Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Kreator - 25/03/2026
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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Odyssée

Après la Ministère A.M.E.R., deux albums solos, l’aventure Bisso Na Bisso, revoilà Passi, sur CD et DVD (« 30 ans chrono » : clips, documentaire d’1h et making ofs). « Odyssée » représente l’album le plus éclectique du rappeur franco congolais, taillé pour la masse. R’n’b (« Soleil »), reggæ zouk (« L’ABCD’R »), tendances hispanisantes à la MC Solaar (« 5 Lettres », « Elle Attend »), retour aux racines africaines (« Combattants », en compagnie de son vieil ami Stomy Bugsy), et même un duo avec Roy Robbie des Platters (« Exercice »). Bien tout ça, mais le rap soi-disant revanchard de ce mec de Sarcelles ne devrait faire peur qu’aux fans de Goldman. De la variet’, sans plus… « Je zappe et je mate » : dans le mille, mon pote.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Rearviewmirror

Il fût un temps où Pearl Jam incarnait, pour les jeunes, le groupe de rock ultime, indépendant et droit dans ses bottes, alternatif mais pas trop, osant se dresser contre l’establishment musical en portant des chemises de bûcherons tout en refusant le jeu promotionnel. C’était l’époque du grunge… mais cette époque semble aujourd’hui bien loin. Si Pearl Jam continue son bout de chemin sans se soucier des modes, il s’est aussi grossièrement assagi, jusqu’à ressembler au backing band de Tom Petty. Finie la rage sonore de « Once » et « Spin The Black Circle » : en 2005 Pearl Jam ressemble davantage aux groupes qu’il répugnait il y a plus de 10 ans, en enchaînant les ballades à la Neil Young mais sans les tripes. C’est de l’histoire ancienne, pratiquement : un vieux souvenir sentant la naphtaline, quand en pleine puberté on croyait encore qu’Eddie Vedder remplacerait (non sans mal) Kurt Cobain dans nos cœurs. Par dépit on aura même continué à acheter tous les disques… pour se rendre compte assez vite que toute cette histoire, finalement, n’avait rien d’exceptionnel. Pearl Jam aujourd’hui, pratique du rock ennuyeux qui se mordille la queue. Un truc conventionnel et daté, alors qu’à 15 ans on était sûrs d’être les seuls à comprendre. Parce qu’à ce moment-là déjà Pearl Jam n’inventait pas la poudre, et ce ‘best of’ nous le rappelle avec une certaine véhémence. Il y a des bons titres, certes (ceux des trois premiers albums, en gros) ; mais en prenant du recul, on se dit que Pearl Jam n’était qu’un petit groupe de passage (à l’âge adulte, au rock indé, aux chemises quand même plus classes). Ce n’est ni critiquable ni honteux : c’est juste dans l’ordre des choses, et c’est très bien ainsi. On en a même la nostalgie ; et parfois (mais pas trop) c’est nécessaire. Maintenant : aller de l’avant.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Live and Well (Dvd)

2004 aura été l’année de tous les revivals : après le garage, la no-wave, le post-punk, le folk psychédélique et l’électro acid… la country de vieilles rombières resculptées au Botox. Il y a eu Loretta Lynn et son excellent album « Van Lear Rose » (produit par Jack White), Nancy Sinatra et son excellent album éponyme (composé par Calexico, U2, Thurston Moore, Jarvis Cocker ou encore Morrissey), sans parler de la cover de « Jolene » par les White Stripes (encore eux), enfin disponible en maxi… « Jolene », justement, est une des pépites de ce DVD, un live enregistré par Dolly Parton il y a deux ans au Celebrity Theater de Dollywood. Oui, tout se tient, et grâce à des types comme Jack White les jeunes d’aujourd’hui peuvent enfin redécouvrir les joyaux country d’antan, et se rendre compte en visionnant ce DVD que la Parton n’est pas qu’une grosse paire de loches digne d’un film de Russ Meyer (NDR : paix à son âme). On retrouve ici tous les classiques de la belle, dont en final le slow qui tue, « I Will Always Love You », trucidé il y a quelques années par l’infâme baudruche Whitney Houston. Evidemment, devant un parterre de vieux réacs déguisés en cow-boys, la pilule s’avère parfois indigeste, d’autant que le groupe qui accompagne Dolly Parton (The Blueniques : ça ne s’invente pas) ne fait pas dans le dentelle question guimauve instrumentale. Il n’empêche que voir et entendre Miss Bibendum chanter « Stairway to Heaven » et « After the Gold Rush » dans une robe perlée couleur Vahiné (« C’est gonflé ! » ©), donne envie de bramer comme un cerf en pleine forêt des Appalaches. Trop forte, la Parton, dans tous les sens du terme.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Alphabetical

