Pour Bodega, tout est à l’intérieur de l’aquarium

Prévu le 9 octobre chez Chrysalis Records, « All Inside Aquarium » marque un changement de cap pour BODEGA. Après trois opus nourris par l’héritage post-punk de Talking Heads, Sonic Youth ou des B-52s, le quintette new-yorkais privilégie un rock plus…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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mardi, 17 décembre 2013 18:22

David Crosby se lance dans le Croz…

« CROZ », c’est le titre du nouvel album de David Crosby qui sortira le vendredi 27 janvier 2014. Il s’agit de son premier opus, depuis « Thousand Roads », paru en 1993.

Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours de Mark Knopfler (Dire Straits) à la guitare, pour le single « What’s broken ». Et c’est en écoute sur Soundcloud
https://soundcloud.com/idesign-productions/whats-broken/s-NCakv

Découpé en 11 pistes, cet elpee a été co-produit par Daniel Garcia. 

http://www.davidcrosby.com/

https://www.facebook.com/OfficialDavidCrosby

https://twitter.com/thedavidcrosby

 

 

dimanche, 31 décembre 1995 02:00

Anthology I Free as a bird

Qui donc n'a pas encore entendu parler, en bien ou en mal, du premier volume de cette anthologie consacrée aux Fabulous Four? Pas question cependant de nous transformer en serviles encenseurs ni en dénigreurs aveuglés de principes. Pas la peine, non plus, de vous raconter cent fois les mêmes salades biographiques mille et une fois rabâchées. Ce n'est pas notre rôle. Allons donc à l'essentiel. Que vaut ce box ‘compilateur’ ? Quel est son véritable intérêt? Une chose est sûre, si vous êtes un ‘beatlemaniaque’, vous ne pouvez passer à côté de ce double CD, parce qu'il recèle 60 fragments partagés entre versions inédites, démos, "live", bootlegs (enregistrements pirates, si vous préférez), raretés, sessions de radio ou TV, extraits de collections privées et commentaires des artistes. Une véritable aubaine pour les inconditionnels. Mais une petite déception pour monsieur tout le monde. Reste donc cette chanson qui fait déjà fait couler tellement d'encre: "Free as a bird". Composée par John en 77, elle n'était demeurée qu'au stade de projet. Et sous la houlette de John Martin, de Geoff Emerick et de Jeff Lynne (ELO), elle a été retravaillée par Paul, George et Ringo, non pas dans les célèbres studios d'Abbey Road, mais dans ceux de Mc Cartney. Une chanson qui devrait être suivie par deux autres, conçues dans le même esprit et suivant la même technique. Deux inédits dont la sortie est prévue pour l'année prochaine. Programmés en même temps que les deux autres "Anthology". Faut pas rêver! "Free as a bird", n'en déplaise aux censeurs, est une composition au feeling unique, une petite perle de pop song hymnique, contagieuse dont seuls les Beatles ont  gardé jalousement le secret. A croire que lors des sessions d'enregistrement, l'âme de John était présente... Et si vous n'avez pas encore eu le loisir de découvrir la vidéo, tournée par Jo Pytka, réputé pour la qualité de ses tournages publicitaires (Nike et Pepsi, pour ne pas les citer), sachez que ce remarquable clip épingle la bagatelle de plus de 80 références à l'histoire des Beatles. Un véritable puzzle!

 

dimanche, 31 décembre 1995 02:00

See ya in tia juana

Descendant de la tribu Guarani, Martin Bisi est avant tout un drummer de formation. Dans un passé, plus ou moins récent, il a travaillé en compagnie de Lee Ranaldo (Sonic Youth), de Fred Frith et de Sandra Seymour pour concocter un album composé exclusivement de covers, "Creole mass". C'est d'ailleurs par une reprise que s'ébroue ce "See ya in tia juana", "Susie Q", popularisée par le célèbre Creedence Clearwater Revival. A travers sa musique, Martin tente de ressusciter l'âme et la poésie de l'Amérique du Sud, née de la rencontre entre la culture indienne et espagnole. Ce qui explique pourquoi la plupart de ses chansons sont interprétées dans la langue de Cervantès. Hormis l'entrée en matière, les trois autres fragments de cet album ont été enregistrés "live". Bisi y est entouré de quatre filles. Las Cochinas, parmi lesquelles on retrouve Sandra Seymour. Une sorte de noisy punk revu et corrigé par le psychédélisme de la West Coast du début des seventies. Pensez à Jefferson Airplane et à Quicksilver Messenger Service. Une trame mélodique qui devient au fil du sillon envoûtante, nonobstant le dialogue soutenu échangé en espagnol entre Martin et Sandra Hamburg.

