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Stereolab
Enzo Porta

Enzo Porta

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Cykofonk

‘Allez zyva lâche ton keum quoi ? Oueh Mademoiselle, tu veux pas rester un peu avec nous là ?’… Petit florilège de « Bouge ton corps », le titre qui ouvre le « Cycofonk » des Français de Wolfunkind. Une formation de funk/soul/rock/heavy métal qui privilégie l’approche humoristique dans la musique. Et il faut reconnaître qu’on se marre assez souvent à l’écoute de cette plaque potache dont les titres annoncent la couleur : « Ta mère (est une femme super) », « Starsky loves hutch », « Le bon, la brute et le vampire », pour n’en citer que quelques uns. Une série de blagues délirantes mises en musique qui risque de faire oublier que ces jeunes gens sont loin d’être des manchots. Ils pondent d’ailleurs des morceaux plutôt bien fichus dans un style très Funkadelic. Il y en a aussi pour les fans des sitcoms américaines puisque le générique d’ « Arnold et Willy » est repris ici d’une manière plutôt chouette. Evidemment, ceux qui ne jurent que par « Kid A » risquent donc de ne pas se retrouver dans cette grosse blague de 50 minutes. Relié à cet album, le témoignage live « Bande de Tarés » où le côté délirant et potache du groupe est surmultiplié.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Still Lifes Are Failing

Lorsqu’on va faire un tour sur leur site pour en savoir un peu plus sur ces habitants ténébreux de San Francisco, on apprend que…Vanishing n’existe plus. On tient donc ici le dernier album de ce groupe qui est divisé aujourd’hui en deux entités. La voix de la chanteuse Jesse Eva rappelle les vocalises torturées de Lydia Lunch (période no wave) et les post-punkettes allemandes de Malaria. Les synthés stridents semblent avoir été utilisés sur le premier album de Human League, un batteur martèle des rythmiques disco brouillonnes et le saxophone épileptique évoque James White. Bref, les quelques beats électro (« Still Lifes ») rappellent que ce disque date de 2004 et n’a pas été enregistré dans la banlieue de Sheffield en 1979. Peu de mélodies ici, plutôt des mélopées torturées qui baignent dans des delays et des reverbs caverneux. Pas vraiment original, mais un disque radical et sans concessions qui plaira aux fanatiques du genre. No Wave baby !
mardi, 20 janvier 2009 01:00

Jaune Orange Compilation Volume 4

Il y a déjà plusieurs années que le collectif liégeois fait partie de ces irréductibles indépendants qui s’efforcent de faire connaître le rock du terroir à leurs concitoyens. Mais les activités de Jaune Orange ne s’arrêtent pas à ce stade. Le collectif organise de nombreux concerts dans la région de Liège, en marquant une nette préférence pour le rock underground et indie. Ce quatrième volume réunit les travaux récents des anciennes et nouvelles recrues du label. Et comme d’habitude, il est copieux. Les plus connus (Malibu Stacy, Girls In Hawaii, Hollywood Porn Stars, Superlux) côtoient les vétérans (7ven Pm, Vancouver) ; mais aussi quelques nouvelles recrues prometteuses, comme les très bons Dan San. Les styles musicaux se télescopent : du rock bien graisseux à l’électro pop, quasiment tous les courants gravitant autour de la planète rock sont représentés. Au sein de cet opulent menu, on épinglera l’excellent folk psychédélique de Dan San, les tranches de rock sautillant et efficace de **Two-Star Hotel, mais aussi de Hollywood P$$$ Stars, la belle pop très ‘New Order’ de Tsu, le noise rock reptilien d’Electric Ladies Blues (sur le judicieusement intitulé « Motherfucker ») et l’élégance mélodique des Girls In Hawaii, qui pour l’occasion reprend les excellents Spinvis sur « Voor ik vergeet ». Un cru de bonne qualité, donc, de la part d’une structure qui mérite tout le respect possible. Longue vie à eux !

 

mardi, 20 janvier 2009 01:00

Hecho en casa Part 1

Afronaut, beatmaker membre du collectif anglais Bugz In The Attic, est parti à la découverte de la scène musicale de Porto Rico. Il y a habité pendant un an et a eu l’idée de collaborer en compagnie d’artistes locaux. Et notamment Giovanni Hildago, Cachete, Hector Calderon et Totin. Dans l’aventure, il a aussi emmené quelques amis anglais comme Mark de Clive, Neon Phusion et Senji, producteur de Roisin Murphy présent sous le pseudo de Oreja.

