logo_musiczine

Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Biohazard 8/8/26
Gary Numan
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Oceans apart

On ne peut pas dire que les Go-Betweens chôment depuis leur reformation, puisqu’ils viennent de commettre trois elpees en cinq ans. Et dans l’absolu, “Oceans apart” constitue le neuvième de la formation australienne (NDR : il n’est donc pas tenu compte des différents projets parallèles ou en solitaire). Pour enregistrer ce nouvel opus, le groupe a de nouveau reçu le concours de Mark Wallis à la production, personnage qui avait mis en forme l’excellent « 16 lovers Lane ». En 1988. Et puis du drummer Glenn Thompson ainsi que de la bassiste Adèle Pickvance. Deux musiciens qui avaient déjà participé à la confection de leur dernier opus. Les dix chansons qui figurent sur cet elpee sont tout simplement superbes. Grant Mc Lennan et Robert Forster sont au sommet de leur art. Empreintes de mélancolie et de poésie lyrique, les mélodies douces-amères exercent un charme irrésistible. Des mélodies sculptées dans l’instrumentation semi acoustique, mais enrichie d’arrangements splendides et judicieux (NDR : dont un zeste d’électronique !) Des images fragiles, pastel, de paysages visionnaires (l’Australie), romantiques (le XIXème siècle?) servent de trame à des thèmes qui parlent du passé, de la mémoire, du chagrin, de la reconstruction. De la vie quoi ! Tour à tour, les voix mûres et suaves de Grant et de Robert peuvent y exprimer toutes leurs réflexions, sans la moindre contrainte, mais avec beaucoup de retenue et de pudeur. Deux fragments évoluent même aux antipodes de l’histoire du rock’n roll. D’un côté, le dylanesque « The statue ». Et de l’autre le presque new wave « This night’s for you », dont la sophistication me rappelle quelque part, un certain Modern English. Un superbe album, qui bénéficie, en édition limitée, d’un second Cd recelant six titres immortalisés au Barbican de Londres, l’année dernière.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Excerpts from the diary of Todd Zilla

En attendant la sortie d’un nouvel album dont la date de parution est prévue pour 2006 et qui devrait s’intituler “Just like the fambly cat”, Grandaddy nous propose ce mini album découpé en sept fragments. Si trois d’entre eux passent plus ou moins la rampe - l’énergique « Pull the curtains », « Florida » (une compo versatile déchirée entre climats graciles, ensoleillés, et délire ‘pixiesque’), ainsi que « At my post », six minutes au cours desquelles variations de tempo, harmonies vocales angéliques, synthés kitsch et électricité brumeuse semblent faire bon ménage -, le reste de l’opus manque singulièrement de consistance. « Cinderland » semble ainsi procéder d’une chute de bande de « Sophtware slump ». Minimaliste, « F**k the valley fudge » est réduit à la voix de Jason Lytle et à son piano. Chanson acoustique et dépouillée « Goodbye ? » semble se complaire dans un univers nonchalant et plaintif. Enfin, « A valley son (sparing) » aurait pu servir de bande sonore à la « Boum ». Pas de quoi pavoiser et surtout une bonne raison de craindre le pire pour la suite des événements…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Return the gift

