La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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L7
The Cure
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

jeudi, 24 mars 2022 10:22

Peel Sessions

Come est devenu un des groupes-phares de l’underground américain, lorsqu’il a gravé son premier elpee, « 11:11 », en 1992. La formation était drivée par Thalia Zedek (Uzi, Live Skull, solo) et Chris Brokaw (Il a milité au sein d’une quinzaine de formations, parmi lesquelles figurent Codeine, Pullman, The Lemonheads, sans oublier ses multiples collaborations). Les deux musicos partageaient les guitares et les vocaux au sein d’une formation qui pratiquait une forme de noisy-blues-punk à la fois abrasif, tourmenté et intriguant.

Cette ‘Peel sessions’ recèle une cover frénétique des Only Ones, « City of fun », une prise ‘live’ immortalisée dans leur ville natale de Boston (« Clockface ») et puis 7 autres morceaux toujours bien électriques, parfois incendiaires (« Sharon vs. Karen »), mid tempo (la ballade « Bell » et « Wrong side »), réminiscent de Jefferson Airplane (« Dead Molly ») et un titre aux 2/3 instrumental, qui passe à l’offensive en fin de parcours, et dont une des grattes est traitée en slide. Un inédit, quand même, « Mercury falls », qui n’avait jamais bénéficié d’enregistrement studio.

Et c’est sous un line up originel, c’est-à-dire avec Sean O’Brian à la basse et Arthur Johnson aux drums, que le quatuor a décidé de se reformer et de repartir en tournée, cette année.

jeudi, 24 mars 2022 10:20

By the book

Etabli à Melbourne, en Australie, Partner Look réunit les sœurs allemandes Ambrin (Cool Sounds) et Anila Hasnain (Studio Magic) ainsi que Dainis Lacey (Cools Sounds) et Lachlan Denton (The Ocean Party). Soit deux filles et deux garçons qui, à tour de rôle, se chargent des parties vocales. « By the book » constitue le premier elpee du quatuor, une œuvre découpée en 12 plages d’une pop indé pétillante et accrocheuse.

L’opus s’ouvre curieusement par une compo qui porte le nom du groupe. Une ligne de basse aventureuse et des chœurs féminins revendicateurs alimentent cette piste fort agréable à l’écoute. De jolies harmonies vocales, des synthés ouatés et des accords de gratte semi-acoustiques élégants servent, le plus souvent, de trame aux compos du band aussie.

La mélodie de « Right here » navigue entre jangle pop et post punk, à l’instar d’un Rolling Blackouts Coastal Fever, mais sans l’intensité électrique, alors que « Speed limit » est imprimé sur un tempo new wave.

Les deux derniers titres nous replongent dans les eighties, tour à tour chez les Wallabies et les Kiwis. Ainsi « Geelong » aurait pu figurer au répertoire des Bats, à cause de ses changements d’accords rapides. Et « Endless plains » semble plutôt hanté par les Go-Betweens…

jeudi, 24 mars 2022 10:17

Sous un soleil énorme

« Sous un soleil énorme » constitue déjà le 22ème album de Bernard Lavilliers. Agé de 75 balais et suite à des problèmes de santé, l’artiste a dû être opéré du cœur. Et il nous en parle sur le titre qui clôt cet opus, le crépusculaire « L’ailleurs ». Le reste de l’elpee baigne, en général, au sein d’un climat latino. Tango, paso doble, samba, cumbia et même cha-cha-cha rythment ainsi une bonne moitié des compos. Faut dire que le Stéphanois s’est rendu à Buenos Aires, en 2019, pour y chercher l’inspiration.

Son fidèle collaborateur Romain Humeau, le leader d’Eiffel, est toujours au poste, mais Bernard a également reçu le concours du duo Terrenoire sur « Toi et moi », adaptation de « Tive Razão » du Brésilien Seu Jorge. D’Izïa Higelin (NDR : la fille de feu Jacques), Hervé, Gaëtan Roussel et Éric Cantona pour une reprise du « Who killed Davey Moore » (« Qui a tué Davey Moon ») de Dylan, un morceau qui raconte l’authentique histoire d’un boxeur mort sur le ring (NDR : il ne faut pas aussi oublier que Lavilliers a également pratiqué cette discipline sportive).

Des orchestrations symphoniques enrichissent régulièrement les arrangements alors que des cuivres (saxophone ou clarinette) accentuent l’aspect chaleureux des plages les plus ensoleillées.

Sur la ballade « Je tiens d’elle », dans un style chanté/parlé rappelant Léo Ferré (NDR : que Lavilliers a toujours considéré comme son modèle), il déclare son amour pour sa ville, Saint Etienne. Et à l’écoute de l’engagé, voire gauchisant « Corruption », malgré ces synthés pas vraiment judicieux, on ne peut s’empêcher de penser à Jean Ferrat. Autant pour la voix que pour la mélodie. Enfin, le rythme imprimé tout au long de « Les Porteños sont fatigués » réveille le souvenir d’un certain Mano Negra.

