CULK : entre smog et étoiles…

CULK a gravé « smogstar », son quatrième elpee ce 4 septembre 2026. Autour de Sophie Löw, également connue sous le nom de Sophia Blenda, la formation viennoise poursuit son exploration d’un présent traversé par les tensions, les élans de liberté et les zones…

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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Jon Spencer
The Cure
Bernard Dagnies

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samedi, 31 décembre 2005 01:00

Lullabies to paralyse

Responsable en 2003, de l’album incontournable ‘Songs for the deaf”, Q.O.T.S.A. nous revient avec un quatrième opus. Trop absorbé par ses Foo Fighters, Dave Grohl n’est plus de la partie. Nick Olivieri, non plus. Viré comme un malpropre, le bassiste charismatique du groupe californien a décidé d’embrasser une carrière solo. Seul aux commandes, Josh Homme a quand même réussi à convaincre quelques artistes de gros calibre de venir participer à l’enregistrement de ce « Lullabies to paralyse ». Et en particulier Marc Lanegan. Son timbre fantomatique, grave et pénétrant hante ainsi la première plage de l’opus, une ballade paradoxalement glacée et envoûtante. Le calme avant la tempête. Car dès le deuxième titre on retrouve ce style si caractéristique, sombre, saignant, électrique, musclé, exacerbé par la voix possédée de Homme. Malheureusement, les compos paraissent moins explosives. Les guitares rugissent, mais elles ne claquent plus. Et au fil de l’elpee, elles deviennent plus complexes, plus élaborées même, s’égarant même parfois dans une sorte de prog rock lorsqu’elles ne se repaissent pas des dépouilles de Smashing Pumpkins. Et ce n’est pas la présence d’autres invités de marque qui y change quelque chose. Celles de Shirley Manson (Garbage) et de Brody Dale (Distillers), sur le fragment maléfique « You got a killer scene there man… », passent totalement inaperçues. Quant à Chris Gross et Jack Black, il faut se référer aux notices de la pochette pour se rendre compte de leur participation. Seul le bon vieux Billy Gibbons de ZZ Top marque l’excellent boogie « Burn the witch » de son empreinte. Maintenant, si vous êtes un inconditionnel de Q.O.T.S.A., vous risquez fort d’écouter ce disque en boucle. Pour les autres, ce sera une petite déception…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Mighty rearranger

Robert Plant a toujours été fasciné par le Moyen-Orient ; une civilisation qui a d’ailleurs énormément influé sur son inspiration musicale. A l’âge de 57 ans, il continue à expérimenter, à chercher de nouvelles sonorités, à marier différentes cultures ou différents styles ; alors que de nombreux pairs tentent de ressusciter artificiellement (NDR : et surtout lucrativement) des symboles du passé. Pensez aux Doors ou à Queen. Pour Bob, remonter le Led Zeppelin sans John Bonham n’a jamais eu aucun sens. Et s’il a accepté de retravailler quelque temps en compagnie de Jimmy Page, c’était pour se ressourcer. En l’occurrence à travers la rencontre entre orchestre égyptien et symphonique. Et en ‘live’ de surcroît. « Mighty rearranger » a été concocté dans des conditions difficiles pour l’artiste. Et pour cause, à l’époque des sessions d’enregistrement, son père était occupé de rendre son dernier souffle. Un disque pour lequel il a, bien sûr, reçu le concours de son nouveau groupe Sweet Sensations. Mais aussi de musiciens de Portishead et de Massive Attack. Pour deux titres. Les plus trip hop, vous vous en doutez : « Shine it all around » et « The enchanter ». Le reste de l’opus oscille entre folk pastoral typiquement britannique, world music (NDR : surtout marocaine et malienne), blues, jazz et métal ; lorsqu’il ne mêle pas toutes ces tendances. « Tin pan valley » réussit même à transporter votre âme comme sur les compos les plus exaltantes du dirigeable (NDR : pensez à « Kashmir », « Black Dog », etc.), dans un registre mystique que cultive si bien aujourd’hui un certain Tea Party ; alors que « Dancing in heaven » et « All the kings horses » auraient pu figurer sur le « LZ III ». Et si la voix de Robert n’a plus la puissance d’antan, elle libère une telle sensibilité qu’elle n’en est que plus touchante. En outre, la richesse et l’originalité des percussions confèrent à l’œuvre une intensité constante. Enfin, les lyrics de qualité ainsi que les arrangements soignés et très contemporains posent en quelque sorte la cerise sur le gâteau. L’elpee recèle en bonus track un remix de « Shine it all around ». Ou si vous préférez un morceau caché. Il aurait mieux valu qu’il soit bien caché… N’empêche, cet opus constitue une excellente surprise. Un disque cependant pas facile à assimiler. Plusieurs écoutes sont d’ailleurs nécessaires avant de pouvoir s’en imprégner…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Shishimumu

