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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 21 mars 2017 11:29

Now I am on fire

Fondé en 1996, The Workhouse compte une volée d’Eps et quatre albums, dont ce dernier « Now I am on fire », à son actif. A l’origine, la formation pratiquait du post rock dans la lignée d’Explosions in The Sky voire de Mogwai. Puis, il a viré sa cuti pour adopter un profil davantage post punk. A l’écoute de sa musique, les plus jeunes penseront d’abord à Interpol et aux Editors originels. Pas vraiment faux. Mais en fouillant dans les eighties, le champ de références va se révéler bien plus large. Oscillant de Joy Division à The Sound, en passant par les Chameleons, Mission et même les Smiths. Les deux premiers groupes cités surtout. Le premier pour le climat qui baigne l’ensemble de l’elpee. Le second parce que le tempo –hormis sur « I just want to drift »– est bien plus offensif. Et le tout est régulièrement épicé de cordes shoegaze, dans l’esprit d’un Slowdive voire de Chapterhouse. Le long playing s’ouvre et s’achève par un instrumental ; le final « Blankets » rappelant même les prémisses de The Workhouse. Et on épinglera encore des cordes ‘mandoline’ réminiscentes d’And Also The Trees sur « A moment of clarity » et empreintes d’allégresse, comme chez les Smiths, sur l’excellent « The last time I saw the stars ». Un chouette album, même si on regrettera parfois cette voix pas toujours bien en phase avec la musique ou alors trop souvent hantée par Ian Curtis…

 

mardi, 21 mars 2017 11:29

Mountains Hills Plateaus and Plains

Tout d’abord, il faut saluer l’esthétique de la pochette de ce vinyle qui recèle en son sein un booklet de la même trempe. MayMay, c’est le projet de Laurel Simmons, une artiste issue de Portland, dans l’Oregon, qui publie son tout premier elpee, « Mountains Hills Plateaus and Plains ». Et pour l’enregistrer, elle a reçu le concours de quelques collaborateurs, dont l’inévitable Peter Broderick ainsi que sa sœur, Heather Woods.

Fruit de la rencontre entre americana et ambient, la musique de MayMay est légèrement teintée d’életro. Régulièrement soutenue par celle de Heather, la voix de Laurel est diaphane alors que les harmonies vocales conjuguées par les deux filles nous propulsent tout à tour dans la stratosphère ou au cœur de paysages pastoraux. Les compos baignent d’ailleurs, en général, au sein d’une forme de mélancolie douce. De cet album on épinglera le morceau d’ouverture, « Silhouettes », une ballade au cours de laquelle les accords de piano talonnent régulièrement les vocaux. « Give and takers », un morceau caractérisé par la présence de cordes floydiennes. Le légèrement swing « Where are you going », qui aurait pu naître de la rencontre entre Everything But the Girl et Cowboy Junkies. Et enfin l’excellent et plus dynamique « Cracks », qui aurait pu figurer –s’il n’y avait cette boîte à rythmes– dans le répertoire de Low. Une œuvre qui ne manque pas d’allure, mais un peu trop contemplative à mon goût…

 

Ce projet est né de l’amitié qui lie Lauren Stuart, alias François Serin, et le groupe The Monkberry Orchestra. Le premier est Lyonnais, le second helvète. Et pour enregistrer cet opus, les musicos ont reçu le concours de quelques invités dont le claviériste Julien Garric (The Green Flamingos, The Rebels of Tijuana) ainsi que le percussionniste Robin Josserand (Strange Milk). Soit un line up de huit musicos. Lauren, c’est la voix masculine. Et Audrey Kacimi (TMMO), la féminine. Et lorsqu’ils chantent en duo, elles se conjuguent à merveille (« We are the freaky nasty people »). Les compos de cet opus sont fondamentalement pop. La plupart des musiciens doivent d’ailleurs posséder toute la discographie des Beatles. Et pas seulement à cause du recours au sitar. Pop ou plus exactement britpop. Lorsqu’un banjo vient colorer une chanson, on ne peut d’ailleurs pas s’empêcher de penser à Travis. Et quand un zeste de swing entre dans la danse, c’est plutôt du côté d’Everything But The Girl que la balance se met à pencher. Le tout est même parfois parsemé d’accents bucoliques, réminiscents de Belle & Sebastian. Tout est bien britannique ; encore que le sens mélodique, particulièrement accrocheur, est très susceptible de traverser l’Atlantique, pour retrouver celui de feu Elliott Smith, mais alors sous un angle fondamentalement optimiste. Pour un coup d’essai cette rencontre est plutôt à marquer d'une pierre blanche…

