Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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Dernier concert - festival

Stereolab
dEUS - 19/03/2026
Enzo Porta

Enzo Porta

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Subliminal Kill

La prestation accordée par Panico, lors des récentes Nuits du Botanique, n’avait pas laissé une énorme impression ; et leur noisy rock-disco n’avait pas convaincu grand monde… C’est dire si cet album est plutôt une bonne surprise. Le mélange de disco, d’électro, de rock garage, de bruitages psychédéliques et la gouaille du chanteur Eduardo font de cette plaque une des choses les plus originales entendues récemment. Ces Chiliens (en activité depuis 10 ans) refusent les compromis et accouchent de dix morceaux certes inégaux mais tellement barrés qu’ils en deviennent immanquablement attachants. Les très accrocheurs « Transpiralo » et « Anfetaminado » tiennent le haut du pavé, mais « Lupita » (de Perez Prado), « Make It 3 », « Santiago Song » et le délirant « Iguana » valent largement le coup d’oreille. Un disque qui devrait réunir les fans des Cramps et d’ESG.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

The Trinity

Sean Paul appartient à cette catégorie de rares deejays jamaïcains (avec Shabba Ranks et Shaggy) à avoir réussi à accéder au statut de star internationale, en restant fidèle aux sonorités du dancehall. Gageons qu’il ne ratera pas le coche avec cette collection de morceaux taillée pour les pistes de danse. Moins minimaliste que le dancehall habituel et un œil rivé sur la mélodie, l’ami Sean Paul fournit un effort ‘crossover’ honorable sans américaniser trop son propos. Impossible à écouter d’une traite tant elle est uniforme, cette plaque se résume à une grosse machine à tubes (« We Be Burnin’ », « Send It On », « Give It Up To Me », « Straight Up »). Hormis « Yardie Bone » et « Never Be The Same » (les seules chansons plus classiquement reggae), ce copieux délire up-tempo (18 morceaux) est difficile à écouter dans un salon tant il est peu surprenant. For the dancefloor only.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Throw Down Your Arms

Depuis longtemps passionnée par le reggae roots, la turbulente chanteuse irlandaise a décidé d’enregistrer quelques unes de ses chansons préférées. Mais elle ne l’a pas fait n’importe comment. Elle est allée enregistrer en Jamaïque, aux studios Tuff Gong (construits par Bob Marley) et s’est adjointe Sly & Robbie, la paire rythmique la plus endurante et innovatrice de la musique jamaïcaine. Parmi les douze reprises proposées ici, les chansons de Burning Spear se taillent la part du lion (cinq sur douze) ; Lee Perry, Bob Marley, Peter Tosh et les Abyssinians se partageant le reste. Le ton est résolument rastafarien, le son est gros et un peu froid, comme toutes les productions actuelles jamaïcaines. Néanmoins, l’album recèle son lot de bonnes surprises. Tout d’abord Sinéad chante magnifiquement bien et se surpasse tout au long du « Curley Locks », une plage signée Lee Perry et Junior Byles. Une des plus belles chansons du reggae transcendée par les susurrements lascifs de la rasée de près irlandaise. Citons aussi le sombre et solennel « Jah Nuh Dead », « He Prayed » et sa flûte pastorale, le très beau « Untold Stories », issu de la plume de Donovan Germain et Buju Banton, ancien raggaman enragé converti à la foi rasta. Et l’œuvre s’achève par un « War » dont le texte n’a pas pris une ride. Un disque pas mal du tout et donc, à découvrir.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Pomaïe Klokochazia balek

Nosfell est l’inventeur du Klokobetz, une langue imaginaire qu’il utilise d’ailleurs très peu sur ce premier album, mais dont on parle de plus en plus. Flanqué de Pierre Le Bourgeois, multi-instrumentiste et arrangeur de talent, il a créé une musique éminemment originale et hors format. Le registre vocal de l’homme est assez impressionnant. Il monte tellement dans les aigus qu’on a parfois l’impression d’être en présence d’une femme au chant ; et lorsqu’il descend dans les graves, sont timbre évoque… Tom Waits. Entièrement acoustique, la musique est rehaussée par les cordes de Pierre Le Bourgeois qui accomplit un travail d’arrangeur assez impressionnant. Heureusement les mélodies n’ont pas été oubliées et sauvent le disque de la pure démonstration de virtuosité. A la croisée de Tom Waits et Jeff Buckley, cette œuvre baroque et exagérée inspire autant le respect qu’une irritation profonde ; une réaction largement due à la voix multiforme de l’ami Labyala Nosfell, un peu dure à supporter sur la longueur d’un disque.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Inoxydable

Mon Dieu que les femmes peuvent parfois être cruelles… Un exemple ? Marie Mai. Elle chante « Il faut que tu t’en ailles avant ce soir, ta présence me dérange, tout m’emmerde, ton chien, ta mère, tes problèmes… » Gloups ! Voilà qui est envoyé ! On en connaît un qui a dû s’enfermer dans sa cabane au Canada, pour pleurer, après avoir écouté pareille chanson. La lauréate de la Star Académie québécoise de 2003 n’a donc pas sa langue en poche et livre ses états d’âme acides sur des chansons variété-rock on ne peut plus dans l’air du temps. La donzelle de 20 ans cherche à se réserver une petite place au soleil dans l’impitoyable monde de la variété francophone. Elle a quelques atouts pour elle, dont un physique attrayant de bimbo r’n’b, une voix de stentor (assez courante dans la variété) pas très originale mais puissante et enfin cette collection de chansons ni pires ni meilleures que ce qui existe habituellement au sein de cette niche musicale. On lui souhaite donc bonne chance dans sa quête ; mais aussi à son futur petit ami qui devra sûrement essuyer les plâtres sur le prochain opus de la belle…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Equilibria

