New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

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Nicolas Alsteen

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mardi, 23 mai 2006 03:00

Chevrotine

En 2002, nous découvrions Holden en première partie d’Emilie Simon, la femme « Végétal » aux jolies coccinelles. C’était à l’époque de « Pedrolira », deuxième album pop aux relents jazzy. Profondément ancré dans la culture française, Holden venait remettre au goût du jour les mesures vocales de Françoise Hardy. « Chevrotine », le troisième album du groupe parisien, tire dans la même direction. Entre Keren Ann et April March, Holden présente un univers élégant, loin des sales variétés yé yé. Ici, tous ‘les garçons et les filles’ n’ont pas leur place. Il s’agit d’avantage à apprendre ‘comment dire adieu’ aux soupes populaires servies quotidiennement sur les ondes. Pour appréhender Holden (ce patronyme emprunté au chef-d’œuvre de Salinger), c’est « La Question » qu’il faut poser… sur sa chaîne hi-fi. Cet album de Françoise Hardy demeure, en effet, l’évidente ascendance des mélodies chantées par Armelle Pioline (aucun lien avec les coups de raquette de Cédric). Parler de « Chevrotine » sans évoquer son inoubliable introduction relèverait du blasphème. « Ce que je suis » ouvre la chasse aux titres mélancoliques, à ces morceaux de déprime bienfaisante. Il suffit ensuite de se laisser bercer par quelques arpèges sulfureux (« Dès demain »), des ambiances cinématographiques (« Madrid ») et autres mélodies désenchantées (« Sur le pavé »). Sur « L’orage », ce bon vieux Jean-Louis Murat vient faire son ‘Gainsbarre’. « Chevrotine » nous emmène à la découverte d’une chanson française apaisante. La fugue fictionnelle d’Holden Caulfield s’est ainsi trouvée une bande son de circonstance.

mardi, 21 novembre 2006 02:00

No Certain Night Or Morning

Deux musiciens sinon rien ! David Gross et Collin Ruffino sont à l’affiche de cette soirée Home Video. D’emblée, le duo new-yorkais nous en met plein la vue. Comme au cinéma. Sauf que, cette fois, c’est à la maison que ça se passe. Les nouveaux meilleurs amis de ce brave Tim Goldsworthy, gourou dansant et membre fondateur de la secte DFA, agissent sur nos neurones tels des praticiens du beat malin. En provenance de Brooklyn, ces nouvelles pulsions électroniques s’accommodent aux goûts de tous, clubbers ou rockers. Les confessions inquiétantes du duo se couchent ici sur un lit de beats névrotiques. L’auditeur demeure sur les nerfs, comme dans un thriller. Bouche bée, les oreilles pointées vers les amplis, il se délecte des vibrations diffusées par Home Video.

Notre paire electro-pop flotte sagement au croisement des galaxies Depeche Mode, Boards of Canada, Radiohead et Junior Boys. Des titres comme « That You Might » ou « Gas Tank » ressemblent, à s’y méprendre, à une dérive électronique d’un Thom Yorke sous antidépresseurs. Sérieuse montée d’adrénaline, « Confession of a Time Traveler » a toutes les chances de remporter le titre du ‘tube officiel de l’hiver’. Et bientôt, la clique DFA se penchera plus sérieusement sur « Penguin » pour en proposer un remix nucléaire. D’ici là, on court à travers la maison, droit dans le salon : le Home Video, c’est si bon…

 

 

lundi, 16 janvier 2006 02:00

No More Sweet Music

Le groupe bruxellois recueille l’unanimité. Hooverphonic, c’est le Nord et le Sud du pays, Kim Clijsters et Justine Henin sur la même portion de terrain. Depuis la sortie de « Blue Wonder Power Milk » en 1998, le projet totalitaire d’Alex Callier est devenu un buzz énorme. Chouchou en sa patrie, admiré par une cohorte de spectateurs internationaux, Hooverphonic revient aux affaires par l’entremise de « No More Sweet Music ». Le groupe, représenté par le trio Geike Arnaert (voix), Alex Callier (Dieu tout-puissant) et Raymond Geerts (guitare), arpente le même tapis rouge que lors de ses précédentes réalisations. Sous les flashes, les paillettes et le strass de la réussite, ce sixième (double) album trotte sur les hits, bottes en cuir et costard en flanelle pour tout apparat. « Plus de musique douce ? » Et le cul des auditeurs, c’est du poulet ? Soyons sérieux : Hooverphonic inscrit ce disque dans la continuité de son œuvre et, si les 11 titres de cet album ne scintillent pas d’une originalité éblouissante, ils ont le mérite d’afficher une propreté irréprochable. De « We All Float » à « Your Heart Me » en passant par « Wake up » ou l’éponyme « No More Sweet Music », les hits radio sont à nouveau au rendez-vous. Cette collection de tubes, impeccable et propre sur elle, accentue les contours d’une musique évoluant aux confins de l’electronica, de la pop et d’une imagerie cinématographique condescendante Complété par deux DVD et une remise en contexte électronique des titres originaux de « No More Sweet Music », l’album affiche sa générosité et sa volonté exploratoire. Cet album est donc la suite réussie des aventures d’Hooverphonic : une évolution qui conflue au gré d’un long fleuve. Tranquille, forcément. « No More Sweet Music ? »