 

mardi, 21 mars 2017 11:24

Woods

Peter Broderick avait participé aux sessions d’enregistrement du premier elpee physique de ce Californien. Paru en 2015, il s’intitule « Midsotroy ». Mais c’est la sœur du natif de l’Oregon, Heather Woods, qui prête sa voix à « Differences », le morceau qui ouvre le nouvel opus. Et en duo, les harmonies vocales sont superbes. A cappella, elles baignent au cœur d’un style savoureusement suranné, tout en lorgnant vers les Beach Boys. C’est d’ailleurs la voix de Peter qui fait la différence tout au long de l’album. Parfois elle évoque Paul Simon. Et à cet instant, on imagine un hypothétique tandem qu’il pourrait partager en compagnie d’Art Garfunkel. Mais le plus souvent, elle est proche de celle de Nick Drake. Et c’est flagrant tout au long de « Song for Chantal », plage au cours de laquelle il joue de la guitare en picking. L’accompagnement est d’ailleurs minimaliste. A l’instar de « Hymns » réduit à la sèche et au chant, et au plus expérimental « The universe », limité aux percus et au chant, même si la fin de parcours invite quelques notes de synthé. Le long playing recèle deux instrumentaux ténébreux au cours desquels Allred nous réserve une intervention poignante à la trompette, deux pistes qui pourraient aisément servir lors d’obsèques religieuses ; et tout particulièrement le titre maître, pour lequel il vient y injecter de l’orgue… funèbre…

 

mardi, 21 mars 2017 11:24

Orange Violet

Avant de se lancer dans une carrière solo, Alex Diaz, aka Xela Said, militait, au cours des 90’s, au sein du groupe expérimental Ho Chi Minh. En fait, il a entamé son aventure en solitaire, lorsque les autres musiciens ont déménagé à Los Angeles. Lui a préféré rester à Miami, en Floride, où il vit d’ailleurs depuis pas mal de temps. Mais ce n’est pas parce que l’artiste est seul sur son nuage, qu’il a décidé de changer son fusil d’épaule. Parce que sa musique est tout aussi expérimentale. Les médias spécialisés l’ont même taxée de noise/art/rock voire de folk post apocalyptique. Tout au long de cet « Orange violet », on croise des accords de guitare à la dérive ou répétitives, un zeste d’harmonica, du spoken word, des vocalises éthérées à priori mélodieuses (?!?!?), des tas de bruitages, de l’électronique, des tas de percussions, des accès de basse et on en passe et des plus insolites. Bref, le genre de truc qui pourrait éventuellement servir de B.O. (NDR : les plages les plus angoissantes) à un film d’épouvante ou alors (NDR : le reste) à un documentaire consacré à la copulation entre fourmis…

 

Pionnier du rock’n’roll, Chuck Berry est décédé ce 18 mars 2017. Il avait fêté ses 90 ans en octobre dernier. De son véritable nom Charles Edward Anderson Berry, il est l’auteur de compos incontournables comme "Maybellene" (1955), "Roll Over Beethoven" (1956), "Rock and Roll Music" (1957), "Johnny B. Goode" (1958), "No particular place to go" (1964) et même d’un tube pop intitulé My Ding-A-Ling (1972). Son pseudo ‘Chuck’, il le devait à une marche de canard (‘duckwalk’), qu’il exécutait sur les planches, en jouant de la guitare. D’ailleurs, en ‘live’, il n’en était pas à une acrobatie, près. Personnage imprévisible et pas très commode, il a séjourné, à plusieurs reprises, derrière les barreaux ; et ce le plus souvent pour des faits de mœurs. Des tas d’artistes ou de groupes considèrent ou considéraient Berry comme leur père spirituel. Et la plupart d’entre eux ont ainsi repris ses standards ; depuis les Beatles aux Stones, en passant par Jimi Hendrix, Johnny Winter, Grateful Dead, Elvis Presley, Johnny Rivers, Buddy Holy, Electric Light Orchestra, The Band, Ten Years After et la liste est loin d’être exhaustive… RIP.

