« Éviter la chute, craindre la rechute, garder ma matrice sous les cicatrices », chante Auren sur Record, pièce maitresse de son nouvel album Réciproque, où le temps long du diagnostic et de la guérison se retrouve dans le champ lexical de la course et de la médecine.
Chez Auren, dont le timbre cristallin est aussi victorieux que le piano qui le (trans)porte, les faux-semblants n’ont plus leur place. Elle avait besoin de faire ce parallèle entre le trail et le parcours douloureux de la PMA, la condamnant à être une femme « nullipare ». Incomplète, donc, dans l’inconscient collectif.
La lumière, elle la trouve en courant de longues heures en montagne. Pratiqué quotidiennement, le trail (qui la conduit jusqu’à prendre des dossards pour des courses) met son corps au service du mental. Plus facile, que de subir, perfusions, opérations et violence gynécologique.
Écho d’un sujet très intime, Auren nous livre un titre singulier qui affirme, malgré une endométriose galopante, maladie récemment déclarée cause nationale, son goût de vivre, intense et contagieux.
Un extrait ici.

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