Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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The Wolf Banes - De Casin...
Hooverphonic
Grégory Escouflaire

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vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Self Help Serenade

Derrière ce joli nom aux consonances féminines se cache en fait un seul homme, Evan Slamka, songwriter timide à la verve mélodique impressionnante. S’il fallait résumer l’écoute de ce disque en quelques mots, on userait sans doute de métaphores climatiques : un dimanche matin, la rosée glissant sur l’herbe vermeil, deux colibris butinent le liquide muqueux d’une jonquille épanouie… « Self Help Serenade » est la bande-son d’un été ensommeillé, qui lentement se réveille et déploie ses charmes fragiles. Doucement les mélodies s’étirent, et les guitares chatouillent nos oreilles encore bourdonnantes d’une nuit pleine de rêves : on y aurait rencontré les fantômes d’Elliott Smith et de Lennon, l’un portant le bonnet de Damon Cough (Badly Drawn Boy), l’autre un badge de Mercury Rev au revers de sa veste. Entouré de trois potes qui l’aident à concrétiser ses plus belles visions du bonheur, Evan Slamka tricote de tendres chansons en duvel coat, qui tiennent au chaud 24h/24. Voilà le disque qu’il nous fallait pour passer les vacances en toute sérénité : Marjorie Fair, comme toute bonne musique, adoucit les mœurs et nous fait retrouver le sourire. L’une des découvertes de l’année, qui distille ses charmes troublants sans tambour ni trompette.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Aw Cmon – No You Cmon

Après l’étincelant « Nixon » et l’apaisé « Is A Woman », Kurt Wagner et toute sa clique (combien sont-ils ? Au moins une bonne dizaine…) remettent déjà les couverts, avec rien moins qu’un double album (même si au départ Wagner voulait qu’ils soient vendus séparément). Quoi qu’il en soit, les correspondances entre les deux disques sont nombreuses, ne serait-ce que par leur ambiance : dépouillée, impressionniste, malgré les quelques sautes d’humeur de « No You Cmon », le plus varié des deux. La grande nouveauté chez Lambchop, c’est l’absence du divin falsetto de Wagner sur certains titres : sept instrumentaux en tout, qui révèlent un nouveau talent chez ces dignitaires de Nashville ; celui de subtils arrangeurs d’un film imaginaire qu’on imagine contemplatif et serein… Alors que sur « Is A Woman » la voix de Wagner était mise en avant, ici elle se fait plus timide, quitte donc à tout à fait disparaître. Pour le reste c’est du pur Lambchop, bref c’est toujours aussi splendide, malgré le fait qu’un seul album aurait peut-être suffit… Mais ne boudons pas notre plaisir : deux Lambchop pour le prix d’un, ça fait quand même toujours plaisir. Que reste-t-il aux autres ?
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

64-95

‘Un paradis tropical’… : à les entendre inventer des slogans pour vendre leur camelote baba cool, Nick Franglen et Fred Deakin auraient tout capté à l’industrie du disque. Depuis leurs trois Eps compilés il y a cinq ans, ces deux esthètes du son policé n’ont jamais failli à leur réputation d’affairistes post-hippies (le revers du baby boom et de Mai 68 ?). Ainsi leurs disques se veulent des « œuvres totales » : pas seulement musicales, mais aussi graphiques et visuelles, et pour la circonstance nos deux amis ont mis les bouchées doubles. En plus des dix titres sonores, l’auditeur lambda peut donc se délecter d’un supplément en images, mix 5.1 et tout le bazar. Objectif (subliminal ?) du produit : accaparer l’acheteur en exauçant tous ses vœux sensitifs, pour qu’au prochain cd (etc.) du duo les mots « Lemon Jelly » provoquent chez lui un réflexe d’attirance pavlovien. Côté musique, on retrouve ce mélange d’électro et de rock extatiques, teintés de soul, de funk, d’ambient et de gospel (les samples). Côté filmique, ça part aussi dans tous les sens (au rayon des influences : Saul Bass, H5, John Maeda, Lewis Trondheim, M/M, la japanimation,…), sans qu’on n’y trouve quoi que ce soit à redire. C’est ici que se situe le problème : Lemon Jelly serait-il un ‘concept’ trop beau pour être honnête ? Subsiste en tout cas cette sensation tenace d’être un peu trop mené par le bout du nez… En voilà une idée : pour son prochain plan de carrière, Lemon Jelly devrait aussi penser à investir notre champ olfactif.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Suppressive Acts I-X