Gang Of Four vient donc de se reformer. Sous son line up initial, c'est-à-dire John King, Andy Gill, Dave Allen et Hugo Burnham. Une formule qui remonte quand même à plus de 20 ans (NDR : très exactement en 1982, lorsque Dave Allen - futur Shriekback - a été remplacé par Sarah Lee) ; la séparation du groupe décrétée en 1984 et les reformations épisodiques et successives n’ayant plus jamais depuis impliqué la bande des quatre. Issue de Leeds, cette formation devenue mythique exerce aujourd’hui une influence sur une multitude de groupes contemporains. Parmi le plus notoires : Futureheads, Franz Ferdinand et Bloc Party en Grande-Bretagne, Radio 4 et The Rapture aux States (NDR : ces derniers à travers une scène qui répond au nom de punk funk et dont l’épicentre se situe à New York). Responsable d’une musique spasmodique, aride, tendue, angulaire et clinique (NDR : qu’on appellera à cette époque funk blanc), le Gang Of Four manifestait également son engagement sociopolitique à travers ses lyrics ; ce qui lui vaudra une censure régulière sur les ondes de la BBC. Bref, le come-back de Gang Of Four est traduit par ce « Return the gift », une compile découpée en deux volets. Le premier disque réunit des titres issus des trois premiers elpees (« Entertainment », « Solid gold » et « Song of the Free »), dont les inévitables « To hell with poverty », « Anthrax », « Paralysed » ou encore « I love a man in uniform ». Bref, la quintessence de leur œuvre. Mais le tout a été remasterisé par la technologie moderne. Le deuxième CD propose 12 remixes. 12 exercices de style opérés par Hot Hot Heat, les Yeah Yeah Yeahs, The Others, Dandy Warhols et quelques autres, parmi lesquels Ladytron (pour « Natural’s not in it ») et Amusement Parks on Fire (sur « Why theory ? ») se montrent les plus convaincants. Reste maintenant à espérer que le gang enregistre un nouvel album. On verra alors ce qu’ils ont encore réellement dans le ventre…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Bleed like me

En 2001, Garbage commettait “Beautifulgarbage”, un opus indigne de la réputation du groupe. Et surtout un disque qui a fait des dégâts au sein du line up. Pensez donc, la promo avait été tellement bien faite que le groupe a fini par croire que cet album était de bonne facture. Comme quoi, lorsqu’on encense un artiste ou un groupe par complaisance, on lui cause un grave préjudice. La vérité n’est pas toujours bonne à dire, mais au moins elle peut susciter une remise en question. La chute aura été d’autant plus douloureuse. Maladies, crises internes, absence d’inspiration : le quatuor allait droit dans le mur. Et puis Butch Vig a quitté le navire. Avant de le réintégrer quatre mois plus tard. C’est alors que Garbage s’est remis à travailler. Pour cette nouvelle plaque, il a décidé de privilégier les guitares sur la technologie. Elle n’est pas absente, à l’instar de « Boys wanna fight », réminiscent du premier elpee ou encore du post industriel « Metal heart », hanté par l’esprit de Trent Reznor. Mais l’électricité est prépondérante et surtout vivifiante sur la première moitié de l’opus. Dave Grohl, invité pour la circonstance, a même apporté son concours à la plage d’ouverture, « Bad boyriend ». Et des titres comme le rugissant et ténébreux (New Order ?) « Run baby run », le distordu et menaçant « Right between the eyes » et le groovy « Why do you love me » ne peuvent que réconcilier les fans avec le combo. Curieusement, ce sont les plages au cours desquelles le timbre vocal de Shirley n’a jamais été aussi proche de Deborah Harry (Blondie). « Bleed like me » évolue dans un tout autre registre. Une ballade bouleversante, glacée, presque sinistre, qui traite de thèmes aussi difficiles que la maladie, la dépendance et le suicide. Le deuxième volet de l’œuvre s’éteint au fil des morceaux, suscitant même une certaine indifférence en fin de parcours. Dommage, car la première partie crache véritablement le feu !
Tous les aficionados de prog savent pertinemment que Genesis a vécu ses années les plus créatives entre 1970 et 1975. Tout en apportant la théâtralité dans la musique, la bande à Petere Gabriel a commis, au cours de cette période, quatre elpees incontournables : « Nursery Cryme », « Foxtrot », « Selling England by the pound » et « The lamb lies down on Broadway ». Ce Dvd décortique techniquement la forme de cette musique. Journalistes spécialisés, musiciens de studio et producteurs décortiquent en long et en large le phénomène Genesis. Le document est illustré par de multiples séquences musicales. Mais constamment interrompues par les analyses des spécialistes, elles finissent par perdre de leur charme. Si le Dvd avait pu réunir ces prestations scéniques (NDR : parfois inédites) en entier, il aurait recueilli toutes mes faveurs. Ce n’est pas le cas, vous l’avez compris…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Profile

