La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

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mercredi, 26 octobre 2022 10:27

Benny Sings est le seul et l’unique…

Benny Sings est un artiste batave, dont le dernier elpee, « Music », paru en 2021, avait reçu le concours de Mac DeMarco,Tom Misch et PJ Morton, entre autres. Il nous revient avec un nouveau single, « The only one », pour lequel il a bénéficié de la collaboration de son claviériste Adam Bar-Pereg pour l'écriture et la production du titre, enregistré dans leur ville natale d'Amsterdam.

Le single est en écoute ici

Selon Benny Sings, « The Only One » raconte l'histoire d'un homme qui perd le contact avec la réalité et est (à nouveau) obsédé par une femme. De son propre aveu, le processus de création du single a été totalement organique et sans faille.

Le nouveau membre de la famille DEEWEE, Moses Mosuse aka Movulango, musicien et producteur belge de 25 ans, a partagé son clip rêveur du single principal « The Peak ».

La chanson figure sur l'Ep « Mirror in Man », cinq morceaux de jams folk psychédéliques, d'electronica woozy et de beats en boucle, qui sortira le 18 novembre. Ce jour-là, Movulango se produira également au festival de musique Fifty Lab à Bruxelles.

Voir le clip ici

La vidéo a été réalisée par le Belge Bob Jeusette. À propos du concept, il a déclaré : ‘L'intention pour la vidéo était de créer une sensation d'autre monde avec le tempo dynamique de la mélodie’.

En concert

27/10 - Café Café, Hasselt
28/10 - Cactus Muziekcentrum, Brugge w/ Charlotte Adigéry & Bolis Pupul (SOLD OUT)
29/10 - Trix, Antwerpen w/ Charlotte Adigéry & Bolis Pupul (SOLD OUT)
18/11 - Fifty Lab Music Festival, Bruxelles

 

mercredi, 26 octobre 2022 10:24

MoonStone et l’envers du miroir…

MoonStone est issu de la région du Centre (La Louvière). Il reconnaît pour inspiration majeure, des groupes comme Nothing But Thieves, Muse et Royal Blood. Ses lyrics sont interprétés en anglais.

Fondé en 2019, la formation s’est enrichie d’un nouveau membre. En remportant le concours l'Envol des Cités, elle a pu se produire aux Fêtes de Wallonie avec Ykons et Typh Barrow mais surtout a été programmés au Festival de Ronquières, cette année. Son premier elpee est paru le 7 septembre 2022. Il s’intitule « Mirror ».  

Son single, « Lay down » est disponible en clip ici et l’after movie du festival de Ronquières,

 

 

lundi, 24 octobre 2022 18:40

Le monde en bleu de Spain…

Fondée en 1993, Spain est une formation californienne drivée par le chanteur/bassiste Josh Haden.

Sa musique a été décrite comme de l’indie pop slowcore americana free jazz. Son dernier opus, « Mandala brush », remonte à 2018. On se souvient surtout de son premier elpee, « The Blue Moods of Spain », gravé en 1995, qui avait marqué toute une époque.

L’album « World of blue » est paru ce 21 octobre 2022. Il ne s’agit pas d’un nouvel opus, mais d’enregistrements inédits sur un 16 pistes qui datent d’avant 1995.

Issu de cet LP, le titre maître est disponible sous forme de clip

 

 

lundi, 24 octobre 2022 18:39

Toutes ces choses de The Mysterines…

C’est ce 4 novembre que paraîtra l’Ep ‘live’ de The Mysterines, "All These Things", enregistré au Rough Trade East à Londres. C'est actuellement l'un des groupes de rock les plus excitants du Royaume-Uni. Après avoir assuré les premières parties de la tournée des Royal Blood en 2022, il s’est vu confier maintenant la tâche d'ouvrir les shows pour Arctic Monkeys au Royaume-Uni en 2023.

Son premier elpee, "Reeling", est sorti en mars et a été réalisé sous la houlette de la productrice Catherine Marks (Wolf Alice, The Big Moon, PJ Harvey).