Avant d’opter pour le patronyme Phantom Buffalo, cette formation de Portland (NDR : dans le Maine !) avait choisi celui des Ponys. Commettant même un premier elpee. Pas une très bonne idée, puisqu’il existait déjà un groupe qui répondait à ce nom. D’autant plus que le détenteur de l’appellation leur a signifié l’intention de porter l’affaire devant les instances judiciaires. Il ne leur restait donc plus qu’à s’incliner. Et de sortir cet opus une deuxième fois. En le signant « Shishimumu ». Un disque fort intéressant. Tour à tour lo-fi, atmosphériques (Durutti Column ?), baroques, souvent capricieuses, psychédéliques, chatoyantes, parfois arides, stridulentes (« Catfish »), vaudevillesques (« Domestic pet growing seeds » et son concert de kazoos manifestement contaminé par l’esprit délirant de Ringo Starr ), toujours séduisantes et poétiques, les 13 plages qui découpent l’opus s’inscrivent dans la lignée de l’ordre des grands excentriques britanniques : Syd Barrett et Robyn Hitchcock en tête. Encore que les titres les plus minimalistes s’aventurent également dans la country alternative (Wilco ?), une steel guitar ou une pedal steel à l’appui. Mais l’originalité de leur expression sonore procède de la voix de Jonathan Balzamo-Brookes, dont le falsetto campe un hybride entre Robert Wyatt et Stuart Murdoch (Belle & Sebastian), une voix qui donne une coloration toute personnelle à l’ensemble. Rafraîchissant !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

The Glasgow school

Après dix années de galère en solitaire, Edwyn Collins commettait un hit planétaire : « A girl like you ». En 1996. Un single extrait de l’album « George ». Pour le commun des mortels, le pedigree de cet artiste écossais s’arrête à ce coup d’éclat. Grave erreur ! Car il est avant tout un des membres du groupe mythique Orange Juice. Une formation née fin des seventies/début des eighties et responsable d’une musique alors inspirée par le Velvet Underground. Mais aussi par la pop et la soul américaine. Une nouvelle scène est alors occupée de naître. Et elle veut prendre le contre-pied du mouvement punk (NDR : je me demande d’ailleurs toujours pourquoi certains médias l’avaient taxée de post punk ?). Elle implique des groupes ou des artistes (NDR : écossais !) comme Aztec Camera, Paul Quinn ou encore les Pastels, qui militent alors chez ‘Postcard’, un label indie drivé par un étudiant : Alan Horne. Un patronyme qui va même devenir un style musical. Réédition revalorisée d’un import japonais, « The Glasgow school » réunit tous les premiers singles de la formation mythique : « Falling & laughing », « Blue boy », « Simply thrilled honey », « Poor old soul » et leurs flips sides ; mais également un inédit issu d’une Peel Session ainsi que l’intégralité du premier elpee du groupe, « Ostrich Churchyard », non publié à ce jour. Sans oublier le velvetien « Louise Louise », issu de « Rip it up », paru en 1982. Vingt-deux fragments en tout ! Et on commence à y percevoir les aspirations funk pop nerveuses du futur Collins en solitaire…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Greatest hits