Githead est une formation fondée par Colin Newan (Wire), Robin Rimbaud (Scanner) et Malka Spigel (Minimal Compact). L’an dernier elle avait commis un premier EP, « Headgit ». Elargi à un quatuor depuis l’arrivée de Max Franken, le drummer de Minimal Compact, Githead nous propose donc son premier album. Un disque découpé en 9 fragments, dont deux instrumentaux : le final « Pylons » et puis « Antiphon », compo caractérisée par un rythme voluptueux entretenu par une ligne de basse dub, voluptueuse. Hormis « Wallpaper », chansons pop réminiscente de New Order sur laquelle Colin chante un peu à la manière de Bernard Summer, la plupart des vocaux sont déclamatoires. Même sur « My LCA (Little box of magic) » que se réserve Malka Spigel. Impassibles, mais très harmonieux, ils conduisent la mélodie de ce titre manipulé par la digitalisation. Mieux encore, la voix de Newman est presque rapée sur « Cosmology for beginners », une plage sculptée dans un funk house que n’aurait pas renié les Happy Mondays. Le spectre de la new wave du début des eighties est cependant très présent tout au long de cet opus. « Alpha » semble même hanté par l’esprit gothique de Sisters Of Mercy. Beaucoup de groove sur les morceaux de ce « Profile » ; mais aussi une texture instrumentale très complexe, embrumée de nuages d’électricité scintillante, limpide (« They are », « Option paralysis »). Et puis une compos assez curieuse (« Running down ») qui laisse transparaître en filigrane un sens mélodique très proche d’un Neil Young…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

The Futureheads

Premier album pour ce quatuor issu du nord-est de l’Angleterre. De Sunderland très exactement. Très attachés à leur région, ils chantent avec l’accent du terroir. Tous les quatre. Parfois même a cappella (« Danger of the water »). Mais le plus souvent en jouant sur la diversité des harmonies vocales. Des chansons brèves (14 en 33 minutes !), percutantes, convulsives, qui rappellent le début des eighties. Et en particulier des groupes comme XTC, Jam et Gang of Four. C’est d’ailleurs Andy Gill qui produit cet opus. Des vocaux qui sont un peu la ligne de conduite des compositions. Ce qui n’empêche pas d’assister à une débauche d’énergie. Une intensité généreuse alimentée par des rythmes convulsifs, des accès de drums féroces, des breaks ou les riffs de guitare déchiquetés, nerveux, discordants ou stridents. Ni de faire la part belle aux mélodies hymniques ! Si le quatuor se partage la composition, les lyrics sont issus de la plume de Barry Hyde. Des lyrics introspectifs qui traitent aussi bien de l’aliénation, de la robotisation que de problèmes sociaux. Les Futureheads sont parvenus à se forger un son distinct, particulièrement original, susceptible de se charger de nuances. Et je pense tout particulièrement à « Decent days and nights » dont le tempo est aussi contagieux que le célèbre « My Sharona » de Knack, de « He knows », sorte de clin d’œil aux Housemartins, et surtout à la cover très réussie, interprétée dans l’esprit de « Another girl, another planet » des Only Ones, du « Hounds of love » de Kate Bush, artiste à laquelle les Futureheads vouent une grande admiration. Et plus on écoute le disque plus on rencontre des surprises. Incontournable !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Has a good home

