’Brien, Tom Waits et d’Anthony & the Johnsons. L’elpee s’intitule "Great Kills Friendship Club".

https://microcultures.bandcamp.com/album/great-kills-friendship-club

 

« Fête foraine », le 4ème opus de The Apartments, le projet de Peter Milton Walsh, sera réédité ce 17 novembre 2017. Paru de manière confidentielle, en 1996, ce elpee coûtait un pont sur le marché de l’occasion. Et pour cause, à l’époque, il avait été gravé à 3 000 exemplaires. Le label français Microcultures a donc eu l’excellente idée de le rééditer.

Tracklist

What's The Morning For?
Knowing You Were Loved
Not Every Clown Can Be In The Circus
On Every Corner
Sunset Hotel
End Of Some Fear
Thank You For Making Me Beg
Things You'll Keep
Paint The Days White
(silence)
Great Fool

Pour la précommande, c’est ici

Et pour écouter « On every corner », extrait de cet LP, c’est


 

William Patrick Corgan a publié son deuxième elpee solo, « Ogilala », ce 13 octobre 2017. Un disque pour lequel il a reçu le concours de Rick Rubin à la mise en forme. L’artiste y privilégie les mélodies au sein d’un univers sonore riche d’une belle palette de cordes acoustiques, de piano et d’arrangements symphoniques. Le single « Ogilala » est en écoute ici

 

 

dimanche, 15 octobre 2017 03:00

Un ‘live’ pour Jeff Lynne !

Le concert accordé par Jeff Lynne (ELO) et sa troupe à Wembley, ce 24 juin, fera l’objet d’un box réunissant cd et dvd. Intitulé « Wembley or Bust », il paraîtra sous de multiples formats ce 17 novembre 2017.

Tracklisting:

1. Standin' In The Rain
2. Evil Woman
3. All Over The World
4. Showdown
5. Livin' Thing
6. Do Ya
7. When I Was A Boy
8. Handle With Care
9. Last Train to London
10. Xanadu
11. Rockaria!
12. Can't Get It Out Of My Head

13. 10538 Overture
14. Twilight
15. Ma-Ma-Ma Belle
16. Shine A Little Love
17. Wild West Hero
18. Sweet Talkin' Woman
19. Telephone Line
20. Turn To Stone
21. Don't Bring Me Down
22. Mr. Blue Sky
23. Roll Over Beethoven

http://www.jefflynnes

 

 

vendredi, 06 octobre 2017 03:00

Une fin de set carrément électro…

Balthazar s’est accordé une année sabbatique. Mais cette pause carrière suscite des envies d’émancipation. Les 5 membres du band ne se privent donc pas de cette opportunité. Maarten Devoldere est le premier à avoir monté son projet. Baptisé Warhaus, il est déjà responsable d’un premier elpee. Le deuxième larron, Simon Casier –c’est le bassiste– a également publié un premier elpee ; et il s’intitule « The Afterglow ». Et enfin, Jinte B. Deprez est le troisième à se lancer dans une aventure personnelle. Il a choisi pour pseudo J. Bernardt et a également gravé un premier long playing, « Running days », qu’il va proposer ce soir, dans son intégralité.

Glints assure le supporting act. Il s’agit d’un projet imaginé par le chanteur Jan Maarschalk Lemmens ainsi que les producteurs Jergan Callebaut et Mathias Bervoets. Le deuxième se charge de tout ce qui touche à l’électronique, le troisième se consacre à la guitare. Sur les planches, la formation se produit sous la forme d’un quatuor : un bassiste, un drummer, un guitariste et un vocaliste. Mais vu le matos nécessité par la tête d’affiche, les musicos n’ont guère d’espace pour s’exprimer.

La musique de Glints mêle pop, électro et hip hop. C’est d’ailleurs lors des compos de ce dernier style que le flow du chanteur –qui a enfilé un pantalon de couleur rose flashy– s’emballe, un peu à la manière de Kayne West ou de Jay Z. ; à l’instar de l’excellent « Egotism », un extrait du nouvel Ep 6 titres, « Burgundy », paru en avril 2017. Dynamisé par les percus et les beats électro, auxquels se consacre le préposé aux fûts, « Catalysm /New Flow » est davantage funky. A cause des accords de gratte. Régulièrement, Jan ondule sur place. Sa voix est vocodée tout au long de « Dread », alors que la guitare opère en toute discrétion. Si la suite du set va se révéler davantage pop, c’est lors du percutant « Sirens », un morceau hip hop, que le groupe va se révéler le plus convaincant…  

La grande salle de l’Ancienne Belgique est maintenant pleine à craquer. Trois énormes rampes de quatre spots led sont disposées en losange sur une estrade, à l’avant-scène. Lorsqu’ils tournoient, ils balaient la fosse de lumières multicolores, en synchro avec les samples électroniques. Six stroboscopes sont installés derrière la batterie, dont le kit est monté sur une estrade, plantée au milieu de la scène. Un light show qui pourrait faire pâlir d’envie Orbital voire les White Lies.

Adriaan Van De Velde, aka Pomrad, se charge des synthés. Klaas De Somer (Pomrad, Tourist LeMC), des drums. Chez Balthazar, Jinte se consacre au violon et à la guitare. Au sein de son projet il se mue en multi-instrumentiste. Il se charge même des machines et des samples. Habitée, grave, sa voix passe plutôt bien la rampe. La musique de J. Bernhardt navigue à des années-lumière de celle de Balthazar ; et pour cause, elle est issue d’un cocktail complexe et intéressant entre gospel, hip-hop, r&b et électro. Même si l’électro s’impose le plus souvent. Les cuivres sont d’ailleurs également restitués par les machines. Les vocaux et les synthés sont bien en phase. Intense, le drumming est chargé de groove. Jint relègue très souvent son pied de micro en retrait. Il se débarrasse rapidement d’un long loden de couleur noire. Faut dire qu’il fait de plus en plus chaud. Dans l’enthousiasme, il laisse tomber sa gratte, que s’empresse de ramasser un roadie. Un roadie qui va d’ailleurs souvent récupérer tout ce que Deprez laisse choir sur les planches. Qu’il arpente de long en large. Il va également prendre un bain de foule et squatter une estrade disposée dans la fosse, juste devant la table de mixage.

Du set qui va s’étaler sur 70 minutes, rappel compris, on épinglera « One Fire », un morceau caractérisé par un vocal… chamanique. Une voix qu’il place régulièrement en couches, grâce à la technologie moderne. Puis le hit contagieux « Calm Down ». Sans quoi la deuxième partie du show va nous entraîner au cœur d’une ambiance carrément électro…

(Organisation : Ancienne Belgique + Live Nation)