La musique d’Offspring s’adresse avant tout aux jeunes dont l’âge tourne autour de 15 ans. Ce n’est pas une critique, mais plutôt un compliment vis-à-vis d’un groupe qui à permis à cette génération de s’intéresser au rock. Et puis d’évoluer vers d’autres horizons sonores (NDR : la génération, of course !). Pourtant, à ses débuts, la formation californienne jouait une forme de métal/punk/surf qui s’adressait aux amateurs de skateboard et de snowboard. Leur premier single (paru en 1987) et leurs trois premiers albums (les deux derniers chez Epitaph leur avaient valu le concours de Thom Wilson – un personnage qui avait travaillé en compagnie de Dead Kennedys - à la production) témoignent d’une ascension fulgurante qui leur vaudra de vendre la bagatelle de 10.000 millions d’exemplaires et d’enfanter un tube planétaire « Come and play ». Hormis l’écriture de la bande son du film « Batman forever » (1995), le quatuor va ensuite se concentrer sur la confection de hits. Dont on retrouve une majorité sur cette compile : « Self elsteem », « Pretty fly », « Why don’t you get a job » et bien d’autres. Dont un remix de « The kids aren’t alright » en bonus track et une nouvelle chanson, « Cant repeat ». Dommage d’ailleurs que cet opus soit un « Greatest hits », pas un « Best of ». Une nuance qui aurait sans doute permis de puiser dans un passé bien plus intéressant. Pour les plus rapides, une édition limitée de ce disque est accompagnée d’un DVD. Et pour votre info, sachez qu’un nouvel elpee est prévu pour l’an prochain.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Don´t believe the truth

Depuis la confection des superbes “Definitely Maybe " en 94 et « (What’s the story) Morning Glory » l’année suivante, Oasis cherche désespérément son second souffle. Sixième opus, « Don’t believe the truth » constitue donc la quatrième tentative de réoxygénation. Bien sûr, on n’est pas au bord de l’asphyxie ; mais il faut reconnaître que l’air se fait de plus en plus rare. Pourtant le groupe a tenté d’innover. En invitant Zak Starkey, le fils de Ringo Starr, aux drums. Confirmant que les frères Gallagher font toujours une fixation sur les Beatles. Et puis en permettant à Andy Bell (NDR : ex Ride, ex Hurricane) et à Gem de participer à l’écriture des chansons. Pour ce qu’il faut considérer comme les meilleures plages du disque. Andy nous réserve ainsi une excellente intro (« Turn up the sun ») et un épatant « Keep the dream alive”, qu’on aurait vu d’un bon oeil dans l’oeuvre de Ride voire des Stone Roses. Alors que Gem poursuit dans la même veine son « A bell will ring », tout en partageant avec Liam la signature d’une sémillante compo acoustique intitulée « Love like a bomb ». Même que ce dernier n’y miaule pas. Il chante. Et bien en plus ! Il a également écrit deux autres morceaux (« The meaning of soul » et « Guess God thinks I’m Abel ») qui ne tiennent pas trop mal la route. Et puis rideau ! Les cinq fragments issus de la plume de Noël accumulent les clichés et les stéréotypes. Si Lyla réverbère de vagues échos du Beggars Banquet des Stones, tout au long de « Mucky finger », on croirait entendre Dylan chanter « Writing for the man » du Velvet. Enfin, apparemment de bonne facture, « Past of the queue » est un peu trop pompé (NDR : et le mot est faible !) sur le « Golden Brown des Stranglers.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

