Un clip corrosif pour Ministry

Il va sans dire que Ministry n’a jamais été un grand fan de « Hair Mussolini », surtout maintenant qu’il bombarde le peuple américain presque quotidiennement avec des inepties générées par l’IA et destinées à se mettre en avant. Al Jourgensen et ses acolytes…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Bernard Dagnies

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mardi, 10 février 2009 01:00

3ème Tour de Chauffe - édition 2008

‘Tour de chauffe’ est un dispositif d’accompagnement aux pratiques amateurs mené avec le soutien financier de LMCU par trois structures culturelles de la métropole lilloise : La Maison de la Musique, le Centre Musical les Arcades de Faches Thumenil, le Nautilys de Comines ainsi que la Maison Folie-Ferme d’en haut de Villeneuve d’Ascq.

Cette opération a permis à 18 groupes de la métropole de bénéficier, durant l’année 2008, d’un diagnostic scénique mené en partenariat avec l’ARA, d’un résidence de travail scénique, d’un enregistrement professionnel de 2 titres, d’une aide à la structuration administrative et à la communication, et de formations diverses et variées (législation du spectacle, MAO, mise en scène, etc.) Un festival dans les trois lieux et un double cd compilatif concluent cette année de travail. Une compile sur laquelle nous allons nous pencher…

Neuf groupes par plaque. Sur la première, on navigue de la pop ‘beatlenesque’ (NDR : les mélomanes contemporains parleront plutôt des Kooks) et allègre des Lensois de The Meeting Room au multi-instrumentiste Delbi, alias Romain Delebarre, dont l’alt indie blues chargé de groove fait la parfaite synthèse entre Keziah Jones, M et Jeff Buckley (NDR : mon coup de cœur pour cette volée) en passant par le collectif Koutoux et son cocktail excitant de jazz/electronica secoué par une bonne dose d’afro beat (et en particulier ghanéen), le grindcore concis et dévastateur de H.O.Z qui débarque ( ?!?!?) de Dunkerque, Siamese, combo artésien dont l’expression sonore évolue entre pop mélancolique, introspective (l’écurie madrilène Acuarela n’est pas loin) et prog atmosphérique (NDR : enfin sur les deux morceaux ici proposés), le duo acoustique lillois Dos de Mayo, responsable d’une musique minimaliste, mais aussi arty, dont l’originalité procède du contraste entre mélodie et dissonances, infiltrée par des vocaux sinusoïdaux. Des artistes plutôt complets puisqu’ils sont également impliqués dans l’univers des créations plastiques. Ce qui explique sans doute le choix de leur patronyme (NDR : une peinture de Goya, si vous l’ignoriez !) Reste encore l’électro-acoustique de Sim#6 (NDR : encore des Lillois) aussi fragile et esthétique que celle de Lali Puna, le jazz pop de G Quartet, sis quelque part entre Sade et Isabelle Antena pour les parties les plus mélodiques, quoique susceptible de virer à l’expérimentation, dès que l’instrumental prend le dessus et enfin Exposive Potatoe (Wazemmes-Lille) dont le ska festif mais aussi revendicateur est influencé aussi bien par le hip hop, le blues, le rock, le metal, le punk que le reggae.

On en arrive à la deuxième plaque. Qui s’ouvre par le reggae/dub/roots de Utopians et s’achève par Joe et la Machine, alias Jonathan Rabany, qui malgré son attirail technologique (pédales, sampler, sequencer) puise manifestement son inspiration chez Louise Attaque, Mano Solo et Noir Désir, en passant par le collectif hip hop engagé (NDR : teinté d’un zeste de folklore celtique sur « Bordel sans sommation ») Tribunal Poursuite, OSNI dont l’expression sonore baigne au sein d’un climat shoegaze infecté de surf, Osiaws qui se faufile entre swing, cabaret, reggae, musette, valse, tango, flamenco, soul et rock, le néo prog versatile de RFA, au cours duquel tant le violon hanté par le spectre de feu Jean-Luc Ponty (NDR : celui de Mahavishnu Orchestra ?) que l’accordéon argentin peuvent se relayer sans pour autant se froisser, le skacore de Mister Jingle, l’électro power rock de Bzz et enfin la rencontre entre swing et poésie française (Jacques Higelin ?) célébrée par Barbara Rose.

