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Enzo Porta

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mercredi, 21 mai 2008 12:32

We Have You Surrounded

Depuis 1996, les Dirtbombs maintiennent très haut la flamme du garage rock. Ils pratiquent une musique livrée à l’état brut, mais qui ne se contente pas de faire du bruit ; elle soigne les mélodies tout en puisant son inspiration dans la soul, le post-punk et le blues. La bande à Mick Collins (fondateur des légendaires et excellents Gories) possède aussi le chic pour reprendre de toujours belle manière des classiques ou des titres obscurs dans à peu près tous les genres. Cet album est le premier depuis 2003 ; mais entretemps, le groupe est resté fidèle à son habitude de sortir des ‘split singles’ sous la forme du vinyle, en compagnie d’artistes comme Adult, King Khan ou les Black Lips.

« We Have You Surrrounded » est un album hanté de sombres présages, dont les paroles tournent souvent autour de la dérive autodestructrice de notre civilisation. « It’s Fun Until They See You Cry », « Pretty Princess Day », « They Have Us Surrounded », « I Hear the Sirens » constituent un bloc de chansons à l’ambiance paranoïaque et torturée. Cette gravité est compensée par quelques envolées plus insouciantes comme les très soul « Ever Lovin’ Man » et « Indivisible ». Dans un rayon plus pop on épinglera le visionnaire « La fin du Monde » (chanté en français !) et « Sherlock Holmes », une belle reprise des Sparks. Malgré ses bons moments, « We Have You Surrounded » n’est pas le meilleur album des Dirtbombs et il ne constitue pas la pièce idéale pour entrer dans l’univers de la formation. Pour y parvenir, on vous conseillera plutôt la compilation « If you Don’t Already Have A Look », œuvre réunissant de nombreuses raretés de haute tenue.

 

mercredi, 21 mai 2008 12:24

Encanto

Après avoir connu une absence discographique de dix ans, Sergio Mendes a opéré un come-back en 2006. Le pianiste, qui est l’artiste brésilien le plus connu au monde, avait été aidé par will.i.am, fan de longue date, mais surtout responsable de tubes pour la moitié des artistes américains. Ce nouvel album bénéficie à nouveau de l’aide du meneur des Black Eyed Peas. Il participe à la production de quatre des quatorze titres de « Encanto ». Les autres invités de marque ne manquent pas : Zap Mama, Jovanotti, Juanes, Carlinhos Brown, Fergie, plus quelques vieux complices comme Herb Alpert ou Joao Donato. La plupart des titres sont des reprises de classiques déjà maintes fois repris par Mendes : « Waters of March » (en deux versions, dont une en français par Zap Mama), « The Look Of Love » et plusieurs signés Jobim (le mentor de Mendes).

Les titres mis en forme par will.i.am sont essentiellement calibrés pour les radios. Notre homme apporte sa science du beat aux accords jazzy de Mendes et injecte de solides doses de Baile Funk à « Funky Bahia », titre qui a tout pour devenir le tube de l’été. Les chansons produites en personne par Mendes (NDR : quand même avec l’aide occasionnelle de Carlinhos Brown) sont plus personnelles et ancrées dans les musiques chères au bonhomme : bossa, percussions et jazz. Vous l’aurez donc compris, la bande son d’une certaine indolence et d’un mode de vie décontracté, à l’image du « Lugar Comun », rappé par Jovanotti et qui parle de plages et de joie de vivre. Rien d’original à se mettre sous la dent, mais « Encanto » est un disque estival agréable à écouter qui devrait être apprécié en période de vacances, sous le soleil ou à défaut de mieux, à Bruxelles-Plage, sous la pluie.

 

Cette compilation se penche sur le riche monde musical de Miami. Deuxième volume de la série consacré au label soul/funk Deep City, « The Outskirts » se concentre sur des titres qui n’ont pu être insérés sur la première compilation. La sélection est enrichie d’inédits récupérés dans un garage. Au cours de sa courte existence, le label Deep City n’a publié que quelques singles et un elpee. Des disques parus entre 1966 et 1968. Mais certaines chansons retenues datent de 69 à 71. Elles sont, en outre, signées par une série d’artistes assez obscurs. Deux exceptions : la chanteuse Helene Smith (diva soul de Miami) et Clarence Reid, mieux connu pour avoir créé le personnage de Blowfly, un super héro lubrique considéré comme un des précurseurs du rap.

Les morceaux inclus sont plutôt de bonne facture et oscillent entre le funk de la Nouvelle Orléans (en moins syncopé), la soul décontractée (comme l’ensoleillé « Do What you’re Doing ») ainsi que les ballades tragiques et arrache-larmes (il suffit d’écouter « Don’t Be Surprised » de Lynn Williams pour comprendre). D’autres plages s’inspirent de tubes de l’époque ; des hits concoctés par James Brown et les Jackson Five. On frôle quelquefois le plagiat, mais la qualité musicale est indéniable. Les bonnes mélodies aussi, souvent composées par ce vieux filou de Clarence Reid, sans son déguisement de Blowfly. En somme, les amateurs de soul ne devraient pas être déçus par ce beau recueil de ‘feel good music’.

