Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

logo_musiczine

Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Jon Spencer
Viagra Boys
Concerts

Stromae

Il fallait vraiment assister à ce spectacle…

Écrit par

Remplir 3 fois de suite le Palais 12 du Heysel, c’est inouï ! Pourtant, c’est ce qu’a réalisé le plus Belge des Belges, Stromae. Près de 45 000 personnes sont venues applaudir Paul Van Hover, une véritable ‘Bête de Scène’. Et je pèse mes mots ! Ce dimanche 16 novembre, le Heysel est particulièrement peuplé. Outre le concert auquel votre serviteur assiste, les Diables Rouges affrontent le Pays de Galles au stade Roi Baudouin. Et pour corser le tout, le Salon Cocoon squatte Brussels Expo. Ce dimanche, il était donc préférable d’emprunter les transports en commun. Message bien reçu ! Il s’agit de la première fois que je me rends au Palais 12. Une salle plus grande que le Sportpaleis d'Anvers. Normalement, ma place est prévue au second rang, juste derrière la tribune des PMR. Pas un endroit idéal pour apprécier pleinement le concert. Et puis il faudra rester assis. Je projette donc de rejoindre la fosse. Un immense écran a été placé au-dessus du podium afin de permettre une vision optimale.

Je débarque vers 19h00 et rejoins mon fauteuil. La vue n’est effectivement pas idéale. Une heure plus tard, la scène commence à s’animer. Deux personnes s’agitent sur les planches. Un danseur fou et le projet de Mpula, Batida de Pedro Coquenão. Il vit au Portugal ; à Lisbonne très exactement. Baignant dans l’électronique, sa musique mêle afro-house, kuduro, benga et semba. Le ku duro, (littéralement ‘cul dur’ dans la langue de Gil Vincente) est une musique traditionnelle angolaise. C’est le groupe lisboète Buraka Som Sistema qui l’a popularisée à travers le monde. Mais mis à la sauce contemporaine, ce ku duro intègre break dance, semba (danse angolaise) électro et instrumentation africaine. D’une durée de 30 minutes, le spectacle ne manque pas d’allure, mais perso, j’aurais préféré revoir Gabriel Rios qui assurait le supporting act, lors des deux dates précédentes.

« Cheese », le premier album de Stromae, est paru le 14 juin 2010. Il recèle les singles « Alors On Danse », « Te Quiero », « House'llelujah », « Je Cours » et quelques autres... Un elpee qui s’est écoulé à plus de 200 000 exemplaires. Il est devenu disque de platine en France et triple en Belgique. Quant à « Alors on Danse », l’artiste en a vendu trois cent mille exemplaires (disque d'or et de platine dans 15 pays). Bref à l’instar des moules, des frites et de la bière, notre Paul est devenu un véritable phénomène qui fait l'unanimité partout où il passe. Ses spectacles sont sold out en moins de temps qu'il faut pour le dire…

La première fois que j’ai vu Stromae en concert, c’était le 4 mars 2011, dans une Ancienne Belgique pleine à craquer. Kid Noize figurait en première partie. Un show d'anthologie et de folie rehaussé par la présence d'Arno pour un « Putain Putain » de feu. Et rebelote un mois plus tard, toujours dans une AB pleine à craquer. Arno n'est plus de la partie. Et les surprises se font plus rares. La plupart des festivals le programment. Des spectacles réglés comme du papier à musique. Mais si on doit alors lui tirer son chapeau pour la perfection de ses shows, à la longue, une certaine forme de lassitude commence à vous envahir…

Il faudra attendre deux ans et demi avant qu’il ne publie son second long playing, « Racine Carrée ». En attendant, il aligne une suite de hits : « Papaoutai », « Formidable », « Tous les mêmes », sans oublier l’hymne officiel des Diables Rouges, « Ta fête ». Sa recette est simple : poser des mots forts sur des beat irrésistibles, en soulignant le tout par des images qui marquent les esprits. Et dès la sortie de son second essai, on se rend compte que notre petit génie parvient à fédérer le public de 5 à 84 ans. Il est humble et surtout ne se prend pas la tête. Une attitude que j’adore. Le 'Stromae' nouveau est reparti pour une nouvelle consécration. Et une volée de concerts. Il se produit un peu partout, mais je souhaitais découvrir son nouveau spectacle. D’autant que les médias colportent qu’il nous en en met la plein la vue.

Stromae a déclaré qu’il allait faire un break de 3 à 4 ans avant de graver un troisième elpee. Histoire de retrouver l'inspiration, de prendre un peu de repos, mais également pour éviter tout ‘burn out’. M’enfin, ce n’est pas pour tout de suite, puisqu’il s’est lancé dans une tournée  marathon qui passera en 2015 par la France, le Grand-duché de Luxembourg, la Suisse, la Hollande et la Belgique. Sans oublier son périple prévu outre-Atlantique, consécutif à deux concerts dispensés à New-York, deux shows au cours desquels il avait littéralement fait un tabac. Bref, Stromae a toujours voulu privilégier une vie aussi normale que possible et la qualité plutôt que la quantité.