 

lundi, 06 mars 2017 19:12

Change of state

Novella, c’est le titre d’un album de Renaissance, une formation qui a sévi au cours des 70’s. C’est également le nom choisi par un quatuor londonien. Un patronyme déjà utilisé, et à de nombreuses reprises, dans l’histoire du rock. Bref, plutôt qu’un « Change of state », le combo risque peut-être un jour de changer d’appellation.

« Change of state » constitue son second essai. Il fait suite à « Land » paru en 2015. Les compos de Novella véhiculent des textes engagés, traitant, notamment, du Brexit, des comportements de Donald Trump, des conflits armés dans le monde ou encore du terrorisme. Bref, des sujets, bien dans l’air du temps. Le tout sur une musique noisy/psyché/pop bien alimentée par les deux grattes duales et une basse à la ligne percutante, mais le plus souvent mélodieuse, quand elle ne joue pas le rôle de contre mélodie. Les harmonies vocales sont tour à tour, légères, angéliques, éthérées. Un peu comme si Slowdive et Swerverdriver avaient chopé l’énergie de Lush. Hormis le mélancolique « Desert », les compos de cet opus sont entraînantes (l’hypnotique « Does the island know », le krautrock « Come in »), mais parfois adoptent un tempo versatile ; cependant, les mélodies sont soignées et se révèlent même quelquefois contagieuses. Et subrepticement, un synthé vient s’immiscer subrepticement dans l’ensemble. Enfin, caractérisé par sa structure en crescendo, « Thun » constitue certainement le sommet de l’opus. Et pour que votre info soit complète, sachez que les enregistrements ont été opéré sur un 8 pistes datant des 60’s ; de quoi apporter davantage d’authenticité à l’expression sonore. Excellent !

 

lundi, 06 mars 2017 19:10

Almost transparent blue

Tiens, c’est curieux, au cours des 60’s, un certain Björn Magnusson militait au sein d’un quatuor suédois psyché/pop répondant au nom de Fabulous Four (NDR : pas de relation, cependant, avec les Beatles). Celui qui nous concerne est plus jeune. Et suisse. Il est également le leader de Great Black Waters et de The New Bodies, des formations helvètes au line up à géométrie variable, qui se revendiquent… psychédéliques. Il a donc décidé de se lancer dans une aventure solo. D’après la bio, il aurait ainsi déjà publié deux elpees et quelques Eps, en solitaire.

Pour enregistrer « Almost transparent blue », l’artiste a reçu le concours du drummer Danny Hole (Nikki Sudden, Kid Congo, The Warlocks), disque dont les 13 pistes trempent, bien évidemment, dans le psychédélisme. Certaines sont plus expérimentales que les autres, et semblent contaminées par les délires de Syd Barrett. Les plus accessibles (?!?!?) naviguent sur des eaux aussi troubles que Devendra Banhart et surtout Ariel Pink (NDR : pensez à « The doldrums »). Elles peuvent d’ailleurs se révéler harmonieuses et élégantes, à l’instar de « The heat » ou du très subtil et fruité « Lisa plays the drums (sucking on a lemon) ». Les vocaux sont flemmards, mais constamment en abîme, légèrement reverb. Les cordes de guitares filandreuses, aventureuses, vaporeuses, parfois noisy (« It keeps hanging around my neck »). Il y a même un excellent blues baptisé « Snakeskin ». Bref, cet elpee nous plonge au cœur d’une atmosphère à fois mystérieuse et fantasmagorique. Créatif, il pourrait ouvrir la voie de la reconnaissance à Björn Magnusson ; pourvu qu’il soigne davantage le sens mélodique de ses chansons. Enfin, s’il souhaite vraiment entrer dans la cour des grands. Et il en a le potentiel !

 

lundi, 06 mars 2017 19:09

Friends & lovers

« Friends & lovers » constitue déjà le cinquième elpee de ce trio argentin… exclusivement féminin. Si la chanteuse/guitariste Cecilia Kelly et la drummeuse/vocaliste Silvana Costa militent au sein du groupe depuis le départ, c’est-à-dire 2005, le rôle de bassiste a régulièrement changé. Manuela Ducatenzeller est ainsi aujourd’hui préposée à la quatre cordes.

