Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Johnny Marr
Kim Deal - De Roma

Un concert varié, intense et généreux…

Écrit par - -

Les Franz Ferdinand investissent ce vendredi 3 avril, Forest National. Préparez-vous à des riffs de guitare tranchants et à l’énergie débordante de ces rockers écossais ! Leur nouvel opus, « The Human Fear », s’ajoute à une série de titres incontournables qui promettent une soirée intense. Dès 2004, la sortie du long playing éponyme impose la formation parmi les références de la scène internationale. Boosté notamment par le single « Take Me Out », le combo se retrouve rapidement sous les projecteurs. Plus de vingt ans après, il affiche six disques studio, plus de 10 millions d’exemplaires vendus, 3 milliards de streams, deux Brit Awards, cinq nominations aux Grammy Awards et 6 millions de billets écoulés dans le monde.

Début 2025, Franz Ferdinand dévoile son sixième disque studio, « The Human Fear ». Au fil de onze titres, il explore peurs et angoisses, tout en mettant en avant notre capacité à les dépasser. L’elpee reste fidèle à une écriture directe et lumineuse, relevée d’une touche pop assumée. Au fil des années, le répertoire s’est étoffé de morceaux devenus des classiques, dont « Do You Want To », « This Fire », « Love Illumination », « No You Girls », « The Dark Of The Matinée », « Walk Away » et, bien sûr, « Take Me Out ».

Pour lancer la soirée, deux formations se succèdent et se chargent de chauffer la fosse de Forest : The Great Leslie puis Irnini Mons.

À 19 h 15, The Great Leslie ouvre le bal. Devant une salle encore clairsemée, le quatuor déroule un rock alternatif mené par les guitares. L’horaire explique sans doute cette jauge prudente, mais le band joue la carte de l’efficacité et de l’accessibilité. La voix, parfois haut perchée, manque de relief par moments ; en revanche, le chanteur sait capter l’auditoire. « Under Your Skin », extrait d’un prochain opus, reçoit d’ailleurs un accueil chaleureux. Une prestation encourageante (photos ici, page ‘Artistes’ ). 

Setlist : « Nochmal », « Feel Alive », « I Like It Here », « Under Your Skin », « Can’t Touch », « King Beard Man », « These Days », « The Party ».

En deuxième partie, Irnini Mons amène un rock hexagonal funky et percutant. À Forest, le trio partage en français son plaisir de jouer ici. Deux harmonies vocales densifient l’ensemble et donnent du relief au set, notamment sur l’introduction a cappella de « Montréal », qui bascule ensuite vers l’un des passages les plus nerveux du concert. Le show monte progressivement en intensité, dans un format cohérent et sans temps mort. Issu d’anciens membres de Decibelles, Irnini Mons avait déjà marqué les esprits en 2014 par un disque au titre à rallonge, « Une Habitante Touchée Par Une Météorite », aux textes volontiers décalés, soutenus par des voix aériennes, une batterie très présente et des guitares au son massif. Sur scène, l’ensemble accroche immédiatement, parfois à la limite du stoner. « T’As Pas Peur », premier morceau au récit improbable (café, vagues, photocopieuse), fonctionne pourtant très bien grâce à une énergie façon Talking Heads. D’abord surpris, le public se laisse séduire. Un supporting act solide pour préparer Franz Ferdinand (photos iici page ‘Artistes’ ). 

À 21 h, Alex Kapranos et ses musiciens montent sur le podium. Ici, Kapranos mène clairement la danse : il occupe l’espace pendant 90 minutes, apostrophe la foule et aimante les regards. Il accentue encore ce rôle en choisissant des couleurs vives, dont un jaune impossible à manquer. Pas besoin d’une entrée spectaculaire : dès les premières notes, il lance « The Dark Of The Matinée », et l’auditoire répond instantanément. Guitare en bandoulière, il donne le ton. Le répertoire, solide, assure la suite : le morceau d’ouverture déclenche immédiatement des réactions dans la fosse. Le son, excellent, met en valeur une incarnation très rock du combo. À la guitare, Dino Bardot s’intègre sans heurt, tandis qu’Audrey Tait se montre irréprochable derrière les fûts.

« Night or Day » met davantage en avant la veine synthétique du band, Kapranos guidant la foule dans un jeu de bras et de mains. Le combo excelle toujours dans le riff groovy, et « Evil Eye » confirme cette maîtrise. La scénographie reste sobre, mais des lumières précises soulignent les lignes de guitare funky. « Walk Away » abaisse ensuite le tempo : des couplets plus calmes offrent une respiration bienvenue. Puis vient « Black Eyelashes », morceau plus récent aux accents grecs, qui touche juste grâce à l’énergie collective et au bouzouki que se réserve Alex, parfaitement audible.

Temps fort : « Walk Away » enchaîne sur « No You Girls », l’un des sommets du troisième elpee, taillé pour relancer la machine et faire bouger la fosse. « Audacious », premier single de « The Human Fear », retombe ensuite un peu en intensité, sans casser la dynamique.

Plutôt qu’un passage plus sage, Kapranos relance aussitôt la cadence par « Do You Want To », qui accroche d’emblée l’auditoire grâce à son impact en live. Sans baisse de régime, le quintette entretient la tension et tient la salle en haleine. « 40 » surgit ensuite et conserve ce grain funk si caractéristique. La formation reste fidèle à sa signature, en évitant la routine et en gardant l’élan. En un peu plus d’une heure, le set principal est bouclé, net et efficace.

Le rappel aligne pourtant six titres, là où l’exercice se limite souvent à trois. Franz Ferdinand ouvre cette séquence par « Hooked », extrait de « The Human Fear », dont les textures synthétiques trouvent facilement leur place en salle. Sur « Jacqueline », Kapranos prend brièvement le devant, avant que le quintette ne reparte à plein régime. La soirée se referme sur une version plus posée de « This Fire ». Entre anciens morceaux et nouveautés, l’équilibre fonctionne : un concert varié, intense et généreux.

(Photos ici)

 

Setlist : « Intro pré-enregistrée », « The Dark Of The Matinée », « Night or Day », « No You Girls », « Evil Eye », « Walk Away », « Black Eyelashes », « Do You Want To », « Audacious », « Michael », « 40' », « Build It Up », « Love Illumination », « Take Me Out », « Ulysses », « Outsiders ».

Rappel : « Hooked », « Right Action », « Jacqueline », « Bar Lonely », « Evil And A Heathen », « This Fire » (accompagné de The Great Lucie).

(Organisation : Live Nation)

Informations supplémentaires

  • Band Name: Franz Ferdinand
  • Date: 2026-04-03
  • Concert Place: Forest National
  • Concert City: Bruxelles
  • Rating: 8
Lu 1045 fois