« Raine carrée » est désormais l'album de tous les records : 2 600 000 exemplaires vendus à travers le monde, dont plus de 200 000 exemplaires rien qu'en Belgique et 36 semaines passées en tête des ventes. Et ce n’est qu’un début… Mais venons-en au concert de ce dimanche 16 novembre…

Un petit film d'animation en noir et blanc sert d’intro. Les yeux des spectateurs pétillent en le découvrant. La scène est immense et l'écran au-dessus également. Au bout de 4 minutes, la foule se lève comme un seul homme. Ou presque. Les quatre musicos sont d’attaque derrière leurs machines. Stromae est coiffé d’un chapeau melon. Il a enfilé un pantacourt et porte des chaussettes frappées de sa griffe. Le logo de « Racine carrée » est lumineux. Une belle mise en scène prépare « Ta Fête ». Paul débarque enfin sous un tonnerre d'applaudissements. Et on est parti pour 150 minutes de folie furieuse sous un déluge de lumières. Je me lève comme les personnes qui occupent les premiers rangs. Mais un grincheux râle en me signalant qu’il a payé 50 euros pour voir le show et pas mon dos. Je me rassieds, mais la vue est minimale et limitée. Heureusement le grand écran permet de compenser. Ce feu d’artifice a duré plus de 8 minutes. Magique ! Les Diables ne sont pas loin, mais cette entrée en matière fulgurante ne les a pas aidés à inscrire un but. « Bâtard » maintient la pression. Première interactivité entre Paul et son public. Stromae est chez lui. Et il sait qu’il est le chouchou du public belge. Il l’interroge pour savoir si tout va bien (la famille, les enfants, etc.) « Peace Of Violence » assure grave ! Quelques mots en espagnol préludent « Te Quiero ». L’énorme beat élecro t’invite à rejoindre le dancefloor. Stromae s'assied et demande à l’auditoire s'il peut retirer ses chaussures et pourquoi pas ses chaussettes. Il annonce la leçon '24', déclenchant des fous rires successifs. Son humour est particulier, mais terriblement efficace. Stromae enfile son veston rouge et noir. Il aborde « Tous Les Mêmes ». C'est à la fois singulier et divin. En tout cas, en ‘live’ !

Stromae se met à danser. Un exercice que lui interdit pourtant la faculté. En fait, il s’est fracturé le cinquième métatarse du pied gauche. On le traite de 'mytho' et il en redemande. Après le savoureux « Ave Cesaria », on contemple attentivement l’écran tout au long de « Sommeil », en écoutant soigneusement les paroles. Et c’est pareil pour « Quand C'est ? », une compo qui aborde le thème du cancer. Bouleversant ! Place ensuite à une brève présentation consacrée aux moules/frites. Destinée à alimenter la chanson de circonstance. « Formidable » ? Oui Paul, tu l'es. Pour « Carmen », les fringues sont passées au gris : chapeau melon, pantacourt et veste. Moment choisi pour empoigner sa cane micro. Des danseuses apparaissent sur l’écran derrière l’artiste pour « Humain à l'Eau ». Les personnages changent. Le clonage est parfait. Elles adoptent le même pas de danse que le maître de cérémonie. « Alors On Danse » ne pouvait donc que suivre. Et sert en même temps de final. En rappel, des images d’une usine à papa clonant le grand Paul défilent, avant qu’il ne débarque pour interpréter « Papaoutai ». Après un émouvant « Merci », Stromae et ses quatre musicos exécutent « Tous Les Mêmes », a capella, dans un silence de cathédrale. Magnifique !

Un jeu de scène parfait. Des artistes bluffants. Un écran géant judicieux et aux images adaptées aux lyrics. Une connexion permanente entre le public et l'artiste. Il fallait vraiment assister à ce spectacle…

(Organisation : Live nation)

 

 

Zola Jesus

Une Dark-Pop aux accents expérimentaux

C'était il y a tout juste trois ans. Zola Jesus, de son vrai nom Nika Roza Danilova, était parvenue à hypnotiser le public de la Rotonde du Botanique, grâce à une musique très sombre, gothique, ensorcelante. Aujourd'hui, l'Américaine d'origine russe revient pour présenter son nouvel opus : « Taiga ». Je dois avouer que l'écoute cette nouvelle production m'avait laissé perplexe. Elle marque un virage en direction du monde 'pop', voire 'mainstream'. Ayant déclaré à Billboard Magazine qu'elle souhaite tout simplement ‘devenir n° 1’, Zola Jesus a quitté le label alternatif Sacred Bones pour la grande maison Mute. C'est donc avec une certaine appréhension que nous rejoignons l'Orangerie.

Le concert n'est pas sold-out et la salle n’est remplie qu’aux trois-quarts. Sur l’estrade, on découvre une installation blanche qui ressemble un peu à une grande cocotte en papier.