Pour plus d’infos : http://www.tourdechauffe.fr  et http://www.myspace.com/tourdechauffe

vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Funeral

A l’instar de Blanche, Arcade Fire a vécu toute une série d’événements douloureux peu de temps avant d’enregistrer son premier album. Mais si la formation de Detroit a exorcisé ces épreuves à travers l’humour, A.F. cherche, nonobstant le titre de son premier album, à véhiculer avant tout un message d’espoir. Une formation qui nous vient de Montréal, au Québec. Un sextuor de multi-instrumentistes qui se partage guitares acoustiques et électriques, pianos, synthés, basse, drums, accordéon, orgue, xylophones, contrebasse, et percussions et que drive un couple (NDR : comme chez Blanche, il faut le rappeler) : Win Butler et Régine Chassagne. Qui se réserve également les parties vocales. S’il possède un timbre vocal rappelant tantôt David Byrne ou Ian Mc Culloch, celui de Régine me fait plutôt penser à Catherine Ringer des Rita Mitsouko. Quand ce n’est pas à Kate Bush. Mais en moins démonstratif. Pour enregistrer leur premier album, A.F. a fait appel à de nombreux musiciens de studio. Préposés aux cordes, pour la plupart. Sur certains titres, ils sont parfois quinze ! Ce qui donne parfois l’impression d’aller à la rencontre d’une pop orchestrale, dans l’esprit de Broken Social Scene. Mais si les orchestrations sont fouillées et les arrangements particulièrement soignés, les mélodies ne se noient jamais dans la solution sonore. Elles se révèlent même très souvent contagieuses, parfois baroques et glamoureuses, voire allègres, comme si elles étaient nées d’un croisement improbable entre les Flaming Lips, les Sparks et Roxy Music.

vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Spirit Stereo Frequency

Avant de fonder All Night Radio, Dave Scher et Jimi Hey avaient sévi au sein d’une multitude de formations, parmi lesquelles Lilys et Beachwood Sparks étaient les moins occultes. Un duo californien qui doit connaître l’histoire du psychédélisme sur le bout des doigts pour produire une musique aussi sinueuse, baroque, dense et complexe. Mais toujours mélodieuse. Enfin sur leur premier opus, « Spirit Stereo Frequency ». Si à premier abord, les spectres de Mercury Rev, de Flaming Lips, de Super Furry Animals et du défunt Olivier Tremor Control transparaissent instantanément, au fil des écoutes, les compositions se chargent de nuances. A l’instar d’« Oh when ? », un fragment imprimé sur un tempo échevelé, métronomique (Wire ?). De « Fall dawn 7 ». Une berceuse sinusoïdale, truffée de bruitages cosmiques mais dynamisée par un groove funky qui aurait pu naître d’une hypothétique rencontre entre Beck, Syd Barrett et les Fab Four circa « Magical Mystery tour ». Tout un programme ! Du ‘byrdsien’ (NDR : ces harmonies vocales !) « You’ll be on your own ». Ou encore de le la valse aquatique « Sky bicycle (you’ve been ringing) » ; sorte de remix des Beach Boys opéré par High Llamas. Et cette collision entre sonorités du passé, du présent et du futur permet ici une myriade d’aventures musicales qui dépasse le cadre d’un simple recyclage. Ces expérimentations portent même le nom de néo-psychédéliques…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Further from the truth

Cette formation britannique (sur)vit dans la zone crépusculaire de l’underground depuis sa naissance ; c'est-à-dire depuis 1978. Au cours de cette longue période, le groupe n’a jamais cessé de tourner. Pour y accorder des concerts proches de l’envoûtement. Faut dire que leur musique ténébreuse, gothique, d’inspiration moyenâgeuse, déchirée littéralement par le phrasé de guitare si caractéristique de Justin Jones, a toujours servi à merveille des textes littéraires et poétiques ; des lyrics chantés de son timbre emphatique par son frangin, Simon Huw Jones. Et puis d’enregistrer. Il est ainsi responsable de trois albums incontournables : un éponyme enregistré sous la houlette de Lol Tolhurst (Cure), paru en 1983, « The Millpond Years » (1988), et « Farewell to the shade » (1989), elpee sut lequel figurait une cover élégiaque du « My Lady d’Arbanville » de Cat Stevens. A partir de cette époque, l’inspiration a commencé à faire défaut. Et la discographie s’en est fort ressentie. N’intéressant finalement plus que les aficionados, bien sûr. Pourtant, depuis quelque temps, on reparle d’And Also The Trees. Comme référence pour certains artistes contemporains. Mud Flow, notamment. Oui mais ce « Further from the truth », alors ? Beaucoup trop linéaire pour mériter une attention particulière. Pas qu’il soit de mauvaise facture, mais on n’y retrouve plus les envolées atmosphériques qui avaient fait leur charme et surtout leur force. Vous souhaitez faire plus ample connaissance avec ce groupe ? Il ne vous reste plus qu’à vous procurer leurs trois premiers elpees. Les yeux fermés !
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Noise