With teeth

Six longues années se sont écoulées depuis la sortie du double opus de NIN, « The fragile ». Un disque remarquable mais tourmenté, sombre et douloureux au sein duquel Trent Reznor (le seul membre permanent de Nine Inch Nails) épanchait tout son spleen. Une œuvre luxuriante voire alambiquée mais terriblement créative. Depuis 1999, Reznor ne s’est quand même pas tourné les pouces. D’abord, il a participé aux projets Tapeworm et Jakalope. Ensuite, il a suivi une cure de désintoxication. Et enfin, a accompli une tournée. En compagnie de quelques musiciens, histoire de ne pas souffrir de solitude… Plus accessible voire pop, « With teeth » se caractérise d’abord par le soin tout particulier apporté aux vocaux. Trent chante, hurle ou chuchote en modulant son timbre et ses inflexions suivant le climat de la chanson. Bien sûr, les lyrics sont toujours aussi poignants, traitant de la perte, du désir ou encore de la désolation. Les 13 plages de cet opus se révèlent tour à tour lancinantes ou agressives, excitantes ou inquiétantes, planantes ou minimalistes. 13 fragments terriblement accrocheurs qui ne négligent pas pour autant les sonorités indus ni les guitares tranchantes, saturées. Lorsqu’elles ne sont pas hantées par un piano spectral. Mais qui tâtent aussi du funk, de l’électro, du punk et même du disco ! Lorsqu’ils ne voguent pas au gré d’un piano sonore. Et pour le groove, pas de souci, puisque Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters) est préposé aux drums et percussions pour la moitié de l’elpee. Il participe donc activement à la confection de ces rythmes tribaux, hypnotiques, si caractéristiques chez NIN. Un bien bel album !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Alligator

Originaire de l’Ohio, mais établi à Brooklyn (New York), The National nous propose son troisième album. Un disque qui a reçu le concours de Peter Katis – personnage qui a mis en forme les deux premiers elpees d’Interpol – à la production. Pas une surprise, parce qu’il était déjà venu donner un petit coup de main, lors de la confection du deuxième opus, « Sad songs for dirty lovers », en 2003. Et puis de Padma Newsome, invité pour la circonstance à jouer du piano et de l’orgue, en sus du violoncelle ou du violon. Une participation bien plus conséquente. Dégoulinant de mélancolie et suintant d’émotion, les douze fragments de cet « Alligator » oscillent entre luxuriance et austérité, douceur et gravité, développant des mélodies qui s’inscrivent insidieusement dans votre subconscient, à l’aide d’une encre sonore indélébile. Changement radical : les petites touches d’électronique ont été gommées au profit d’une plus grande consommation d’électricité. Post punk, « Abel » évoque même le mythique Joy Division. D’ailleurs, la voix de Matt Berninger y vocifère comme le regretté Ian Curtis. Une exception qui confirme la règle, car le baryton de Matt est un peu le métronome chez The National. Son timbre peut faire penser tour à tour à Michael Gira, feu David Mc Comb (Triffids) ou encore Kevin Weatherall (NDR : le vocaliste du défunt Immaculate Fools). Et puis de ses lyrics. Qui narrent des contes douloureux de matérialisme, de sexe, de solitude, de désenchantement, de rupture et bien sûr de mort (NDR : vous vous en seriez doutés !). Parfois avec un fatalisme teinté d’humour voire de cynisme. La rencontre entre l’homme et sa réflexion. Un must, tout simplement.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