La première partie est assurée par Black Asteroid, le projet solo de Bryan Black, la moitié de MOTOR. Sa musique évolue dans une forme de dark techno aux accents EBM. Seul aux commandes de son laptop, Black livre ses dernières créations, dont « The Engine », « Black Acid », « Grind » et « The Metal », mais sans susciter de véritable intérêt.(Voir photos ici)

Après la pause, Zola Jesus prend possession de la scène au son de « Taiga ». L'intro est très 'ambient' et on découvre le nouveau look de l'artiste : la chevelure est de couleur châtain et sa robe, ample et sombre. Elle porte de larges bracelets d'argent aux bras et son attitude est grave et solennelle. Derrière elle, un nouveau groupe l'accompagne. Il est constitué d'un batteur/percussionniste, d'un tromboniste et d'un claviériste.

La setlist réunit presque exclusivement des titres issus de « Taiga ». En live, ils gagnent en puissance et expressivité. « Dangerous Days », single qui m'avait vraiment déçu, prend ici une tout autre dimension. Les arrangements électro et les arpèges aux synthé évoquent Austra, tandis que le refrain lorgne du côté de Lykke Li. On l'a compris : Zola Jesus évolue maintenant dans la catégorie de la dark-pop, quelque part entre Lykke Li, Florence And The Machine et Lorde. Mais la Russo-américaine apporte une touche expérimentale toute personnelle. Le côté tribal est également important dans les rythmiques et la chanteuse n'hésite pas à se lancer, par moments, dans une danse primitive.

Le trombone et les cuivres procurent une touche majestueuse voire martiale à l’ensemble, dans l’esprit de Woodkid. Et quel bonheur de retrouver sur « Ego », l’aspect très expérimental du premier LP, « Conatus ». Les seuls 'anciens' titres repris en live sont « Clay Bodies » et « Sea Talk ». Mon morceau préféré de « Taiga », « Lawless » est interprété à la perfection et on est impressionnés par la maîtrise vocale de Zola Jesus qui, rappelons-le, a suivi une formation de chant lyrique.

Au fil du set, on a l’impression que le concert manque de chaleur humaine en ‘live’ ; lorsque soudain, Zola Jesus remercie le public et ajoute en souriant: ‘I love Belgium. I love all the cities I've visited here’. Pendant « Hollow », elle quitte les planches, et réapparaît dans le fond de la salle. Elle traverse la foule en chantant dans son micro sans fil et reçoit l’aide de fans pour remonter sur le podium. Le concert s’achève ensuite par « It's Not Over », un des titres les plus 'catchy' de « Taiga ».

En rappel, Zola Jesus reprend « Night », son titre le plus connu, mais dans une version retravaillée, dominée par les cuivres et les percussions synthétiques. Superbe ! Enfin tribal, « Vessel » constitue un point d'orgue du spectacle.

Même si le côté monotonique de sa voix peut s’avérer lassant, la prestation de Zola Jesus a séduit dans l’ensemble. La nouvelle direction musicale est plus 'pop' mais la chanteuse n'a pas abandonné ce qui forge son originalité : les ambiances sombres, le chant et les arrangements expérimentaux.(Voir photos là)

Setlist :

01. Taiga
02. Dangerous Days
03. Dust
04. Hunger
05. Go (Blank Sea)
06. Ego
07. Clay Bodies
08.
Sea Talk
09. Lawless
10. Nail
11. Long Way Down
12. Hollow
13. It's Not Over

Encore :

14. Night
15. Vessel

(Organisation : Botanique)

Perfume Genius

Un moment de bonheur éphémère…

Écrit par

Ce concert, votre serviteur a failli le rater ! J’avais, en effet, complètement oublié que Perfume Genius venait se produire en Belgique, au cours de ce mois de novembre. Heureusement, Facebook a prouvé son utilité en me rappelant l’événement. J’allais donc pour la première fois découvrir la salle Het Depot à Louvain.

Afin d’éviter les embouteillages sur l’autoroute, j’opte pour le train. Et bien m’en a pris. Déjà parce que depuis Mons, la ligne est directe ; et puis parce que la salle est située juste en face de la gare. Je n’avais plus qu’à espérer que la représentation soit terminée avant 23h, pour pouvoir rentrer sans encombre.

La première partie est assurée par Amongster, une formation belge responsable d’un rock relativement atmosphérique et surtout paisible. Le problème, c’est que leur set ne parvient pas à décoller. Les compositions ne sont pas de mauvaise facture, mais elles manquent un peu de folie. Elles sont trop classiques, si vous préférez ; et le public ne s’y trompe pas. Rares sont les réactions quand le chanteur essaye de communiquer. La petite demi-heure passée sur les planches, n’est vraiment pas convaincante. Pourtant, cette formation a du potentiel. Faudrait qu’elle parvienne à se lâcher davantage… (Pour les photos voir ici) 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il faut patienter. Et l’attente est quand même un peu longue. Enfin, le backing group de Perfume Genius monte sur l’estrade. Ses partenaires entament « My Body » en instrumental, avant d’être rejoints par leur leader, Mike Hadreas. L’entame est puissante et ne reflète pas le climat du concert. Les compos vont osciller entre titres spontanés et plus calmes.

