L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Hooverphonic
Enzo Porta

Enzo Porta

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Velvet Lounge Compilation 2

Second volume dédié à un restaurant à la mode à Anvers, cette énième compilation de musique de salon (première sortie du label What If) ne déroge pas à la règle en vigueur dans le genre. Plus de deux heures de musique compilée en deux cd (un à tendance world, l’autre soul) sensées représenter l’ambiance qui règne dans ce resto. Le premier volume réunit les travaux d’artistes comme Antonio Carlos Jobim, Dj Cam, Blaze, Gigi ou encore Thievery Corporation. Tous flirtent avec des éléments des musiques du monde (reggae, bossanova, etc.) mais prennent bien soin de les incorporer à des rythmes électroniques. Des morceaux mid tempo, où la production prend le pas sur la mélodie, bref de la musique qui s’entend plus qu’elle ne s’écoute. Le second cd séduira davantage les amateurs de chansons. C’est une certitude. Car il contient quelques chouettes morceaux signés Amp Fiddler et Roy Ayers. Mais en général, la soul dispensée ici ne convoite pas les moiteurs de Marvin Gaye ou de James Brown ; elle reste plutôt sage et se mélange beaucoup avec un jazz classieux.
Le troisième volume de cette série (qui s’attache à documenter les influences de la musique occidentale - rock, soul, funk - sur le reste du monde) pose ses valises en Afrique de l’Ouest. Epinglant les travaux de formations originaires du Nigeria, du Bénin ou encore de la Guinée, ces chansons enregistrées à cheval entre les années septante et soixante témoignent de la liberté et l’imagination en vogue à l’époque. Inspirés par le rock psychédélique, le funk, la soul et la musique latine, les musiciens compilés ici ne se contentent pas d’imiter les rythmes en vogue en Occident mais y apportent leurs influences et recyclent en mode ‘pop’ leurs musiques traditionnelles. Les amateurs de ce genre de musique reconnaîtront quelques morceaux déjà parus sur la compilation « Nigeria 70 » dont le phénoménal « Better Change Your Mind », transe funkoïde de William Onyeabor. On convie en tout cas les esprits curieux à jeter une oreille sur ces morceaux qui malgré leurs inévitables imperfections conservent un enthousiasme et une énergie communicatifs.
Le séminal label franco-américain continue son entreprise de réédition de son vaste back- catalogue. Annonciateur du pire et du meilleur de la décennie 80, ce label a fricoté avec la no-wave dissonante qui inspire aujourd’hui des gens comme LCD Soundsystem et The Rapture. Mais il a aussi ouvert la voie à la pop et au funk au son clinquant qui nous ont valu quelques croûtes musicales que l’espace imparti nous empêche d’énumérer.

Le volume « Garage Sale » est baptisé en hommage au Paradise Garage, boîte new-yorkaise où les pionniers de la dance comme Larry Levan passaient leurs premiers remixes de morceaux disco. Le ton est ici à la musique de danse : on part du disco latino de l’impayable Coati Mundi, on passe par le funk synthétique et psychédélique de Was (Not Was) en faisant quelques haltes du côté de l’électro pop pour finir par la ballade sous amphétamines de Suicide, la bien nommée « Dream Baby Dream ». Même si certaines de ces chansons ont pris quelques sérieuses rides, la liberté d’esprit et l’attitude punk qui se dégagent d’elles inspirent la plus grande admiration. Du côté des morceaux excellents citons le « Sey Hey » de Coati Mundo, le funk « Jamesbrownien » de Snuky Tate, le futuriste « Techno-Frèqs » de l’ancien Funkadelic Junie Morrisson, le remix opéré par Larry Levan du « Something Wrong in Paradise » de Kid Creole, le pré-techno « What a Girl To Do » de Cristina et enfin Suicide qui nous enjoint de garder nos rêves vivants.
On prend (plus ou moins) les mêmes et on recommence avec « Undercover », consacré aux reprises... On termine par le « Christmas Record 2004 », dont la thématique est bien traduite par le titre...
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Ze Records presents : Undercover

Le séminal label franco-américain continue son entreprise de réédition de son vaste back- catalogue. Annonciateur du pire et du meilleur de la décennie 80, ce label a fricoté avec la no-wave dissonante qui inspire aujourd’hui des gens comme LCD Soundsystem et The Rapture. Mais il a aussi ouvert la voie à la pop et au funk au son clinquant qui nous ont valu quelques croûtes musicales que l’espace imparti nous empêche d’énumérer.

Le volume « Garage Sale » est baptisé en hommage au Paradise Garage, boîte new-yorkaise où les pionniers de la dance comme Larry Levan passaient leurs premiers remixes de morceaux disco...