Structurellement, le menu est simple. Une flopée de percussions indigènes interprète des rumbas, des rythmes afro-cubains ainsi que quelques patterns typiques de la salsa. Les chanteurs portoricains soumettent quelques uns de leurs titres à des remixes dans une veine très ‘lounge’. A charge de l’électronique (entre broken beat et house moyennement pêchue) de fédérer les quatorze titres de l’elpee, pauvre en surprises et un poil monotone. Le travail est certes soigné, mais « Hecho en Casa » n’est qu’un disque d’ambiance de plus ; et Dieu sait s’il en existe déjà beaucoup sur le marché. On imagine que sous le soleil, ce concentré tropical doit sûrement faire un peu plus d’effet. A Bruxelles, par une journée pluvieuse, ça marche beaucoup moins bien. A vous de voir ce que cette solution sonore provoque…

 

mardi, 20 janvier 2009 01:00

Alegranza

Il est à peine âgé de 24 ans ; et pourtant, Pablo Diaz-Reixa, alias El Guincho, semble avoir déjà vécu plusieurs vies. Promesse de la littérature et hériter du réalisme magique, ce jeune espagnol avait reçu un prix pour ses talents d’écrivain. Après avoir raté un de ses romans, il a été viré par son éditeur.  Pablo décide alors de se lancer dans la musique. Et il commence à gagner sa vie en composant des B.O. pour des documentaires. Il tourne aussi en compagnie de la formation Coconut, avant de s’acheter un sampler et un ordinateur pour concocter des compos plus personnelles.

A l’origine, El Guincho a pressé lui-même « Alegranza » et en a vendu quelques milliers d’exemplaires en Espagne. Intrigués par le phénomène, les messieurs de XL Recordings donnent ensuite à El Guincho les honneurs d’une sortie européenne. Le curieux mélange proposé par notre homme est pour le moins désarçonnant. Pablo sample des boucles de guitares tropicales, des bribes de percussions africaines, pulse le tout avec des beats fracassés et recouvre le tout d’une couche d’étranges harmonies vocales. Le principe de base de l’album s’appuie sur la répétition pour induire la transe. Les mêmes motifs mélodiques sont exploités tout au long d’un morceau. Le tout est traversé par des sonorités dispensées à l’infini, pour donner l’impression d’assister à une cérémonie occulte au fond de la jungle, après avoir bu toute la potion du chamane. Les neuf titres d’« Alegranza » rappellent les travaux des défunts Bentley Rythm Ace (les trentenaires doivent s’en rappeler) ainsi que le psychédélisme rêveur et répétitif de Panda Bear. En beaucoup moins réussi. Et pour cause, l’expression sonore baigne un peu trop dans un tropicalisme un peu toc.

En effet, la formule de Pablo, qui fonctionne très bien sur « Palmitos Park », « Costa Paraiso » et « Antillas », révèle assez vite ses limites sur la longueur d’un album. Les bidouillages prennent le pas sur les mélodies et la forme finit par compter plus que le fond. Gageons que Pablo sera mieux inspiré la prochaine fois ; si toutefois il ne s’invente pas une autre vie entretemps…

 

mardi, 20 janvier 2009 01:00

Johnson & Jonson

 

Johnson & Jonson est le fruit de la collaboration du producteur Mainframe (qui a notamment travaillé avec J Dilla) et du jeune emcee Blu, dont c’est le troisième album sorti (à chaque fois avec un beatmaker différent) en à peine deux ans.

Issus de la côte ouest des Etats-Unis, ces deux garçons talentueux nous ont pondu un des meilleurs albums de hip hop entendus cette année. Après plusieurs écoutes de cet elpee déroutant, on se laisse envoûter par le télescopage opéré entre les beats éclectiques et le flow agile de Blu. Mainframe manifeste un talent incontestable pour recycler presque tels quels des vieux titres soul. A l’instar du « See and Don’t See » de Mary Queenie Lyons ou encore un morceau de John Lennon sur l’intimiste « Hold On John ». On n’est pas ici en présence de pompage facile, dans la mesure où les paroles du morceau original complètent et répondent parfaitement aux rimes de Blu. Sur d’autres plages, Mainframe n’hésite pas à aborder différents genres musicaux (rock psychédélique, disco, soul), comme dans la folle intro du disque, « J and J » où une myriade de beats se succèdent pour s’adapter aux paroles de Blu. Bref, un disque riche en surprises et surtout d’excellente facture. Chaudement conseillé !

