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mardi, 19 janvier 2016 00:00

Heartbeat Parade, euro pudding.

Heartbeat Parade est un trio dont les membres vivent dans 3 pays différents mais frontaliers : la France, le Luxembourg et la Belgique.

Sa musique reflète cette singulière réunion où les musiciens se répondent sur un terrain égal mais d'une manière assez décalée pour créer les légères failles et aspérités qui la rendent si captivante…

Le groupe tire ses influences de l'énergie du hardcore, des rythmes du métal et de l'éthique de la scène indie ; le tout agrémenté de samples de documentaires, de discours politiques ou encore de messages issus des médias afin d'exprimer ses idées. Un aperçu ? Voir ici

 

 

 

mardi, 19 janvier 2016 13:50

Lurid Glow

Athens (NDR : c’est dans l’Etat de Géorgie, aux States) est surtout connue pour avoir été la base arrière de R.E.M. ; mais aussi pour avoir enfanté les B52’s et plus récemment Neutral Milk Hotel ainsi qu’Of Montreal. Reptar nous vient du même patelin ; néanmoins, il ne risque pas de rencontrer le même succès que la mythique bande à Michael Stipe, malgré le sens mélodique bien aiguisé de ses chansons.

« Lurid Glow constitue son second elpee, un disque qui baigne au sein d’une indie pop sophistiquée et de bonne facture, une expression sonore illuminée par la charmante voix nasillarde de Graham Ulciny, une voix qui rappelle parfois celle de Gordon Gano (« Easier to Die ») ou d’Alec Ounsworth, le chanteur de Clap Your Hands Say yeah ! Les morceaux de cet opus semblent stimulés par le côté ‘éclairé’ de la force… les claviers sautillent (« No One Will Ever Love You »), les trompettes balaient (« Sea of Fertility ») et les basses adoptent un profil quasi-funk (« Particle Board »), alors que les mélodies, souvent réminiscentes des 80’s (« Daily Season »), communiquent une certaine instantanéité à l’ensemble. Quoique rayonnantes et à la limite festives, les compos sont néanmoins bercées par une forme de mélancolie, entretenue par la voix fragile d’Ulciny…

 

mardi, 19 janvier 2016 13:47

Déjà-Vu

Nouvelle égérie de la scène électro contemporaine, suite à son apparition au générique du dernier album de Daft Punk, Giorgio Moroder n’a eu aucun mal à recruter le gotha de la musique pop actuelle pour fêter son retour à près de 75 ans balais, soit 30 années après avoir publié sa dernière œuvre solo… Kelis, Sia, Mikky Ekko, Kylie Minogue, Britney Spears et Charli XCX se sont en effet bousculées au portillon afin de profiter de la nouvelle aura ‘hype’ du chaman de l’italian disco ! Mais voilà… on ne lui avait vraiment rien demandé à ce bon vieux Giorgio. Surtout pas de nous refourguer un ‘Worst of’ de ce qui se fait actuellement en musique électro-pop : entre l’intro Tomorrowland « 4 U With Love », l’ultra racoleur titre maître (auquel participe Sia), les insupportablement vocodés « Tempted » et « 74 is the New 24 », l’irritant uptempo « Diamonds » (égratigné par l’indigente Charli XCX) et l’horriblement sirupeux « Don’t Let Go » (dont même NRJ ne voudrait pas), on se demande quand même ce qu’est venue faire Britney Spears dans cette aventure, en adaptant le « Tom’s Diner »? de Suzanne Vega, si ce n’est compléter le listing de cette interminable litanie qui frise le ridicule. Ce terrible faux-pas ne devrait cependant pas écorcher la réputation du maître ès-EDM ; mais il s’érige assurément en clair avertissement. « Déjà-Vu » et à éviter à tout prix.

 

mardi, 19 janvier 2016 13:40

Where in Our Woods

Véritable stakhanoviste du mouvement folk, Joseph O’Connell, aka –mais pas autant qu’on l’imagine– Elephant Micah, peut se targuer être à la tête d’une discographie aussi pléthorique qu’un vieux troubadour des Appalaches. Et pour cause, à ce jour, il doit avoir publié une quinzaine d’albums.