On prend (plus ou moins) les mêmes et on recommence avec « Undercover », consacré aux reprises. Quelques prometteuses nouvelles recrues du label s’y collent. La talentueuse Miss OD (voix magnifique) et Gentleman League signent une belle version du « Dindi » de Jobim ; de la bossa new age qui évoque les productions de Crammed Discs. Bohemians vs Cowboys se fendent d’un très réussi « Money ». Parmi les anciens, le fou furieux James White signe un « Tropical Heatwave » dissonant et groovy à la fois. Les Français de Suicide Romeo signent une belle version de « Needle in Camel Eye » de Brian Eno, qui, si elle sortait aujourd’hui, ferait un malheur. Cristina réalise une belle cover de « La poupée qui fait non ». Mais celle du « Tropical Hot Dog Night » de Captain Beefheart par Coati Mundi est vraiment la plus originale. Côté massacre, les adaptations horribles de « The Beat Goes On », de « Let’s Get It On » et de « My Boy Lollipop » font amèrement regretter les versions originales. On termine par le « Christmas Record 2004 », dont la thématique est bien traduite par le titre...
Le séminal label franco-américain continue son entreprise de réédition de son vaste back- catalogue. Annonciateur du pire et du meilleur de la décennie 80, ce label a fricoté avec la no-wave dissonante qui inspire aujourd’hui des gens comme LCD Soundsystem et The Rapture. Mais il a aussi ouvert la voie à la pop et au funk au son clinquant qui nous ont valu quelques croûtes musicales que l’espace imparti nous empêche d’énumérer.

Le volume « Garage Sale » est baptisé en hommage au Paradise Garage, boîte new-yorkaise où les pionniers de la dance comme Larry Levan passaient leurs premiers remixes de morceaux disco...

On prend (plus ou moins) les mêmes et on recommence avec « Undercover », consacré aux reprises. Quelques prometteuses nouvelles recrues du label s’y collent...

On termine par le « Christmas Record 2004 », dont la thématique est bien traduite par le titre. Lisi (une autre nouvelle recrue du label) signe un joli « Silent Night » qui semble avoir été enregistré dans les eighties et Alan Vega un très beau « No More Christmas Blues », fortement déconseillé aux dépressifs. August Darnell (a.k.a. Kid Creole) se fend d’un très bon « Christmas on Riverside Drive ». Le plus drôle nous vient de James White. Il beugle « Christmas with the Devil must be a hell of a party » sur un tapis de cuivres qui n’est pas sans rappeler le free jazz d’Albert Ayler. Et on termine par le désespéré « Hey Lord » de Suicide, à ne pas mettre entre toutes les oreilles. Sûrement la compilation la moins pertinente des trois, même si elle recèle tout de même ses bons moments.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Beginner’s Guide to Africa

La collection « Beginner’s Guide » propose d’aller à la rencontre, en trois compacts et à prix réduit, de musiques issues des quatre coins du monde. C’est l’Afrique qui est à l’honneur sur ce box, pour une sélection qui se divise en « African Legends », « African Classics » et « African Future ». Le volume consacré aux légendes recèle quelques très bons morceaux comme la rumba hantée des excellents Orchestra Baobab, les fascinants arpèges d’Ali Farka Touré, le boogie rock des Manhattan Brothers, le blues de Boubacar Traore ou encore les Kekele avec leur hit « Lolita ». Assez étrangement, c’est le volume consacré aux classiques qui contient le moins de bonnes choses. Et en particulier quelques morceaux produits dans les années 80 souffrant d’une production qui a singulièrement vieilli. A retenir tout de même, le magnifique « Deli » de Ballake Sissoko et le funk pop des Orchestra Super Mazembe. Le volume consacré au futur se concentre sur les artistes en devenir ; et dont vous entendrez sûrement parler. Vous pourrez ainsi découvrir le garage sans concession des anglo-nigérians de JJC & 419 Squad. Mais également Cheikh Lo s’illustrer dans un « Ne La Thias » dont la mélodie fait étrangement penser à « L’italiano » de Toto Cutugno (lasciatemi cantare…). J’épinglerai également les excellents Mabulu (entre le rap et les rythmes traditionnels), la chorale Abantu (incluant le meilleur morceau de leur album sorti l’an passé) et la mélancolie contagieuse de Rokia Traore. En bref, une solide introduction pour toute personne cherchant un point d’entrée dans l’univers de la musique africaine.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Calypso @ Dirty Jim´s

