Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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Suede 12-03-26
Stereolab
Enzo Porta

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vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Sex Objects

A l’écoute de cette plaque, on est surpris d’apprendre que les Briefs sont originaires du pays de l’Oncle Sam, de Seattle plus précisément. Car leur punk rock très pop contaminé par un accent ‘cockney’ semble plutôt émaner du Londres circa 1977. A ce stade de la lecture de cette chronique, vous aurez donc compris que si vous êtes à la recherche d’originalité pure, vous pouvez d’ores et déjà passer votre chemin. Le chanteur embrasse un style à la croisée de Pete Shelley (Buzzcocks) et de Johnny Rotten. Les chansons s’enchaînent le plus banalement du monde ; mais on se surprend quand même à taper du pied sur les très sympathiques « Ephedrine Blue », « Mistery Pill », « Sally I can’t go to the Beach » ou encore « Shoplifting at Macy’s » qui rappellent confusément les Ramones, les New York Dolls et d’autres grands maîtres. L’atmosphère bon enfant du disque et la belle énergie qui s’en dégage rendent l’objet attachant même si musicalement le résultat s’avère furieusement anecdotique. M’en vais chercher ma vieille cassette des Buzzcoks.
vendredi, 31 décembre 2004 16:57

Loved Hungry

Américaine émigrée à Londres, la belle Addie Brik, pianiste chanteuse de son état, a voulu mettre les petits plats dans les grands pour son premier long format. Un grand orchestre à cordes (le Russian Chamber Orchestra de Londres), les To Rococo Rot, des programmations, des musiciens jazz/rock et un grand chœur féminin se sont unis pour un résultat musical qui part dans tous les sens. Aussi chatoyante que la décoration d’un cabaret turc, la musique de « Loved Hungry » a choisi de ne pas se cantonner à un style. On part de grandes envolées orchestrales à la John Barry (« My little pony ride ») en passant par de l’électro-funk (« Saki »), du jazz, du folk, de la samba dépressive (« I get home »), du trip hop (« Fruit Fly ») et de l’ambient (« Holes and Bridges »). Vocalement, son timbre évolue dans un registre proche d’une Tori Amos, en plus maniéré (oui, c’est possible), qui se lamente plus qu’elle ne chante. Et c’est bien à cause de la voix d’Addie qu’on a bien du mal à s’envoyer cette dizaine de chansons. Car musicalement, ils ont beau être totalement aboutis, ces morceaux ne restent que des écrins vides si une voix digne de nom ne vient pas se caler dessus.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

From the Roots

On ne présente plus ce bon vieil Horace, désormais bien connu du public rock suite à sa participation aux albums de Massive Attack. Comme la plupart des artistes jamaïcains, Andy sort des albums plus vite que son ombre. Parmi cette pléthorique production (plus de 50 albums), le sublime côtoie inévitablement l’horrible ou l’anecdotique. On peut dire que ce « From the Roots », concocté en compagnie du Mad Professor, rencontre un peu des trois adjectifs mentionnés plus haut. Quelques ‘rootseries’ anodines mais de bonne facture : « Babylon Bridge », « Runaway », « Rasta Business », « Rise Up Now », « Zion The Only Land ». Des chansons où Horace a le trémolo facile et le professeur prodigue ses habituels et spatiaux effets dub qui plairont aux mordus finis de roots reggae. D’autre part et dans des thématiques plus politiques ou simplement amoureuses, le timbre mystérieux du chanteur et les solides riddims du professeur parviennent à créer une certaine magie. Et ce sur des chansons comme « The Bingy Man », « Vanity », « For Me », « Don’t Beat Her », toutes excellentes et vivement recommandées. Enfin, un album de reggae n’en serait pas un sans les habituelles déconnades et autres bizarreries propres au genre. Le polisson « Gimme What Me Want ! ! » au cours duquel le bon Horace réclame son dû aux femmes qu’il croise vaut largement l’écoute. Mais la palme de l’étrangeté revient à « Girl Don’t Come », un country western digital aux chœurs doo woop tellement décalés qu’il touche au génie. En conclusion, si cet opus s’avère hétéroclite donc, il vaut largement l’écoute.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Live

