Sparks dans la lune

Sparks, éternel laboratoire de la pop, poursuit son exploration de territoires inédits. Après plus de cinq décennies passées à bousculer les codes musicaux, Ron et Russell Mael ajoutent un nouveau chapitre singulier à leur parcours en publiant Live On The…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Ora Cogan
Guns N Roses
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Battery

Etonnant! Aveo nous vient de Seattle, mais pratique une musique taillée dans la britpop la plus pure. Essentiellement inspirée par les Smiths, pour ne rien vous cacher. Même le timbre vocal de William Wilson campe un hybride entre celui de Morrissey et de Paul Weller. Pour enregistrer ce deuxième elpee, le trio a reçu le concours de Phil Ek (Pretty Girls Make Graves, Built to Spill, Modest Mouse), à la production. Un disque fort agréable à écouter, dont les mélodies contagieuses empreintes de mélancolie douce-amère, à l’esthétisme glacé, sont régulièrement imprimées sur un tempo new wave. Seuls deux fragments s’écartent légèrement de l’ensemble. Tout d’abord « The idiot on the bike ». Un morceau de power pop particulièrement agité, légèrement teinté de psychédélisme, réminiscent de Jam et des Buzzcocks. « 3:33 a.m./ the insomnia waltz », ensuite. Une valse (NDR : of course !) qui emprunte l’emphase du mythique et défunt Strangelove…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Acquired taste

L’an dernier cette formation gantoise avait commis un Ep fort prometteur. Intitulé « History make science fiction », les six titres de ce morceau de plastique oscillaient du jazz au folk en passant par le blues et la pop. Si la trame de base est demeurée identique, la solution sonore du premier opus a pris de l’amplitude. Et puis un petit côté rétro, désuet, cabaret, qui le rend fort attachant. Et en particulier sur « Conversation strike error », un fragment imprimé sur un tempo charleston et balayé par un accordéon et un clavier musettes. « (That’s a) long story », également. Un morceau qui flirte tour à tour avec le ragtime, le rock n’ roll, et le charleston. Et puis le minimaliste « Walk with me ». Limité à la guitare sèche, au banjo et à la voix, il aurait pu carrément être gravé sur un 78 tours. La voix de Bert Ostyn évoque de plus en plus un hybride entre celle de John Wetton et Mark Olivier Everett (Eels). Titre le plus pop, « Acquired taste » épouse la sensibilité mélodique contagieuse du trio californien. En plus allègre ! Lorsqu’on parle de John Wetton, on ne peut s’empêcher de penser à King Crimson. Celui de « Lark’s tongue in aspic ». Qui manifeste une flambée d’adrénaline sur le surprenant « Copy in black and white », nonobstant ses accès de guitare syncopés, funkysants. Et lorsqu’on évoque le Roi Cramoisi, on ne peut s’empêcher de penser à la prog. Qu’embrasse l’échevelé, swinguant « People of the pavement », dans l’esprit de Nice, « I’ve been there (old love never dies ») » dans celui de Curved Air (NDR: sans Sonja Kristina), tout en conjuguant envolées de claviers et de violon. Un violon que Renaud Ghilbert peut mettre à la sauce « Django Reinhart » ou tout simplement lui donner des accents tsiganes. A l’instar d’I am fan », ou de la ritournelle « Let’s go », imprimée par le rythme du piano. Celtiques aussi. Sur le beatlenesque « In her head » (Perry Rose ?). L’elpee ose même un titre expérimental. En l’occurrence, le boogie insolite « Twisted ». Et on n’et pas encore au bout de nos surprises, puisque « It could be » réalise la fusion entre le flamenco et le funk. Toutes des caractéristiques susceptibles, à tout instant, de déraper dans le jazz acoustique. C’est ce qui fait le charme de cet elpee.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