Le clip du titre maître de cet Ep est disponible ici

 

 

lundi, 24 octobre 2022 18:38

Les aspirations de Tramhaus…

Tramhaus est une formation batave (Rotterdam) responsable d’un post punk hypnotique inspiré par des groupes tels que Viagra Boys et Pissed Jeans. Sur les planches, les mouvements de danse impeccables du chanteur Lukas Jansen combinés à des guitares éreintantes et un jeu de batterie impulsif, donnent à ses concerts une dimension presque frénétique. La formation sortira un Ep ce 3 novembre 2022. Intitulé « Rotterdam » (ben tiens !), il est doublé d’un clip disponible baptisé « Make it happen », disponible

En concert

3/11 - L'Hydrophone - Festival les indisciplinés - Lorient

8/12 - Les bars en trans – Rennes

lundi, 24 octobre 2022 18:38

Le côté celtique d’Eosine

« Ciarán », c’est le nouveau single d’Eosine qui paraîtra ce 28 octobre 2022. Il figurera également sur un Ep 4 titres mixé et masterisé par Mark Gardener (Ride) dont la sortie est prévue pour février 2023. La musique d’Eosine mêle guitares et harmonies vocales dans un style dreampop shoegaze élégant, profond et puissant présentant de forts contrastes entre ombre et lumière.

Pour regarder et écouter le clip vidéo de ce single, c’est ici

Le groupe liégeois se produira en concert dans le cadre de la demi-finale du Concours Circuit, ce 29 octobre 2022, au Reflektor à Liège.

lundi, 24 octobre 2022 14:44

Trop court !

Wet Leg, c’est avant tout les chanteuses/guitaristes/compositrices Hester Chambers et Rhian Teasdale, deux filles issues de l’île de Wight qui ont décroché un tube fulgurant, en 2021, « Chaise longue ». Après avoir publié quelques singles, le groupe grave son premier elpee, en avril 2022. Un éponyme. Le band devient carrément hype grâce à son succès critique et commercial, mais aussi son humour très second degré qu’il injecte dans ses chansons et ses clips vidéo. L’occasion était donc belle d’aller voir ce que le combo avait dans le ventre, ce vendredi 21 octobre, à l’Aéronef de Lille. Et la salle est presque comble pour accueillir la nouvelle sensation britannique…

Vers 21h05, les baffles crachent un air celtique, puis la formation débarque sur le podium. Les deux filles ont certainement dégoté leurs jupes sur un marché aux puces. Courte pour Hester, longue pour Rhian. Elles portent également un body de couleur noire, la première laissant apparaître un dos nu. La première est coiffée d’un bonnet en forme d’oreilles de chat et chaussée de bottes. La seconde est montée sur des godasses à semelles compensées (NDR : vulgairement appelées ‘écrases-merde’). Le tandem est soutenu par un trio de barbus chevelus. En l’occurrence, un drummer (très en retrait), un bassiste et un guitariste/claviériste.

Le quintet ouvre le set par « Being in love » et embraie par le libidineux « Wet dream », mais on ne peut pas dire que le résultat soit « Convincing ». C’est sympa, mais ça manque de punch et surtout de présence sur scène. Les donzelles se lancent dans une forme de yodel sur « Supermarket », en balançant des ‘high’ sinusoïdaux.  Il faut attendre « I want to be abducted », moment au cours duquel Hester abandonne sa gratte afin de se consacrer exclusivement au micro, pour assister à davantage de mouvement sur les planches. Néanmoins, il faut reconnaître que Hester possède une très jolie voix, un peu argentine. Elle signale être de retour d’une tournée aux States et être heureuse d’être de retour en Europe. Les morceaux sont courts et dépassent rarement les 3’. Plus punchy et mordant, « Oh no » se distingue par ses sonorités de grattes stridulantes. Et le contagieux « Ur mum » se nourrit d’excellent échanges de cordes, le tout ponctué de cris primaux. Pendant « To late now », les deux filles tournent sur elles-mêmes (NDR :  Hester a ôté son bonnet de félin), morceau caractérisé par des tonalités de grattes surf et un synthé aquatique. L’ambiance dans la fosse commence à décoller. Et chargé d’intensité électrique en spirale, « Angelica » incite certains audacieux à se lancer dans l’exercice du crowdsurfing. A cet instant, la musique nous replonge en pleine période ‘riot grrrlll’, dans l’esprit des Breeders, Veruca Salt ou encore Blake Babies.

