La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

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Bernard Dagnies

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dimanche, 27 juin 2021 10:26

Hi

La formation écossaise a donc retrouvé des morceaux écrits pour « White on blonde », il y a un quart de siècle dernier, et a décidé d’en consacrer une partie à ce nouvel elpee. Et notamment « Mr. Haze », le morceau qui ouvre le long playing. Entraînant, caractérisé par la présence d’un sample du « Love’s unkind » de Donna Summer, sa mélodie évoque paradoxalement… Abba. Second single, « Hi » a bénéficié du concours de Wu-Tan Clan. Son style de rap rapide est ici imprimé sur des drums inspirés de la bossa nova. Sans le New-Yorkais, la deuxième version du morceau qui clôt cet opus passe mieux la rampe. Un hit potentiel ! Question de goût, entre les deux pistes, of course !

Texas a recours à un Güiro, un instrument utilisé traditionnellement dans la musique portoricaine pour « Moonstar », une plage de country/blues/rock traversée par un souffle d’harmonica et colorée par des cordes de guitare chatoyantes.

Entre 1979 et 1983, Johnny McElhone, le gratteur de Texas, et Clare Gogan, militaient au sein d’Altered Images. Cette dernière et Sharleen Spiteri partagent les vocaux sur « Look what you’ve done », et l’association contrastée entre voix glaciale et chaude est particulièrement réussie. Une compo qui nous replonge 4 décennies en arrière, les accords de gratte rappelant même… Indochine.

On épinglera encore, le presque ‘unplugged’ « Unbelievable », « You can call me », qui aurait pu figurer sur « The hush » (1997), l’enlevé et particulièrement accrocheur « Sound of my voice » et les sonorités de guitare tropicales dispensées sur le mid tempo « Dark star », dont le rythme est imprimé par des claquements de mains.

La plupart des compositions sont enrichies discrètement d’arrangements de cordes et de cuivres. Bref, un album qui aurait pu sortir au cours des 30 dernières années, sans qu’on puisse le dater exactement… car Texas a encore fait du Texas…

dimanche, 27 juin 2021 10:24

All bets are off

Tamar Aphek est une guitariste/chanteuse israélienne établie à Paris, depuis quelques années. Dans son pays natal, elle est surnommée la déesse de la guitare. Pour enregistrer cet elpee, elle a reçu toute une volée de musicos, dont le bassiste Yuval Garin et le batteur Uri Kutner. Ce dernier brille de mille feux, derrière ses fûts ; son drumming luxuriant, aride, impétueux ou tribal, communiquant très souvent une coloration jazzyfiante à l’expression sonore. Une musique qui creuse également parfois dans le noisy/punk, à la manière du Sonic Youth originel. Encore que « Beautiful confusion » concède des accents dream pop, « Too much information », surf ou cosmico/floydiens et « Drive », carrément psychédéliques. Et au sein de cet ensemble on croise épisodiquement un chouia de saxophone (« Show me your pretty side », plage cinématographique balisée par une ligne de basse énigmatique) ou de farfisa (« Russian winter »). Laconique, la voix de Tamar aurait pu naitre d’un croisement hypothétique entre celle de Laetitia Sadier et de feu Nico. Une voix responsable de textes qui parlent de jalousie, d’injustice, de colère et de vengeance.

L’elpee s’achève par « As time goes by », une adaptation ‘cabaret’ relativement dépouillée d’une chanson écrite en 1931 par Herman Hupfeld et interprétée en 1942 par Dooley Wilson dans le film ‘Casablanca’.

Heureusement qu’il n’y a que 4 morceaux sur ce disque, sans quoi le titre aurait pris quatre à cinq lignes. Car il est simplement constitué du tracklisting de cet Ep, mis bout à bout. Orignal, mais quand même…

Per Wiberg, c’est l’ancien claviériste d’Opeth. Il y a deux ans, ce Suédois avait gravé son premier opus solo, « Head without eyes ». Mais depuis qu’il a quitté la bande à Mikael Åkerfeldt, il n’a guère chômé, car a apporté sa collaboration à Death Organ, Spiritual Beggars et Candlemass.

Sur cet Ep, hormis les drums, assurés par Tor Sjödén (New Keepers of the Water Towers), il s’est chargé de toute l’instrumentation.

« All is well » s’ouvre dans un climat sombre et sinistre. Relativement minimaliste (une sèche, un piano et quelque effets électro, outre sa voix), la plage évoque Archive, mais en plus tourmenté.

D’une durée de 7’, « In the land of the living », oscille entre rock gothique, indus et prog ; les spectres de The Mission, King Crimson circa Lizard et Nine Inch Nails, rôdant à tour de rôle.