Riche de sa culture poétique (Verlaine, Guillaume Apollinaire, Aragon), Bernard Lavilliers continue de raconter ses diverses épopées à travers ses voyages, dont « Sous un soleil énorme » constitue une nouvelle escale…

jeudi, 24 mars 2022 10:15

Turn the tide (Ep)

Quatre titres sur le second Ep du chanteur/guitariste de Triggerfinger. Quatre covers ont une justement du trio, « There isn’t time », qui figure sur l’album « Absence of the sun » (2014). Dépouillée, la version est interprétée une octave plus bas que l’originale, si bien que la voix évoque, sur ce morceau… Dave Gahan. Quant aux cordes de gratte, semi-acoustiques, elles frémissent comme celles de Connan Mockasin, alors que des chœurs masculins accentuent le climat ténébreux de la compo.

La reprise de « Sea song », une composition de Robert Wyatt, est particulièrement indolente. Une performance, quand on connaît la version originale. Elle vire même parfois à l’ambient.

Ruben reprend « Niets is voor altijd » de Madou, dans sa langue maternelle et sous une forme minimaliste.

Enfin, il apporte un nouveau look au morceau de dance « Turn the tide » (un hit qui avait atteint le n°1 en Flandre, au cours des nineties) de Sylver. Electro/pop, cette plage laisse filtrer des éclats de guitare en arrière-plan...

jeudi, 24 mars 2022 10:14

Lights / Awake (Ep)

Premier single solo pour Ruben Block, le chanteur/guitariste de Triggerfinger. Et pour le réaliser, il a reçu le concours du producteur Michel Froom (Crowded House, Suzanne Vega, Elvis Costello), à Santa Monica, en Californie, qui cosigne, par ailleurs « Awake ».

Sous la forme de l’Ep, ce disque propose deux prises live de « Lights » et une d’« Awake », plus lente, par ailleurs que l’originale, outre les deux morceaux studio. Hymnique, une des versions de « Lights », immortalisée à Amsterdam, se distingue par ses accords de gratte funkysants et ses claviers 80’s, réminiscents d’Ultravox…

Enfin bien que plus sombre, la version studio de « Lights » trahit bien l’empreinte de Triggerfinger…

lundi, 14 mars 2022 18:27

John Spencer rongé par les vers…

« Spencer gets it lit », le nouvel elpee de John Spencer paraîtra ce 1er avril 2022. En compagnie de ses HITmakers, il nous invite à faire un voyage à « Worm Town » !

‘Twinkle twinkle little star, tried to run but I didn't get far’, chantonne Spencer, racontant son histoire sur des percussions industrielles funky, des guitares à gratter et des synthés interplanétaires. « Worm Town » constitue un enterrement véritablement électrique, une fable futuriste pour le XXIe siècle et même qui va au-delà.

Dans un lieu véritablement hors du temps et de l'espace, la vidéo - réalisée à distance à l'aide des technologies informatiques et satellitaires les plus modernes - voit Spencer et les HITmakers pris dans une boucle temporelle vicieuse, se dirigeant vers un jugement moral et une mort presque certaine.

Spencer explique : ‘Vous pouvez avoir tout l'argent du monde, des yachts de luxe, des puits de pétrole, et commander une armée, mais quand votre heure sera venue, rien de tout cela n'aura d'importance - vous devez partir. Et ce que tu as semé, tu vas le récolter’…

 « Spencer Gets It Lit » est annoncé comme son disque le plus complexe et le plus groovy depuis des années, une odyssée sombre et dansante ; à la fois une analyse approfondie du début du 21e siècle et une célébration de l'endroit où l'électricité rencontre l'esprit.

Treize chansons torrides sur l'amour, la perte, la luxure et l’existence…

La vidéo de « Worm town » est disponible ici

En concert

17/06 DIKSMUIDE (B)  4AD
18/06 NIJMEGEN - KIDS 'N' BILLIES FESTIVAL
19/06 IZEL (B)  FETE DE LA MUSIQUE IZEL
21/06 MAASTRICHT  MUSIKGIETERIJ
22/06 UTRECHT   DE HELLING
23/06 LESSINES (B)  CC RENE MAGRITTE
24/06 SINT NIKLAAS (B)  De Casino – Concertzaal
25/06 HAARLEM - PATRONAAT KLIKO FEST
26/06 ROTTERDAM   ROTOWN

Après avoir publié "Everything Not Saved Will Be Lost" en deux volumes distincts, Foals sortira un nouvel elpee, ce 17 juin 2022. Intitulé "Life Is Yours", il reflètera une évolution naturelle pour Foals.