The slow wonder

Premier album solo pour Carl Newman, principal compositeur chez les New Pornographers. Il s’y réserve même 80% de l’écriture. Et paradoxalement, l’absence de son comparse, Dan Bejar, est instantanément palpable. En fait, tout au long de cet opus, l’aspect psychédélique a été négligé. Pour laisser place à de la power pop à la fois soignée et contagieuse. Parfois aussi hymnique. En 11 fragments pour 34 minutes, Carl démontre tout son art à maîtriser le sens mélodique. Tout en posant un regard personnel et ironique sur le monde contemporain. Qu’il transpose dans ses lyrics, un peu à la manière de Ray Davies (Kinks). Des lyrics chantés de son timbre presque falsetto, accompagné le plus souvent de Sarah Wheeler, qui prend en quelque sorte le relais de Neko Case. Ensemble, ils participent ainsi à la confection d’harmonies vocales impeccables. Un peu comme chez Fountains of Wayne ou Big Star. La guitare a même son mot à dire. Ou encore Ben Folds Five, sensation accentuée par le recours à un piano sonore (l’uptempo « On the table »). Finement ciselés, les arrangements peuvent également se révéler somptueux. A l’instar du légendaire ELO. Et je pense tout particulièrement à « 35 in the shade » et à l’excellent « The town halo », dont le tempo est tramé par un violoncelle. Des Nits également. Petite musique de chambre « Come crash » bénéficie ainsi du concours de cordes et de cuivres. Tout en s’écartant de l’ensemble, deux plages méritent une mention particulière. Tout d’abord « Secretarial », new wave ensoleillée réminiscente des Cars. Et puis l’énigmatique et menaçant « The battle for straight time », fruit d’une collision imaginaire entre les Pixies et Guided By Voices.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

50 Foot Wave

Kristin Hersh est de retour! Pas en solitaire, ni en compagnie de Throwing Muses, mais au sein d’un nouveau projet : « 50 Foot wave ». Mais pourquoi plus Throwing Muses, puisque l’an dernier le combo avait effectué un come-back remarqué et remarquable ponctué d’un opus éponyme ? Parce que son fidèle drummer, David Narcizo, ne supportait plus la vie en tournée. Et il a donc été remplacé par l’ex Chalk Farm, Rob Ahlers. A contrario, Bernard Georges est toujours préposé à la basse. Mais quelle est donc la différence entre les deux formations ? 50 Foot Wave est réduit à la formule du trio. Objectif : rendre la musique plus sauvage, plus féroce, plus basique, plus métallique, plus immédiate. Et hormis le complexe et intense « Dog Days », réminiscent du début des Muses, les cinq autres fragments de cet Ep traduisent parfaitement cet état d’esprit ; « Clara Bow » épousant même les intonations sarcastiques d’un Pixies. Sans quoi le timbre vocal élastique, excentrique, gémissant et versatile de Kristin alimente toujours la solution sonore avec la même passion. Le groupe a même l’intention d’accoucher ( ?!?!?) d’un Ep tous les 9 mois… Kristin est aujourd’hui âgée de 37 ans. Elle est à la tête de 5 albums solo, 11 commis pour les T.M. ainsi que de quelques Eps et singles. Et apparemment, en se lançant dans l’aventure de 50 Foot Wave, elle n’a pas envie d’en rester à ce stade...
samedi, 07 février 2009 13:46

La mouche humaine ne volera plus...

Lux Interior, de son vrai nom Eric Lee Purkisher, est décédé ce 4 février 2009, à l’âge de 62 ans. Il s’est éteint des suites d’une insuffisance cardiaque dans un hôtel de Glendale, sis à 15 kilomètres de Los Angeles, en Californie. Il était le chanteur et showman du groupe mythique les Cramps, qu’il avait fondé en compagnie de sa compagne et guitariste Poisin Ivy Roscharch. Une formation newyorkaise née en 1975 et responsable d’un style qu’on va appeler le psychobilly, style née d’un mélange de rockabilly, de psychédélisme garage, de surf, d’énergie punk ainsi que d’imagerie de films de série B et de films d’horreur. Changeant de label à pratiquement chaque album (les Cramps ont commis 13 elpees en tout !), le combo jouissait d’une réputation scénique sulfureuse. Uniques et dévastatrices, les prestations s’achevaient parfois dans un chaos indescriptible, Lux n’hésitant pas à se fondre dans le public, micro à la main, lorsqu’il n’entrait pas en transe comme s’il était possédé par un esprit vaudou. On retiendra également quelques uns de ses singles qui ont marqué l’histoire du rock’n roll, comme « Garbage man », « The way I walk » et puis l’incontournable « Human fly ». Enfin, pour votre info, sachez que Lux et Posoin nous avaient accordé le privilège d’une interview en 1998. Voici le lien de cet article : http://www.musiczine.net/fr/index.php?option=com_alphacontent&section=2&cat=12054&task=view&id=1274&Itemid=36