Instrumental, « But for the rest of us » pourrait servir de B.O. à un film d’épouvante, les accords du piano accentuant cette impression de suspense…

Enfin, « Lights out » baigne au sein d’une atmosphère mélancolique rituellement entretenue chez Alice In Chains (surtout les harmonies vocales), alors que les envolées de guitare rappellent plutôt celles de Roger Waters sur « Dark side of the moon » …

dimanche, 27 juin 2021 10:10

Exordium

Avant d’opter pour le patronyme Wytch, cette formation suédoise répondait au nom d’Aska. « Exordium » constitue cependant son premier elpee. Elle pratique un stoner légèrement teinté de blues, de psychédélisme, de rock 70’ et de doom. Mais bonne nouvelle, le combo peut compter sur l’excellente chanteuse Johanna Lundberg. Tour à tour puissante, sulfureuse, sensuelle, lyrique, envoûtante, incantatoire ou fantomatique, sa voix apporte un plus à une musique qui pourtant bien balancée pour le style, ne brille pas par son originalité.

De cet opus, on épinglera quand même le single « Black hole », au groove impitoyable, le plus punk « Evil heart », un morceau aussi rapide que féroce entrecoupé d’interludes lents et atmosphériques. « Savior », au cours duquel on découvre un mouvement qui rappelle le « Don’t fear the reaper » de Blue Oyster Cult. Et enfin « You », un morceau particulièrement sombre, tramé sur un riff en boucle, qui nous replonge quelque part, dans l’univers sonore du premier elpee de Black Sabbath.

dimanche, 27 juin 2021 10:08

Cracks in common sense

Fondé en 2014, DIRK. a décroché la médaille bronze lors de l'édition 2016 du Humo's Rock Rally. Deux années plus tard, son premier elpee, baptisé simplement « Album », a reçu un excellent accueil au Nord de la Belgique. Le combo y est d’ailleurs devenu particulièrement populaire, d’autant plus qu’il s’est forgé une solide réputation sur les planches.

« Cracks in common sense » constitue son second opus, un disque qui libère une belle énergie. Les compos sont davantage mélodieuses et les harmonies vocales soignées, même si le chanteur possède une voix versatile.

Au bout de plusieurs écoutes, des tas de références apparaissent et disparaissent aussi rapidement qu’elles ne sont apparues. Dans le désordre on pourrait citer Smashing Pumpkins, Muse, Nada Surf, Car Seat Headred et même Supergrass. Mais celles qui semblent les plus manifestes sont à chercher du côté de Weezer et des Pixies.

Plage qui ouvre cet LP, « Priceless » emprunte un riff grunge dans son intro, avant d’accélérer le tempo, sans pour autant dégrader la jolie mélodie. Baroque, « Golly » change régulièrement de rythme, et déjantées, les guitares se libèrent en fin de parcours. Des grattes qui peuvent aussi se révéler frénétiques ou chatoyantes. A l’instar de « Small life », déchiré entre cordes grondantes et tintinnabulantes, dans l’esprit de Rolling Blackouts Coastal Fever. Il arrive à Denturck de pousser ses cordes vocales dans le rouge, un peu à la manière de Frank Black, et notamment sur « Artline ».

A première écoute, « Cracks in common sense » semble tirer dans toute les directions. Ainsi sur « Pastime », il passe allègrement du rythme 4/4 au 7/4. Et une ballade minimaliste comme « Mother », qui clôt cet elpee, est totalement l’antithèse du reste de cet LP. Mais au fil des écoutes, on se rend compte que finalement, les morceaux forment un puzzle cohérent.

On n’en oubliera pas les textes habilement teintés d’humour et d’autodérision, qui traitent de solitude, de perte, de tourment et de doute…

Bref, un album qui tient la route et qui mériterait un accueil favorable du côté de la Wallifornie…

dimanche, 27 juin 2021 10:05

Soberish

Considérée autrefois comme une icône de l’alt rock, Liz Phair est tombée bien bas. Déjà que son dernier elpee, « Funstyle », faisait pâle figure, mais alors « Soberish » ne ravive certainement les espoirs qu’une aussi longue attente aurait pu susciter. Alors que de nombreux médias, même spécialisés, ont bien voulu nous faire croire qu’il était de toute bonne facture...

Sur les 11 plages de cet opus, seul le spectral « Soul sucker » qui ose s’aventurer dans la pop expérimentale, se distinguant par d’excellentes harmonies vocales, et la pop song entraînante à coloration sixties « Bad kitting », tramée sur un riff de gratte sèche, sortent la tête de l’eau (NDR : du lot ?) On retrouve çà et là, ces riffs de guitare acoustiques, souvent bien torchés, mais en général les morceaux sont tellement insipides, qu’ils ne pourraient revendiquer qu’une programmation sur la bande FM, le dédoublement des voix, parfois vocodées, accentuant l’impression d’être en présence de compos revendiquant une sélection pour l’Eurovision…

dimanche, 20 juin 2021 18:15

Les fleurs du vent d’Efterklang…

Efterklang a annoncé la sortie de son nouvel album, "Windflowers", le 8 octobre prochain.