« United », il y a quatre ans, contenait son lot de tubes certifiés ‘gold’ (« Too Young », « If I Ever Feel Better »), et prouvait que la pop made in France n’avait pas à rougir face à sa voisine outre-Manche. Tout au long de ce nouvel album moins percutant mais toujours aussi précieux, le quatuor de Versailles continue à piocher dans les seventies (10cc en tête), opérant, surprise, d’étonnants détours du côté du hip hop (« Victim of the Crime », dont l’intro semble avoir été copiée sur le « Still D.R.E. » de Dr. Dre) et de la soul tendance Prince (l’excellent « I’m an Actor » et ses chœurs aigus qui suintent la femelle en rut). Mais le plus surprenant procède de cette effarante facilité qu’ont les Français à mélanger toutes ces influences, sans diluer leurs forces dans d’éventuelles fanfaronnades démonstratives. Phoenix reste ce groupe qui parvient sans peine à aligner plusieurs chansons aux mélodies imparables (« Everything is Everything », « Run Run Run »,…), avec l’air détaché (snob ?) de ceux pour qui ça vient tout seul. Mais comment font-ils ? Impossible à dire, mais reste que cet album est une sacrée réussite. Certes on n’y retrouve plus cette candeur post-eighties qui faisait le charme juvénile de « United » (Phoenix a mûri), mais « Alphabetical » reste un disque qu’il est bon de chérir, et qu’on emportera avec nous en vacances pour draguer la gent locale.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Red Your Blues

Déjà, la pochette est jolie : un morceau de papier crépon sur lequel est imprimé un carré doré, comme une feuille d’or. Une petite œuvre d’art, qui augure du meilleur : la musique de Picastro doit être belle et lumineuse, sophistiquée sans être tape-à-l’œil. Sans doute du post-rock délicat, du néo-classique plein de grâce, du folk rêveur. Play, et là, bonheur : c’est un peu tout cela à la fois. Une guitare acoustique, un violon, une batterie feutrée, puis cette voix féminine, douce, voilée, caressante. De cet entrelacs d’instruments joués au ralenti, on retient la douceur, l’apesanteur. Comme chez Rachel’s, Piano Magic, Silver Mount Zion, Boxhead Ensemble, Picastro cultive l’art du beau et de la lenteur. Cioran, Kundera, Picastro, même combat. Eloge de la torpeur. Magnificence de l’éther. Evaporés les soucis, le temps d’une écoute religieuse et sereine. Le monde de Picastro nous sauve. On s’évade, même si la vie, elle, continue.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Pink Mountaintops

Si du haut de sa montagne, le Canadien Stephen McBean voit le monde en rose, c’est sans doute parce qu’il a consommé des substances illicites : celles que les hippies gobaient à la fin des années soixante, en écoutant le Velvet Underground, Electric Prunes et les Byrds. Et sans doute qu’en même temps ils s’envoyaient en l’air, de manière plus terre à terre (ce sexe plein la bouche de McBean, de « Sweet ’69 », année érotique, au bien nommé « I (Fuck) Mountains »). Pour garder cet équilibre précaire entre folk psychédélique près des nuages (« Bad Boogie Ballin’ », « Leslie ») et rock garage pied au plancher (« Can You Do That Dance ? », « Sweet ’69 »), McBean et ses sbires tendent les bras afin d’éviter la pelle. Le plus étonnant, c’est qu’ils y parviennent, sans passer pour des clowns : en trente minutes, The Pink Mountaintops convoque ainsi les fantômes de Lou Reed et de Ian Curtis (« Atmosphere », cover hantée comme si le V.U. était né en 1980), et l’on reste bouche bée. La chute est donc évitée, et nos tympans lévitent : avec ce disque Stephen McBean vient d’accoucher… d’une montagne. Rose, comme les lapins qu’on croise étonnés dans nos rêves.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Laced With Romance

In The Red, suite : après les Dirtbombs, The Fuse !, Reigning Sound, un nouveau chapitre rock’n’roll pour le label de Detroit. The Ponys, donc, de Chicago : produits par Jim Diamond (des… Dirtbombs), ces canassons-là n’ont rien des Petits Poneys de notre enfance, avec leurs couleurs pastel et leurs yeux mélancoliques. Ici c’est un vrai rodéo en pleine cambrousse américaine, catapultant Iggy Pop (les guitares) aux rênes, et saluant Marc Bolan (les relents glam) ainsi que Robert Smith (la voix) en valeureux cow-boys. Dommage qu’à force de vouloir dompter la bête rock seventies, The Ponys morde la poussière et se prenne des coups de sabots… Un bon cheval, certes (« 10 Fingers, 11 Toes », « Sad Eyes », « I’ll Make You A Star »), mais un vieux cheval : trente ans d’âge et toujours indomptable. Ca vaut toujours mieux qu’un tour au manège, mais les rodéos, ce n’est pas un sale truc de rednecks ?
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Good Health

