Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Stéphane Reignier

Stéphane Reignier

mercredi, 27 novembre 2024 13:54

Baptiste Lagrave face au vide…

Baptiste Lagrave a baigné jeune dans la musique classique, même si cette vocation s’est peu à peu vue troublée par sa découverte des musiques électroniques, notamment les débuts du label anglais Warp. Au sein du célèbre studio Motorbass dans le 18ème arrondissement de Paris, il assiste feu Philippe Zdar (Phœnix, Cat Power, Beastie Boys…), touche un peu à tout et s’imbibe de la philosophie du maître français de la production et du mixage.

Le 10 juin 2022, Baptiste Lagrave dévoile "Empty", un premier Ep de cinq titres mêlant post-electronica, nappes mélancoliques et beats techno, adressant des clins d’œil à Boards Of Canada et Jon Hopkins. Un an plus tard, "Pulsions" affine cette approche, explorant une club-music mélodique et groovy, dans la lignée de Caribou, Four Tet ou Floating Points, à travers cinq titres oscillant entre mélancolie orchestrée et énergie dancefloor.

Pour clore ce chapitre, Baptiste nous livre quatre morceaux revisités au format club, renforçant l'énergie et le groove de ses compositions originales tout en préservant leur profondeur émotionnelle. Ces nouvelles versions transforment les atmosphères mélancoliques en une expérience immersive et dynamique, pensée pour les pistes de danse. En revisitant ses propres créations, Baptiste réussit à marier son amour pour les textures électroniques et sa sensibilité musicale, créant ainsi un pont entre l'introspection et la communion collective.

Pour en savoir davantage sur Baptiste Lagrave, cliquez sur son nom (en rouge) dans le cadre ‘Informations complémentaires’. Vous y découvrirez les liens de ses réseaux sociaux, de sa page ‘Artistes’.

mercredi, 27 novembre 2024 13:53

Le mal est fait pour Dévore…

Cinq mois après la sortie de son premier Ep, « Silent Park », Dévore dévoile le clip consacré à « Damage Is Done », un premier titre abrasif et percutant, à point pour la spooky season !

Tourné en pleine forêt par Jimy De Haese et ses amis Stéphane Hoppler et Alexandre Turpault, il est à découvrir ici

Il met en scène une poursuite entre Jimy et une sphère étrange, reflet de ses doutes et de ses perceptions. Le pendule parviendra-t-il indiquer la porte de sortie ? Pas si sûr…

Jimy De Haese aka Dévore fait du neuf tout en ajoutant cette patine, ce grain, mûri entre les quatre murs de son appartement strasbourgeois, s’inspirant autant du « Metal Box » de Public Image Ltd (« Cloudy Mournings », en écoute

) que de l’esprit électronique brut de The Knife.

La musique de Dévore se distingue par une voix puissante portée par des mélodies inattendues chantées en anglais, une guitare tranchante et une batterie martiale. Telle une locomotive lancée à pleine vitesse, ces drums s’entrelacent avec les envolées de saxophone et des expérimentations dub en temps réel.

 

 

 

mercredi, 27 novembre 2024 13:52

Le code de Biche…

Après plus de trois ans de studio, d'expérimentations et de réflexion autour de l'identité sonore de Biche, Alexis Fugain, Thomas Subiranin, Alexis Croisé, Brice Lenoble et Florian Adrien ont mis à profit leurs expériences individuelles d'interprètes, compositeurs ou producteurs et reviendront cet hiver avec un deuxième album, rompant peu à peu avec le genre vaporeux et library-music de « La Nuit des Perséides », en faveur d'une musique plus urgente, parfois plus électronique.

Les patterns rythmiques brodés et répétitifs autour desquels les sons de guitares et de synthétiseurs s'articulent, frénétiques, puisent autant dans la kraut-music des années 70 que dans l'indie-pop des nineties. Toujours en français dans le texte, la voix s'affirme et devient centrale, mettant en valeur des paroles qui traitent souvent de la récurrence des choses, dans la continuité de « Discipline », paru en 2020.

Après la sortie de « Déjà-Vu », Biche dévoile son nouveau single, « Le Code ». Il est à découvrir sous forme de clip d’animation, ici

Plus rapide et plus intense, ce morceau reflète l'urgence de notre époque, où la sur-présence du numérique impose un rythme effréné à nos vies.

Grâce à des synthés nerveux et une production précise et incisive, Biche nous plonge dans une course incessante contre les algorithmes et les flux d'informations constants. « Le Code » devient alors le reflet de chacun de nous, oscillant entre maîtrise et perte de contrôle face à un monde perçu à travers les écrans.