Un contraste qu’il répercute à travers les concerts de sa nouvelle tournée. Ce qui s’explique aisément. En fait, les deux premiers albums de Perfume Genius ont été composés presque exclusivement au piano alors que le dernier en date a intégré beaucoup de sonorités différentes. Un cap passé par l’artiste sur « Too Bright », acclamé par la critique.

Cette alternance entre chansons émouvantes et fringantes fonctionne à merveille. Mike lâche des ‘thank you’ timides à la fin de chaque morceau et devient vraiment attachant au plus le concert avance. Le chanteur/compositeur/pianiste pâtit pourtant de sa personnalité controversée, à cause de son homosexualité assumée et ses addictions passées ; mais le public ne lui en tient pas rigueur. Et c’est une très bonne réaction !

Le point d’orgue du show est atteint en seconde moitié de parcours, soit lorsque Mike et son compagnon interprètent « Learning » sur le même clavier. Pourtant les deux musicos disposaient chacun du leur. C’est également le moment choisi par guitariste et le batteur pour prendre une pause en coulisses. Le titre est vraiment magnifique. Il figure d’ailleurs au répertoire de The National, pour sa dernière tournée.

« Hood » constitue le morceau clé du deuxième elpee. Et en ‘live’, on prend une véritable claque. Dommage que la compo n’aie pu être allongée, afin de prolonger ces instants de magie. C’est d’ailleurs une des caractéristiques de Perfume Genius. Les chansons sont courtes. Exactement deux minutes pour cette dernière et c’est souvent assez frustrant. Evidemment, cette formule permet néanmoins d’enchaîner davantage de titres. Des morceaux magnifiques mais un peu trop éphémères.

« Queen » clôt la prestation. Un des singles du dernier long playing. Et il recueille les faveurs de l’auditoire. Il faut reconnaître que sa construction est remarquable et conclut à merveille la première partie.

Le rappel n’est pas très difficile à décrocher. Un ‘encore’ au cours duquel le quatuor revient nous livrer deux compositions, avant que Mike ne parachève sa prestation devant ses ivoires, et sous les acclamations des fans. Une bien belle manière de mettre le génial compositeur sous le feu des projecteurs.

Vu son attitude éminemment sympathique, le petit homme a encore un bel avenir devant lui. Et le virage opéré sur son dernier opus, « Too Bright », devrait lui permettre encore de nous réserver de belles surprises. (Pour les photos voir là)

Ce concert a été un vrai bonheur et il n’est que 22h55. J’aurai mon train sans problème…

(Organisation Het Depot)


Tony Melvil

Bienvenue chez les Cht’is…

Écrit par
Un petit voyage chez nos amis et cousins ‘Les Ch'tis’ pour y assister au concert de Tony Melvil, à la médiathèque d'Avelin, une charmante commune sise à 10 km au sud-est de Lille. Le bâtiment est localisé près de la mairie. Tony Melvil est un des poulains du label parisien A(t)HOME, basé à Pantin. L'évènement est organisé par les associations 'Dynamo' (cette structure est destinée à repérer et aider les talents émergents en Région Nord-Pas-de-Calais) et 'Live Entre Les Livres', qui regroupe une dizaine de médiathèques de ce territoire. Ils organisent des événements culturels, dont des showcases dans les médiathèques, lieux aussi insolites que cosy. Dynamo et les iNOUiS du Printemps de Bourges présélectionnent également les groupes et artistes qui bénéficieront ensuite de la mise en vitrine du festival (NDR : en Belgique, ce rôle est assumé par Court Circuit). Bref, ça bouge dans le Nord...

De son véritable nom Etienne Villeminot, Tony Melvil est né à Dijon, en 1982. Il a entamé sa carrière musicale, en 2002. Il écrit des textes dans la langue de Molière. Et ils tiennent la route ! Dans un style qui s’inscrit parfaitement dans le créneau de la bonne chanson française. Il obtient de nombreux premiers prix lors de différents concours régionaux et nationaux. Il grave un premier Ep en 2011, en compagnie de son pote Delbi, aka Romain Delebarre (NDR : il est présent ce soir). Intitulé « Tentative d'Evasion», le disque paraît début 2012 et permet à Tony de sortir de l'anonymat. Depuis, il a fait son petit bonhomme de chemin, publiant notamment, en mars 2014, un second Ep baptisé « La cavale », bien sûr chez A(t)Home.    
  