Yannis Philippakis, Jimmy Smith et Jack Bevan ont enregistré le disque dans l'obscurité et sans fenêtre au sein des Real World Studios, leur salle de répétition du sud de Londres, en plein hiver. Et paradoxalement, ils ont été naturellement attirés par des sons joyeux et estivaux.

Ils ont expérimenté avec différents producteurs (souvent dans différentes configurations) sur différentes chansons. Les diverses voix ont été assurées par John Hill (Portugal The Man, Florence + The Machine), Dan Carey (Tame Impala, Fontaines D.C.), Miles James et A.K. Paul (cofondateur du Paul Institute avec son frère Jai Paul).

Issus de ce futur opus, « Wake me up » (ici) et « 2am » (là) sont déjà parus en singles.

Chris Imler aime jouer de la batterie debout. C'est le dandy au rythme décalé qui tue ou, comme l'a écrit un grand journal allemand, il est considéré comme le ‘Grand Seigneur de l'Underground berlinois’. Depuis bien avant la chute du mur, il a marqué de son empreinte d'innombrables projets musicaux berlinois, dont The Golden Showers, Peaches, Oum Shatt, Driver &Driver, Die Türen, Jens Friebe, pour n'en citer que quelques-uns. Depuis dix ans, il se produit également en Europe en tant qu'artiste solo.

Le nouvel opus de Chris Imler paraîtra ce 1er avril 2022. Et "Operation Schönheit" (en allemand "Operation Beauté"), est probablement son plus bel album réalisé à ce jour. Mais la production chaleureuse de Benedikt Frey subvertit sa propre beauté par une multitude de sons de synthétiseurs qui cliquettent et s'entrechoquent, faisant de l'œuvre une véritable chirurgie esthétique qu'elle s'inflige à elle-même. Tout cela s'inscrit dans le cadre de l’aspect le plus expérimental et électronique du post-punk, dans lequel Imler et son groove unique sont enracinés. Il n'est pas nécessaire d'être un initié de l'underground post-punk berlinois pour comprendre que le groove d'Imler consiste en un rythme qui chante, des voix qui dansent et un look qui va bien, comme l'illustre "Disappoint Me", le premier single de l'album.

Ailleurs, comme dans "Movies", le rythme chante, moins réduit électroniquement, dans l'acoustique d'un vieil appartement berlinois aux hauts plafonds ; le métal claque, une cithare tremble et Imler joue avec le métronome. Parfois, il avance dans le temps, parfois il le suit. Il parvient toujours à être dans son propre groove, qui entraîne tout. Et c'est précisément l'essence du rythme d'Imler, qui se prête à être appliqué au rythme même de la vie : étirez et comprimez votre temps et bouclez-le selon votre propre rythme ! N'optimisez rien, mais ressentez tout ! Et dansez sur ce rythme !

Le clip de son nouveau single, « Movies », issu de cet LP, est à découvrir ici

 

lundi, 14 mars 2022 18:07

La colère de Gruff Rhys…

Gruff Rhys propose deux titres sur son nouveau single, "People are Pissed" et “Arogldarth“

Gruff Rhys a déclaré : ‘Les paroles ont été inspirées par la colère généralisée que j'ai ressentie, comme beaucoup d'autres personnes, face à l'incompétence et à l'arrogance du régime Johnson pendant les lockdowns ; même si je ne me sens pas différent maintenant. Je veux dire que les mots partent en vrille comme la plupart de mes chansons mais c'était le germe de l'idée.’ Les deux titres figurant sur le single "People Are Pissed" vont au-delà des 8 minutes et illustrent une autre page fascinante et brillante du répertorie de l’artiste.  

Le clip de "People are Pissed" est disponible ici

En outre, 6music a publié un ensemble d'émissions de radio et de sessions de Gruff spécialement sélectionnées. Et elles sont en écoute là

 

Eponyme, le premier album éponyme de Wet Leg paraîtra ce 8 avril. Wet Leg, c’est duo issu de l'île de Wight réunissant Rhian Teasdale et Hester Chambers.

Le titre "Angelica", son nouveau single, est emprunté au nom d’une vieille amie de Rhian. Mélange d'absurde (‘Elle a apporté des lasagnes à la fête’), de sardonique (‘Je ne veux pas écouter ton groupe’) et d'angoisse sociale (‘Je regarde mes pieds puis je cherche la porte’), c'est un voyage trippant, bercé de synthétiseurs, à travers les fêtes et les regrets. Il est empreint de désenchantement, même si le refrain est optimiste.

La vidéo - réalisée par le groupe lui-même - a été tournée sur l'île et illustre un témoignage débridé de l'amitié qui lie Rhian et Hester… Et elle est disponible ici