Toujours sous le charme de leur précédent opus, « You all look the same to me », et en particulier de leur splendide composition " Again ", je m’attendais à être replongé au cœur même d'une atmosphère planante, pulsante, fruit de la rencontre entre la britpop, le trip hop et le psychédélisme cosmique. Malheureusement, il a fallu rapidement déchanter. Pourtant l’elpee débute sous les meilleurs auspices. Hydraté de claviers fluides, le titre maître ne manque pas de charme. Particulièrement énergique, « Fuck you » joue sur les rythmes. Et puis nonobstant son intro un peu fade, les 7 dernières minutes de « Waste » entretiennent un climat franchement hypnotique imprimé sur un tempo tribal. Et puis rideau ! Leur mélange de trip hop et de prog tire en longueur, sans plus jamais surprendre, multipliant les clichés ‘floydiens’ pompés essentiellement chez « Wish you were here ». Et comme la voix de Craig Walker est plus que limite pour ne pas dire quelconque, la déception fait progressivement place à l’ennui. Pour votre info, sachez que le groupe a également réalisé la B.O. du film de Michel Vaillant. Mais si c’est de la même trempe, il ne fait aucun doute que ces deux plaques seront rapidement à archiver…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Meltdown

Pour enregistrer leur cinquième elpee, Ash s’est rendu à Los Angeles. Dans les mêmes studios occupés par Nirvana lorsqu’il avait commis son célèbre « Nevermind ». Pas sous la houlette de Butch Vig, mais du producteur Nick Raskulinecz (System Of A Down, Queen Of The Stone Age, Foo Fighters) et de l’ingénieur du son Rich Costey (Audioslave). Une situation qui ne transparaît que sur deux titres. Deux plages au groove hénaurme. Tout d’abord l’hypnotique « Detonator », aussi addictif que « Smells like teen spirit ». Ensuite le single « Clones ». Fruit d’une rencontre hypothétique entre R.A.T.M. et Teenage Fan Club. A cause des harmonies vocales limpides, célestes, que Tim et Charlotte conjuguent en harmonie. Et puis de l’intensité née de ce mélange subtil de punk, de métal et de hip hop. Mais si l’aspect métallique des chansons est plus prononcé, Tim n’a pas perdu pour autant son art de rendre ses refrains contagieux. Et certains d’entre eux pourraient même se siffloter sous la douche. Bref, que des bonnes nouvelles ! L’opus recèle une seule ballade, « Starcrossed », une chanson d’amour mélancolique, douce, chargée d’émotion ; un hymne rock estival à la Weezer (« Out of the blue »), et puis en final le zombiesque et hyper métallique « Vampire love », un morceau qui a servi de bande sonore à « Dawn of the dead ». Epatant !
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

The sound of someone watching me

Le 12 novembre 2003, At the Close of Every Day se produisait à l’AB de Bruxelles. Pour la circonstance, le trio avait reçu le concours de David Eugene Edwards, le leader de 16th Horsepower, à la guitare. Un set immortalisé sur ce CD ‘live’. 12 plages parmi lesquelles figurent la célèbre cover d’« Under the milky way » de Church, morceau qui leur avait permis de se faire connaître, et le titre maître de leur album studio, « Zalig zijn de armen van geest ». 12 fragments qui évoquent tour à tour American Music Club, Red House Painters, Songs : Ohia, Low ou encore Early Day Miners. 12 chansons subtiles et intenses, murmures sonores empreints de mélancolie, de fraîcheur et d’innocence. Et il faut reconnaître qu’au cœur de cette extase contemplative, Axel Kobboord, Minco Eggersman et Jan-Erik Stig épanchent toutes les facettes de leur sensibilité et de leur talent. Bien vite un deuxième album !
vendredi, 31 décembre 2004 07:52