Si les premiers opus privilégiaient le funk blanc, dans l’esprit de Gang of Four et le dub, dans celui d’ESG, « Friends & lovers » adopte un profil davantage noisy et post punk. Deux exceptions qui confirment la règle : le caoutchouteux « Sugar beat » et l’hypnotique, groovy, « Sundays ». Faut dire que le drumming précis et syncopé de Silvana Costa correspond parfaitement à ce style musical. Bref, tout au long du reste de l’opus, les guitares bruitistes, savoureusement discordantes, alimentent l’expression sonore. A l’instar de « Breath of light », réminiscent de Jesus & Mary Chain. Mais également de « Love as I do », du lancinant « Summer breeze » et de « Make it real ». Des pistes imprimées sur un mid tempo. Davantage post punk, l’excellent « Tied to a chain » ainsi que le sauvage « I don’t care », un autre sommet de l’elpee qui alterne guitares distordues, surf ou cinglantes, lorgnent carrément vers Siouxsie & The Banshees. Certains médias n’ont pas d’ailleurs pas hésité à qualifier ce dernier titre, comme la réponse féminine à Thee Oh Sees. Et si les B52’s planent au dessus d’« I’m on fire » (ces backing vocaux !), caractérisé par ses flux de sonorités de grattes, « Sun goes down » est aussi tranchant qu’un Shonen Knife. L’opus s’achève par le plus tribal et offensif « Celebration life », un morceau qui aurait pu figurer au répertoire de Delta 5. Un chouette album !

 

lundi, 06 mars 2017 19:07

Last Place

Onze années déjà que Grandaddy avait mis la clef sous le paillasson ; et ce après avoir publié son chef-d’œuvre, « The Sophtware slump ». Depuis, les musicos ont poursuivi leur parcours, chacun de leur côté, Jason Lytle, le chanteur et leader publiant deux elpees en solo : « Yours truly, the computer » en 2009 et « Dpt. Of Disappearance » en 2012. Dans un style, fort proche de ce qu’il proposait auparavant en compagnie du groupe, il faut le souligner. En 2015, la formation a donc décidé de reprendre le cours de l’aventure. Et « Last place » constitue » son premier opus, depuis ce come-back.

Première constatation, Grandaddy n’a rien perdu de la fragilité de son sens mélodique, un sens mélodique entretenu par des harmonies vocales veloutées et des synhtés vintage. Mélancoliques, romantiques, les compos sont le plus souvent imprimées sur un mid tempo. Et puis, on y retrouve un thème de prédilection si souvent exploré, comme le combat entre la nature et la technologie. Autre constante, la musique affiche toujours cet aspect à la fois troublant et rassurant.

C’est le single « Way we won’t » qui ouvre la plaque. Un morceau qui aurait pu figurer au répertoire de Matt Sharp (Weezer, Rentals). En fait, les premières compos de cet LP reprennent les choses là où le combo les avait laissées. Puis, dès « The boat is in the barn », le ton commence à changer. Il y a ce recours au mellotron. Ces riffs spasmodiques qui ouvrent la plage. Et puis le spectre des Travelling Willburys qui se met à planer. Pas tellement étonnant, car Jeff Lynne (ELO) a toujours été une référence pour Jason. « Check ijinn » est un titre plus rock, plus enlevé. Mais c’est en fin de parcours que le long playing devient le plus intéressant. Tout au long de trois autres pistes imprimées sur cet inévitable mid tempo. Ballade majestueuse, romantique, « This is the part » est coloré d’arrangements symphoniques rappelant les Moody Blues. Des arrangements qui se prolongent sur « Jed the 4th », nonobstant des bruitages électroniques qui s’invitent en milieu de parcours. Mais le sommet de l’opus est atteint par le majestueux « A lost machine ». Guidée par les accords d’un piano, cette piste s’enrichit progressivement de bruitages psychédéliques, d’orchestrations symphoniques, dans l’esprit d’un Mercury Rev au sommet de son art. A cet instant, le falsetto de Jason n’a jamais été aussi proche de celui de Jonathan Donahue. L’elpee s’achève par « Songbird son », un titre plus dépouillé, acoustique, malgré quelques légers effets cosmiques. Un retour réussi !