Chaque année, à l'arrivée du printemps, une mer de petites fleurs s'épanouit sur le sol de la forêt danoise. Elles sont une explosion de couleurs, un symbole d'espoir et de changement, disparaissant aussi vite qu'elles sont arrivées et exposant le cycle constant de la nature. On les appelle familièrement les ‘fleurs du vent’.

Vu la difficulté à inviter des musiciens de session, Efterklang a dû remettre en question son processus créatif habituel et accepter ses propres limites. La genèse de "Windflowers" a été un retour aux sources et est devenue un exercice de mise en pratique de leur vaste et dynamique expérience. En autoproduisant l'album, ils ont renoué avec l'espièglerie et la joie de faire de la musique ensemble, embrassant leurs sensibilités pop distinctes et créant leurs meilleurs moments mélodiques à ce jour.

En attendant la sortie de cet opus, le trio nous propose son premier single, "Living Other Lives" qui en est extrait, en vidéo. Et c’est

 

C’est ce 27 août 2021 que paraîtra le cinquième opus de The Third Sound, "First Light". Drivé par l’Islandais Hákon Aðalsteinsson, le guitariste de tournée de The Brian Jonestown Massacre, The Third Sound pratique un mélange hypnotique de néo-psychédélisme, de post-punk, de krautrock et de new wave.

En attendant, le groupe nous propose son nouveau single, "Your Love Is Evol", extrait de ce futur long playing, sous le forme d’un clip, et c’est ici

La vidéo semble se dérouler dans la ‘Red Room’ de Twin Peaks. Hakon la décrit comme ‘Un simple portrait d'une réunion après les heures de travail qui dégénère en une belle folie, comme on en voit souvent ici à Berlin’.

A propos de l'album, il déclare ‘Cet album est définitivement moins sombre que le précédent, bien que certains fantômes du passé se cachent en arrière-plan. Nous essayons toujours de faire quelque chose de nouveau sur chaque album et de ne jamais refaire le même album, mais là, nous avons l'impression d'un changement encore plus grand que d'habitude, surtout en ce qui concerne l'ambiance. Quelque chose de nouveau commence, même si le passé n'est pas oublié. Je pense que le titre, "First Light", décrit assez bien le sentiment général de l'album’.

dimanche, 20 juin 2021 18:11

Un échec prévisible pour Sonic Tides ?

Le premier Ep de Sonic Tides devrait paraître d’ici la fin de l’été 2021. L'enregistrement de ce premier a été réalisé au KoKo Records studio sous la houlette de Thibault Schouters (Mix) et de Equus Mastering Studio (Master)

L'enregistrement de ce premier EP a été réalisé au KoKo Records studio aux mains de Thibault Schouters (Mix) et de Equus Mastering Studio (Master)

Sonic Tides est un projet alternatif liégeois réunissant 5 musiciens issus de backgrounds musicaux différents. Sa musique oscille entre noise rock et psychédélisme. La dualité entre les sonorités dissonantes et les harmonies vocales hypnotise et nous plonge dans leurs névroses.

Son premier single, “Foreseen Failure”, paraît ce 25 juin 2021. Il bénéficie d’un clip réalisé en collaboration avec Caroline Poisson, réalisatrice et vidéaste liégeoise. Et il est disponible ici

Ce single "Foreseen Failure" est inspiré par le phénomène de dissonance cognitive que nous connaissons tous. Les situations où nous continuons à faire des choses tout en sachant qu'elles ne mèneront à rien de bon. Une erreur que l'on voit venir, mais que l'on commet quand même.

"On ne pensait pas travailler dessus, en arrivant en studio on avait juste un riff et quelques idées du thème général. On s’est dit qu'on voulait enregistrer ce qui nous viendrait sur le moment, quelques jams sur place et ça a donné ça. »

 

dimanche, 20 juin 2021 18:03

La dernière nuit de Last Night…

L’obsession de l’ailleurs, l’impossibilité de l’instant, l’acceptation d’une damnation programmée, l’ignorance et le dégout... Rien ne saurait vraiment définir l’état d’esprit actuel de Last Night en cette époque délétère. Pour toute forme de réponse le groupe nous délivre pour la circonstance sept titres dans la langue de Molière, quelque part entre post punk, hardcore et noise.

« Dernière Nuit », le nouvel Ep de Last Night, a été enregistré par le groupe lui-même aux studios Mains D'oeuvres, mixé par Jonathan Lieffroy.

Les 10 titres mélangent tout ce que le combo a ingurgité jusque-là, de la techno à l'ebm, du punk à la noise, du rock au rap. Aucune prétention à copier les suicidaires, mais celle de vomir leurs histoires, à eux et à leurs semblables, dans un monde où les cartes te guident à se perdre pour de bon et où les silences anxieux font plus de bruit que les appels au secours.

Dans le tourment du quotidien la nuit est un refuge…

https://lastfuckinnight.bandcamp.com/album/derni-re-nuit