                                         
En général, Tony se produit en solitaire. Mais ce soir, il a opté pour la formule trio. Melvil se consacre à la guitare, au violon et au chant. Il est épaulé par Delbi au dobro et aux (mini)claviers ainsi que Maxence Doussot à la batterie et aux percussions. Les artistes sont plantés au milieu des livres, dans l'allée centrale. Le public, (une vingtaine de personnes) est assis face aux artistes. Et cet environnement intimiste favorise une relation de proximité entre le public et le groupe. Le concert débute à 20h15. Après une petite présentation, il s’ouvre par un extrait du premier Ep, « Wagons à Bestiaux ». Delbi est à droite de Tony. Sa dobro lui permet d’assurer à la fois les accords de guitare conventionnels et les accès de basse. Plus discret, Max nous livre quelques interventions aux percus. « L'Esprit Aventurier » est un titre du nouvel Ep. Tony empoigne son violon fétiche en signalant qu’il en joue depuis l'âge de 4 ans, inspiré par l'album « Pierre Et Le Loup ». Et manifestement il est brillant sur cet instrument. Bien torchés, ses lyrics sont à prendre au second degré. Ils ne manquent pas d’humour et reflètent son esprit aventurier. Une aptitude qu’il développe particulièrement bien sur disque, mais encore mieux en ‘live’. C’est la raison pour laquelle je souhaitais absolument à assister à un des concerts de cet asticot (NDR : pardon, dans la chanson il parle plutôt du papillon ou de la libellule). Tony passe à la 6 cordes, et le Dobro embraye pour attaquer « La fleur Au Fusil », une compo qui traduit son esprit écolo et anti-militariste, un morceau qui parle de la guerre, des fusils et de ses rêves qui aspirent à mettre des ballons dans les canons...   
       
« 3 M carré » nous raconte la vie dans une prison aux cellules exiguës et dont les prisonniers rêvent d'évasion. « Emilie » est une ode au bonheur. Gainsbourg est redescendu sur terre. Il est parmi nous. Il s’est réincarné en Melvil… « On M'A Dit » est un titre récent. Il parle de la vie et signale que tout ira mieux... un autre jour. Autre nouveauté, « Ligne Blanche ». Delbi a abandonné sa Dobro et opte pour des percus (artisanales). Tony reprend le violon pour aborder le mélancolique mais engagé « Les Miroirs A L'Envers ». Après « Centurion », « Black And White » nous ouvre les zygomatiques. Le concert s’achève par « Sans Langue et sans Visage », la plage la plus rock du second Ep de Tony. Une envie de rejoindre le dancefloor t’envahit. Vu l’endroit, ce n’est pas une bonne idée. Aussi tu fermes les yeux, et tu imagines te libérer sur la piste de danse. En rappel, « Pom Pom » un beau témoignage de l'humour communicatif des trois espiègles. Delbi et Max nous réservent une petite lecture. Bénabar s’est invité. Tony s'éclate et nous amuse de ses textes joyeux. Et le macabre « Je M'Allonge » clôt définitivement le spectacle. Il y évoque la fin de la vie. La mort si vous préférez.

Je ne regrette pas le déplacement. Et reviendrai certainement. A l’issue du show, on a même eu droit au verre de l'amitié et à une petite collation. Manifestement, on est bien reçu chez nos cousins, les 'Ch'tis'. Hein biloute !   
                                                       
Tony Melvil est un artiste éclectique. Parallèlement à sa carrière solo, il tente un tas d’expérimentations, notamment au sein de sa Compagnie Illimitée qu’il a créée en 2012, afin de monter des représentations pluridisciplinaires sur base de chansons. Destiné au jeune public, son spectacle baptisé ‘Quand je serai petit’ sera mis en scène par Marie Levavasseur (Cie Tourneboulé). Il s’y produira en duo en compagnie du musicien/producteur lillois Usmar, à partir de la fin décembre 2014.                                                


Cecilia :: Eyes

Après le Big Bang !

Écrit par

Les Loups ont swingué pour les beaux yeux de Cécilia.

L'Annexe, prenait, ce soir, un  virage ‘Underground’ en recevant Swingers et Cécilia :: Eyes

En effet, Les formations proposent, en gros, un post-rock instrumental, certes avec des particularités différentes, mais la même capacité : celle d'ouvrir les esprits au-delà même des frontières de l'imagination.

En ce qui me concerne, et je ne m'y attendais pas, j'ai percé le mystère : celui de la théorie du Big Bang.

Croyez-moi, je n'exagère rien.

Explosivité et sérénité sont les leitmotivs d'une inventivité qui se renouvelle sans cesse, décadenassant ainsi toutes les équations dites sans solution.

Dès lors la seule et unique question existentielle qui se pose est : ‘Et si le rock était math ?’

Je l'avoue, c'est tel un GPS déboussolé que je me suis perdu sur la route du retour, alors que j'étais bien arrivé.

Swingers, nous a exposé entre 21h et 22h, ce qu'il en était juste avant le Big Bang. Explosif !

C'est sous une autre forme énergie que Cécilia :: Eyes, nous a expliqué, une bonne heure durant, ce qui s'est passé juste après.

Le son s'est coupé aux alentours de 23h30, laissant un vide interpellant s'installer entre les spectateurs abasourdis par ce qu'ils venaient de voir et entendre.

Les notes en disent bien plus que les mots.

Swingers se prépare à sortir son deuxième album pour 2015. Il s'intitulera : « Chromatic »

Quant à Cécilia :: Eyes, le groupe a publié ont troisième opus, « Disappearance », en mars 2014.

