Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Bernard Dagnies

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Après avoir raflé deux Octaves de la Musique, Benjamin Schoos à reçu le prix coup de cœur de l’Académie Charlies-Cros pour son album « China man vs Chinagirl ». L'Académie Charles-Cros est une association française créée en 1947 par un groupe de critiques et de spécialistes du disque en France.

www.benjaminschoos.co.uk

 

Trevor Bolder est décédé ce mardi 21 mai des suites d’un cancer. Il était âgé de 62 ans. Il avait rejoint le backing group de Bowie, The Spiders of Mars, en 1971. Il avait participé à l’enregistrement des albums “Hunky Dory”, “The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders From Mars”, “Aladdin Sane” et “Pin Ups”. En 1976, il avait rallié Uriah Heep, groupe qu’il avait quitté après l’enregistrement d’“Into the wild” en 2011, pour raisons de santé. R.I.P.

 

mercredi, 22 mai 2013 19:01

Live in Australia

The Tea Party (NDR: rien à voir avec le mouvement ultraconservateur étasunien, même si ce dernier a fait des pieds et des mains pour racheter le nom de domaine du band, sans succès, il faut le préciser) est un trio canadien que votre serviteur a beaucoup porté dans son cœur, au cours des années 90 (NDR : voir interview dans la rubrique ad hoc). Puis, sans doute, incapable de se renouveler, le combo a pris des initiatives malheureuses. D’abord, en 1997, en tâtant de l’électronica. Puis en 2004, en voulant épouser une forme hard rock pure et dure, à travers « Seven Circles ». Conclusion, en octobre 2005, le band se sépare. Les trois musicos tentent de nouvelles aventures, individuelles ou collectives, sans grand succès et, fatalement, sous la pression des fans, en 2011, le groupe se reforme. 

La musique de Tea Party est avant tout inspirée du rock et du blues. Led Zeppelin en tête, puis John Renbourn, Bert Jansch, Roy Harper, Sony Boy Williamson ainsi que Robert Johnson. Mais également la culture issue du Moyen-Orient. Un peu dans l’esprit du troisième opus éponyme du dirigeable. Donc de Robert Plant. Le groupe n’hésite d’ailleurs pas à utiliser des instruments exotiques comme le sitar, les tablas ou le dulcimer. Et ce sont ces instruments traditionnels ainsi que le sens mélodique des compos qui forgent l’identité de ce groupe. Sans oublier le baryton profond de Jeff Martyn.

Ce double Cd a été immortalisé lors de leur tournée en Australie. Il s’étale sur plus de deux heures et affiche toute la force, mais aussi les faiblesses du band. Pour les faiblesses, on épinglera, notamment sur la première plaque, une propension, chez Jeff, à en remettre deux couches sur sa gratte électrique. Absolument inutile et en totale contradiction avec leurs réalisations en studio. En fait, Tea Party est au sommet de son art, sous sa forme la plus acoustique. Electrifiée, il faut le préciser. A l’instar de la version fantastique de « Sun going down », un blues de 11’13, au cours duquel Martyn excelle à la slide. Et sous cette forme, le groupe est vraiment épatant. Ce qui ne l’empêche pas de se sublimer au contact de l’électricité. Surtout lorsqu’elle est plus incisive que démonstrative. A l’instar des classiques de la formation, comme « Sister awake », « Lullaby » ou « Fire in the head ». Faut dire que la section rythmique est à la fois efficace et bigrement complémentaire.

The Tea Party avait eu l’opportunité d’assurer le supporting act de Page et Plant, lors de la tournée baptisée « Unledded ». Une belle preuve de reconnaissance. Maintenant, on espère que le trio canadien va en revenir aux sources, lors de la publication de son prochain album. Et surtout retrouver l’inspiration…

 

mercredi, 22 mai 2013 18:55

Abel Caine (Ep)

Hormis Milan, le chanteur, les quatre autres membres du groupe sont issus de la région de La Louvière. Bruxellois, il est en outre le fils de Philippe Lafontaine. Quant aux fondateurs, il s’agit des frères Greg et Micka Chainis. Particulièrement soucieux de la qualité du son, ils possèdent leur propre studio. Le line up est complété par l’ex-Joshua Pierrick Destrebecq aux drums et Gorgo préposé aux synthés et bidouillages.