On ne présente plus le grand Tony, co-créateur de l’afro-beat en compagnie du non moins légendaire Fela Kuti. Après des années de vaches maigres, il a été récompensé de son travail par un regain d’intérêt pour sa musique. Et en particulier pour deux albums solos chaudement recommandés sur lesquels des pointures comme Ty et Damon Albarn sont venus donner un coup de main. Ce témoignage live permettra aux fans de goûter l’incroyable jeu de batterie du bonhomme, à la croisée du funk, du jazz et des musiques traditionnelles africaines. Enregistrés à Vancouver, Sao Paulo et Montreux, les sept morceaux flirtent presque tous avec le quart d’heure, durée classique pour l’afro-beat. Accompagné de musiciens pas manchots non plus, Tony laisse la part belle aux claviers ‘vintage’ et aux lignes de guitares insinuantes qui ponctuent ses morceaux. Mention spéciale à l’aérien « Black Voices » ainsi qu’aux hypnotiques « No Accomodation » et « Kindness », qui plairont aux amateurs de beau jeu.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Among The Trees

Disparu des scènes depuis quelques années, on n’avait des nouvelles de ce collectif de Los Angeles que par l’intermédiaire de la carrière solo de son leader Speech. Pour leur retour, ils ont pris le parti de ne pas faire un album 100% hip hop. « Among The Trees » reste fidèle aux thématiques originelles du groupe mais explore plusieurs styles musicaux différents. L’afrobeat, le funk, la samba, le r’n’b et même le rock y sont présents en large dose. Une démarche qui rappelle celle des Black Eyed Peas, sans le côté désagréablement putassier de ces derniers. A l’arrivée on obtient une plaque ensoleillée qui contient beaucoup de bonnes chansons et une nuée de tubes en puissance. Le hip hop de « Lot of Things To Do », les mélodies de « Luxury », d’« Among The Trees » et d’« Honeymoon Day » ou encore le rock de « Wag Your Tail ». Un retour réussi et décomplexé, qui aurait encore gagné à contenir un peu moins des 19 morceaux réunis en son sein.
Abantu est une chorale Zulu originaire d’Afrique du Sud. De Durban, très exactement. Ces jeunes gens ont déjà beaucoup tourné en Europe et collaboré avec Fun-Da-Mental. C’est d’ailleurs en compagnie d’Aki Nawaz, membre de ce groupe phare de la scène indo-pakistanaise anglaise, que s’est développé le concept de cet album. L’idée consistant à mélanger aux chants de la chorale des éléments électroniques à forte coloration « Asian ». Une bonne moitié de l’album est donc consacrée à cette fusion pas toujours heureuse tandis que le surplus laisse entendre la fervente chorale sans artifice aucun. Le résultat laisse un peu sceptique ; très orientés ‘hit-parade’, les arrangements d’Aki Nawaz ne se révélant pas toujours du meilleur goût et. A croire que ses beats ont été pondus avec des pensées récurrentes pour des juteux contrats publicitaires. Il semble cependant que la composante visuelle soit très importante dans l’art d’Abantu ; ce qui explique sans doute pourquoi ce témoignage audio soit un peu difficile d’accès…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Louden Up Now

Voilà donc l’album pour lequel une bonne partie de la presse se gargarise en ce moment. Pas de rock passéiste ici ; mais plutôt une mixture post-punk obsédée par le disco, l’électro et le funk. Issue de Sacramento, cette large formation, impliquant une section cuivres, est clairement contaminée par le dance-punk du début des années 80 : les fantômes de P.I.L., A Certain Ratio, ESG ou encore James Chance sont ainsi omniprésents. Des glorieux précurseurs qui sont d’ailleurs remis à l’honneur par les compiles des labels Soul Jazz et ZE. Les Chk Chk Chk proposent une série de morceaux qui ne sont pas sans rappeler le « Metal Box » de P.I.L. C’est-à-dire des longues digressions décousues aux rythmiques énormes, le tout accompagné d’un chant disloqué. Seulement, pour la circonstance, nos camarades sont quand même plus obsédés par l’efficacité que leurs professeurs britanniques. Les meilleurs exemples étant les imparables « Is This Thing On? » et "Shit Scheisse Merde Part1", de loin les meilleurs morceaux de « Louden Up Now ». Pas vraiment la claque annoncée, cette plaque génialement mixée vaut surtout pour le bluffant travail rythmique réalisé par nos gaillards, tandis que les longueurs et le manque de morceaux solides jouent en leur défaveur. On suppose que ces défauts seront largement corrigés sur leur prochaine sortie.
mardi, 03 février 2009 01:00