Wet Leg a enfin trouvé la bonne carburation et nous délivre l’inévitable et rafraîchissant « Chaise longue » (NDR : dont le groupe vient de sortir un clip en français). Les guitares sont débridées. Le public reprend en chœur les ‘Excuse me… what ?’ Et puis, alors que le set commençait à décoller, le quintet tire sa révérence. Les lumières se rallument et on entend le « Careless Whisper » de Georges Michaël, pendant que les roadies commencent à démonter le matos. Frustrant ! Une heure de concert en tout et pour tout. C’est trop court !

Voir aussi notre section photos ici

Setlist 

Being in love

Wet dream

Convincing

Supermarket

Red eggs

I want to be abducted (by a UFO)

Obvious

Oh no

It’s a shame

Piece of shit

Ur mum

Too late now

Angelica

Chaise longue

(Organisation : Aéronef)

samedi, 22 octobre 2022 11:32

Dans l’esprit de Louise Attaque…

Gaëtan Roussel a publié son nouvel album solo, « Est-ce que tu le sais », en mars de l’an dernier alors que Louise Attaque va également en proposer son cinquième, le 4 novembre prochain, six longues années après avoir gravé « Anomalie ». Il s’intitulera « Planète terre ». Puis, le groupe repartira en tournée. Quinquagénaire depuis quelques jours, Gaëtan se produisait à l’Aéronef de Lille, ce mardi 18 octobre 2022. Le concert est sold out, et il faut avouer qu’en débarquant dans la salle, il y a du monde partout. Au balcon, bien sûr, mais également sur les escaliers, tant internes que côté hall.

Les lumières s’éteignent, et dans le noir, on remarque la présence d’un guitariste, sur la gauche du podium qui aligne quelques arpèges, presque en boucle alors qu’un personnage traverse la salle en agitant une torche électrique. Puis on entend la voix de Gaëtan Roussel qui s’adresse à la foule en demandant si elle est prête. En bref, il la chauffe. Applaudissements, acclamations et outre le sixcordiste et l’Aveyronnais, qui le plus souvent va s’accompagner à la sèche, on découvre la présence d’un drummer, d’une claviériste et d’un bassiste. Il présente déjà ses musiciens. Et le set de commencer par « Est-ce que tu sais ? ». Derrière le quintet on remarque la présence d’un jeu de lumières constitué de fenêtres, comme celles d’un building, dont la couleur va changer tout au long du show ; et puis au plafond des points d’interrogation inversés sont suspendus (NDR : c’est sur l’artwork de la pochette du dernier elpee). Ils vont également s’illuminer selon les morceaux et déjà pendant « Je me jette à ton cou » (NDR : Daniel Auteuil figure dans le clip vidéo consacré à ce morceau).

Roussel est un fameux showman et il tient son auditoire dans le creux de sa main. Pendant « Si on marchait jusqu’à demain », une compo de Louise Attaque –et la setlist va en dénombrer de nombreuses– les spectateurs commencent déjà à frapper dans les mains, gestes qu’ils vont reproduire tout au long du spectacle.

Avant d’embrayer par « Les Nuits parisiennes », Gaëtan propose de la transformer en nuit lilloise et invite la foule à bondir tout en levant les mains afin qu’il puisse prendre une photo, opération qu’il va d’ailleurs reproduire en fin de concert. Pendant « Dis-moi encore que tu m’aimes », les clappements de mains réveillent le souvenir de concerts d’Indochine.