Les six plages de cet Ep trempent dans une électro-pop dansante et particulièrement soignée. Chaque titre pourrait sortir en single et possède suffisamment de potentiel pour devenir un hit. « East West » passe d’ailleurs régulièrement sur les ondes radiophoniques. Sens mélodique, groove et harmonies vocales constituent la base de leur expression sonore. Limpides, ces harmonies lorgnent parfois vers les Bee Gees époque « Saturday night fever » et quand elle entre en falsetto, la voix de Milan évoque celle de Prince. Or, comme la guitare et surtout la basse épousent volontiers des motifs funkysants, on peut facilement déduire qu’Abel Caine s’inscrit parfaitement dans la lignée de Phoenix voire de Foster The People…

 

mercredi, 22 mai 2013 18:47

American Twilight

Toujours drivé par Simon Bonney, Crime & The City Solution s’est reformé en 2011, après s’être séparé en 1991. Au cours de son histoire, la formation a connu de multiples modifications de line up, le plus souvent dictés par des changements de résidence. Depuis Sydney à Detroit (aujourd’hui), en passant par Melbourne, Berlin et Londres. Mick Harvey (NDR: lui jusqu’en 1990), Rowland S. Howard (décédé le 30 décembre 2009), Harry Howard et Epic Soundtracks y ont même milité ensemble entre 85 et 86. Et Alexander Hacke, également impliqué chez Einstürzende Neubauten, ainsi que le violoniste Bronwyn Adams constituent les derniers rescapés de la précédente mouture. Pour la nouvelle version du projet, Simon a fait appel à David Eugene Edwards (Wovenhand) ainsi que l’ancien bassiste des Witches, Troy Gregory. Le vétéran Jim White, se chargeant des drums.

Malgré ces bouleversements, la musique de C&TCS continue de baigner dans un climat typiquement aussie. Epique, le plus souvent. Comme lors du titre d’entrée, le solide « Goddess » (Midnight Oil ?) Ou sur « My love takes me there », une compo hantée par le lyrisme ténébreux et urbain de Nick Cave. Celui de ses Bad Seeds des débuts, en particulier. La voix de Bonney est grave, les riffs de guitare bien saignants. Mais paradoxalement, l’ensemble est balayé de cuivres mariachi. Des cuivres que l’on retrouve épisodiquement tout au long de l’opus. Comme sur le blues enlevé « River man ». Plutôt tourmentés, ils nous renvoient cependant à Hunters & Collectors. Le recours aux chœurs r&b accentue d’ailleurs cette impression. Des chœurs qui peuvent devenir évangéliques. A l’instar de « Domina », une valse lente caractérisée par un solo de gratte gémissant, presque floydien. Ou sur le percutant et hypnotique « American twilight », une piste au cours de laquelle Simon psalmodie à la manière d’un Mark E. Smith, pendant que cette chorale entretient cette forme d’envoûtement (Hunters & Collectors ?) La voix peut cependant se faire crooner, comme sur la ballade meurtrière « Beyond good and evil » ou lors du titre final, « Street of West Memphis », une plage mélancolique construite sur un lent mais puissant crescendo. Cependant, le morceau le plus éloquent de l’elpee est manifestement, « The colonel », au cours duquel Simon chante ou déclame, à la manière de Jim Morrison. Tout en retenue mais menaçante, la tension est entretenue par la conjugaison entre le violon grinçant de Bronwyn Adams et les guitares cinglantes et savoureusement discordantes...

Plusieurs écoutes sont néanmoins nécessaires avant de bien assimiler cette œuvre. Et c’est alors et alors seulement qu’on se rend compte qu’elle est remarquable !

 

mercredi, 22 mai 2013 18:40

Class clown spots a UFO

A peine reformé, Guided By Voices a donc publié deux albums en quelques mois. Soit « Factory » et ce « Class clown spots a UFO », un disque pour lequel Tobin Sprout s’est davantage investi. Notamment dans la composition. Résultat des courses ? Rien n’a vraiment changé. L’opus recèle une brouette de compos, dont certaines dépassent à peine soixante secondes. Le tout en moins de 40 minutes. Or, elles encadrent quelques superbes compos contagieuses, lo-fi, savoureusement discordantes, et pour la plupart hantées par le Who circa « Pinball Wizard », lorsque les plages épousent un profil plus acoustique. On rencontre même parfois quelques arrangements symphoniques, et puis une compo psychédélique, abordée dans l’esprit des Beatles (« Tyson’s high school »). Finalement, un Ep aurait largement suffi. C’est d’ailleurs toujours le problème de Robert Pollard, il est tellement prolifique qu’il ne parvient plus à faire le tri dans son répertoire afin de publier un album qui tienne la route. Dommage !