 

mardi, 03 février 2009 01:00

Everybody wants a way out

Cette formation américaine nous vient de l’Ohio. De Toledo, très exactement. Un quintet qui n’a pas hésité à se proclamer ‘le meilleur groupe psychédélique du monde’. Bonjour les grosses têtes ! Et « Everybody wants a way out » constitue déjà leur quatrième album. En fait leur musique est essentiellement revivaliste. Bien fichue, mais revivaliste quand même. Puisant son inspiration chez les Beatles circa « Magical Mystery Tour », les Byrds, le Move, le Floyd (NDR : du bout des doigts de pied) et éventuellement des Pretty Things ainsi que de The Move. On peut y ajouter les Hollies pour les harmonies vocales (NDR : ce n’était pas une formation psychédélique). Deux titres sortent quand même de ce contexte. Tout d’abord l’étrange « Sad little girl » et puis l’allègre « Merely stacking chairs ». Plus psychés dans l’esprit contemporain, aussi. Pensez au label Elephant 6 (Neutral Milk Hotel, of Montreal, Apples In Stereo, etc.) Pour le reste, sitar, bandes passées à l’envers, guitares chatoyantes, bringuebalantes, triturées, mélodies lysergiques ou sinusoïdales, le tout caressé d’harmonies vocales limpides, servent de canevas à des compos qui sont un peu datées. On a même droit à deux titres plus prog. Tout d’abord le slow très seventies « Hard line » et puis le bluesy et menaçant « Play the hear back ». Anecdotique !

 

mardi, 03 février 2009 01:00

The Bairns

Cet album est paru en 2007, mais il n’a été distribué sur le Vieux Continent que l’année suivante. A cette époque, la formation était exclusivement féminine. Depuis, la pianiste Belinda O’Hooley a cédé le relais à Stef Conner. « The Bairns » constitue leur deuxième opus et il fait suite à « Cruel sister », sorti en 2005. Si les quatre membres de la formation se partagent les vocaux, c’est Rachel qui assure le chant principal. D’un timbre délicat, d’une grande pureté, mais grevé d’un accent du Nord-est de l’Angleterre (NDR : le quatuor est originaire de Northumbria), lorsqu’elle n’interprète pas carrément ses lyrics en dialecte local. Des textes sombres, dramatiques, émouvants, qui traitent aussi bien d’amour perdu, de violence conjugale que de mortalité infantile. Bref, pas de quoi faire la fête. La plupart des chansons s’inspirent ainsi de morceaux traditionnels, même si on y retrouve des compos personnelles et une cover bouleversante du « Sea song » de Robert Wyatt. Si basiquement Rachel Unthank & The Winterset puise dans l’héritage du folk typiquement britannique et en particulier chez Fairport Convention, leurs morceaux sont tantôt teintés de jazz, de blues, de cabaret, de classique, de pop voire de musique contemporaine, quand ils n’adoptent pas un profil de berceuse d’enfants. On a même droit à de réguliers exercices de style a cappella. Les harmonies vocales sont d’ailleurs absolument époustouflantes, même si elles peuvent parfois se révéler glaciales. Si le(s) violoncelle(s), le piano et le(s) violon(s) se partagent l’essentiel de l’instrumentation, l’une ou l’autre compo implique de l’ukulélé, un zeste de guitare et une double basse. Le tout enrichi d’arrangements irréprochables et circonstanciellement enrobé d’orchestrations majestueuses. Un seul reproche : le climat qui baigne tout au long des quinze plages de cet elpee : morose, mélancolique, presque sordide. Il y a bien un soupçon de valse (« Blue bleezing blind drunk »), de jigue (« Blue Gaen’ Oot O’ The Fashion ») et d’allégresse (« My Donald »), des tentatives de changement de rythme (NDR : le mid tempo est parfois toléré), mais les longues mélopées finissent par vous flanquer le bourdon. Dommage, car c’est un disque absolument irréprochable…