Le Dirty Jim était un club de Trinidad à la mode dans les fifties. Les ténors du calypso s’y produisaient devant les touristes américains, les politiciens locaux et plusieurs femmes aux mœurs légères. Histoire que les chanteurs qui électrisaient ces nuits d’il y a quarante ans ne soient pas totalement oubliés, on les a rassemblés en studio pour qu’ils chantent quelques uns de leurs morceaux et quelques reprises de classiques du genre (dont « Matilda »). Syndrome Buena Vista oblige, un documentaire sur l’opération de dépoussiérage sortira dans la foulée du disque. Musicalement, l’entreprise est une franche réussite et Bomber, Relator, Mighty Sparrow et leurs autres comparses tiennent plutôt bien la forme. Le groove naturel qui émane de la musique et la nonchalance vocale des chanteurs donnent à ces chansons ironiques une vitalité contagieuse. Parmi les plus franches réussites, citons « Shame and Scandal » (une histoire de cocufiage), « Ugly Woman » (qui essaie de nous convaincre d’épouser une femme plus laide que soi), le mélancolique « Memories » et la reprise de « Bam Bam », le classique de Toots & The Maytals. Ceux qui ont apprécié la compilation « Mento Madness » trouveront sûrement leur bonheur dans ces chansons aux textes pour le moins rock’n’roll.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Hey Everybody… I Gotta New Dance

Cette compilation des dernières productions et rééditions en date et à venir du label Vampisoul nous donne derechef l’occasion de chanter les louanges des ces formidables passionnés espagnols. Totalement branchés funk, soul et musique latine, ils dépoussièrent quelques classiques oubliés des années cinquante aux années septante tout en s’investissant dans la découverte de nouveaux talents. A l’instar de Joe Bataan, dont le déjà classique « Call My Name » semble tout droit sorti des années septante. Un petit bijou soul/funk qui a été enregistré en…2004. Le copieux menu de « Hey Everybody » incorpore donc du funk (Betty Davis, Ruth Brown, Joe Battan, Augustine Ramirez), du rock latino (La Sangre Caliente, Totem) et de la salsa seventies (Johnnie Colon, Fania All-Stars), sous l’enseigne de l’énergie, du groove et du son vintage en général. On regrettera cependant l’absence des formidables Mexicains fous de Cosa Nostra, réédités par Vampisoul l’année dernière. Si vous figurez parmi ceux qui ont apprécié les compiles « Funky 16 corners » parues chez Stones Throw et les rééditions proposées par Soul Jazz Records, ce recueil devrait faire votre bonheur ; d’autant plus qu’il est vendu à un prix on ne peut plus démocratique.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Homo Sapiens / Bande Originale du Film

Pour ceux qui ne le sauraient pas, « Homo Sapiens » est un docu-fiction qui retrace les premiers pas de l’homme sur terre et sa lutte de pouvoir avec la nature. C’est un film plutôt intéressant dont le succès a produit une multitude de produits dérivés. La B.O. a été composée par Louis Dandrel, musicologue connu pour ses travaux d’architecture sonore. Notre homme s’est notamment entouré d’un orchestre à cordes, d’un chœur, du chanteur Sénégalais Wasis Diop, de l’espoir de la chanson française Camille et de l’étonnant Tran Quan Hai spécialiste des chants diaphoniques (la production de sons distincts avec une voix). Un travail de qualité mâtiné d’électronique discrète, qui s’apprécie surtout à la vision du film. Sur une chaîne hi-fi, on ressent l’absence des images, mais l’ensemble reste très reposant à écouter, surtout les matins où on a la gueule de bois.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Hotel Rwanda / Music from the Film

« Hôtel Rwanda » est un film basé sur l’histoire vraie d’un gérant d’hôtel qui sauva des milliers de réfugiés lors du génocide perpétré dans ce pays, il y a aune dizaine d’années. La musique qui accompagne l’histoire est donc grave et solennelle comme le sujet qu’elle illustre. Un objet hybride qui hésite entre différentes partitions de musique ‘illustrative’ typiques des films américains (« Interhame Attack », « Finale », « Ambush », « Children Found »). Hors du contexte de la salle de cinéma, elles sont d’ailleurs d’un intérêt limité. On a droit aussi à quelques chansons au pathos élevé comme le « Million Voices » de Wyclef Jean (bon morceau mais production aseptisée) ou le « Nobody Cares » de Deborah Cox (convenu mais réussi). La palme du tire-larmes nauséabond revenant sans aucun doute à « Ne me laisse pas seule ici » de Tilly Key. Les chansons moins formatées procèdent de quelques artistes africains comme Yvonne Chaka Chaka (pour l’efficace morceau pop « Umqombothi ») ou encore Bernard Kabanda responsable d’une belle rumba acoustique. Paradoxalement, c’est « Whispered Song », une compo inquiétante interprétée interprété par un artiste non crédité qui sort du lot. ET pour cause, elle évoque avec un minimum de moyens pour un maximum d’effets, l’horreur de l’extermination d’un million de personnes.
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