Eden / Apocalypsia

Issu d’Arras, dans le nord de la France, ce très jeune quatuor avait commis un premier album en 2002. Intitulé « Secrets de Loh », il avait reçu une bonne critique au sein de la presse d’outre-quiévrain. Notamment pour son étonnante maturité mélodique et pour la dualité vocale échangée entre Mélanie et Romain Blervaque. Dans un style musical que nos confrères n’ont pas hésité à comparer à Muse. Constituée de trois titres cette démo a été enregistrée dans les studios de Loudblast (NDR : groupe culte de métal dans l’Hexagone), LB Lab. Résultat des courses, l’aspect métallique est ici largement accentué. Un peu dans l’esprit d’Ash, même si la formation ne s’est pas encore totalement débarrassée de ses références empruntées à Muse (riffs de guitares staccato, envolées lyriques, piano ténébreux). Un regret, les voix de Mélanie et de Romain sont noyées sous le flux sonore. Fâcheux pour des textes poétiques chantés dans la langue de Molière. Un petit problème de mixing qu’Atlantys devrait régler facilement lors d’une ultime mise en forme. Surtout lorsqu’ils sortiront leur futur elpee, pour lequel la formation est à la recherche d’une maison de disques…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Easy to cook

Le deuxième album d’Austin Lace n’est pas aussi facile à cuire qu’il n’y paraît. Et pour cause, ses influences sont tellement bien cachées qu’il est indispensable de gratter leur musique jusqu’à la moelle pour les déceler. Vous avez certainement déjà pu lire l’une ou l’autre critique émise à leur égard, du style ‘leur pop naïve, insouciante, sensuelle et charmante alimente des chansons allègres ou mélancoliques, rapides ou lentes, électro ou plutôt teintées de guitare’. Sympa, mais franchement, après avoir lu de telles banalités, bonjour la prise de tête pour déceler ce que contient réellement ce disque. D’autant que certains médias les ont comparés à Girls In Hawaii. N’importe quoi. Même si les deux formations accordent un soin tout particulier aux harmonies vocales et possèdent un sens inné de la mélodie contagieuse. Un art qu’ils doivent avoir assimilé en écoutant les Papas Fritas. Ce sont, d’ailleurs là leurs seuls points communs. Car la formation nivelloise évolue la plupart du temps sur un ton swing/jazz/cool. Parfois même bossa-nova (NDR : un des meilleurs fragments de l’elpee porte d’ailleurs ce titre !). Mais la coloration sonore est tellement subtile et délicate, qu’il faut prêter une oreille attentive pour s’en rendre compte. Début des eighties, Week-End et Everything But The Girl avait déjà exploré cette veine. Et si Austin Lace ne dispose pas d’une voix féminine du type Tracey Thorn, le falsetto de Fabrice concède certaines affinités avec le timbre de Ben Watt. N’empêche, pour bien noyer le poisson, Austin Lace a l’intelligence de nous entraîner vers des tas d’autres courants sonores. Funk d’abord. A l’instar de « Kill the bee » qui célèbre une rencontre entre Mercury Rev et Gomez. De « Bossa-nova », la meilleure plage de l’album, qui libère un groove rappelant le « Mellow gold » de Beck. Mais l’amplitude est telle que chaque écoute permet de nouvelles découvertes. « Say goodbye » lorgne ainsi du côté de Weezer, « To Ronald » s’achève par une envolée au violon que n’aurait pas renié Mud Flow ou encore « Your heart is a hook » étonne par sa violence maîtrisée. Mud Flow, Girls In Hawaii, Ghinzu, Showstar, Hollywood Porn Stars et puis maintenant Austin Lace, le rock wallon se porte plutôt bien. Et c’est une bonne nouvelle !
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Wax (Ep)

Cinq titres sur cet ep qui précède la sortie du deuxième opus de cet ensemble nivellois. Imaginez un Girls In Hawaii en plus kitsch et en plus électro ou un croisement improbable entre Papas Fritas, Pizzicato Five et High Llamas, et vous aurez une petite idée du style pratiqué par Austin Lace. Soit une pop contagieuse, allègre (NDR : surtout le titre maître !), insouciante, légère, parfois arabisante (« Deserve ») ou encore ‘cartoonesque’ (« Daniele knows »). Suivant la formule consacrée, on devrait y voir plus clair lors de la sortie de l’album…