 

dimanche, 31 décembre 1995 02:00

Divinities / Twelve dances with god

Compositeur/flûtiste/chanteur/guitariste/showman du légendaire Jethro Tull, Ian Anderson vient d'enregistrer, à la demande d'EMI, un disque de musique totalement instrumentale. De musique de chambre pour flûte et orchestre, si vous préférez. Une formule, à première vue très classique, mais qui par le soin apporté aux arrangements prend une tournure plus contemporaine. Des arrangements que se partagent Leon Philipps, Andrew Giddings, nouvelle pièce maîtresse du Tull, et bien sûr Ian Anderson, qui cumule pour la circonstance les fonctions de producteur. Un excellent exercice de style qui témoigne de l'intérêt porté par Anderson aux différentes formes de religions et de cultures, mais exercice totalement à contre-courant de notre époque. Découpée en douze mouvements, caractérisée par le recours à la clarinette, le hautbois, le violon, le violoncelle, la harpe, le cor, la trompette et bien sûr les différentes flûtes que se réserve l'artiste, cette œuvre se rapproche davantage des envolées atmosphériques ‘mikeoldfieldiennes’ que du format classico/rock épousé par le célèbre single "Bourée" en 1969. A conseiller vivement aux mélomanes dont l'horloge n'est plus que "Living in the past"...

vendredi, 13 décembre 2013 10:12

Defend Yourself

Quatorze longues années que Sebadoh n’avait plus enregistré d’album. Début 2013, il avait bien publié un Ep, mais pas de véritable long playing. Bien sûr, Lou Barlow n’a pas chômé depuis. Outre ses projets Sebadoh, Sentridoh et Folk Implosion, il est également revenu chez Dinosaur Jr. En compagnie duquel, il a participé à la dernière tournée. Sans oublier ses expériences en solitaire ou ses multiples collaborations.

En lisant les nombreux articles consacrés à son dernier opus, j’ai cru comprendre que ce disque ne valait pas un clou. Comme d’hab’ votre serviteur va marcher à contre-courant. Ben oui, quand l’œuvre d’un artiste confirmé est encensée par condescendance, j’ai tendance à tirer à boulets rouge sur le produit de consommation. Mais quand elle est injustement critiquée, je cherche tout simplement à remettre les pendules à l’heure.

Bref, vous l’avez compris, « Defend Yourself », le nouvel elpee de Sebadoh tient parfaitement la route. Et il est même excellent. On est loin du long playing éponyme datant de 1999, sans grande consistance. Faut croire qu’après une rupture de couple, Barlow se sent pousser des ailes. Les lyrics de cet opus traitent d’ailleurs de son divorce, mais également du nouvel élan qu’il a donné à sa vie, en compagnie d’une autre petite amie. Des sentiments de chagrin, de colère, de douceur et d’espérance, qu’il reflète à travers sa musique. Une musique lo fi bruitiste, vibrante, énergique, à la fois déstructurée et mélodieuse qui revient aux racines de Sebadoh. Même la production est DIY. Parmi les 13 pistes de cet album, j’épinglerai « Beat », attaqué dans l’esprit de Guided By Voices, l’enlevé et exotique « Inquiries », sorte de Led Zeppelin minimaliste, le rafraîchissant « State of mine », caractérisé par son rythme galopant, le mid tempo « Listen », une compo empreinte de tendresse et surtout le plus acoustique et bouleversant, « Let it out ». Probablement le sommet de l’opus. Encore que les puristes préféreront les plages les plus discordantes, joyeuses et bruyantes. A l’instar d’« Oxygen » ou du final « Separate ».