The Ravished Bride

« The Ravished Bride » constitue le troisième disque du Kocani Orkestar, enregistré pour le compte du label bruxellois Crammed. Au cours des dernières années, la fanfare macédonienne a traversé quelques remous, puisque le trompettiste Naat Veliov a quitté le navire pour fonder l’‘Original Kocani Orkestar’. Le dissident voulait, en effet, intégrer des éléments modernes à l’art ancestral balkanique, au grand dam de Crammed et de certains de ses partenaires. Si le trompettiste a décimé le groupe originel, l’écoute de « The Ravished Bride » nous rassure vite sur la bonne santé de la fanfare gitane reconstituée. Enrichie du chanteur Ajnur Azizov, d’un batteur et du guitariste de Balkan Beat Box, la formation fait parler la poudre sur « The Ravished Bride ». Ce mélange détonnant et énergique convie les cuivres typiques des Balkans, la guitare surf de Uri Kinrot, un déluge de notes proche du be-bop et cet indéfinissable mélange des cultures qui embrasse le bassin méditerranéen, l’Europe de l’Est et la Turquie. Sur « The Ravished Bride », le Kocani se fend notamment d’une très belle reprise du traditionnel mexicain « La Llorona ». L’opus recèle aussi quelques titres personnels de haute tenue : « Hajde Te Kelas », l’orientalisant « Sahara Dreams » et l’excellent délire funk balkanique « Divanosko ». Furieusement funky et chaudement conseillé !

 

mardi, 03 février 2009 01:00

Disque N°1

C’est une ‘success story’ à la belge. Fausses majorettes mais vraies déconneuses, les Vedettes ont tapé dans l’œil de Philippe Katerine. L’atypique chanteur français a d’abord invité les huit donzelles à exécuter leurs chorégraphies délirantes pendant la tournée de ‘Robots Après Tout’, il y a déjà deux ans. Il a ensuite décidé de leur concocter un album en compagnie de la Secte Humaine (les anciens Little Rabbits), Renaud Létang et Gonzales. Un casting plutôt impressionnant pour ce collectif d’artistes bruxelloises qui ne s’attendaient pas à autant d’attention.

Les quatorze très efficaces titres de « Disque N°1 » oscillent de l’électro au punk rock en passant par le disco et les ballades surannées. Des morceaux inventifs et bien produits qui risquent d’enflammer quelques pistes de danse. Côté paroles le ton est drôle et irrévérencieux, à l’image de « Vive Papa ! » Sur cette plage très Beach Boys, les donzelles chantent d’un ton insouciant que ‘Papa est mort ! Regarde-le il est tout bleu touche-le là il est tout froid !’ L’ensemble de l’elpee ne se cantonne heureusement pas aux plaisanteries. A l’instar de « New York City » et « MDMA », dignes des meilleurs moments de Katerine. On ignore si les Vedettes envisagent de donner une suite à ce projet (NDR : « Disque N°2 » ?), mais en tout cas, celles et ceux qui aiment l’humour en musique devraient apprécier ce petit recueil de poésie trash… Bouge ton pet !

 

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Toastmasters

C’était il y a quelques mois, il faisait beau (parfois), on avait reçu l’album des Transalpins par l’intermédiaire du distributeur Munich et il avait bercé cet été morose. Depuis, la formation a décroché une licence chez 62tv Records (Girls In Hawaii, Flexa Lyndo) ; ce qui lui garantit une large diffusion dans notre bon vieux Benelux. Quelques mois plus tard, on en pense toujours le plus grand bien et on vous ressert ce qu’on avait écrit sur « Toastmasters » à l’époque.

Les Italiens de Yuppie Flu n’ont sûrement pas inventé la poudre mais ils la font parler plutôt bien sur ce quatrième album. Moins électro que par le passé, ces garçons d’Ancona ont pris le parti d’enregistrer une série de chansons dans la lignée des Strokes, de Pavement et de Mercury Rev. De très chouettes mélodies douces-amères qui pourraient leur valoir un futur victorieux si par bonheur, ils trouvent les bons appuis discographiques. Pour vous convaincre, écoutez « Our Nature », une petite merveille qui dans un monde parfait pourrait devenir le single indie pop de l’été. Yuppie Flu ne s’est pourtant pas contenté de pondre un hit au potentiel imparable, car les bons morceaux jalonnent cet album. « Stray On Free » et sa boucle de guitare à la Joey Santiago, le Malkmusien « A Good Guide » ou encore « Better Than Ever » et ses étranges cordes. Bref, du tout bon que les amateurs d’indie pop se doivent de découvrir au plus vite.
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