Final Fantasy est le projet solo d’Owen Pallett. Guitariste, chanteur, violoniste et arrangeur il est ou a été impliqué, à des degrés divers, dans une multitude de projets : Les Mouches, Internet, The Jim Guthrie Band, Picastro, Hidden Cameras, King Tut, Do Make Say Think, Royal City, Gentlemen Reg, The Phonemes, etc. L’an dernier, Canadien (Toronto) a même participé à l’enregistrement du fabuleux album d’Arcade Fire, « Funeral », formation qu’il a d’ailleurs accompagné en tournée. Les 15 plages qui constituent « Has a good home » gravitent essentiellement autour du violon et de la voix d’Owen. Un violon à la sonorité fort classique ; mais qu’il triture très souvent à l’aide d’une pédale de distorsion. Et dans ce domaine, c’est vraiment un virtuose ! Ce qui n’empêche pas les compos de s’avérer particulièrement mélodiques, contagieuses et parfois même euphoriques. Quoique minimaliste, l’instrumentation implique quand même de la guitare acoustique, des boucles et aussi des cuivres. Et puis épisodiquement des arrangements symphoniques véritablement somptueux. A l’instar du luxuriant « The chronicles of Samia ». Mais c’est un peu l’exception qui confirme la règle. En outre, Owen possède un timbre fragile, sucré, dont les inflexions peuvent rappeler tantôt David Byrne, tantôt Perry Blake. Une voix qui fait pourtant plus parler d’elle à cause de l’impact des lyrics. Des lyrics confessionnels ou fantastiques, sinistres ou humoristiques qui narrent des contes de fantômes, de déception, de culpabilité, de désolation et même de mort. Un disque épatant : c’est le moins que l’on puisse dire…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Codex teenage premonition

Issue des cendres des Dirty Reds, Fire Engines est une formation écossaise dont l’existence éphémère ne les a pas empêchés de devenir mythique. Fondée à Glasgow en 1981, elle s’est séparée en 1981, ne laissant comme seul héritage qu’une volée de 7 inches et 12 inches, quelques apparitions sur l’un ou l’autre recueil et l’elpee « Lubricate your living room ». Sans oublier la compilation posthume « Fond », parue en 1992. Et figurez-vous qu’à l’initiative des Magic Numbers et de Franz Ferdinand, qui sont de fervents admirateurs des Fire Engines, le groupe s’est reformé. Enfin pour jouer en première partie des premiers cités à Edimbourg, l’année dernière. Et pour assurer le supporting act des seconds nommés à Glasgow, le soir de Noël. Maintenant, il ne faut pas trop espérer un come-back en bonne et due forme du quatuor. Tout simplement parce que Davy Henderson et Russell Burn sont aujourd’hui impliqués chez Nectarine n°9. « Codex teenage premonition » immortalise un set accordé ‘live’ le 16 mars 1981 au Leith Community Centre. C'est-à-dire leur toute première prestation accordée en public. Le son est de piètre qualité. On dirait presque un bootleg. Mais il constitue un véritable testament pour ce groupe punk inspiré par les Voivoids et James Chance, dont l’attitude, la frénésie et l’insolence leur avait valu une certaine aura mystique. Pour inconditionnels uniquement !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

In you honor

Pour enregistrer ce double album, les Foo Fighters ont reçu la collaboration de quelques invités prestigieux ; et en particulier John Paul Jones du Led Zeppelin, Josh Homme de Queens of The Stone Age ainsi que Norah Jones. Un double album. Un électrique et un acoustique. Le second épingle à travers « Friend of a friend » un hommage particulièrement émouvant à Kurt Cobain. Et puis une bossa nova singulière (« Virginia moon ») à laquelle participe justement Norah. Le reste ne manque pas pour autant d’allure. Se couvrant d’accents folk, pop, glam, flamenco ou jazzyfiants. Le plus souvent en picking. Avec même parfois violon, harmonica et même mellotron. Et puis surtout des arrangements et des orchestrations particulièrement soignées. Démontrant finalement que les ex musiciens de Niravana ne sont pas des manchots. Mais la pièce de résistance nous vient de la partie électrique. Si les prestations scéniques de Foo Fighters ne m’ont jamais laissé un souvenir impérissable, je dois reconnaître que tout au long de l’écoute de cette plaque, j’ai presque dansé la danse du scalp ! J’ai même eu l’impression de replonger dans l’univers du harcorde juvénile de Hüsker Dü. La voix écorchée de Grohl suppléant bien sûr le timbre limpide de Bob Mould. Jamais cette empreinte ne m’a semblée aussi présente. Même à l’époque de Nirvana, qui reconnaissait d’ailleurs ce groupe comme une de ses influences majeures. Riffs, groove, pèche, mélodies contagieuses. Rien ne manque. Et là-dessus je m’en vais réécouter cet opus en montant le volume. Juste pour se remonter le moral. Après toute la pluie qui vient de tomber, rien de tel pour se remettre en forme…