Pour Bodega, tout est à l’intérieur de l’aquarium

Prévu le 9 octobre chez Chrysalis Records, « All Inside Aquarium » marque un changement de cap pour BODEGA. Après trois opus nourris par l’héritage post-punk de Talking Heads, Sonic Youth ou des B-52s, le quintette new-yorkais privilégie un rock plus…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Dernier concert - festival

Ora Cogan
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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Collected

Compilation très sélective pour l'ex-leader du Vander Graaf Generator, puisque dix des treize titres qui composent l'album couvrent une période qui s'étale de 1992 à 1996. C'est à dire, à partir du moment où Peter s'est décidé à enregistrer sur son propre label, "Fie". Les trois autres compositions relèvent d' "Enter K" (82) et de "Patience" (83), disques pour lesquels l'artiste a racheté les droits d'auteur. Un recueil qui ne permet cependant pas de se faire une idée précise de son œuvre, parce qu'elle n'embrasse qu'un bon quart de sa discographie, entamée, faut-il le rappeler, en 1968...

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

X my heart

Artiste intemporel par excellence, vierge de toute prostitution dans le créneau dit "commercial", Peter Hammill nous propose un nouvel épisode de ses aventures dans la musique progressive. Le vingt-quatrième ou le vingt-cinquième, nous ne savons plus très bien. Mais le plus remarquable, c'est qu'à l'aube de ses trente années de carrière, il parvient encore à explorer de nouveaux horizons sonores... Nous connaissions sa maîtrise de l'overdubbing dans le domaine des harmonies vocales. Elles ont toujours permis à Peter d'utiliser toute l'étendue de son registre et ainsi de multiplier les voix à l'infini. Souvent la sienne. Il vient de pousser le bouchon un peu plus loin. En intro de cet opus. Sur la version a capella de "A better time". Un travail d'orfèvre qui se mue en mouvement pour polyphonie vocale. Des chœurs qu'il met au service de sa propre voix. Deuxième type d'expérimentation, la collaboration d'un quatuor à cordes. Pas nouveau, vous nous rétorquerez. Exact! Mais si en final il affronte cet orchestre uniquement de son chant, d'une manière pure, tendre, romantique; à plusieurs reprises, il s'en sert pour enrichir la texture de sa musique. Et dans ce domaine, il a pu compter sur le précieux concours de son violoniste, Stuart Gordon. Et puis de l'ex VDGG, Dave Jackson. C'est vrai qu'en studio, Peter a toujours pu compter sur son vieux pote. Mais pour la première fois depuis bien longtemps, Dave apporte une collaboration beaucoup plus active aux cuivres. Notamment sur ce "Narcissus (bar & grill)". Le point d'orgue du CD. Titre hypnotique, obsessionnel, envoûtant, fondamentalement underground, qui aurait tout aussi bien pu figurer sur le célèbre "Pawn Hearts" de Van der Graaf Generator. Maintenant, ne vous attendez pas non plus à un album exclusivement expérimental. Peter y réserve également une part importante d'émotion. Et ses interventions vibrantes, intenses, au piano, conjuguées à son timbre vocal fragile, profond, déchirant n'y sont bien sûr pas étrangers...

 

Réédition en compact disc de quatre des six premiers elpees d'Hawkwind, enrichis pour la circonstance de toute une volée d'inédits. Les inconditionnels du vinyle ne doivent cependant pas voir cette opération d'un bon œil, puisque les pochettes originelles des différents albums constituent aujourd'hui de véritables petits chef d'œuvres. Et certains de ces disques peuvent même atteindre, à la bourse des collectionneurs, plusieurs milliers si pas dizaines de milliers de francs. Mais il faut reconnaître que la conversion (!) est remarquable. En fait le concept original a été tout simplement miniaturisé. Même les booklets. En outre, le mécanisme à volets a été scrupuleusement respecté. Sans oublier le recours à la matière cartonnée pour le confectionner. Pour ceux qui ne connaîtraient pas Hawkwind, sachez que cet ensemble insulaire constitue un pionnier du "space rock". Et des formations telles que Loop, Spacemen 3 ou Ozric Tentacles y reconnaissent une influence majeure. Bien que ne comptant plus qu'un membre du line-up original, Hawkwind s'est reformé il y a quelques années et continue à se produire en concert…

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Freud Euch

Katherine Hagen a connu ses heures de gloire entre 1977 et 1981. C'est à dire en pleine explosion punk. Expulsée de DDR en 1976 pour attitude antisociale, elle émigre alors à Londres. Fréquente Johnny Rotten des Sex Pistols puis les Slits avant de fonder son propre groupe. Il faudra cependant attendre l'aube des eighties, avec "Unbehagen", elpee sur lequel on retrouve notamment la cover du "Lucky Number" de Lene Lovich et surtout l'incontournable hit "African Reggae", pour voir la déesse du post punk sortir de la zone crépusculaire de l'underground. Curieusement. Nina va y replonger du jour au lendemain. Pour y cultiver une image outrancière, provocante, narcissique sur un lit (!) d'artifices. En 1991, sa tentative de come-back, soutenue par Adamski et le Red Hot Chili Peppers, se soldera par un nouvel et cuisant échec... Pour enregistrer "Freud Euch", Nina s'est totalement remise en question. D'abord, elle chante les quinze fragments de cet opus dans la langue de Goethe. Même la cover de Carole King ("Riensenschritt") et celle du Velvet Underground ("Sonntagmorgen"). Ce qui permet à sa voix semi-opératique / semi-possédée de retrouver toute cette violence naturelle, toute cette énergie sulfureuse destinée à infecter tantôt le punk, tantôt le reggae. Enfin, elle bénéficie de la collaboration de Dee Dee Ramone, auteur de quatre compositions. Et ça, c'est une bonne nouvelle!