Les deux groupes sont originaires de la planète terre. Tout simplement !

(Organisation : L'Annexe)

Photo : Cédric Decock

Swingers

Avant le Big Bang !

Écrit par

Les Loups ont swingué pour les beaux yeux de Cécilia.

L'Annexe, prenait, ce soir, un  virage ‘Underground’ en recevant Swingers et Cécilia :: Eyes

En effet, Les formations proposent, en gros, un post-rock instrumental, certes avec des particularités différentes, mais la même capacité : celle d'ouvrir les esprits au-delà même des frontières de l'imagination.

En ce qui me concerne, et je ne m'y attendais pas, j'ai percé le mystère : celui de la théorie du Big Bang.

Croyez-moi, je n'exagère rien.

Explosivité et sérénité sont les leitmotivs d'une inventivité qui se renouvelle sans cesse, décadenassant ainsi toutes les équations dites sans solution.

Dès lors la seule et unique question existentielle qui se pose est : ‘Et si le rock était math ?’

Je l'avoue, c'est tel un GPS déboussolé que je me suis perdu sur la route du retour, alors que j'étais bien arrivé.

Swingers, nous a exposé entre 21h et 22h, ce qu'il en était juste avant le Big Bang. Explosif !

C'est sous une autre forme énergie que Cécilia :: Eyes, nous a expliqué, une bonne heure durant, ce qui s'est passé juste après.

Le son s'est coupé aux alentours de 23h30, laissant un vide interpellant s'installer entre les spectateurs abasourdis par ce qu'ils venaient de voir et entendre.

Les notes en disent bien plus que les mots.

Swingers se prépare à sortir son deuxième album pour 2015. Il s'intitulera : « Chromatic »

Quant à Cécilia :: Eyes, le groupe a publié ont troisième opus, « Disappearance », en mars 2014.

Les deux groupes sont originaires de la planète terre. Tout simplement !

(Organisation L'Annexe)

 

Baxter Dury

Un mec sympa…

Écrit par

En publiant « It’s Pleasure », son quatrième album, Baxter Dury avait un motif légitime de partir en tournée, pour le défendre. Ce qu’il a décidé de faire. Une tournée qui passait par le Botanique, ce jeudi 13 novembre. Une salle au sein de laquelle le fils de feu Ian Dury a évidemment l’habitude de se produire. Mais si l’Orangerie était bien garnie, elle n’était pas pour autant sold out.

Vers 21h00, toute la formation monte sur l’estrade, surplombée d’un cygne gonflable, symbole du dernier opus. Les deux choristes sont élégamment vêtues tout comme le guitariste ; le bassiste, un peu moins. Baxter Dury a opté pour un costume gris. Un look qui finalement correspond plutôt bien à la musique proposée par le natif de Wingrave, en Angleterre. Une musique que certains qualifient de disco/rock chic et d’autres de britpop contemporaine. L’artiste a l’air en forme et dès son entrée en scène, il n’épargne ni ses petits pas de danse, ni de ses habituels cris aigus, sortis de nulle part. A mon humble avis, il n’est pas tout a fait ‘clean’. D’ailleurs entre les morceaux, il s’hydrate plus que généreusement…  

Si le dernier opus se taille la part du lion, au cours de son set, Baxter Dury a quand même la bonne idée de puiser dans l’ensemble de son répertoire. Il entame sa prestation par « Isabel ». Et la réaction du public, acquis à sa cause, est instantanée. Un auditoire qui semble très emballé de le revoir sur les planches. De son précédent elpee, il puise « Claire », « Leak at the Disco » ou encore « Trellic », entre autres. Et de son « Floor show » publié en 2005, le superbe « Cocaïne Man ». En rappel, il nous réserve « The Sun », morceau plutôt macabre, parcouru par les cris de ce cher Baxter. Il semble euphorique et sympathiquement ne tarit pas d’éloges Bruxelles. Quant à savoir si ses déclarations sont sincères… Le public est manifestement comblé. Il danse, chante et prend son pied. Faut dire qu’il est difficile de résister aux accès de basse caoutchouteux et aux rythmes entraînants. En outre, le set bénéficie d’un light show multicolore digne d’une boîte de nuit, comme au cours des 80’s.

Ravi du succès recueilli par son concert, Baxter Dury rejoint le bar à l’issue de celui-ci et se montre particulièrement affable. Un reproche quand même, la brièveté de son spectacle. Malgré le succès recueilli, il n’a duré qu’1h10. M’enfin, s’il avait joué jusqu’au bout de la nuit, les aficionados en auraient encore réclamé davantage…  

(Organisation : Botanique)

 

 

Glass Animals

Doucement les basses !