Si Lowenstein a repris son rôle à la basse, les drums sont assurés par l’ex-Fiery Furnaces, Bob d’Amico. C’est le quatrième musico à se charger des fûts, depuis la naissance de Sebadoh.

Sans quoi, « Defend Yourself » figurera certainement dans mon Top 20 de l’année.

 

vendredi, 13 décembre 2013 10:09

Everybody’s got it easy but me

The Intelligence, c’est le projet de Lars Finger, également drummer chez A Frames. Mais pas seulement, puisqu’il milite aussi chez Thee Oh Sees. Ainsi fin 2011 et début 2012, il avait participé aux sessions d’enregistrement de « Carrion Crawler/The Dream ». Ce qui explique pourquoi, John Dwyer et Brigit Dwason lui ont renvoyé l’ascenseur. A ce jour The Intelligence a publié la bagatelle de 7 singles, 5 split singles, deux Eps et 7 elpees. Excusez du peu. Une formation qui pratique une sorte de rock-garage-post punk nerveux qui puise probablement son inspiration chez PI.L, Devo, Sebadoh, les Pixies et Weezer. Electriques, semi ou carrément acoustiques, les riffs de guitare sont énergiques, excitants et anguleux. Parfois menaçants aussi. La ligne de basse est énigmatique. Les drums arides. Et quelques touches de synthés ou d’orgue vintage viennent circonstanciellement épicer le tout. L’elpee recèle une cover du « Little town flirt » de Del Shannon, qui respecte l’esprit doo wop de la version originale. Mais malgré toutes ces caractéristiques peu accueillantes, les compos passent aisément la rampe. A cause du sens mélodique constamment préservé. Un chouette petit album !

 

vendredi, 13 décembre 2013 10:21

Dance to the end (Ep)

Premier Ep pour ce quatuor bordelais qui dans la foulée de sa sortie, avait remporté le Tremplin ‘Aqui l’Tour’. Cinq titres particulièrement soignés qui puisent essentiellement leurs sources outre-Manche. A cause des cordes de guitares. Le plus souvent tintinambulantes, elles me font penser tantôt à And Also The Trees, Foals ou encore Two Door Cinema Club. « Turn me on », tout d’abord. Une compo néanmoins cuivrée par une trompette et au cours de laquelle les inflexions vocales du chanteur évoquent curieusement Sting. « Children » ensuite, une plage imprimée sur un mid tempo. Et encore « Swing », un morceau caractérisé par des changements de tempo et des accords de gratte chatoyants. Si « HMR » est plus swinguant, voire syncopé, dans l’esprit de Jam, la piste finale, « Ocean », lorgne plutôt du côté des States. Et de Nada Surf, en particulier. A cause des harmonies vocales alternées, des envolées électriques plus marquées et même du sens mélodique. Un excellent début !

vendredi, 13 décembre 2013 10:06

Wisdom of Crowds

Bruce Soord, tête pensante de Pineapple Thief, et Jonas Renkse, fondateur et chanteur de Katatonia, ont donc décidé d’enregistrer ensemble. Et « Wisdom of crowds » constitue le résultat de leur collaboration. Paradoxalement, à première écoute, on pense à la rencontre entre Archive et Depeche Mode. Mais les nuances sont bien plus subtiles qu’elles n’y paraissent. D’abord le poids de l’électro est quand même conséquent. Sans pour autant négliger les parties de guitare. Atmosphériques sur les plages les plus mélancoliques. A l’instar des ballades « Pretend » et « Centre of gravity ». Percutantes lors des pistes à caractère indus. Comme sur « The light » et « Radio star ». Acoustiques également. Sur « Frozen north », une piste violentée par des envolées indus puissantes auxquelles viennent se joindre des interventions de violon. L’opus recèle des plages qui seraient probablement devenues des hits, si elles avaient été interprétées par Depeche Mode. Et je pense tout particulièrement à « Pleasure » ou au discoïde « Slacked naked », des titres sur lesquels la voix de Jonas emprunte certaines inflexions à Dave Gahan, alors qu’en général son timbre campe un hybride entre Guy Garvey (Elbow) et Paddy McAloon (Prefab Sprout). Le disque s’achève par une longue plage de 12’, une compo qui fait un peu la synthèse de l’œuvre, tout en lorgnant vers Paradise Lost. Ah, oui, il y a un bonus track. Encore une ballade. Pas vraiment utile. Sans quoi, si ce « Wisdom of Crowds » ne brille pas par son originalité, il reste agréable à écouter…