« Where in our Woods » s’érige comme une nouvelle et modeste pierre à l’édifice folk lo-fi ‘home-made’ (son frère Matthew se charge –mais discrètement– des drums), construit depuis 2002, par ce natif de Pekin (NDR : c’est dans l’Indiana). L’univers d’Elephant Micah cultive cet americana intemporel et acoustique si cher à Bonny Prince Billy (il participe d’ailleurs aux chœurs ; et tout particulièrement sur le très beau « Demise of the Bible Birds ») ou à feu Jason Molina (en compagnie duquel il a partagé la route). Un brin austères (« Slow Time Vulture ») mais souvent bouleversants (« No Underground »), ces morceaux écrits entre 2006 et 2007 ont trouvé la modeste parure qui leur sied le mieux. Du véritable ‘Art & Craft’ made in USA…

Paru en janvier 2015, ce « Where in Our Woods » arrive peut-être un peu tard au sein des chroniques de Musiczine, mais finalement pas tellement, vu son contenu traditionnel à très lente combustion…

 

mercredi, 30 décembre 2015 00:00

Fat Music Vol. 8 ‘Going Nowhere Fat’

Une soudaine envie d’un menu encore plus copieux que celui de Noël ? Ruez-vous sur le 8ème volume des compilations estampillées ‘Fat Wreck’ ! Il vous offrira un aperçu exhaustif de 25 morceaux –dont 6 inédits– du meilleur de la scène punk américaine contemporaine pour fêter les 25 ans de l’écurie chère à Fat Mike (NOFX).

Entre vieux briscards toujours verts, brillamment revenus aux affaires récemment (Lawagon, Good Riddance, Leftover Crack, Strung Out), et formations ska-punk (les autres vétérans Mad Caddies et Less Than Jake), punk très rock (Banner Pilot), punk/pop (le mystérieux Mask Intruder ainsi que CJ Ramone, le plus jeune membre du glorieux combo new-yorkais) et country/folk/punk (Old Man Markey, Darius Koski) ; mais aussi les nouvelles promesses escomptées par les ‘anthémiques’ PEARS ou les Night Birds, adeptes du surf/punk, la satiété est promise et sera d’ailleurs décrétée, après avoir avalé l’inédit de NOFX !

On épinglera encore Get Dead pour son infernal « Welcome to Hell », Western Addiction, un combo californien coupable d’un hardcore particulièrement nerveux (« Ex-humans ») et le Bad Cop/Bad Cop –en plein « Nightmare » chargé de testostérone– de Stacey Dee (NDR : par ailleurs préposée au micro pour un extrait de la comédie musicale montée par Fat Mike, ‘Home Street Home’). De quoi encore varier l’étonnant éclectisme de cet instantané de la scène punk US, loin d’être en perte de vitesse…

 

mercredi, 30 décembre 2015 00:00

Slowness

Les lads d’Outfit auraient-ils décidé de faire l’éloge de la lenteur sur « Slowness », leur second album (NDR : il fait suite à « Performance », gravé en 2013) ? Le quintet de Liverpool tisse en effet des textures pop langoureuses en se servant généreusement de claviers aquatiques, métaphore qu’illustre parfaitement l’artwork de l’opus. Raffinées et atmosphériques, les mélodies ne deviennent cependant addictives qu’après quelques écoutes. Outfit marche ainsi sur les traces d’esthètes pop modernes, comme leurs compatriotes Wild Beasts ou Dutch Uncles. Bien maîtrisée, la voix d’Andrew PM Hunt sert cependant de fil rouge à ces compositions complexes mais enivrantes (« New Air »), même si elle manquent parfois d’instantanéité (« Smart Thing ») ou se révèlent inutilement alambiquées. Les jeunes Anglais ont sorti leur plus bel ‘Outfit’ (=costume), mais il ne plaira qu’aux fans de pop tourmentée et sophistiquée… bien loin du format FM.

 

mercredi, 30 décembre 2015 00:00

Transmission.Alpha.Delta

Sans doute responsable des riffs les plus purement ‘métalliques’ de la scène punk californienne, Strung Out semble ne pas avoir modifié son ADN d’un chromosome, depuis sa naissance, au cours des années 90. Les aficionados ne risquent donc pas d’être déboussolés, à l’écoute de son 8ème elpee studio, « Transmission.Alpha.Delta ». Avec la douceur qui la caractérise (?!?!?), la bande de Rob Ramos et Jason Cruz continue de faire fondre ses compos dans le métal, qu’elle recouvre ensuite de mélodies presque pop.