Fille du bassiste de la formation brésilienne Azymuth, la jolie Sabrina Malheiros possède aussi un joli brin de voix. Pour ce premier long format, elle a reçu le concours judicieux de son père et de quelques uns de ses camarades d’Azymuth. Un premier effort assez convaincant qui oscille entre des morceaux de bossa moderne et des incursions dans la néo soul à l’américaine. L’électronique y est discrète, la rythmique se taille la part du lion, et quelques claviers vaporeux viennent consolider l’ensemble. Parmi les bonnes choses, citons la plage d’ouverture « Terra De Ninguem », le très chouette r’n’b bossa « Vibrasom », les variations hip hop jazzy de « Passa » et d’« Equilibria » ou encore le funk jazz de « Eu Sous Mais Eu ». Côté bossa, j’épinglerai la belle mélodie de l’indolent « Estracao Verao » et la samba pêchue de « Capoeira Vai ». Bref, du beau boulot qui va sûrement installer la jeune fille sur la scène internationale. A découvrir!
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Fallen Angel

Maxim doit sa notoriété au fait d’avoir été le chanteur/danseur de Prodigy, l’un des groupes électro les plus célèbres des années nonante. Pour ce nouvel opus solo, il reste bloqué dans le trip électro-punk qui a fait de lui une star. En compagnie de son compère J. Fortis, il a d’ailleurs produit la plupart des titres présentés ici. Le problème est qu’il n’a pas le talent de Liam Howlett pour composer des morceaux qui tiennent un tant soit peu la route. Hormis « Heart Sing », ses beats minimalistes manquent singulièrement de pêche. Son chant use et abuse de tics qui rendent l’écoute de cet l’album difficile. Bref, dans le monde des musiques urbaines, il se fait dépasser par les petits jeunes du style de Dizzee Rascal, bien plus radicaux et fous dans leur démarche que notre rentier de la dance.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Original Recordings 1930-1950

Carmen Miranda est la première artiste brésilienne à avoir conquis un public international. Ses travaux musicaux, exécutés entre 1930 à 1950, sont ici compilés et résument son évolution artistique. Depuis la période brésilienne (en gros de 1930 à 1939) jusqu’à l’hollywoodienne, au cours de laquelle Carmen tourna une dizaine de films aux titres pour le moins évocateurs : « Week-End in Havana » ou encore « That Night in Rio ». L’époque brésilienne est caractérisée par une simplicité de bon aloi. Les guitares, les flûtes et les percus s’y taillent la part du lion dans un style qui prélude la musique brésilienne moderne. L’américaine se révèle plus clinquante et évoque l’exotisme bon marché en vigueur dans le cinéma américain d’alors. Entendre Carmen Miranda chanter « Week-End in Havana » fait à peu près le même effet que Dean Martin qui s’époumone sur « Arrivederci Roma »… C’est d’ailleurs cette compromission artistique qui perdra la chanteuse, puisque son public brésilien finira par la bouder, lui reprochant de s’être trop américanisée… Reste quelques chouettes chansons, qui plairont surtout à ceux qui ont craqué sur les disques calypso de Robert Mitchum.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Human Natures

Constitué du producteur Marc Franck, du claviériste Ralph Kiefer et de la chanteuse Dita Von Aster, ce trio allemand propose un premier album teinté de soul et de jazz feutré. Les claviers aux sons très chauds et les programmations rythmiques très organiques s’y taillent la part du lion. La très belle voix de Dita Von Aster se pose alors sur ce tapis luxuriant. Un ensemble très down tempo qui possède une classe certaine, surtout sur l’excellent morceau maître et le joli « A 1000 times ». Sans oublier la reprise réussie du classique de My Fair Lady, « My Favorite Things ». Un exercice de style fort prisé ces temps-ci, puisque André 3000 en a fait une version tarabiscotée sur son « Love Below ». Hormis le pêchu « Rock the House » et la curieuse pantalonnade musicale intitulée « L’Operta », l’uniformité rythmique du disque joue en sa défaveur et on a quelquefois bien du mal à distinguer un morceau d’un autre. Agréable donc, mais pas indispensable.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Live in San Francisco (cd + dvd)

Morgan Heritage est considéré, depuis quelques années, comme la formation ‘numéro un’ sur la scène reggæ internationale. Ces fervents rastafaris (fils du chanteur Denroy Morgan) ont grandi aux Etats Unis. Ils ont gardé un fort ancrage jamaïcain qui leur a permis d’enregistrer et de produire leurs nombreux albums en compagnie de pointures telles que Sly & Robbie, Fattis Burrel ou Bobby Digital. Des collaborations qui leur ont assuré une solide popularité dans l’île et une réputation grandissante à travers le monde. Fortement influencés par le hip hop américain, ils ont réussi la synthèse entre le reggae roots des années septante et les nouveaux sons jamaïcains. De facture inégale, cet elpee recèle quand même d’excellentes surprises ; et je pense tout particulièrement à « Guns in the ghetto ». Quoi qu’il en soit, ce témoignage ‘live’ s’adresse surtout aux mordus du groupe. Entre deux morceaux, les incantations rasta vont bon train, mais c’est surtout la maîtrise instrumentale et vocale du groupe qui impressionne. Hormis quelques ‘sauts’ dans le son, la qualité audio est correcte. En outre, le est doublé d’un dvd qui relate visuellement la même prestation.
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