La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Bernard Dagnies

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Mark Kozelek (Red House Painters/Sun Kil Moon) et Jimmy LaValle (Album Leaf) ont décidé de collaborer pour enregistrer un album. Il s’intitulera “Perils From the Sea” et paraîtra ce 14 mai. Kozelek se réserve les vocaux et LaValle, l’instrumentation…

En écoute sur Pitchfork ici

http://pitchfork.com/advance/88-perils-from-the-sea/

 

vendredi, 26 avril 2013 12:24

The invisible way

Pour enregistrer son 10ème opus, Low a bénéficié du concours de Jeff Tweedy. Des sessions qui se sont déroulées à Chicago, dans les studios du leader de Wilco. Et première constatation, hormis « On my own », les déflagrations électriques ont été éliminées. Tout comme la reverb, d’ailleurs. Pour mieux mettre en exergue les harmonies vocales échangées entre Mimi Parker et Alan Sparkawk. Enfin au moins sur la moitié des plages. Une approche susceptible de rappeler le mouvement ‘west coast’ de la fin des sixties et du début des seventies. Pensez à Crosby, Stills & Nash, Emmylou Harris ou encore Gram Parsons. Sur le légèrement plus dynamique « So blue », elles nous entraînent même presque dans le gospel. La plupart des compos sont balisées par la sèche (parfois une électrique simplement grattée) et le piano. En mode slowcore, bien entendu. Mais si les climats proposés sur les chansons restent atmosphériques, ils ne dérivent plus dans l’éther extatique (NDR : ça rime !) Une seule fois quand même, sur l’exception qui confirme la règle. Finalement, c’est aussi la compo que je préfère. Elle démarre pourtant en mode acoustique, avant de se libérer dans l’intensité électrique. Sans pourtant oublier de nous réserver de superbes échanges vocaux entre Mimi et Alan. De l’elpee, j’épinglerai encore les légèrement plus dynamiques « Clarence White » et la ballade mid tempo « Just make it stop ». Pas que le reste du long playing soit de mauvaise facture. Au contraire. Mais une majorité de pistes sont un peu trop indolentes et minimalistes à mon goût, surtout quand elles sont privées d’électricité.

En concert au Cirque Royal, ce 8 mai 2013, dans le cadre des Nuits Botanique.

 

vendredi, 26 avril 2013 12:20

Toboggan

Jean-Louis Murat est un fan de Robert Wyatt et de Neil Young. Manifestement, il a bon goût. Pourtant, on ne peut pas dire que l’Auvergnat s’inspire du célèbre Canadien ou de l’ex-Soft Machine. En fait, il se sert d’un climat fondamentalement folk, pop ou rock pour véhiculer sa poésie française…

Venons-en maintenant à son 19ème long playing. Qu’il a enregistré chez lui. Faute de moyens financiers. Car si ses disques précédents étaient de toute bonne facture, ils n’ont pas rencontré le succès escompté. Il a d’ailleurs quitté le label Universal, pour débarquer chez PiaS.

L’instrumentation est minimaliste et se limite à de la sèche, un orgue et des arrangements (NDR : reproduisant cependant orchestrations de cuivres ou de cordes, suivant les titres, et même un peu de moog), sans oublier les pecus (NDR : notamment indiennes sur « Belle »). Mais parmi les 10 compositions de ce long playing, il parvient à y glisser 3 morceaux un peu plus pétillants, dont « Over and over ». Une manière de bien équilibrer l’ensemble.

Le titre de son nouvel opus ? « Toboggan ». Un choix qu’il explique par son admiration pour les comptines. Celles d’Anne Sylvestre, en particulier. Plusieurs titres (« Le chat noir », « Amour n’est pas querelle », etc.) sont d’ailleurs tramés comme des fables. Quant à ce qu’elles soient destinés aux enfants, c’est une autre histoire, même si les siens ont apporté leur collaboration sur l’un ou l’autre titre, et si on entend de nombreux bruitages insolites (NDR : ‘cartoonesques’ sur « Voodoo simple ») ainsi que des cris d’animaux, tout au long de l’elpee : loup (« Il neige »), chiens et une véritable ménagerie sur « Robinson », plage au cours de laquelle, en fin de parcours, sa voix est triturée à la manière d’un Connan Mockasin. Il chuchote ou pose doucement sa voix, de son baryton toujours aussi velouté, sensuel, et très régulièrement, il la dédouble.