 

lundi, 30 septembre 1996 02:00

Ne pas brûler les étapes

Si Brian Molko, le leader de Placebo s’exprime dans un français quasi parfait, c’est qu’il a vécu une partie de sa jeunesse au Luxembourg, comme les deux autres membres d’un groupe qui compte un bassiste suédois. Tout cela n’empêche pas Placebo d’être une formation très anglaise, même si –et ce n’est pas un canular !– elle vient de refuser de faire la couverture du Melody Maker ! Une première question à laquelle Brian Molko, notre interlocuteur, ne pouvait échapper…

Accepter de faire la couverture d’un tel magazine à un moment inopportun, c’est risquer de raccourcir, de compromettre, l’existence d’un groupe. Il ne faut pas brûler les étapes. Cette occasion se représentera à un moment plus propice, nous en sommes persuadés. Avant de signer notre contrat avec le label, nous nous sommes accordé 6 mois de réflexion. Un laps de temps que nous estimons indispensable avant de nous engager. Nous avons rejeté des tas d’offres, parfois alléchantes. Entre-temps, nous avons même opté pour la distribution indépendante. Nous ne prenons une décision que lorsque nous estimons qu’elle nous convient parfaitement, après mûre réflexion. Disons que nous préférons prendre des risques à long terme, plutôt que d’abattre nos meilleures cartes dans la précipitation…

En entretenant une image ambiguë et androgyne, un peu comme Marc Bolan de T. Rex le faisait début des 70’s, ne cherches-tu pas à réinventer l’esprit du glam ?

Pas consciemment, en tout cas. Jouer dans un groupe permet de dissimuler certains aspects de sa personnalité et de les exagérer pour manifester une certaine ‘distorsion dramatique’. Sur scène, on a l’opportunité de faire des choses qu’on n’oserait pas ou qu’on ne pourrait pas réaliser dans la vie réelle.

Tes chanteuses préférées sont Janis Joplin et Kristin Hersh. Pourquoi ? As-tu une perspective, disons, féminine de la composition ?

D’un point de vue vocal, ces deux femmes figurent, j’imagine, sur la liste des artistes qui m’ont marqué. Il y en a d’autres comme Polly Harvey, Kim Gordon de Sonic Youth, David Surkamp de Pavlov’s Dog ou Fergal Sharkey des Undertones. Leur timbre est assez haut, et tous ceux-là ont certainement inspiré les chanteurs dont le registre évolue dans les aigus.

A l’instar du punk, la musique de Placebo semble particulièrement énergique et agressive. Pourtant, votre style est davantage américain que britannique. Explication ?

Dans le recours à la guitare, je reconnais une influence majeure américaine, mais notre mentalité reste fondamentalement britannique. En fait, le mouvement punk qui nous a frappés, n’est pas celui qui a explosé en Angleterre en 76/77, mais plutôt la vague post-punk qui a sévi à New York fin des 70’s, début des 80’s ; celle de Sonic Youth, Swans et consorts… Maintenant, tout est fonction de l’attitude adoptée par l’auditeur. En Angleterre, nous sommes assimilés à la vague retro. Le succès récolté par la britpop s’inscrit dans ce contexte. Mais nous ne calquons pas notre répertoire sur celui d’un passé, aussi illustre soit-il. Nous avons digéré nos influences pour en extraire quelque chose de personnel, de nouveau.

Tu sembles intéressé par la vulnérabilité et la fragilité de la condition humaine. Dans une chanson, tu dis que depuis ta naissance, tu as commencé à te déprécier… As-tu peur de vieillir ? De contracter le ‘sida de l’âge’ ; comme tu l’écris si bien ?