Roussel nous raconte qu’il voyage de ville en ville en dormant dans le tour bus. Il se réveille dans la suivante et avoue que les matins sont parfois difficiles. Introduction idéale pour « Les matins difficiles ». Il souhaite alors illuminer la salle d’étoiles et demande à l’auditoire d’agiter les smartphones après les avoir allumés. A force d’être reproduit, ce panorama devient de plus en plus banal…

« Tu ne savais pas » est une chanson émouvante qui parle du fil de l’existence, depuis la naissance, jusqu’à la mort…

Il a composé « Il y a » pour Vanessa Paradis et en délivre une superbe version. Les différents musiciens excellent sur leurs instruments, mais le guitariste a parfois tendance à en remettre une couche. Il doit probablement être issu de l’univers du métal… si vous comprenez l’allusion… et rien à faire, le violon d’Arnaud Samuel est irremplaçable.

Le bassiste se plante derrière un orgue et en extrait des sonorités d’église pour « J’entends des voix », une compo autant techno que métallique. Surprenant !

Plus surprenant encore, sa version de « J’envisage » de Serge Gainsbourg, une chanson qu’il avait composée pour Alain Bashung. Roussel emprunte les inflexions de Fred Franchitti, le chanteur d’Astonvilla, pour ce morceau hypnotique, presque techno, au cours duquel de petites loupiotes placées au-dessus des musiciens clignotent en rythme, pour rendre l’ensemble plus robotique.

Gaëtan s’assied sur un retour de scène et attaque « La colère » (NDR : le clip met en scène Kad Merad dans le rôle de personnes différentes courroucées), un peu à la manière d’un Charlélie Couture (NDR : ils ont tous les deux la même coupe de cheveux !) ; mais cette superbe ballade monte alors en crescendo au moment où il se lève pour entamer un final somptueux. L’artiste explique que cette chanson, il avait voulu, au départ, l’améliorer, parce qu’à sa grande surprise, elle était calme ; puis au bout du compte, il l’a laissé ainsi… et puis en fin de parcours, elle gronde…

Le bassiste adopte une ligne de basse cold, un peu à la manière de Simon Gallup (Cure) sur « Chaque jour reste le nôtre », alors que le sixcordiste plaque des accords funkysants.

Le set s’achève par « J’t’emmène au vent », encore un titre de Louise Attaque, et Gaëtan module les voix de la foule qui la reprend en chœur, tout en lui demandant de tout donner, un exercice qu’elle va accomplir a cappella.

En rappel, Roussel revient seul armé de sa sèche pour interpréter « Je vous trouve un charme fou », une chanson qu’il avait composée pour Hoshi. Les musicos sont de retour pour « Le temps passe », un titre du répertoire de Lady Sir, un des projets de l’artiste. Le show va s’achever par « Help myself (nous ne faisons que passer) », compo pour laquelle le bassiste exécute un solo de batterie sur une caisse claire. La foule est en délire. Gaëtan représente une nouvelle fois ses musiciens, en demandant de les applaudir, remercie l’ingé son, le responsable du light show, etc., et même le chauffeur du bus.

C’est bras-dessus, bras dessous, que le quintet salue la foule, au son du « Get back » des Beatles.

Franchement votre serviteur ne s’attendait pas un concert d’une telle intensité, ayant été déçu lors du passage de Gaëtan Roussel, dans le cadre du festival de Dour, en 2011. Une intensité qui avait pourtant déjà alimenté celui de Louise Attaque, le 6 décembre 2005 (à lire ou à relire ), toujours à l’Aéronef…

(Organisation A Gauche de La Lune)

 

mardi, 27 septembre 2022 10:55

Un final en boulet de canon !

Beechwood s’était produit à la Cave aux Poètes de Roubaix, en mai 2018. A l’issue de ce concert, les trois musiciens avaient accordé une interview à Musiczine. A l’époque, votre serviteur avait déclaré que la formation avait un fameux potentiel ; surtout à la suite de ses deuxième et troisième opus, « Songs from the land of nod » et « Inside the flesh hotel ». Le band vient de graver son quatrième, « Sleep without dreaming », et après avoir pu écouter le disque en streaming (NDR : Bertus France n’a reçu aucune promo de la part d’Alive Natural Sound ; et ce soir, il n’y a ni vinyle, ni cd à vendre au stand merchandising), manifestement, l’impression générale est toujours bonne.  Une bonne raison pour aller revoir le combo new-yorkais, à l’Aéronef de Lille, ce mercredi 28 septembre 2022.