L’année dernière sortait « The New Romance », le deuxième album de ces Américains qu’on aura trop vite faits d’étiqueter ‘post-punk’. C’est qu’on y décelait, aux détours des refrains vrombissants et des rythmiques métronomiques, des influences quasiment pop, qui collaient trop aux baskets pour qu’on puisse vraiment pogoter à notre aise. Ce premier album, sorti d’abord sur le label garage-punk Dim Mak, est enfin réédité à grande échelle (grâce à Matador)… Et sonne une fois pour toutes le glas des discussions sans fin de rock critics : Pretty Girls Make Graves est un sacré groupe de… rock. Point barre. Et qui cartonne, mesdames et messieurs : douze titres costauds et furibards, qui donnent envie de se taper la tête contre les murs (du son) et d’empoigner une guitare, même pour de faux. Une bonne chose que cette réédition : la preuve que tout ce revival rock’n’roll n’est qu’une grosse blague médiatique, puisqu’il a toujours existé des groupes qui castagnent, depuis la nuit des temps (rappelez-vous The Monks en 1965… le premier groupe punk). Le rock tient une pêche d’enfer, et PGMG en est le fruit défendu.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Primal Scream

On ne présente plus Primal Scream, un des groupes rock majeurs des années 90 et 2000, dont la carrière n’a jamais souffert d’aucune baisse de régime, ou presque (aucun titre des deux premiers albums du groupe, « Sonic Flower Grooves » et « Primal Scream », ne sont ici présents). Primal Scream, c’est d’abord « Screamadelica » (1991), un des elpees phare de l’indie dance, qui trône à côté du premier album des Stones Roses et des Happy Mondays. Une pierre angulaire de cette époque insouciante où l’X déferlait dans les clubs et déchaînait les passions les plus contradictoires. De cette époque que beaucoup comparèrent au « Summer of Love » psychédélique de la fin des années 60, on retiendra surtout « Loaded », véritable appel à la fête et à la défonce ; en fait un remix d’un vieux titre du groupe (« I’m Losing More Than I’ll Ever Have ») opéré par Andrew Weatherall. Puis c’est la gueule de bois et la régression stonienne de « Give Out But Don’t Give Out » en 1994, avant le très dub « Vanishing Point », album du retour en grâce, sur lequel Mani (des… Stone Roses) et Kevin Shields apportent un renfort logistique. Mais la vraie claque s’appelle « XTRMNTR », un furieux mélange de garage punk et d’électro martiale, dont on retrouve ici pas moins de quatre titres (tous des bombes). Le dernier épisode de Primal Scream s’appelle « Evil Heat », sorti il y a deux ans, encore plus violent, mais moins techno. Si vous n’avez aucun disque du groupe à Bobbie Gillepsie, ce best of s’avère un achat indispensable. En fait c’est bien simple : « Dirty Hits » est grandiose du début à la fin.
samedi, 31 décembre 2005 02:00

Hole of Burning Alms

Il ne s’agit pas d’un nouvel album du grand David Pajo (Slint, Palace, Aerial M, Zwan, etc.), mais d’une compilation de faces B, d’inédits et de morceaux rares. Pour ceux qui vouent une admiration sans failles aux précurseurs de la chose post-rock, ce disque apparaîtra comme une petite manne aux trésors. Pour les autres, ce sera sans aucun doute une belle découverte. Frère d’armes de Will Oldham et de Jim O’Rourke, David Pajo prouve encore une fois son talent pour fignoler d’imparables cathédrales soniques qui puisent leur énergie aussi bien dans l’americana de papa que dans l’électronique la plus sagace. Les premiers morceaux louvoient du côté sombre de la musique instrumentale (Slint, donc, mais aussi Tortoise), sans jamais tomber dans la démonstration pompeuse : du grand art, d’autant plus surprenant qu’il s’agit de morceaux restés jusqu’ici dans l’ombre. La deuxième partie de l’album est encore plus surprenante : « Last Caress », où l’on entend Pajo chanter comme Nick Drake dans une ambiance bucolique, « Travels in Constants » et ses ruptures de style (acid-folk, post-rock, électro) captivantes, et surtout cette reprise post-folk du « Turn ! Turn ! Turn ! » des Byrds, 16 minutes ( !) de bonheur insatiable, le climax de cette compile. Magnifique, avec un grand M.
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