 

Ce 21 février 2014 Parlophone rééditera « Your arsenal », album de Morrissey paru en 1992. Le disque sera accompagné d’un Dvd consacré à un concert inédit datant de 1991.

Your Arsenal Definitive Master CD tracklisting:

1. You're Gonna Need Someone On Your Side
2. Glamorous Glue
3. We'll Let You Know
4. The National Front Disco
5. Certain People I Know
6. We Hate It When Our Friends Become Successful
7. You're The One For Me, Fatty
8. Seasick, Yet Still Docked
9. I Know It's Gonna Happen Someday
10.Tomorrow  (US Mix)*

DVD (with CD only). Previously unreleased concert:

1. November Spawned a Monster
2. Alsatian Cousin
3. Our Frank
4. The Loop
5. King Leer
6. Sister I'm A Poet
7. Piccadilly Palare
8. Driving Your Girlfriend Home
9. Interesting Drug
10.We Hate It When Our Friends Become Successful
11. Everyday Is Like Sunday
12.My Love Life
13.Pashernate Love
14.The Last Of The Famous International Playboys
15.Asian Rut

Encore 1:

16.Angel, Angel, Down We Go Together
17.Suedehead

Encore 2:

18. Disappointed

Vinyl tracklisting:

Side 1:

1. You're Gonna Need Someone On Your Side
2. Glamorous Glue
3. We'll Let You Know
4. The National Front Disco
5. Certain People I Know

Side 2:

1. We Hate It When Our Friends Become Successful
2. You're The One For Me, Fatty
3. Seasick, Yet Still Docked
4. I Know It's Gonna Happen Someday

5. Tomorrow  (US Mix)*

 

mercredi, 04 décembre 2013 02:00

De l’autre côté de la barrière blanche…

Soirée garage ce 4 décembre 2013 au Vk* de Bruxelles, puisque se produisent, dans le cadre de l’Autumn Falls, Mountain Bike, Night Beats, White Fence et Ty Segall. Sachant que les hostilités commencent à 19h45, Ludo et votre serviteur décident de prendre la route suffisamment tôt. Pas de souci, on débarque à Molenbeek, vers 19h20. Mais fâcheux contretemps, trouver une place de parking est une véritable galère. Après avoir sillonné les artères en long et en large, on déniche finalement un emplacement, chaussée de Mons. Un peu de marche, et il est 20h10, quand on pénètre au sein du Vaartkapoen…

Malheureusement, vu l’heure d’arrivée, on n’a pu assister au concert de la formation belge Mountain Bike. Alors place à Night Beats. Un trio établi à Seattle qui a publié son deuxième elpee cette année, « Sonic Bloom ». Référence à Sonic Boom, pseudo de Peter Kember, le cofondateur de Spacemen 3 ? Probablement. Mais dans les grandes lignes, car si le band puise son inspiration dans le psyché garage, il lorgne surtout vers The 13th Floor Elevators. Encore que les sonorités de guitare me font parfois penser au groupe insulaire Gun, un combo qui avait gravé un hit en 1968, « Race with the devil ». Les trois musicos portent des cheveux longs comme à cette époque. Et fatalement, leur musique trempe dans le revivalisme de cet acabit. Les moments les plus mélodiques sont vraiment bien ficelés et la basse peut se révéler hypnotique. Le drummer frappe comme un malade ; si bien que régulièrement un roadie doit venir remettre son matos en place, parce qu’il se disloque. Malheureusement, les envolées acides manquent quand même de fil conducteur et on se demande parfois où elles veulent nous conduire. Paraît que sur disque, le trio offre un visage plus séduisant. Bref, s’il a manifestement du potentiel, il doit encore bosser pour vraiment s’imposer dans le circuit.