Non seulement le trio est passé à un quatuor, mais le redoutable drummer Isa Tineo a cédé les baguettes à Russ Yussuf alors que Jensen Gore a débarqué pour reprendre la basse à Sid Simons qui se consacre donc à la guitare, tout comme Gordon Lawrence.    

Lorsque nous arrivons au club de l’Aéronef, le septuor Cash Savage & The Last Drinks termine sa prestation. Drivé par la très charismatique songwriteuse/chanteuse, le groupe de Melbourne recueille de chaleureux applaudissements d’un auditoire, qu’on peut estimer à 150 âmes…

Après le ballet des roadies pour démonter le matos du supporting act et remonter celui de la tête d’affiche, le concert de Beechwood peut commencer. Yussuf, le batteur, s’installe, bien évidemment, en retrait. Jensen, le bassiste, au centre, Gordon, vêtu d’un sweet-shirt à losanges, à gauche, Sid, collier de perles autour du cou à droite. Ces deux derniers sont chaussés de santiags. Et ils portent tous des cheveux longs, mais davantage comme au cours des sixties que des seventies.

Le set s’ouvre par « Heroin honey » et immédiatement, le ton est donné : la musique sera bien électrique et les deux sixcordistes vont s’en donner à cœur joie. Alors que le bassiste dynamise les compos et ajoute les contrepoints, le drummer se charge de lier l’ensemble, même si on le sent particulièrement stressé, jetant régulièrement un œil vers les autres musicos, pour savoir si sa prestation tient la route. Elle le sera, mais métronomique, à contrario de celle d’Ineos, l’ex-batteur, bien plus sauvage et imprévisible. Conséquence immédiate, la musique s’avère moins garage, plus structurée, sorte de pop/rock à guitares, dans l’esprit des Lemonheads, de Nada Surf, d’Allah-Las voire de Big Star, mais en plus glam, alors qu’à l’origine, elle s’inspirait surtout de New York Dolls, des Stooges, des Troggs et du Velvet Underground. On retrouve cependant chez le band cet art à torcher de bonnes chansons. Contagieuses, elles sont raffinées par les superbes harmonies vocales. Lors du troisième morceau, « She’s a criminal », Sid déclare qu’il s’agit d’une nouvelle compo. Ce ne sera pas la seule, car une bonne moitié du concert est constituée de titres qui ne figurent sur aucun disque. A croire que le band a déjà suffisamment de morceaux pour sortir un nouvel LP. Il est vrai que lors de l’interview accordée en 2018, les musicos avaient déclaré se consacrer constamment à l’écriture.  

On est bercé par ces cordes de guitares brimbalantes, carillonnantes, limpides ou lancinantes, mais tellement savoureuses. De temps à autre, les deux sixcordistes se font face, comme s’ils voulaient entrer en duel. Et puis, lors d’un blues bien rythmé, Sid et Jensen assurent les chœurs dans le même micro. Côté vocal, Lawrence possède une voix plus éraillée, alors que Sid a un superbe grain de voix, susceptible de rappeler George Harrison ou Tom Petty.

Alors que les ¾ du set sont imprimés sur un mid tempo bien dosé, la fin du show va se révéler autrement euphorisant. Le tempo s’élève et l’expression sonore s’enfonce dans un psychédélisme digne de Brian Jonestown Massacre. Puis lors du morceau final, c’est sur le rythme du chemin de fer que la musique s’emballe, et lors des refrains transparaissent, en filigrane, des réminiscences de western spaghetti.

Beechwood va accorder deux rappels, chacun d’un seul morceau. Tout d’abord la reprise du « Should I stay or should I go » du Clash, moment choisi par quelques spectateurs d’entamer un pogo, puis une dernière compo autant percutante que psychédélique, rappelant que le groupe ne joue pas seulement des morceaux clean mais aussi chargés d’intensité électrique. Une fin en boulet de canon ! ‘Smashing !’ comme concédé à Sid, à l’issue du show, après s’être échangé quelques mots, analyse qu’il partageait totalement…

Un chouette concert !

Voir aussi notre section photos ici

(Organisation : Aéronef de Lille)

 

 

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