 

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Compilation Jaune Orange Vol.3

Cette coopérative musicale liégeoise abrite en son sein une multitude de formations qui vont du folk (Vancouver) à l’électro (Mr Poulpy, Superlux) en passant par le rock le plus survolté (Seasick, Experimental Tropic Blues Band). Le troisième volume du collectif contient les travaux de certains groupes qui ont déjà quitté les limbes de l’underground. On citera les Girls In Hawaii (60 000 albums vendus) qui livrent le très joli « Fireworks », une belle chanson très R.E.M. dont l’écoute met de bonne humeur. Mentionnons aussi les Hollywood Porn Stars, qui ont eux sorti leur album chez les français de Naïve et jouissent d’un succès grandissant, même si leur contribution musicale (« Jimi & X ») n’est pas ce qu’ils ont fait de meilleur. En général, on reste impressionné par la qualité musicale de l’ensemble des chansons présentées ici : des compos accrocheuses sans être faciles et une production déjà très aboutie pour beaucoup de groupes. Se détachent de l’ensemble : les Two Star Hotel et leur funk-punk-rockabilly (album à venir chez les Allemands de Sounds of Subterrania), le rock hanté de My Little Cheap Dictaphone, la pop bordélique mais accrocheuse de Malibu Stacy, le rock country de 7 PM qui évoque les meilleurs travaux du norvégien St Thomas, l’étrange électro de Jumbo Jet et ses mélodies accélérées et enfin la mélancolie de Vancouver. Bref, que du bon à découvrir absolument, même si on vous en parle avec un an de retard (gloups !).
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Luaka Bop / Bomaye Compilation

Vendue à un prix qui défie la concurrence (moins de 5 euros), cette compilation est une bonne occasion pour chanter à nouveau les louanges du label Luaka Bop, fondé par David Byrne et ses collaborateurs. Réunissant les travaux des poulains les plus en vue du label (Zap Mama, Jim White), on constate l’extrême cohérence artistique et l’intransigeance de ce label qui arrive à conjuguer l’avant-garde avec le populaire comme peu savent aujourd’hui le faire. On attirera donc votre attention sur les injustement ignorés Domenico +2, le funk-rock de Jorge Ben, la folie douce de Tom Zé et la mélancolie de Susana Baca. Sans oublier les précieuses rééditions du label : Os Mutantes et bien entendu la soul sophistiquée de Shuggie Otis. En tout, quinze morceaux parmi lesquels plus de la moitié sont tout simplement excellents, raison de plus pour découvrir les artistes présentés ici.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

One Night At Momo´s Kemia Bar

Le Kemia Bar n’est pas une rade située dans la banlieue de Casablanca, mais bien un club tendance de Londres situé dans le sous-sol d’un restaurant tout aussi branché qui s’appelle ‘Momo’s’. Fidèles à la persistante mode de la compilation dédiée aux bars, les tenanciers du Kemia se sont fendus de ces trois galettes pour réunir des morceaux qu’ils aiment dans des genres aussi divers que la world, la lounge, la house ou l’électro eighties. Le « Night cd » est une compilation savamment mixée par Boris Hovel agrégeant des fragments calibrés pour les dancefloors. Entre house et électro(clash), cette sympathique collection est rehaussée par la présence de quelques pointures (Mocky, Scratch Massive, Gus Gus) parmi lesquelles se détachent Jérôme Pacman sur le titre « I Like You » et Alter Ego pour « Rocker ». Bref, une plaque qui devrait plaire aux clubbers. Le volume « Before Midnight » est une collection non mixée de plages oscillant du hip hop anglais (Ty) aux espagnolades arabisantes de Radio Tarifa en passant par un remix du défunt Suba commis par le Belge Buscemi. Intitulé « After Midnight » (NDR et également non mixé), le troisième volet de ce recueil est peut-être le moins intéressant. Comme son titre l’indique, il a été conçu pour être programmé à une heure où les popotins ressentent l’envie de remuer, un peu comme les morts vivants dans l’historique « Thriller » du bon vieux Michael. Entre house et techno, ce dernier compact-disc épingle notamment un remix de Cesaria Evora accompli par l’illustre Carl Craig ; mais cet exercice de style est un peu trop ‘passe-partout’ pour vraiment susciter l’intérêt. Tout à fait respectable dans le style, ce « One Night At Momo´s Kemia Bar » devrait s’imposer sans problèmes dans l’impitoyable monde de la compilation ‘lounge’.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

The very best of Salsa

Musique née au cœur de New York dans les années soixante, la salsa a depuis essaimé l’Amérique du Sud et conquis la majeure partie des pays hispanophones de la région. Festive et grave, clinquante et brute, elle est devenue le véhicule numéro un des aspirations des populations latino-américaines. Les deux disques de cette collection s’attachent à faire connaître quelques grands noms du genre (Tito Puente, Hector Lavoe, Celia Cruz, Willie Colon) qui s’illustrent ici dans des chansons souvent enregistrées au cours des années 70-80 pour le compte du légendaire label Fania. L’autre partie est consacrée aux nouveaux artistes du genre (Yuri Buenaventura, Spanish Harlem Orchestra) ; mais force est de constater que ces derniers n’apportent rien de neuf au genre et se contentent d’appliquer les recettes mises au point par leurs illustres aînés. En bref, cette compile recèle son lot de bons morceaux, mais s’adresse davantage aux néophytes qu’aux mordus du genre.
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