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dEUS - 19/03/2026
Hooverphonic

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Il y a longtemps que les fans belges de The Pains Of Being Pure At Heart brûlaient de voir le quartet fouler les planches d’une salle de la capitale. Et ce sont celles de l’Orangerie du Botanique qui ont eu le privilège de se frotter aux semelles de la bande à Kip Berman, ce 17 janvier. Un passage tonitruant, à deux doigts du sold out, qui marque le départ d’une année riche en bonnes surprises. Enfin, on peut toujours rêver…

En mars dernier, The Pains of Being Pure At Heart effectuait un passage remarqué sur la scène de la salle courtraisienne De Kreun, en compagnie de Cloud Nothings. Cette fois, c’est au centre du pays qu’il a jeté son dévolu pour y dispenser son shoegaze entêtant. A l’instar de leurs ritournelles, Kip et ses potes sont du genre simple et efficace sur scène. Pas de première partie, aucun artifice. Juste quatre amis, auquel se greffe un cinquième pour la mouture live, venus délivrer le meilleur de leur discographie. La première demi-heure est assez timide, une période au cours de laquelle les morceaux extraits de leur œuvre éponyme font de l’ombre aux extraits de « Belong ». Seul « Heart In Your Heartbreak », interprété en début de set, se détache vraiment du reste. 

Pendant la seconde partie du set, Kip délie sa langue, remercie le public de sa présence et exprime ses regrets quant à la tragédie du Pukkelpop 2011 auquel la formation aurait dû participer. The Pains n’est pas une usine à tubes mais parvient à retenir l’attention de bout en bout particulièrement grâce à « Everything With You », « Young Adult Friction », « My terrible Friend », l’excellent « Come Saturday » ou encore « Higher Than The Stars ». La comparaison avec The Jesus & Mary Chain est certes facile mais n’en est pas moins évidente. On ne peut pas dire que l’ensemble claque à 100%, mais la prestation des New-Yorkais est plus que respectable et file droit, sans bavure. Après une bonne heure de distos résonnantes, Kip propose au public de les rejoindre au bar et tire sa révérence sur des « Say No To Love » et « Contender » qui font oublier la lenteur du démarrage de la soirée. The Pains Of Being Pure At Heart est une formation à gros potentiel, armée de quelques morceaux incontournables qui filent instantanément la banane. Reste à voir s’il parviendra à se renouveler par la suite. Car un troisième album dans la lignée directe des deux précédents risquerait fort bien d’être pointé du doigt comme étant le disque de trop.

Organisation : Botanique

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