Écrit par

Beaucoup de monde, ce mercredi 12 novembre à l’AB. C’est sold out dans la grande salle pour Starflam, tout comme au Club pour Glass Animals. En bas, le public réunit essentiellement des ados boutonneux. Beaucoup de filles, également. Boutonneuses aussi. Votre serviteur est allergique aux boutons. Alors, mieux vaut se rendre à l’étage. Au Club, plus précisément. Où Glass Animals va se produire. Pas de supporting act. Le set va donc commencer à 21 heures. Et durer 60 minutes. Faut dire que le combo insulaire n’a que deux Eps (un éponyme remontant à 2012 et « Leaflings » en 2013) et un seul elpee à son actif, « Zaba ». Paru en septembre dernier, il a bénéficié du concours de Paul Epworth à la mise en forme, un producteur notoire qui a notamment bossé pour Adele, Florence and The Machine et Bloc Party. Plébiscitée par le NME, cette œuvre est inspirée d’un conte pour enfants écrit par William Steig, « The Zabajaba Jungle ». Enfin, leur prestation accordée à l’AB, en première partie de St Vincent, avait totalement convaincu.

A l’instar de Spring Offensive, Glass Animals nous vient d’Oxford. Quatre potes qui ont fréquenté le même collège. Ils ont monté leur groupe en 2010, mais se connaissent donc depuis l’âge de 13 ans. Le line up réunit le chanteur/guitariste à la gueule d’ange, Dave Bayley, le drummer Joe Seaward, le second gratteur Drew MacFarlane et le bassiste Edmund Irwin, ces deux derniers se consacrant également aux claviers.

Leur musique évoque à la fois Alt-J, Wild Beasts, Foals et Radiohead (époque « In Rainbows »), le fruit d’un cocktail de pop, de rock, d’électro, de hip hop et de r&b.

Vu le matos en présence sur les planches, il faut reconnaître que la scène est étroite. Le drummer s’est planté à droite, et tous les autres musicos sont en ligne, Edmund occupant la place centrale. Dave est le seul à mouiller sa chemise, sur l’estrade. Il dialogue avec le public. Les autres membres ne pipent pas un mot.

« Psylla » ouvre le show, un titre paisible et atmosphérique. La voix évoque instantanément Thom Yorke. A cet instant, en fermant les yeux, les images de la vidéo vous traversent l’esprit, celles de plantes poussant sur les blessures des cadavres. Première plage issue de « Zaba », « Black Mambo » entre dans le vif du sujet. Les nappes de claviers se superposent, alors qu’un filet de guitare libère une tonalité acérée. Dave abandonne sa six cordes pour se consacrer uniquement au chant sur « Exxus ». Malheureusement, les interventions de basse sont trop envahissantes et je me réfugie au fond de la salle, près de la table de mixage. Avant d'entamer « Gooey », Dave demande si tout va bien. Hormis le retour des sonorités de basse, oui… Mais grâce aux bouchons dans les oreilles, ça passe. Au départ plus élaborée, « Walla Walla » est une compo amorcée par des bruitages de machines, avant de vous inviter à rejoindre le dancefloor. La section rythmique est percutante. Peut-être même un peu trop pour les tympans. Ce qui provoque l’exode de quelques spectateurs. Pourtant, à partir, d’« Intruxx », l’ingé-son semble avoir trouvé l’équilibre. Et « Hazey », très dansant, passe bien la rampe. Plus cool, « Toes » met l’accent sur les harmonies vocales. Et bonne nouvelle, la ligne de basse s’intègre beaucoup mieux à l’ensemble. Une impression qui va se confirmer lors des morceaux suivants, jusqu’à la fin du concert, qui s’achève par « Flip », « Cocoa Hooves » et « Wyrd ».

En guise de rappel, Glass Animals adapte le « Love Lockdown » de Kanye West, une cover dynamique, surprenante et dansante. Et clôt le spectacle par le hit « Pools ». Une prestation dont on retiendra surtout –hormis pour le chanteur– le manque de vivacité manifesté par les musicos, et puis un problème de basse, réglé à mi-parcours. Et vous pouvez revoir ce concert en streaming ici

(Organisation : Ancienne Belgique)

Fréro De La Vega

Des virtuoses de la reprise…

Nous sommes le mercredi 12 novembre. Lorsque nous débarquons devant le Théâtre 140, vers 20h30, il y a du peuple qui attend l'ouverture des portes. Le concert est d’ailleurs sold out. Le public est plutôt jeune et féminin. Même si l'on croise quelques mecs et parfois aussi des parents.

La première partie et assurée par Natalia Doco. Aux premiers rangs, le public se montre plutôt réceptif, mais rapidement une frange de donzelles réclame les Fréros. Elles paraissent anormalement agitées et leur comportement force la chanteuse à écourter sa prestation. Dommage, car on aurait voulu en écouter davantage. Elle reviendra ce 25 janvier 2015 en supporting act de Roger Hodgson ; et lors de cette soirée, on ne devrait plus croiser ces écervelées.