In the aeroplane over the sea

Formation particulièrement énigmatique, Neutral Milk Hotel constitue une référence de choix dans l’univers du néo-psychédélisme. Disparue vers 1999, elle a quand même laissé une discographie fort intéressante. Pas la peine de vous mettre à la recherche des quelques démos immortalisées sur l’une ou l’autre cassette : elles sont aujourd’hui introuvables. Mais outre 4 eps ou singles, le groupe est surtout responsable de deux albums incontournables : « On Avery Island » en 1996 et « In the aeroplane over the sea » en 1998. Sans oublier la multitude d’apparitions sur les compilations les plus diverses. Plusieurs bouquins se sont même intéressés à ce phénomène. Mais NMH, c’est avant tout Jeff Mangum. Il s’était enfin décidé à fonder un véritable groupe peu de temps avant la sortie de son premier opus. Engageant pour la circonstance Jeremy Barnes aux drums, Scott Spillane aux cuivres, Julian Koster au banjo et le multi-instrumentiste Robert Schneider (NDR : producteur par ailleurs !) Avant de se lancer dans cette aventure, Jeff militait chez Olivia Tremor Control ; un combo avec lequel il ne coupera jamais le cordon ombilical, revenant régulièrement leur filer un coup de main. Dernièrement, le label Orange Twin a laissé sous-entendre qu’une reformation était dans l’air. Mangum s’est empressé de démentir cette information. En fait l’artiste semble fuir tout ce qui lui semble conventionnel, privilégiant l’expérimentation. Il lui arrive même de se produire sous un pseudonyme. Ce qui ne l’empêche pas de multiplier les collaborations. Il a ainsi joué en compagnie de Chris Knox des Tall Dwarfs. N’hésitant pas à se rendre en Nouvelle-Zélande pour lui apporter son concours lors d’un show. Chris Knox et Jeff Mangum semblent d’ailleurs beaucoup s’apprécier. Ce qui n’est finalement pas trop étonnant, car la démarche créative des deux comparses semble assez proche… Mais venons-en à ce « In the aeroplane over the sea ». Un disque sombre, mélancolique, parfois même douloureux. A l’instar des compositions les plus dépouillées (« Two-headed boy », « Oh comely » et « Two-headed boy pt. Too ») que Jeff chante en s’accompagnant d’une sèche. De son timbre de crécelle, il dispense des lyrics cryptiques, parfois incompréhensibles, sur la mort ou le sexe. Parfois autobiographiques, parfois empruntés à l’histoire. A l’instar de « Holland 1945 », qui relate l’épisode le plus pénible de la vie d’Anne Frank. Mais le plus intéressant procède de son approche du psychédélisme ou de la noisy. A cause du recours aux cuivres. Une rencontre qu’on peut franchement décrire comme novatrice. Sans pour autant négliger le sens mélodique, qui peut même se révéler contagieux (« The king of carrot flowers pt.one »). Des cuivres qui se muent en fanfare sur le funèbre « The fool » (NDR : Jeff a quand même vécu toute sa jeunesse - 26 ans ! - en Louisiane). En outre, la trompette apporte très souvent un vent de fraîcheur à des compositions pourtant complexes, mais tellement agréables…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Live at Earls Court

Après le succès commercial rencontré par “You are the quary”, son dernier opus solo, Morrissey nous propose cet elpee ‘live’. 18 fragments sélectionnés lors de sets accordés à Londres, Glasgow, Birmingham, Brighton et Dublin ; c'est-à-dire au cours de sa dernière tournée opérée aux Iles Britanniques. On y retrouve des compos issues de son dernier essai, mais surtout quelques covers des Smiths, dont les célèbres « How soon is now ! », « Bigmouth strikes again », « Shoplifters of the world unite » et « Last night I dreamt that somebody loved me ». Ainsi qu’une reprise signée Patti Smith/Lennye Kaye/Richard Sohl, « Redondo Beach ». Et il faut reconnaître que Mozz est parvenu à réaliser un excellent équilibre entre les deux répertoires. Bien sûr, il n’a pu éviter de dispenser ses sempiternelles remarques acerbes, entre ses interprétations. Faut dire qu’il est coutumier du fait. Bref, pour revenir à ce morceau de plastique, Morrissey prouve à nouveau qu’il a la voix, le style et la présence pour rejoindre le panthéon des grands crooners. Une voix qu’il module suivant son pathos, la passion ou sa colère. Faudrait peut-être maintenant qu’il retrouve l’inspiration pour concocter de grandes chansons… comme à l’époque des Smiths…