mardi, 16 mai 2006 03:00

The Horror The Horror

Un patronyme de film d’horreur signé sur un label au blason lesbien, on aura tout vu. Et tout entendu ! Contrairement aux prévisions, les Suédois de The Horror The Horror n’effraient pas. Leur musique, attendue comme un ramassis gothique de vilain punk, s’avère plutôt posée, cataloguée pop rock. Au chant, Mattias Axelsson pousse ces Horreurs à côtoyer le meilleur du rock contemporain. Entre The Strokes et Doves, la Suède s’est inventée The Horror The Horror, quatre musiciens voués au culte de Tom Verlaine. Interpol était déjà branché sur Television. Mais cette fois, c’est un manifeste. The Horror The Horror squatte les ondes ! Pour preuve, la contrefaçon “Twice In a Lifetime” : reproduction fidèle des moindres détails sonores de “Marquee Moon”. ‘Pillage !’, brailleront certains. ‘Escroquerie !’, rugiront les autres. Certes, le quatuor n’étouffe pas l’originalité de ses accords pompés. Etrangement pourtant, la sauce prend. The Horror The Horror récupère les restes, jette le tout dans son immense marmite. Dans l’assiette, cet arrière goût de ‘déjà entendu’ s’estompe. La formation saupoudre ses chansons d’une dose infime de personnalité, une pincée d’originalité lui permettant d’échapper au ragoût référencé, vinaigré aux clichés. Le repas convie de vieux fantômes : Velvet Underground, Modern Lovers, les inévitables Television. Les alliés modernes de The Horror The Horror se présentent sous les traits des Strokes et autres Phoenix. Bref, l’épouvante, ce sera pour une prochaine fois !

lundi, 20 mars 2006 01:00

We Are All Gold (2006)

Rencontré en import quelques mois plus tôt, le premier album de Florian Horwath jouit enfin d’une distribution nationale. Son disque, « We Are All Gold », n’a pas changé, alternant les variations pop, écumant les perspectives de ses passions musicales. L’ouverture des festivités laisse augurer du meilleur. Une musique simple, touchante, catapultée sur le haut de l’estrade par de véritables tubes : « Codeine » ou « Golden Teeth ». Florian Horwath ravive les souvenirs. Un élan faussement maladroit, piqué chez Pavement, une aisance mélodique, aperçue chez Ed Harcourt, un bric-à-brac bricolo à ranger du côté des barbus démissionnaires de Grandaddy. Une perle sporadique de gospel (« Not Half Awake ») vient finalement s’inscrire dans la bible comme un évangile harmonique avant le déluge. Car, en compagnie du brillant Peter Von Poehl (dont on attend toujours le premier album solo), Horwath s’égare, s’enfonce dans de vaines complaisances dramatiques, sobrement dénudées du tissu mélodique qui les habillait jusqu’alors. Dans les aigus, la voix de Florian Horwath chevrote, trébuche, s’effondre (« I Feel You So »). Cette inéluctable constatation nous titille le tympan. Mais c’est en concert que le juge disposera de toutes les clefs du procès. A souligner, le superbe « Clear Night For Love », cinglant hommage à Rocky Erickson (13th Floor Elevators) dont la folie a certainement dépassé les bornes de l’humanité.