Jérémy et Flo ont été découverts par Serge Sabahi et Céline Aron. Ceux-ci se servent de la toile pour les aider à prendre une autre dimension. Faut dire que les deux artistes ont de superbes voix qui se conjuguent parfaitement. Et pourtant, celle de Flo est plutôt soul tandis que celle de Jérémy est plus blues. Leurs covers sont étonnantes. Depuis le tube « Party Rock » de LMFAO au « Save Tonight » de Eagle Eye Cherry, ils sont capables de mettre n’importe quelle chanson à leur propre sauce.

Dès que Fréro Delavega monte sur les planches, la foule les acclame. Jérémy et Flo sont beaux gosses et le savent parfaitement. Armés de leurs sèches, leurs voix sont remarquables. Le public est chaud. Entre l’auditoire et les artistes, il y a une belle interaction.

Lors du rappel, les deux compères reviennent chanter sans micro au milieu de la foule. Un morceau de reggae. Et dans un calme religieux. Ce qui incite finalement les spectateurs à reprendre la chanson en chœur. Suivant un rituel, les deux compères terminent leur show par le « Pimp » de 50 Cent. De quoi clore un concert que les aficionados n’oublieront pas de sitôt…  

Setlist : Il y a / Le Chant Des Sirènes / Même Si C’Est Trop loin / Queenstone / Sympathique / Pursuit Of Hapiness / Trio / Comets / Sur La Route / Jour De Chance / Foule Sentimentale / De L’Autre Côté / Reviens / Mon Petit Pays / Que Toi / Sweet Darling

Rappel : Caroline / Pimp

Selah Sue

2015 devrait être l'année Selah Sue…

Écrit par

Dans le cadre de sa nouvelle tournée, Selah Sue se produisait donc au Cirque Royal de Bruxelles. Et bien sûr, c’est sold out. Il s’agit de sa deuxième date en Belgique, car la première était réservée à l’AB, ce vendredi 7 novembre. Un mois à peine après avoir publié un single, qui précédera la sortie de l’Ep « Alone », fixée ce 1er décembre, elle est déjà sur les routes pour le défendre. Un disque qui réunira quand même 4 nouvelles compos et qui précèdera le nouvel elpee, « Reason », dont la date de parution est prévue pour le 3 mars 2015. Eponyme, son premier long playing remonte quand même à trois longues années. Elle l’a étrenné sur toutes les scènes européennes et américaines. Triple album de platine en France, il s’est écoulé à plus de 600 000 exemplaires à travers le monde.

La première partie est assurée par un groupe new-yorkais, Son Little. Etonnant que le supporting act soit réservé à un combo américain aussi peu notoire. Pourtant, il faut reconnaître que leur prestation va vraiment épater. D’abord à cause de la voix du chanteur/guitariste. Puissante, soul, elle est bien soulignée par les accords de gratte blues/roots. En outre, il est soutenu par un drummer et un bassiste/claviériste plutôt brillants. Si bien que ravi, l’auditoire applaudit chaleureusement leur set.

De son véritable nom, Sanne Putseys, Selah Sue monte sur l’estrade en solitaire, uniquement armée de sa sèche. Elle interprète alors sa nouvelle chanson « You Always On ». Elle embraie par « Daddy », une compo dédiée à son papa. Chacun son tour ! Sur le premier long playing, elle réservait un hommage à sa maman, tout au long de « Mommy. Agée de 25 printemps, la Louvaniste a la tête bien sur les épaules. Elle est resplendissante et rayonnante dans sa tunique de couleur noire qui flashe lorsque l’artiste est sous les feux des projecteurs. Elle est coiffée de son inévitable chignon haut et blond. Entre Selah et le public, une franche interactivité s’établit. Elle présente ses compos, tantôt en français, en néerlandais et parfois en anglais. Sa version ‘live’ d’« Alone » est percutante. Particulièrement funk, on y ressent l’influence de Nile Rodgers. A cause du phrasé de guitare. Superbe ! « Famous », « Stand Back », « I Won't Go For More » et « Time » sont des plages issues du futur elpee. Il y a du funk, de la soul, du blues, du ska, du raga, de la drum&bass et de l’électro. Mais surtout ces compos libèrent énormément de groove. Faut dire que la section rythmique est particulièrement efficace. Sur un mode rap, « Together » libère une sacrée dose de dubstep novateur. Bien maîtrisée, la voix de Selah colle parfaitement à l’expression sonore. Elle nous réserve une reprise plutôt surprenante du « Lost Ones » de Lauryn Hill, puis enchaîne par « Lost Ones » et Black Part Love ». Elle n’oublie pas ses succès, « This World », « Fyah Fyah », « Please » et « Crazy Vibes ». Lorsqu’elle attaque « Raggamuffin », que l'on reconnaît dès les premiers accords de guitare, il s’établit une véritable communion entre l’auditoire et l’artiste. Selah Sue annonce qu’elle se produira à Forest National, l’an prochain, dans le cadre de la sortie de son nouvel LP. Et le set de s’achever par « Peace Of Mind » et « Crazy Sufferin Style ». 2015 devrait être l'année Selah Sue…

(Organisation : Live Nation)

Voir aussi notre section photos ici

 

Page 67 sur 133