Le quintet français publiera son nouvel opus intitulé « B.I.C.H.E. » le 7 février prochain.

vendredi, 22 novembre 2024 16:58

C’est demain que je meurs

Si Meimuna est un genre d'insectes hémiptères de la sous-famille des Cicadinae (famille des Cicadidae, les cigales) qui peut passer plus de vingt ans à errer sous terre à l’état de larve, pour ensuite remonter à la surface et profiter du soleil avant de mourir… en fin de journée, c’est également le patronyme de Cyrielle Formaz, un choix destiné à illustrer au mieux le courant musical dans lequel elle se distingue aujourd’hui.

Une orientation stylistique qui n’est pas anodine, car cet insecte symbolise la renaissance, la métamorphose ainsi que la vie après la mort. Il est d’ailleurs mis en valeur dans de nombreuses cultures, comme en Egypte, où des cigales sont posées sur les yeux des défunts.

Fille d'un professeur d'art et d'une musicienne, Formaz baigne dans l’art et la musique, en particulier, depuis sa tendre enfance. Elle apprivoise donc (naturellement) la guitare dès l’âge de 7 ans, en suivant un enseignement rigoureux au Conservatoire, dont elle soulignera l’efficacité quelques années plus tard, lorsqu’elle fonde Macaô, un quintet aux accents rock, en compagnie d’un ami du collège, Pascal Vigolo.

Alors que cette parenthèse musicale ne constituait, au départ, qu’un prétexte pour prendre du bon temps, la formation finira par décrocher un joli succès d’estime et critique, notamment en enjambant la scène du Montreux Jazz ou encore en assurant les premières parties de Zaz, Patrick Bruel ou Polnareff.

Mais le besoin d’un projet plus proche d’elle-même devenant urgent, elle tourne la page dès 2016, en créant Meimuna, parabole proche de l’univers ouaté de Patrick Watson ou encore de la sensibilité des textes de Rive.

Après cinq Eps très remarqués, elle nous propose donc son premier long format. « C’est demain que je meurs » a bénéficié du concours d’une équipe hors du commun : Ella van der Woude, compositrice de musiques de films, à la coproduction, Randal Dunn au mix et Heba Kadry au mastering.

Introspectif, l’album est découpé en 10 chansons qui inspirent et s’inspirent de la vie de la jeune femme. Et contrairement à ce que laisse sous-entendre son titre, il ne berce pas pour autant dans le spleen sidéral ; au contraire, lorsqu’on porte une oreille attentive aux textes, il célèbre le renouveau sur fond de poésie française, si ce n’est cette petite incursion dans la langue de Shakespeare pour l’angélique « Lullaby for a satellite ».

Formaz, dont la signature vocale est étrangement proche de celle de Juliette Bossé (musicienne, autrice et compositrice bruxelloise), nous réserve un ouvrage ambitieux, d’une authenticité rare, le tout baignant dans un univers à fleur de peau, enrichi d’une orchestration élégante et sophistiquée.

On ne peut rester insensible à cette texture vocale d’une grande profondeur qui communique bien-être et paix intérieure. Les mots et les mélodies s’alignent tels des astres et s’embrassent tendrement dans un tourbillon émotionnel et onirique, à l’instar de ce titre éponyme à la fois pudique, charnel et d’une sincérité jouissive.

On notera au passage le vibrant hommage rendu à une figure du show business des années 80 et 90 à travers « Eve V. (battre des records) », aka Ève Vallois, jeune femme qui rêvait de ressembler à Brigitte Bardot, à Marilyn Monroe, et qui deviendra après 25 opérations de chirurgie esthétique… Lolo Ferrari. Tournée en dérision, elle finira par devenir, pour certains, la cible de médisances récurrentes, tandis que d'autres, la considéreront comme un véritable objet de culte. Quoiqu’il en soit, portée par un mal-être depuis toujours, elle finira par se donner la mort le matin du 5 mars 2000.

Paradoxe des temps modernes puisque s’éloignant des diktats commerciaux d’une société consumériste, « C’est demain que je meurs » est un disque vertueux, de très bonne facture et plein de surprises.

Si Formaz était un médicament, il devrait être prescrit à profusion.

 

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vendredi, 22 novembre 2024 16:56

Imposteur

Il faut reconnaître que Julien Doré évolue loin des conventions qui règnent dans l’univers du show-business. Depuis sa participation à la ‘Nouvelle Star’ en 2007, où sélectionné lors d'une audition à Marseille, il adapte « Excellent » du groupe Sharko armé d’un ukulélé floqué d’un ‘Dig Up Elvis’, il ne fait rien comme les autres. A cette époque, son seul objectif était de faire connaître son groupe au travers du prisme de la télé.