 

lundi, 26 février 1996 02:00

Solid gold (réédition)

Gang of Four reconstitué, l'intérêt pour son back catalogue devenait conséquent. EMI vient donc de ressortir en compact disc "Solid gold". Paru en 1981, il constitue un des albums les plus importants de la dernière décennie. Non seulement il a marqué de son empreinte l'histoire de la new-wave, par la pratique d'un funk blanc métallique, sophistiqué et aride. Mais en plus, il exprimait à travers des textes obliques, intellectuels, féroces, un discours radical et révolutionnaire. Cette réédition bénéficie, en outre, d'une sélection de bonus tracks. Cinq fragments parmi lesquels figurent "To hell with poverty", "Capital (it fails us now)", "History's bunk", et des versions "live" de "Cheesburger" et de "What we all want". "Solid gold" quoi!
 

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

20th century blues

Marianne Faithfull, qui soufflera ses cinquante bougies le 29 décembre 1996, mériterait assurément que son existence soit relatée à travers un livre, voire un film, tant elle fut riche et tumultueuse. Depuis 1964, lorsque Andrew Oldham, homme à penser des Stones, lui fit enregistrer " As tears go by ", composition de Jagger/Richards, qui devint un tube, elle a vécu mille et une péripéties où abus de stupéfiants, affaires de cœur, théâtre, cinéma, chanson, et accident de voiture ont débouché sur une solide cure de désintoxication. Qui durera quatre années! Et lorsqu'elle revient à la surface en 76 avec " Broken English ", on se rend compte que la petite voix de fille timide s'est muée en timbre grave, profond et sensuel. Depuis, Marianne est retournée à ses multiples activités artistiques. Musicales tout d'abord! Fascinée par l'œuvre de Berthold Brecht et de Kurt Weill, elle a décidé de leur consacrer un album de reprises, " 20th century blues ". Elle y interprète avec une irrésistible légèreté, un humour désabusé et l'ivresse douloureuse des lendemains incertains, quinze classiques, dans un style "décadent ", " cabaret ", un peu à la manière de Marlène Ditriech. Elle y souligne l'irrésistible légèreté, l'humour désabusé, et l'ivresse douloureuse des lendemains incertains…

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Three chord lovesongs

L'histoire musicale de ce chanteur compositeur, né à Bradford dans l'ouest du Yorkshire, est profondément ancrée dans le folk, le blues et le cajun, perpétuant un héritage légué par Doc Watson, John Fahey, Leo Kottke, Skip James et Blind Blake. S'il est cependant à la tête d'une bonne dizaine d'albums, il doit surtout sa notoriété à un séjour chez les Notting Hillbillies en compagnie de Mark Knopfler. Avec "Three chord lovesong" il vient de commettre son album le plus minimaliste à ce jour. Rien que lui, sa voix et sa râpe acoustique. Mais aussi et surtout ses émotions, son romantisme lyrique, empreint d'une formidable intensité mélodique. Comme quoi, un être seul accompagné de sa guitare peut également créer de superbes chansons...

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Organic

Encore un quinquagénaire qui tente le come-back. Par rapport à Donovan ce n'est cependant pas une première. Il s'est également entouré d'une flopée de grosses pointures pour enregistrer cet " Organic ". Notamment le claviériste Billy Preston, précieux collaborateur des Beatles, Tony Joe White ainsi que du célébrissime compositeur/arrangeur Randy Newman. Malheureusement, suffit pas toujours de s'entourer de beau monde pour décrocher la timbale. En fait, Joe Cocker possède toujours une voix extraordinaire, mais ses interprétations manquent de punch. Seules ses incursions dans le blues avec " High lonesome blue " coécrit en compagnie de Tony Joe White, la cover de Dylan " Dignity " et " You can leave your hat on " échappent au naufrage. Mais c'est un peu maigre pour un artiste d'un tel calibre!

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

The very best of

Les quatre hits outrageusement commerciaux choisis pour amorcer cette compile: "If you leave me now", "Baby what a big surprise", "Saturday in the park", "Wishing you were here" et les deux compositions inédites "Bigger than Elvis" ainsi que "Let's take a lifetime" pour le clore, correspondent à l'idée que Monsieur tout le monde se fait de Chicago. Pourtant, hormis ces six banalités, cet opus rassemble probablement ce que le groupe américain a fait de meilleur, à ce jour. C'est à dire une majorité de compositions issues des deux premiers elpees. Il y manque malheureusement "Elegy". Mais pas "25 or 6 to 4", "I'm a man", "Low Down", "Make me smile", "Beginnings" et "Questions 67 & 68". Les cinq autres fragments se partageant le reste du catalogue. Un choix opéré parmi les dix-huit autres elpees! Fondé à l'aube des seventies, le groupe avait rapidement été étiqueté de ‘jazz rock’. A cause de l'emploi massif qu'il faisait des cuivres. Avec Blood Sweat & Tears, ils sont devenus assez rapidement le chef de file de ce style musical. Avant de perdre (trop rapidement) le fil de leurs idées et d'embrasser une carrière banalement lucrative. Ce morceau de plastique devrait permettre aux profanes de mieux comprendre pourquoi un tel engouement s'était alors produit pour cet ensemble. Pourquoi Duke Ellington avait déclaré en 1974 que Chicago deviendrait un jour son héritier naturel. L'erreur est cependant humaine...

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

N'oublie pas que tu vas mourir

Nouvelle bande originale de film signée par John Cale. En l'occurrence "N'oublie pas que tu vas mourir" de Xavier Beauvois. Découpée en trois parties, cette œuvre exclusivement instrumentale épingle en intro et en final l'interprétation de Cale au piano et en point d'orgue un mouvement pour section à cordes. Classique dans tous les sens du terme!