 

mercredi, 22 mai 2013 18:32

3

En 2010, votre serviteur avait littéralement flashé sur le deuxième opus de Retribution Gospel Choir, le projet alternatif d’Alan Sparhawk, le leader de Low. Il avait même plébiscité cet elpee, parmi ses Tops de l’exercice. A cause de son électricité. Une électricité vivifiante, crépitante, déchiquetée, féroce, chatoyante, bringuebalante, languissante voire marécageuse. Ainsi que du soin apporté au sens mélodique et à la limpidité des harmonies vocales.

Le troisième essai est plus difficile d’accès. D’abord, il ne comporte que 2 titres de plus de 20 minutes. Deux exercices de style guitaristiques opérés dans l’esprit d’un Neil Young flanqué de son Crazy Horse, à l’instar de leur dernier double LP, « Psychedelic Pill ». Et pour la circonstance, c’est Neil Cline, préposé à la gratte chez Wilco, qui est venu donner le change à Alan Sparhawk. Le bassiste Steve Garrington et le drummer Eric Pollard forment toujours la section rythmique. Et c’est elle qui balise les deux morceaux enregistrés en une seule prise. Ils sont donc quatre à libérer cette prodigieuse intensité électrique, notamment sur « The great destroyer », un peu comme si Alan avait voulu évacuer sa frustration ressentie lors de l’enregistrement du dernier opus de Low, « The invisible way », trop lo-fi à notre goût.

Toujours aussi électrique, « Can’t walk out » s’avère cependant plus mélodique et nébuleux. Atmosphérique, la voix d’Alan me fait plutôt penser à celle de Ian McNabb, lorsqu’il a enregistré en compagnie du Crazy Horse, et certains aspects de l’expression sonore baignent dans une forme de shoegaze que n’aurait pas renié Swervedriver. Encore que parfois, le spectre du fabuleux « If I Could Only Remember My Name » revient inconsciemment à la surface. Bref, si ce disque n’est pas parfait, il est audacieux. Et à ce titre, Retribution Gospel Choir mérite qu’on lui accorde une attention particulière.

 

Ray Manzarek, le claviériste des Doors est décédé ce lundi 20 mai, des suites d’un cancer, à Rosenheim, en Bavière. Il avait 74 ans et était un des membres fondateurs groupe mythique étasunien. Malgré la disparition de leur leader charismatique, les trois autres musiciens avaient tenté poursuivre l’aventure, à plusieurs reprises, mais surtout opéré de multiples collaborations. Ray Manzarek avait notamment apporté son concours à Echo & The Bunnymen et Iggy Pop. Très caractéristiques, rognées, chaleureuses, les sonorités produites par son orgue Vox Continental et celles de son piano électrique apportaient un côté vintage à la musique des Doors. « Riders on the storm » et « Light my fire » en sont certainement les plus beaux exemples. D’origine polonaise, cet Américain avait publié sa biographie en 1998. Intitulé "Light my fire: my life with the Doors", ce livre avait recueilli un beau succès. En 2011, pour célébrer les 40 ans de la mort de Morrison, les deux survivants de la formation, Ray Manzarek et Robby Krieger avaient accordé un set au Bataclan de Paris, sous le patronyme des Doors. En franchissant, à son tour, les portes de l’au-delà, Ray Manzarek a rejoint Jim Morrison et John Densmore…

R.I.P.

 

Le concert que devait accorder Beyoncé, ce mardi 14 mai, au Sportpaleis d’Anvers, est reporté. Son état de santé ne lui permet pas de se produire ce soir. Elle attend de connaître l’avis des médecins pour prendre une décision quant au concert de ce mercredi 15.

Une nouvelle date devrait être fixée dans les meilleurs délais. Pour plus d’infos : www.sportpaleis.be

Les tickets resteront valables pour le nouveau concert et ne doivent pas être échangés. Le cas échéant, une demande de remboursement des places via TeleTicketservice pourra être introduite, dès que la date sera connue.

 

mercredi, 01 mai 2013 03:00

Roots & Roses 2013 : mercredi 1er mai

Avant de débarquer sur le site du Roots & Roses, ARAMAK iAB ft Bai Kamara Jr, Madé J, The Urban Voodoo Machine, The Hillbilly Moon Explosion, Larry & His Flask ainsi que Bertrand Lani et son backing group avaient déjà rendu leur copie. Il est près de 16 heures et enfin, la température est de saison. Pas mal de festivaliers se prélassent même sur le site, en attendant, sans doute le groupe ou l’artiste qui les arracheront de leur sieste. Un bar de bières spéciales a été aménagé sous un des chapiteaux et quelques échoppes proposent des mets plus exotiques les uns que les autres. Mais c’est la musique qui nous intéresse pour l’instant…