L’histoire ne dira pas si le but a été atteint, mais toujours est-il que, pourtant, de casting en casting, il finit par remporter brillamment le concours, grâce notamment aux reprises absurdes dont il a seul le secret, comme cette version folle de « Like a Virgin » de Madonna (empruntée au chanteur américain Richard Cheese) ou encore ce détonnant « Moi... Lolita », à l'origine interprétée par Alizée (une mouture par ailleurs imaginée avec son autre groupe, The Jean D'Ormesson Disco Suicide).

Mais le coup de génie de Doré ne s’arrête pas là ! Outre ses versions décalées, il s’amuse à modifier les paroles originales, en y insérant des allusions personnelles ; ce qui lui vaut de faire les gros titres de la presse écrite, dont le quotidien Libération. Rien que ça !

Pour « Imposteur », il fait mieux encore ! Ainsi, afin de promotionner la sortie de ce nouvel opus auprès de la presse spécialisée, l’artiste a refilé une clé USB aux journalistes, comportant, non pas les titres originaux, mais une version vaguement karaoké, exécutée au piano par un Julien Doré qui, bien évidemment, s’est réjoui de cette supercherie.

Pour ce dernier elpee, tout juste quatre ans après avoir gravé « Aimée », le rebelle rend donc ses lettres de noblesse à la chanson française, en compagnie d’artistes qui l’ont inspiré ou marqué.

Surprise de taille et non des moindres, le long playing recèle 17 plages (pour une heure d’écoute), ce qui paraît impensable de nos jours. Lui, a osé !

Est-ce pour autant un gage de qualité ? Pas nécessairement !

Objectivement, le disque offre de belles surprises à l’instar de « Les sunlights des tropiques » ou encore « Couleur menthe à l’eau ». On y sent un Doré pleinement investi, pudique et sans exagération. Ou encore sur ce poignant « Les yeux de la mama » de Kendji Girac, dans lequel il rend un hommage bouleversant à sa maman décédée, dont la voix résonne en introduction.

Mais trop souvent, la grandiloquence l’emporte sur l’interprétation (« Pourvu qu’elles soient douces »). Si l’exercice de style est intéressant et audacieux, l’orientation artistique dans laquelle il s’est engouffré les yeux fermés, met en péril sa crédibilité. Et les quelques featurings (Francis Cabrel, Hélène Ségara, Sharon Stone, parmi d’autres) n’y changent pas grand-chose.

Autres éléments en la défaveur de Monsieur Doré, ce sont les arrangements kitsch qui desservent l’esprit originel des compositions, à l’instar de « Mourir sur scène » et son disco poussiéreux ou la tournure pop volage de « Les démons de minuit ».

Le quadra possède une certaine assise dans le métier et c’est sans doute la raison pour laquelle il a opté pour la liberté de ton et d’action. Et si ce n’est l’album du siècle ou le meilleur de sa discographie, il lui sert en tout cas de prétexte pour proposer un produit à son image, léger et second degré.

Si Doré ne se positionne pas nécessairement en imposteur, il reste, en tout cas, un artiste abscons…

 

vendredi, 25 octobre 2024 10:03

Louis Chedid plus que rêveur…

(…)

 A chaque fois que je me lance dans une nouvelle aventure discographique (…) Souvent les gens me disent : ‘Avec la carrière que vous avez, vous n’avez plus rien à prouver. Je leur réponds que c’est tout le contraire (…)

La barre est de plus en plus haute. Et arriver à la sauter n’est pas une mince affaire. Heureusement le plaisir, l’envie et le désir sauvent des affres de la création. Cette idée de découvrir la perle rare (…)

Pour “Rêveur, Rêveur“, j’ai écrit une quarantaine de chansons en deux ans et en ai jeté 70%.

(…)

J’ai pu m’entourer de musiciens hors pair. Laurent Vernerey à la basse, Johan Dalgaard aux claviers, François Poggio et Laurent Guillet aux guitares, Mathias Fisch à la batterie, Nicolas Montazaud aux percussions et, cerise sur le gâteau, Matthieu Chedid qui a embelli l’album par quelques solos dont il a le secret. Enfin pour les ‘chœurs’, j’ai aussi puisé dans le terreau familial : Anna et Emma Chedid.

‘Voilà comment s’est fait « Rêveur, Rêveur », mon dix-huitième album studio. Il ne m’appartient plus. Le bébé est à vous. J’espère qu’il vous plaira. Moi, je me suis bien amusé’.