Si cet album débute dans les larsens les plus apocalyptiques – on croirait presque du black metal, ce qui nous rappelle que J Döerck a joué dans beaucoup de groupes de punk comme A Minor Forest – il vire ensuite dans de l’electronica revêche et bruitiste, assez proche des travaux les plus hermétiques d’Aphex Twin et de Kid 606. Difficile donc de cerner l’Américain, d’autant qu’aucune vraie mélodie ne ressort de ce capharnaüm peuplé de craquements industriels et de bleeps granuleux… Sans parler de ces tentatives crissantes de faire du hip hop (« Act V ») ou de l’ambient (« Act VI », et « Act VIII ») ! A l’instar d’un Cex ou d’un Blevin Blechtum (parmi les invités, outre Drew Daniel de Matmos), J Döerck joue avec les clichés de l’électro laptop pour en conclure qu’à part le silence ou le bruit blanc, tout a déjà été dit… Ne serait-ce pas ça, la vraie punk attitude ?
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

The Libertines

Il est là, on ne l’attendait plus : après deux ans de bourlingue destroy pendant lesquelles Carl Barât et surtout Pete Doherty auront davantage alimenté les colonnes ‘faits divers’ que celles des chroniques musicales, le voilà, ce deuxième album tant attendu. Et c’est un chef-d’œuvre, sans doute le ‘meilleur deuxième album’ de tout ce revival garage qui commence à sentir la vieille chaussette. « The Libertines », tout simplement, parce que rien ne sert d’en rajouter : Pete Doherty s’en est suffisamment pris sur la gueule, et puis c’est un titre qui résume bien le propos de ce disque de feu et de larmes, de colère et d’amour. Un disque autobiographique pour ces deux faux frères que même la drogue, les coups, les cambriolages, la prison, ne sépareront jamais : « How we’d love to keep it together », chante Barât sur la chanson d’ouverture, « Can’t Stand Me Now », un classique instantané, de ceux qu’on n’oublie pas de si tôt. Doherty table sur la chance, parce que parfois elle peut sauver (« … hope our luck is never ending »). Du naufrage. Du mauvais disque. Et Dieu sait si ce disque est bon, du début à la fin : en même pas 40 minutes, il déclasse même son prédécesseur au rang des tueries rock’n’roll de ces cinq dernières années. Il y a tout sur cet album : de la joie, de la tristesse, de la déconnade, de la mélancolie, du bruit, de l’allégresse, bref de la vie, brûlée par les deux bouts mais tellement belle qu’on en veut toujours plus. Quatorze titres, autant de tubes : des brûlots punk « Arbeit Macht Frei » et « The Saga » aux ballades magnifiques « The Man Who Would Be King » (la suite de « Tell The King » ?) et « Road To Ruin ». Et puis il y a ces sing-along façon sixties (le « shoop shoop, shoop doo lang a lang » du frétillant « What Katie Did »), qui donnent envie d’embrasser les filles dans la rue et de sourire de toutes ses dents, même en pleine tourmente. A la fin, les Libertines se demandent ce que leurs rêves sont devenus (« What Became Of The Likely Lads ») : on espère qu’il leur en reste, parce que ce serait dommage que cet album soit leur dernier. Pour l’instant, Pete Doherty ne donne plus signe de vie… Jusqu’à nouvel ordre. Et qui sait ce qui va se passer ! C’est l’histoire d’un groupe qui ‘voulait être roi’. Leur trône les attend, parce qu’une chose est certaine : ce disque est digne des plus grands (The Clash, The Smiths ?). Que tous ceux qui aiment le rock’n’roll se lèvent, car nous parlons bien ici… d’un authentique classique.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Whispermoon