Ce sont plutôt des métaphores nostalgiques qui traduisent la perte de l’innocence de notre enfance. C’est aussi la raison pour laquelle, nous aimons recourir aux instruments d’enfants, car ils dégagent des sonorités spécifiques… et une naïveté émotionnelle prodigieuse. C’est un peu comme lorsque j’ai entendu pour la première fois PJ Harvey. J’ai senti qu’une émotion nue, pure, une sensibilité très vulnérable s’en dégageaient. Nous essayons d’éliminer l’ironie et le sarcasme par la musique

Merci à Vincent Devos

(Article paru dans le magazine Mofo n° 46 de septembre 1996).

 

mardi, 27 janvier 2009 01:00

Ode to J. Smith

Lorsque Travis sort son premier album en 1997, on ne peut que tomber sous le charme de leur musique à la fois énergique, électrique et mélodique. Même Oasis se proclame fan du groupe. Ce qui explique sans doute pourquoi la presse britannique va comparer leur « Good Feeling » au « Definitely Maybe » de la bande aux frères Gallagher. Et puis, on ne sait pas trop pourquoi, la formation écossaise va s’évertuer à rechercher la pop song parfaite. En oubliant ce qui avait fait sa marque de fabrique. Bien sûr, des hits comme "Why Does It Always Rain On Me?" ou encore “Sing” vont faire un malheur dans les charts. Et des groupes comme Keane, Coldplay ou encore Starsailor vont reprendre leur concept originel à leur compte. Et Travis alors ? Ben, il continuera bien à sortir des disques ; mais il sera incapable de se remettre en question et deviendra un autre groupe de

« Ode to J. Smith » constitue donc son sixième opus. Un elpee au cours duquel le combo écossais s’est enfin réconcilié avec la fée électricité. Enfin, sur la moitié de l’opus. A l’instar de « Chinese blues » contaminé par un son sale et hanté un piano omniprésent. Du titre maître déchiré entre angélisme et agitation. Du vivifiant « Something anything », une plage très rock, caractérisée par ses rythmes contrastés. De « Broken mirror », réminiscent de Radiohead circa « The bends ». Malheureusement, sur la seconde partie de l’album, l’intensité faiblit. Il y a bien encore ça et là quelques nappes de brouillard d’électricité. Mais aussi et surtout des ballades (« Quite free » aurait même pu figurer au répertoire de Coldplay !), des berceuses mélancoliques ou allègres. Un clin d’œil adressé aux Thrills (« Last words »). Mais plus rien de vraiment transcendant. 

 

mardi, 27 janvier 2009 01:00

The Hive

Greg Weeks, c’est le leader de la formation Espers. Mais parallèlement à cette aventure, il milite chez The Valerie Project et poursuit différents projets. Dont un en solitaire. Qu’il accomplit depuis 1998. « The Hive » constitue donc déjà son quatrième elpee solo. Un disque qu’il a enregistré dans son home studio, à l’instar du précédent opus d’Espers, « II ». Un studio qu’il a équipé de machines analogiques. Outre celles à la pointe de la technologie, dont il disposait déjà. De manière à communiquer davantage de chaleur à sa musique. Et puis, il a acquis un mellotron d’époque. Un instrument qui l’a toujours fasciné. Ce qui explique sans doute pourquoi, parmi ses influences majeures on retrouve Robert Wyatt. Et manifestement, tout au long de cet album, le spectre du mythe britannique plane. Il y a d’abord le falsetto de Bob. Différent de celui du maître. Plus monocorde. Mais falsetto quand même. Et puis le climat au sein duquel baigne la musique de ce disque. Une musique atmosphérique, languissante, envoûtante, mélodique, mélancolique. Moins jazzyfiante, quand même. Une exception qui confirme la règle, « Donovan ». Un morceau chargé de swing. Et puis, il y a de la guitare sèche, de la flûte, un chouia d’ocarina et des instruments de synthèse. Probablement un peu de guitare électrique aussi. Bref, l’ensemble tient bien la route. Même la cover anachronique du « Borderline » de Madonna se fond dans l’ensemble. Pour que votre info soit complète, sachez que Weeks a personnellement mis en forme cette œuvre. Et il faut avouer, qu’en matière de production, c’est un crack !