« Je suis là », nouveau single extrait de l'album « Rêveur Rêveur » disponible le 15 novembre 2024, est à voir et écouter ici

vendredi, 25 octobre 2024 10:02

Raskolnikov a commis l’irréparable…

Le trio post punk franco-hispano-suisse dévoile un nouveau single avant la sortie de son troisième album prévue pour cet automne.

Après "Masterfreak en février dernier, Raskolnikov sort un deuxième extrait de son futur troisième elpee, "L'irréparable", mise en musique du célèbre poème de Charles Baudelaire, publié dans "Les Fleurs du Mal" (1857).

L'idée est venue de la lecture de "Crénom Baudelaire !" de Jean Teulé (2020), à qui le groupe dédie ce morceau. La vidéo de « L’Irréparable » est disponible

 

 

vendredi, 25 octobre 2024 10:00

Heartists For Palestine

Après un premier volume paru le 3 mai (impliquant Emily Jane White, Alela Diane, Lonny, La Maison Tellier, Laura Cahen...), place au second volume qui bénéficie du concours de artistes suivants : Nadine Khouri, Françoiz Breut, John Parish, Kate Stables, Cabane, Adrian Crowley Stranded Horse, Pauline Drand, Frédéric D. Oberland, Guillaume Charret...

"Heartists for Palestine" est un projet bénévole, né du désir de rassembler des artistes, musiciennes et musiciens pour venir en aide aux populations civiles de la bande de Gaza.

Tous les morceaux y sont offerts par les artistes et sont à ce jour inédits. On peut acheter cette compilation digitale à partir de 10 euros. Tous les fonds qu’il permettra de collecter seront intégralement reversés à PMRS (Palestinian Medical Relief Society), une organisation d’accès aux soins créée en 1979 et présente sur tout le territoire palestinien.

Elle est un partenaire historique du Secours populaire français qui assurera le transfert des fonds. Ses équipes sont à présent épuisées et manquent de tout. Malgré la destruction de leurs centres d’accueil et de leurs véhicules, les soignants de PMRS se portent sans relâche auprès de la population gazaouie. Ils ont besoin de notre soutien - à présent, au cœur du chaos, comme plus tard et pendant longtemps. Lors des crises majeures, chaque contribution est importante. Ce projet, si humble soit-il, se veut un geste concret d’entraide en même temps qu’une voix qui s’élève, un regard qui ne se détourne pas. Il témoigne de l’assurance que nous sommes, par-delà l’espace, intimement liés. Nous appartenons à la même humanité.

https://heartistsfor.bandcamp.com/

 

vendredi, 25 octobre 2024 09:59

Emily Loizeau souterraine ?

Après « Icare » (2021), « La Souterraine » est la seconde collaboration d’Emily Loizeau en compagnie de John Parish. Pendant dix jours, pas un de plus, et selon des horaires stricts, Emily et ses musiciens, arrivés avec des chansons déjà orchestrées, se sont réunis, sous sa supervision, dans une grande pièce au sein du studio Rockfield, dans le sud du pays de Galles. Celle-ci était divisée en plusieurs compartiments, ce qui a permis au groupe de s’entendre jouer et d’enregistrer dans les conditions du live.

Un ensemble auquel Emily est liée par une complicité ancienne : le guitariste parisien d’origine hongroise Csaba Palotaï, le claviériste et bassiste Boris Boublil (l’un et l’autre déjà liés à John Parish au sein du collectif Playing Carver) ains que le batteur belge Sasha Toorop, accompagnateur de Dominique A.

Pour la Souterraine, Emily Loizeau souhaitait aller plus loin encore vers ce qu’elle décrit comme une ‘perte de contrôle’. 

La force des 12 chansons brèves et concises de « La souterraine » réside sans doute dans l’aptitude désarmante qu’a Emily Loizeau à créer quelque chose de lumineux à partir d’un matériau sombre.

Ainsi, durant l’enregistrement, Emily et ses musiciens ont appris le décès brutal de Julien Bony, un ami et collaborateur proche, éclairagiste, également, de Bertrand Belin et de Nosfell.

Le clip consacré à « La souterraine » est disponible ici

River Into Lake vient de partager un nouveau clip. Réalisé par Gil Chevigné, celui consacré à « Don't drive into the tree » offre une déambulation poétique à travers le temps, mettant en scène Boris Gronemberger jeune et adulte dans un voyage introspectif au cœur de la forêt.

Les paroles évocatrices du morceau trouvent un écho visuel puissant dans cette réalisation qui capture l'essence même de River Into Lake : une musique à la croisée des chemins entre indie rock atmosphérique et pop orchestrale sophistiquée.

« Don't Drive Into The Tree » est à voir et écouter ici

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