John Schooley & His One Man Band, ben c’est John Schooley l’homme-orchestre. Assis, il joue de la guitare ou du banjo, chante quand il ne souffle pas dans son harmo, et imprime le rythme des ses drums tout en agitant les cymbales, à l’aide de ses pieds. Le son est volontiers crade. Le style oscille entre boogie, country, rockabilly, garage, lo-fi et delta blues. Ex-Revelators & Hard Feelings, le Texan démarre sur les chapeaux de roues. Mais au bout d’une demi-heure, il est cuit et se retire complètement exténué, sous les applaudissements du public, néanmoins satisfait…

Avant de fonder son groupe, Slim Cessna a milité chez le The Denver Gentlemen en compagnie de Davide Eugene Edwards. Ce qui explique sans doute pourquoi, on retrouve également chez la formation, des lyrics véhiculant une imagerie religieuse. Encore que parfois on se demande si les textes ne sont pas à double sens. A la fois dévotionnels, ironiques et critiques. Un peu comme s’ils reflétaient l’incertitude et la fragilité de leur foi. Slim partage le chant avec Jay Munly, un type filiforme qui pourrait incarner Dracula, dans un film de vampires. Son timbre est ample. Il est ainsi capable d’osciller entre celui de Peter Murphy (Bauhaus) et de Brett Anderson (Suede). Il joue aussi parfois de la guitare. La voix de Slim est plus américaine, et me fait parfois penser à celle de Stan Ridgway (Wall of Voodoo). Mince et de grande taille, il gesticule comme une marionnette articulée par des fils. Le line up est complété par un claviériste totalement impassible, assis derrière son orgue, planté à la gauche du podium, contre un haut-parleur, un drummer, un contrebassiste et un guitariste chauve, de petite taille, qui alterne entre la double gratte et le dobro. Particularité, il se secoue régulièrement la tête. Et la moitié des musicos sont coiffés d’un Stetson. Issu de Denver, tout comme le leader de Wovenhand, The Slim Cessna’s Auto Club a le sens du spectacle. Les deux vocalistes s’agenouillent, lèvent les bras et leurs duos sont échangés comme des dialogues. Et pourtant, leur country gothique peut s’avérer allègre. Ce qui explique sans doute l’enthousiasme du public et le rappel que le combo a accordé généreusement.

En 1992, votre serviteur avait eu l’opportunité d’interviewer les Godfathers (voir ici). A l’époque, le combo était au sommet de son art. Et il venait de publier un opus live. Pourtant, c’est en 1988 que la formation londonienne avait publié son meilleur album, en l’occurrence « Birth, School, Work, Death », un long playing qui entre dans le Billboard, aux States, et dont le titre maître va même atteindre le Top 40 insulaire, en 1990. De quintet, le combo va passer à un quatuor, et puis, vivre des changements réguliers de line up. Il ne reste d’ailleurs plus que les frères Coyne comme membres originels du combo. Mi-90’s, les Godfathers se séparent, et tentent de se lancer dans de nouvelles aventures. Sans grand succès. Avant de se reformer en 2008. Sous la houlette des deux frangins, of course, mais impliquant deux nouveaux musicos. Et c’est sous cette forme que le combo se produisait en début de soirée. Après un instrumental, « Cause I said so » ouvre les hostilités. On retrouve toute l’attitude dans les gestes du showman et la morgue feinte, sur le visage du chanteur. La section rythmique tient la route. Mais le son est vraiment trop puissant. En outre, au fil du set, le gratteur (NDR : un peu enveloppé) en remet constamment une couche. Et la voix de Peter ne parvient pas à tenir la distance. Il y a quelques nouvelles compos, prévues pour leur nouvel elpee, mais on ne vibrera plus qu’à l’écoute de leurs hits, dont l’inévitable « Birth, School, Work, Death », « She gives me love », l’hommage à Johnny Cash, « Walking Talking Johnny Cash Blues », et en final la reprise inévitable du Plastic Ono Band, « Cold turkey ». Une petite déception…