En direct d’Atlanta, Listener déroule ses rimes avec la constance d’un bûcheron au travail, sciant le tronc du rap mainstream pour le faire s’écraser dans un grand fracas dont l’écho s’entend jusqu’à Oakland, patrie d’Anticon et de ses frappadingues Sage Francis, Sole et Dose One. Ex membre de Deepspace5 et de Lablik, Listener mérite qu’on l’écoute, ne serait-ce parce qu’il propose un rap corsé comme l’écorce d’un arbre centenaire. Ses beats semblent trempés dans l’acide le plus virulent, celui qui attaque le rap FM à la racine : « Whispermoon », c’est du hip hop crade et sombre, abrasif et sans fioritures. De l’underground sans aucun doute, mais le regard fixé sur l’horizon, vers un futur qui s’il s’annonce apocalyptique, vaut toujours mieux que celui prêché par les kadors gangsta d’MTV Cribs. Listener on t’écoute, même si ta musique fout les boules. « You’re so underground », but we like it.
‘Dix ans de faces B et de raretés’: autant dire que pour Low, grand groupe slowcore devant l’éternel, il s’agit d’un véritable événement, tant le trio excelle dans l’incunable, le collector, la cover qui tue (en vrac : les Beatles, Spaceman 3, les Smiths, Wire, Pink Floyd,…). Ce box de 3 cd’s et 1 DVD (documentaire de Mark Gartman) est une perle, forcément, et tous ceux qui sont fans se précipiteront pour l’acheter toutes affaires cessantes. D’ailleurs comment ne pas aimer la divine langueur de ces mormons de la cause « quiet is loud » ? Il n’y a rien à jeter dans ce box : c’est du grand art, d’un groupe au style maintes fois imité, rarement égalé. Un maître achat pour tout amateur d’ambiance sépulcrale et de torpeur hivernale… Et l’occasion idéale pour replonger dans la discographie sans fautes d’un des groupes les plus influents de cette dernière décennie. C’est dit !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

The Ladybug Transistor

Il ne faudrait pas grand-chose pour que The Ladybug Transistor soit considéré comme un grand groupe de pop. Pour l’instant, il s’agit seulement d’un « petit » grand groupe de pop (ou vice versa), bref un groupe qui a tout pour plaire mais auquel il manque ce « quelque chose » qui fait la différence. C’était le cas des Papas Fritas. C’est toujours le cas des High Llamas. Ce sera sans doute toujours celui des Nits. Un tube ? Peut-être. Une image ? Bah… Un scandale ? Le vrai problème, c’est que The Ladybug Transistor plaît sur la longueur et la durée, à une époque où le prédigéré s’étend même à nos pratiques auditives… Cette pop est raffinée mais manque, pour l’auditeur lambda, d’évidence. Cette pop est trop classe. C’est triste à dire mais l’élégance ne paie plus, à moins de s’appeler Tindersticks, Lambchop ou Belle & Sebastian. Il faut dire ce qui est : les costumes à paillettes, le rimmel qui coule, la langue bien pendante, les chœurs à la Queen, les riffs qui arrachent, le beat qui kiffe, les procès avec l’avocat d’O.J. Simpson, les références à Gang of Four et New Order, les pantalons rouges, les covers de Led Zeppelin au Moog, les rouflaquettes, les clips de Chris Cunningham, le sexe, les Neptunes en guests, etc. Voilà ce qui plaît aux masses ! Non mais vraiment, quel monde… Y a plus de saisons ! Faute de grives on mange des merles, et quand le vin est tiré il faut le boire… Mais les petits ruisseaux font les grandes rivières, et puis c’est bien connu : tout vient à point à qui sait attendre.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Deep cuts

Du synthé cheap eighties et la voix d’une pipette qui imiterait Kate Bush : voici The Knife, duo électro-kitsch de Suède qui croit que les Bangles sont à la mode. De l’eurodance poussive et maladroite, qui nous ferait presque regretter les samedis de kermesse et ces auto-scooters : en plus ici y a pas de floche – mais en même temps un tour gratuit ça donne même pas envie. Heureusement que parfois Olaf et Karin (c’est leur nom) se rendent compte que trop de pommes d’amour tue la mélodie : le beat une fois discret, on ose enfin ranger nos Boules Quiès (« This Is Now », très Dot Allison, « Handy Man », très Playgroup). Sinon c’est écœurant comme la chenille qui démarre à l’envers : la prochaine fois qu’on écoutera un disque des Knife, on prévoira le sac plastique. Mieux vaut rester prudent.
mardi, 31 décembre 2002 01:00

The Family (Ep)

Voilà que la pop lo-fi des Limbourgeois de Fence se taille une place respectable dans les hit-parades de Flandre et de Wallonie, avec ce " Family " bondissant comme un bon Weezer, entraînant comme une rengaine de Pavement, sympathique comme un air de Fountains Of Wayne. Avec en prime deux inédits pas désagréables (" Suzie, the lone crusader ", gentil, et " Walking nun ", bien accroché au plancher des vaches avec sa grosse basse), ce maxi est la preuve par trois que Fence devient une valeur sûre de la pop belge.

 

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