Outre les thèmes consacrés à la religion, à la résignation et à la vieillesse, Murat aborde également celui de l’amour sous sa forme la plus charnelle (« Agnus dei babe », « Belle »), et sur la dernière piste, (« J’ai tué parce que je m’ennuyais »), du meurtre ainsi que la culpabilité.

Bref, un très bel album à la fois provocateur, troublant mais aussi et surtout propice à la réflexion pour cet artiste incontournable, dans le monde de la (véritable) chanson française…

En concert le dans le cadre des Nuits Botanique, le 5 mai 2013, à l’Orangerie.

 

mardi, 09 avril 2013 21:07

Scorpion

Will Johnson est toujours aussi prolifique. Leader de Centro-Matic et de South San Gabriel, ce chanteur/compositeur/multi-instrumentiste (NDR : et peintre, par ailleurs) milite également chez Monsters of Folk, New Multitudes et Overseas. A une certaine époque, il a sévi au sein de l’Undertow Orchestra tout comme David Bazan, Mark Eitzel et le regretté Vic Chesnutt. Sans oublier ses projets parallèles, dont un duo échangé avec feu (décidément !) Jason Molina, en 2009, et en compagnie de Jay Farrar, Anders Parker et Yim Yames, pour concocter l’album « New Multitudes », l’an dernier… En outre, il lui arrive également de publier des disques en solitaire. Son dernier opus solo, « Survey/Voyage », remontait quand même à 2005.

Peu de monde pour le soutenir sur « Scorpion ». Il y a bien l’ex-Shearwater Howard Draper aux claviers, Scott Danbon (Centro-Matic) au violon et un préposé à la scie musicale ; sans oublier le fidèle Matt Pence au mixing. Mais pour le reste, Will se réserve le reste de l’instrumentation. Qu’on pourrait qualifier de dépouillée, de minimaliste ou de lo-fi. A vous de choisir !

Découpé en 10 plages, cet elpee baigne dans un climat crépusculaire, douloureux, mélancolique et reflète sans doute de la solitude vécue par l’artiste. On pense à Mark Linkous (NDR : oui, je sais, il a aussi retourné sa brouette…), Richard Buckner et même à Mark Eitzel (« Winter screen four »). Mais il y a comme une forme d’esthétisme et de charme dans ce déversement de spleen. Les lyrics sont le plus souvent chuchotés. Les chœurs furtifs ou angéliques. La voix est souvent overdubbée. Un peu de guitare électrique quand même (NDR : en particulier sur « It goes away so fast »), mais en général c’est la guitare acoustique (parfois électrifiée) qui domine le sujet. Et dont les cordes peuvent même parfois être volontairement désaccordées pour accentuer le sentiment de souffrance. A l’instar de « Bloodkin push (forget the ones) ». Mais également de « Riding from within ». Et pas seulement la sèche, puisque banjo et violon épousent un même profil discordant, une plage dont les vaguelettes sonores semblent poussées par une houle indolente… Ou évoluer sous la forme d’arpèges comme sur le titre maître, bercé par une jolie mélodie. Enfin, les deux pistes qui achèvent l’elpee sont sans soute les plus sinistres. Malgré son sifflotement cinématique (Ennio Morricone ?), « Truss of Ten évolue sur une tempo monocorde, presque spectral, marqué par un martèlement de tambour sépulcral. Et puis, « Vehicular and true », un titre aride, ponctué de quelques gouttelettes de piano sonore. Un titre instrumental : « Rosanky ». Une compo qui diffère de l’ensemble. Plus americana. Plus sauvage, rythmée et désincarnée, aussi. Mais c’est l’exception qui confirme la règle. N’empêche, cette œuvre est à la fois belle et déchirante. Mais je vous la déconseille si vous êtes dans le trou (NDR : enfin, pas comme Molina, Chesnutt ou Linkous, quand même…)

 

mardi, 09 avril 2013 20:51

In the black spot

Sept longues années que ce trio n’avait plus enregistré d’album. Et « In the black spot » constitue pourtant leur septième. Faut dire qu’éponyme, leur tout premier remonte à 1992. Issu d’Atlanta, Subsonics pratique une musique étrange, légèrement psychédélique, lo-fi, inspirée par le Velvet Underground, les Feelies et les Cramps (« Haywire »). Mais le plus curieux procède de la voix du chanteur, Rockin’ Clay Reed, dont le timbre campe un hybride entre Lou Reed et Devendra Banhart. Pour enregistrer cet elpee, la formation a reçu le concours de Johnny Vignault, leader des Vendettas, au sein duquel milite également la drummeuse des Subsonics, Buffi Aguero, mais aussi Matt Verta Ray, mieux connu pour avoir sévi chez Madder Rose, Speedball Baby et surtout Heavy Trash, en compagnie de Jon Spencer. En parlant de drumming, il faut reconnaître que celui de Buffi est particulièrement inventif. Quant au bassiste, il s’agit de Robert del Bueno, alias Coco the Electronic Monkey Wizard, qui a participé à l’aventure de Man or Astro-man? Les plages sont courtes, les riffs de gratte contagieux, les mélodies trempées dans les sixties. Et pourtant, le résultat est terriblement contemporain. Une jolie surprise !