Dès le titre d’entrée, « Rats on the Wall », le combo américain appuie sur le champignon. Et embraie par toute une série d’uppercuts ‘old school’, des crochets décochés par des guitares tranchantes, à la vitesse de drums supersoniques et boostés par une ligne de basse trépidante, même s’ils sont amortis par des chœurs ultra mélodiques… Une technique impressionnante puisée au sein de références ‘trash’ (« Tesla »), ‘prog’ (« Black Maps ») ou même hispaniques (« Spanish Days »). L’expression sonore évolue donc à des années-lumière de l’univers basique des Sex Pistols, leurs déjà trop lointains aïeux ! Peu de surprise au générique –c’est une constante chez les groupes punk estampillés Fat Wrecks– mais un savoir-faire et une efficacité démontrés par d’excellents artisans, fidèles à leur engagement politique ! Vous pouvez donc signer les yeux fermés, ce « Transmission.Alpha.Delta » est bien ficelé…

 

jeudi, 31 décembre 2015 00:00

Give Up Your dreams

Exportateur officiel de psyché/rock depuis ses débuts, en 2000, The Phoenix Foundation (NDR : le patronyme est inspiré par la fameuse ‘Fondation Phoenix’ de la série culte des années 80, ‘MacGyver’ !) croit toujours en sa noble cause et n’est pas encore décidé à abandonner ses rêves, à contrario de ce qu’annonce son 6ème elpee, « Give Up Your Dreams »… Depuis Wellington, le gang néo-zélandais soigne bien entendu ses claviers, souvent progressifs (« Mountain »), son profil dansant, qu’il emboîte dans les pas de LCD (« Playing Dead ») ou encore ses chœurs allègres (« Give Up Your Dreams ») tout en s’autorisant des escapades disco/pop (« Celestial Bodies ») ou en délivrant des pépites pop atmosphériques et mélancoliques (« Prawn »). La musique de TPF est certainement plus consistante que celle d’Edward Sharpe. Les musicos affichent une belle maîtrise technique. Mais surtout leurs compos libèrent une humeur résolument positive, à l’instar du contagieux « Bob Lennon John Dylan », qui aurait pu naître d’une rencontre libidineuse entre Pink Floyd et les Beach Boys ! Avouez qu’il y a pire comme filiation… Rongé par le spleen, en cette période mouvementée ? Devenez membres de la Fondation Phoenix ; elle vous permettra probablement d’échapper à la morosité ambiante…

 

dimanche, 27 décembre 2015 18:35

Eerie Bits of Future Trips

On ne peut pas dire que la paisible Autriche soit l’Eldorado du rock. Pourtant, il y existe une scène pop/rock particulièrement active. Qu’illustre notamment le label Siluh. Mile Me Deaf y milite et nous propose son quatrième opus, « Eerie Bits of Future Trips ». Un groupe viennois drivé par un certain Wolfgang Möstl. Sa musique campe un joyeux mix indie au cours duquel la formation empile les couches de guitares et de claviers tout en lorgnant tour à tour vers les terres de Deerhunter (« Pose and Move »), des Pixies (« Digital Memory »), de Mac DeMarco (« Extended Fraud ») ou même des Ecossais de My Bloody Valentine (le plus shoegaze « Head Note #1 »). Si l’ensemble pourrait parfois faire l’effet d’un pot-pourri, c’est toutefois officiel (la bombe est lâchée !) : Mile Me Deaf est dès aujourd’hui devenu le groupe autrichien préféré de votre serviteur…

 

dimanche, 20 décembre 2015 18:21

The Air Conditioned Nightmare

Lorsque Airick Woodhead (NDR : pote à Grimes et Majical Cloudz, ce Montréalais est considéré comme un défricheur de talents), aka-Doldrums, nous avertit du « The Air Conditionned Nightmare », est-ce pour nous aider à supporter de vivre au sein d’un univers claustrophobe et sombre ? Ce Canadien propose ici des morceaux déviants, fruit d’un mélange d’électro et de rock, parfumé de mélodies pop. Et le résultat est ambitieux, avant-gardiste, mais paradoxalement grave et léger à la fois. Depuis le sauvage et tribal « HOTFOOT » à l’élégiaque « Funeral for Lightning », en passant par le quasi disco-funk « Industry City », Doldrums parvient à rendre une musique pas facile d’accès accessible, grâce à sa voix androgyne et ses loops efficaces (le judicieusement intitulé « Loops »). Mélange (d)étonnant entre sonorités chaudes et acides, plongées au cœur d’un climat ténébreux, les compos de Doldrums incarnent brillamment une certaine idée de l’électro/pop contemporaine…

 

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