The Reverend Peyton’s Big Damn Band est un trio issu de l’Indiana qui adore se produire en ‘live’. Il se tape une moyenne de 250 sets par an. Excusez du peu ! Arborant une barbe fleurie, Reverend J. Peyton chante (d’un accent yankee à couper au couteau !) et joue de la guitare. Tantôt de la Resonator, de la National, de la Gibson acoustique, de la cigar box (à trois cordes) et de la fingerstyle. Il est capable de produire de sonorités de guitare basse et électrique, en même temps. Et n’hésite d’ailleurs pas à en faire la démonstration. Quant à son épouse, Breezy Peyton, une fleur plantée dans les cheveux, elle chante d’un timbre aigu, souffle parfois dans un harmo, mais gratte constamment sa planche à lessiver (washboard), en prenant bien soin de protéger ses mains de gants et de doigts en acier. Troisième larron, Aaron ‘Cuz’ Persinger, un cousin lointain, se réserve les drums. Et tout au long du set, il va pilonner ses fûts comme un possédé. Le blues rural de TRP’sBDB est particulièrement énergique et vivifiant. Et pour cause, le combo joue ses compos sur un tempo plus rapide que sur disque. N’empêche, la prestation est plutôt réussie, même si elle n’entre pas particulièrement dans mes cordes…

Formation londonienne, The Jim Jones Revue jouit d’une fameuse réputation en ‘live’. Et elle va le démontrer, une nouvelle fois ce soir. Vêtu de noir, ce quintet réunit un drummer, un bassiste, coiffé d’un chapeau probablement emprunté à un acteur d’‘Orange mécanique’, un claviériste/pianiste, un guitariste et un chanteur charismatique, Jim Jones, qui double aussi parfois à la six cordes. Pas n’importe qui, puisque de 1998 à 1994, il a milité comme vocaliste chez Thee Hypnotics (album culte ici). Bref, première constatation l’attitude chez TJJR est fondamentalement rebelle et chorégraphiquement rock’n’roll. A la limite proche des débuts de Manic Street Preachers. Les musicos déménagent littéralement sur les planches. Beau gosse, Jim suinte de sensualité. Ses postures peuvent se révéler menaçantes. Sa voix est rauque, graveleuse et me fait parfois penser à celle de feu Steve Marriott (Humble Pie). Il n’hésite pas à allumer la salle de ses ‘Say yeah’, auxquels la foule répond en chœur, de plus en plus fort. Et les ivoires apportent ce goût rock’n’roll institué par Chuck Berry, Jerry Lee Lewis et même Little Richard. Mais le groupe à le bon goût de ne pas tomber dans le pastiche, même si parfois, il lorgne vers The Clash ou encore Tom Waits. Derrière le band, les amplis ‘Orange’ grondent et crachent leurs décibels. Le public est chaud comme la braise, et il se lance dans de nombreux pogos ainsi qu’à du surfcrowding. Un set remarquable ponctué par un rappel qui va s’achever par une énorme clameur, les gratteurs élevant leur instrument pour libérer un larsen collectif et victorieux. Un grand moment du festival et certainement un des meilleurs concerts, auxquels j’ai pu assister cette année.

Il revenait aux Stranglers de clôturer les festivités. Annoncé unplugged, le concert sera, en fait semi-acoustique. Du line up initial, il ne reste plus que le claviériste Dave Greenfield (la boule à zéro) et Jean-Jacques Burnel, le drummer Jet Black ne participant plus aux tournées. Et son remplaçant tire plutôt bien son épingle du jeu, tout comme Baz Warne, le nouveau gratteur/vocaliste, qui remplace avantageusement Paul Roberts, sans pourtant faire oublier l’inimitable Hugh Cornwell. En ‘live’, le line up est enrichi d’un percussionniste. Burnel (NDR : qui se déplace en s’aidant d’une béquille) et Warne viennent s’asseoir en front de scène. Et vont jouer de la sèche, pratiquement, tout le set. Un set techniquement parfait, le groupe privilégiant les compos les plus accessibles, que le public se surprend même parfois à fredonner. Un peu dans le climat du Dvd immortalisé à Bruges et paru l’an dernier. Oui, on est alors replongé en pleine période auriculaire (NDR : pensez à « Aural sculpture »). Mais au bout d’une heure, l’ennui commence à nous gagner et sans faire de bruit, nous nous sommes éclipsés en repensant à une époque où les Stranglers critiquaient violemment ce style musical destiné aux soixante-huitards. Que sont devenus les « Hanging around », « I feel like a wog », « No more heroes », « Nice 'n' Sleazy » et autres hymnes punks sauvages qui dénonçaient l’apathie et le nombrilisme de la prog ? Quelque part, le groupe anglais joue aujourd’hui ce qu’il avait vertement vilipendé, il y a un peu plus de trois décennies…

Sans quoi, Ludo et votre serviteur espérons revenir l’an prochain, pour y vivre des moments aussi inoubliables que celui vécu lors du concert de The Jim Jones Revue…

(Voir aussi notre section photos ici )