samedi, 31 décembre 2005 02:00

Bullet in a Bible

Après sept albums, le trio de Berkeley s’offre un live : « Bullet in a Bible », enregistré devant quelque 65 000 fans sur la verte prairie anglaise de Milton Keynes. Suite à leur opéra rock engagé, signé le point levé contre l’establishment de l’Oncle Sam, Tré Cool, Billie Joe et Mike Dirnt se sont lancés dans une tournée contre la guerre, les décisions alambiquées d’un gouvernement redouté et surtout, contre la neurasthénie ambiante qui, chaque jour, menace plusieurs milliers d’adolescents à travers le monde. Green Day, par un beau jour de 1988 voyait le jour. Plus de 15 années se sont écoulées et le trio balance toujours son mélange de punk, de pop et de rock sautillant. A l’époque, les mauvaises langues avaient perçu chez Green Day une énième resucée des Clash, Ramones et autres Pistols. Certains se souviendront même de les avoir ballottés dans le même sac puant qu’une horde de ploucs pseudo-punks innommables. Mesdames, messieurs, en 2006, reconnaissez votre erreur, interrogez jeunes et moins jeunes. Green Day est là, fringuant, assoiffé d’activité et de riffs aux relents sociaux. Depuis l’inusable « Dookie » (1994), les albums se sont enchaînés. Dans les salles de concerts, l’audience n’est jamais retombée. La clef du succès de la bande de Billie Joe est également à chercher de ce côté. Ces types sont de véritables bêtes de scène, toujours animés par la même nervosité juvénile qu’à leur début. Le DVD, accompagnant gracieusement le disque, le démontre ; reprenant toutes les chansons jouées ce soir-là. La performance est agrémentée d’interviews intéressantes et d’interventions cocasses de nos protagonistes. On y découvre un Billie Joe soucieux de son public et de l’importance sociale de ses chansons. Pitre de service, Tré Cool se présente en définitive comme un excellent batteur, fidèle serviteur de ses deux amis et grand amateur de substances psychotiques. Pour sa part, Mike Dirnt révèle sa peur permanente de monter sur les planches. « Bullet in a Bible » est donc une source intarissable d’informations et d’anecdotes. Aussi, ce double objet (album et DVD) dépasse-t-il largement l’image et le son, se voulant riche d’enseignements. Aujourd’hui, Green Day est un truc immense, une machine à tubes (« American Idiot », « Holiday », « Brain Stew », « Basket Case », « Minority », « Longview », etc.), certes. Mais conscience éveillée de son succès, le groupe prend soin d’un auditoire, sans cesse renouvelé. Oubliés les petites clubs et espaces enfumés d’antan, Green Day a grandi, prenant exemple sur ses plus illustres prédécesseurs, pionniers d’un punk politisé, The Clash en tête. Joe Strummer aimerait-il discuter politique en compagnie de Billie Joe Armstrong ? Aucun Américain ne le saura un jour. Idiot ou pas. Mais dans son for intérieur, le fan tente de se convaincre qu’une rencontre entre les deux personnages aurait esquissé les périphéries d’une musique pour laquelle mélodie et société n’auraient plus aucun secret.

 

mardi, 12 septembre 2006 03:00

5:55

Evoquer Charlotte sans effleurer la mémoire de Serge n’est pas chose évidente. Charlotte Gainsbourg est donc bien la fille de son père. Mais certainement pas une fille à papa. Capable de se débrouiller seule, Charlotte sait s’entourer. Pour son retour à la musique, elle a donc choisi de s’oublier dans les mélodies de Nicolas Godin et Benoît Dunckel (les artisans de Air), de chanter les textes de Jarvis Cocker (Pulp) ou de Neil Hannon (The Divine Comedy). Aux manettes, l’incontournable Nigel Godrich fait des merveilles. Epaulée par de telles pointures, Charlotte ne pouvait manquer son rendez-vous, l’heure fatidique : « 5:55 ».

Près de vingt ans après « Charlotte Forever », les premiers mots de la chanteuse sont fredonnés en français (« 5:55 »). Une exception pour confirmer la règle : « Tel que tu es » mis à part, le reste du disque s’égraine dans la langue de Shakespeare. La deuxième chanson, intitulée « AF 607105 », évoque les aléas d’un voyage en avion. L’album peut enfin décoller. Lentement, d’un ton mélancolique, Charlotte pose son timbre sur une couette sonore aérienne, atmosphérique. Nonchalante, elle abandonne ce filet de voix aux étoiles, à la nuit. « The songs that we sing », premier single de ce recueil nocturne, relance le rythme de l’album. En fin de parcours, Charlotte se laisse aller au gré de « Morning song », hymne oedipien, seul titre du disque écrit de ses mains. « 5:55 ». Il se fait tard. Demain est un autre soir. Ne l’oublions jamais. Et Charlotte chantera... Forever.