White Fence, c’est le projet de Tim Presley. On raconte qu’il serait issu de la famille du King. C’est à vérifier. Une chose est sûre, il est aussi prolifique que Ty Segall. Les deux artistes sont d’ailleurs très amis et ont enregistré ensemble un album, « Hair », l’an dernier. Depuis 2010, il a d’ailleurs publié six elpees, sans compter les Eps et les collaborations diverses. Sur les planches, il est soutenu par un bassiste coiffé d’une casquette de marin, d’un drummer et d’un second gratteur qui caresse une douze cordes à manche scié le plus souvent à l’aide d’un bottleneck ; il est, en outre, également préposé aux bidouillage électroniques. Un peu timoré, malgré des paillettes autour des yeux, il communique l’aspect space rock aux compos. Tim arbore un coupe de cheveux plutôt mod. Il porte un pull blanc torsadé et tient sa guitare très haute sur la poitrine. Honnêtement, je dois avouer avoir éprouvé des difficultés à entrer dans leur set. D’abord la voix de Presley n’est pas assez mise en valeur à mon goût, et puis il y a ces brisures constantes dans le rythme qui ne facilitent pas l’accroche. Pourtant, après 20 bonnes minutes, je perçois le fil conducteur. Enfin s’il y en a un. En fait, le franc tombe. Le spectre du Velvet Underground apparaît. Et tout se clarifie. La barrière blanche tombe alors, si vous préférez. Mais si les mélodies sont bien présentes, elles éclosent entre les envolées expérimentales. Manifestement, White Fence est un groupe underground, et pour apprécier sa musique en ‘live’, il est indispensable d’en écouter d’abord ses disques…

Lors du concert conjugué de Kurt Vile et de Scout Niblett, on m’avait mis la puce à l’oreille. Ty Segall et ses acolytes se produiraient assis. Et lors de l’installation du matos, cette rumeur se confirme. Un drummer s’installe de profil, à droite. Son kit de batterie est minimal : une caisse claire, un tom basse et une cymbale. A gauche, se plante un bassiste. Et au milieu Ty Segall et Sean Presley (NDR : le frère de l’autre ?) aux grattes acoustiques électrifiées. Ces deux musicos chantent et ce dernier se met parfois à siffloter. Quand ils conjuguent leurs voix en harmonie, il faut avouer qu’il y a de quoi tomber sous le charme. Curieux de se produire sous cette configuration, car les compos ont la pêche. La première partie du concert privilégie les titres du dernier opus, « Sleeper ». Segall court même prendre la place du batteur pour « The man man ». Souriant, Ty a un physique qui me fait penser à celui de Kurt Cobain. En plus enveloppé. Il secoue régulièrement sa tignasse en grattant son instrument. Les deux sixcordistes y sont impressionnants de maîtrise. Leur manière d’électrifier leurs cordes acoustiques à l’aide des pédales est absolument épatante. Et le quatuor finit par libérer un groove dévastateur. Simplement, Ludo, notre photographe et votre serviteur sont collés contre l’estrade. Or les mouvements de foule commencent à s’amplifier. Les gobelets de bière à voltiger. Le crowdsurfing s’invite aux réjouissances, mais surtout les bousculades débridées. Ca pogote sec, certains spectateurs manquent d’être piétinés dans la cohue ; mais sous les coups de boutoir, nos vertèbres commencent à encaisser. Une situation qui nous force à battre en retraite. Or, vu la hauteur du podium et l’affluence (NDR : c’est sold out, donc il doit y avoir 600 spectateurs), on ne voit plus rien. On entend, c’est chouette, mais le concert n’a plus la même saveur. Il y a bien eu un rappel et puis, on a vu deux fans ressortir avec la guitare que Ty leur avait offerte. Sympa. Sauf pour les conditions du spectacle. A revoir dans d’autres circonstances…

Autumn Falls

Mountain Bike + Night Beats + White Fence + Ty Segall

(Organisation Vk* + Toutpartout + Heartbreaktunes)

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