 

lundi, 31 décembre 2001 02:00

My 2nd skin (single)

Deux titres sur le nouveau single de cette formation belge, au sein de laquelle on retrouve l'ex chanteuse de Hooverphonic, Kyoko Baertsoen. Une chanteuse dont le timbre limpide, cristallin, éthéré, évoque tantôt Karin Oliver (la première vocaliste de His Name Is alive), tantôt Heather Nova. Heather Nova, c'est également le groupe auquel me fait penser le plus le morceau maître de ce disque. A cause des cordes de guitare chatoyantes, bringuebalantes, qui découpent littéralement la mélodie de cette chanson pop contagieuse, presque hymnique. Quant au deuxième fragment, il trempe dans une forme de trip hop atmosphérique, que ne désavouerait pas… Hooverphonic. Nous en saurons plus lors de la sortie de leur premier album…

Polly Jean Harvey est de retour avec un sixième album. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle vient à nouveau de créer l'événement. Parce que cet opus est tout bonnement exaltant. A l'instar de Lou Reed, elle chante New York. Balayés de courants émotionnels capricieux mais voluptueux, ses contes obsessionnels errent à travers Little Italy, Chinatown, les toits de Brooklyn ou encore les lumières de Manhattan. Tout un contexte propice à libérer une intensité malsaine et sauvage que la reine des ténèbres se plait à cultiver. Et que la qualité instrumentale a le bon goût d'entretenir. Faut dire qu'elle a reçu le concours de Rob Ellis et de Mick Harvey. Le trio se partage d'ailleurs les guitares, mais également la production. Si Thom Yoke la rejoint pour chanter en duo les deux fragments les plus vulnérables de disque –en l'occurrence " One line " et " This mess we're in "– elle semble véritablement envoûtée par une énergie positive sur le reste de l'opus. Un peu comme si elle était parvenue à réaliser sa sexualité, jusqu'alors introvertie (NDR : c'est ce qu'elle raconte lors de ses interviews !) Depuis " Big exit " qui recapture l'électricité nerveuse de Television, au tourbillon hormonal, presque pornographique de " This si love ", en passant par " Good fortune " et " We said something ", titres qui auraient pu relever du répertoire de Patti Smith, le fabuleux et impressionnant de punch " The whores justle and the hustlers whore ", le minimaliste (Kristin Hersh ?) " You said something " et le punkcore (Breeders ?) "Kamikaze". Remarquable !

 

dimanche, 31 mars 2013 13:25

Rod Stewart prend son temps…

Le nouvel opus de Rod Stewart paraîtra en mai prochain. Intitulé « Time », il précédera le départ d’une nouvelle mondiale !

http://po.st/ompKYW

 

vendredi, 22 mars 2013 20:11

Daan relance le Franc Belge

« Le Franc Belge », c’est le titre du nouvel album de Daan. Il sortira le 22 avril prochain.

Trois vidéos sont déjà disponibles sur le site de l’artiste (voir ici )

Daan se produira en concert, dans le cadre des Nuits Botanique, le 6 mai 2013.

 

vendredi, 15 mars 2013 12:24

Rien n’a changé pour Tricky…

Le nouvel opus de Tricky paraîtra ce 28 mai 2013. Le titre « Nothings Changed » est disponible en libre téléchargement sur le site de l'artiste. Ce nouvel album, « False Idols », a bénéficié de la collaboration de Nneka, Peter Silberman (de The Antlers) et celle de Fifi Rong.

Tracklisting

01 Somebody's Sins
02 Nothing Matters
03 Valentine
04 Bonnie & Clyde
05 Parenthesis
06 Nothing's Changed
07 If Only I Knew
08 Is That Your Life
09 Tribal Drums
10 We Don't Die
11 Chinese Interlude
12 Does It
13 I'm Ready
14 Hey Love
15 Passion of the Christ

http://www.trickysite.com