mardi, 01 août 2006 03:00

All Rise

Coupe garçon, voix d’ange, regard féminin, Inara George à tout pour plaire. Cette jeune Américaine confectionne une ectro-folk radieuse, confortable : une musique pour rêvasser en admirant la chute des derniers rayons solaires. « All In Rise », premier album de cette belle petite princesse, contient de jolies graines de tubes. Balayées de piano et de doux arpèges, la musique d’Inara George est légère. Comme l’air, elle pourrait faire le tour du monde. Passer par l’Islande pour embrasser Emiliana Torrini. Rendre visite à Feist en se promenant au Canada ou s’échapper en Angleterre, le temps d’une ballade, en compagnie de Beth Orton. Inara George a du talent. Pour preuve, la beauté d’une chanson comme « Fools Work ». L’énergie positive puisée au cœur d’une nature mélancolique, un mode de vie ancré dans la quiétude : les chansons énamourées d’Inara George détiennent la clef du bonheur. Plaisirs instantanés, « What a Number » et « Everybody Knows » émerveillent nos sens. Inara George chante ses songes d’une nuit d’été. Nous nous laissons bercer.

mardi, 12 décembre 2006 02:00

Sangue Puro

Pour écouter le rock ‘pétrochimique’ des Georges Leningrad, il convient d’être remonté à bloc, légèrement débloqué et complètement déguisé. No-wave ou post-punk, musique expérimentale ou avant-gardiste, Les Georges Leningrad brouillent régulièrement les pistes. Chaque nouvel essai discographique de la clique québécoise demeure l’occasion de réitérer un formidable numéro d’équilibriste, une acrobatie étrange, un balancement permanent entre la folie furieuse et le délire incompris.

Intitulé (pour Dieu sait quelles raisons) « Sangue Puro », le nouvel album des Georges Leningrad échappe, une fois encore, à toute catégorisation. Aux commandes de ce navire fantôme, il ne reste que trois moussaillons : Poney P, Mingo et Bobo Boutin. Tous les autres marsouins se sont jetés par-dessus bord, atteints d’atroces démences. Plus que trois, donc. Après « Deux Hot Dogs Moutarde Chou » et « Sur les traces de Black Eskimo », « Sangue Puro » demeure à l’image de ses deux prédécesseurs : il ne cherche pas à plaire. Ce nouvel album préfère choquer, brutaliser les esprits et entraîner nos âmes inconscientes dans une inavouable transe épileptique. Danses de sioux(sie & the Banshees), prototypes sonores et effluves musicales intergalactiques sont donc au programme de cette livraison dadaïste.

De cet album, on retiendra surtout « Eli Eli Lamma Sabachtani », un trip tribal transcendantal reposant sur un lit de percussions percutées. On se souviendra longtemps aussi de « Mammal Beats », une ode bestiale où se croisent cris d’animaux (éléphants, tigres, etc.) et refrains échauffés. En final, un morceau intitulé « The Futur For Less » nous donne la vague impression d’être enfermé dans la salle des machines d’un sous-marin nucléaire dérivant au large de la mer des Tchouktches. Ou n’importe quelle étendue d’eau salée au nom improbable. De toute façon, on s’en fout : en compagnie des Georges Leningrad on est quand même bien barré !

 

lundi, 13 février 2006 02:00

Songs for Shiftless Days

Confidence pour confidence. Gitbox ! dévoile un magnifique trompe-l’œil, esquissé du nom de quatre musiciens. Pourtant, derrière les ornements de façade se cachent les idées de Roeland van Niele, manufacturier alternatif depuis 1994. Créé aux Pays-Bas, en cette annuité de douleur pour le rock – Kurt vient de se planter une dose de plomb dans le cortex – Gitbox ! amasse les miettes d’un genre voué aux arpenteurs de caves et autres clubs enfumés. Ce nouvel album s’infiltre ainsi dans les commissures d’illustres précurseurs pour lesquels le succès n’était qu’un vaste et vague concept. Le Velvet Underground, Big Star ou les Meat Puppets bordent les contours de ce « Songs for Shiftless Days ». Les compositions impulsées par Roeland van Niele brillent d’une évidente appétence mélodique. D’une humeur à l’autre, Gitbox ! pose ses 13 nouvelles chansons sur le chemin de la ritournelle pop. Intègre, conscient d’appartenir à une scène ignorée (inexplorée ?) des ondes radiophoniques, le groupe s’empresse néanmoins d’étaler quelques lumineuses touches mortifères. L’album devient alors l’apanage d’un auditoire restreint : collectionneurs de disques, rats des villes, fureteurs de concerts confidentiels. En Belgique (et ailleurs), Gitbox ! pourrait trouver une place de choix dans le cœur des aficionados de Venus ou dEUS. A moins de trouver refuge auprès de Zita Swoon, un véritable 'Band in a (Git)Box !'

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