 

Il y a peu de temps on vous parlait de Tommy Tate, chanteur quelque peu éclipsé par Luther Ingram, star du label Ko Ko, une filiale du label Stax. Le hasard fait donc bien les choses puisque cette galette réunit les singles enregistrés entre 1972 et 1978 (NDR : l’histoire s’est achevée, lorsque le label a déclaré faillite) par… Luther Ingram. Grâce à l’enregistrement de « If Loving you Is Wrong, I Don’t Want To Be Right », Luther Ingram (décédé il y a deux ans) a connu les honneurs des hit-parades américains. Cette compilation se concentre donc sur cette période.

La différence entre les deux chanteurs est manifeste. Le style de Luther était un peu plus sophistiqué et policé que celui de Tommy Tate. Ce qui n’enlève rien aux qualités artistiques de Luther Ingram, doté lui aussi d’une très belle voix. L’homme était autant à l’aise dans le répertoire de ballades romantiques (qui constituent l’essentiel de ces titres) et des morceaux plus funky qui émaillent souvent les ‘faces’ b’ de ces singles. La crème des musiciens de Memphis est présente sur ces 19 titres : un jeu et un son reconnaissable entre mille, une instrumentation très riche et des arrangements soignés. On reconnaîtra quelques chansons reprises par Tommy Tate (dans « I’m So Satisfied : The Complete Ko Ko Recordings and more ») mais aussi pas mal de titres originaux, et souvent très bons. On pointera par exemple l’élégant « Missing You », porté par sa rythmique énorme et l’arrangement de cordes, de même que sa flip side, l’enlevé « You Were Made For Me ». De nombreuses plages se maintiennent à ce niveau de qualité, même si certaines, comme « Let’s Steal Away To the Hideaway », sombrent un peu dans le sirupeux. En outre, des morceaux comme les excellents « I’ve Got Your Love In My Life » et « Get To Me » se rapprochent respectivement du meilleur de Al Green et Marvin Gaye (on n’exagère pas). Ils rachètent largement les menus excès de glucose qui entachent l’un ou l’autre fragment.

 

mardi, 06 mai 2008 21:40

Pimpoint

Formé sur la scène ‘clubbing’ de Tokyo, ce sextet nous réserve, sur ce troisième album, une bonne dose de jazz, boostée par une énergie impressionnante. Fortement influencés par le jazz new-yorkais de la grande époque, ces Japonais furieux ne se contentent pas de rendre hommage aux maîtres de manière compassée ; mais ils parviennent à sortir cette musique du formol…

Cet opus recèle beaucoup de titres de hard bop ; des impros modales jouées à un rythme soutenu et inventif, le tout grâce à une impeccable section rythmique. Des thèmes classiques mais bien composés qui s’aventurent parfois du côté du funk jazz comme sur le fou furieux « The Slaughter Suite », « Makuroke » (et ce clavier très « Starsky & Hutch ») ainsi que le très élégant « Funky Goldman ». Les hommages appuyés ne manquent pas non plus : l’intro du très bon « We Want More ! ! ! » renvoie au « Just the Two of Us » de Bill Withers. « Hype Of Gold » semble quant à lui calqué sur le Coltrane de « My Favorite Things ». « The Party » rappelle les mélodies chorales du « Milestones » de Miles Davis. Pas vraiment original vous me direz, mais c’est tellement frais que ça passe très bien.

La formation s’aventure aussi dans des rythmiques plus latines : « Pluto » est à la croisée des chemins entre la musique cubaine et brésilienne, tout comme l’excellent « Sahara » qui achève cet album. On sent que ces compos sont jouées avec amour et passion, transformant ce disque en une agréable surprise. A noter que les gaillards seront cette année au festival de Dour et leurs prestations scéniques valent le détour… A bon entendeur !

 

mardi, 06 mai 2008 21:37

Edit

Le terme ‘légende’ est souvent galvaudé, mais chez Mark Stewart, on peut se risquer à l’utiliser. Chanteur du Pop Group à la fin des années 70, Mark Stewart a ensuite commencé une chaotique carrière solo dont « Edit » constitue seulement le sixième volume. Après dix ans de relative discrétion (hormis quelques collaborations opérées en compagnie de Nine Inch Nails, Tricky et Primal Scream), Mark Stewart revient, mais c’est comme si rien n’avait changé.

L’homme reste fidèle aux sonorités radicales et à ses paroles obsédées par l’injustice sociale et la paranoïa. Mélangeant bruit blanc, hip hop old school, électro et dub distordus, sa musique reste à l’enseigne de l’auto sabotage systématique et des expériences sonores limites mais totalement enthousiasmantes.

La première partie de l’album est quasi parfaite. On part du funk abrasif de « Rise Again » où les premières paroles prononcées par l’ancien du Pop Group sont « I Go Craaaaaaaaazy ! » et on le croit sans peine à l’écoute des titres suivants… Le triste « Loner » est une complainte électro dévastée (à ne pas mettre entre les oreilles de dépressifs) qui installe le décor pour une plongée sans filet dans l’apocalypse intérieure de Mark Stewart. Le magistral « Puppet Master » lui succède, un dub digital déjà entendu (dans une version un peu différente) sur « Kiss The Future », la compilation consacrée par le label Soul Jazz à notre homme, il y a quelques années. L’efficace « Strange Cargo », se penche sur le thème de l’esclavage moderne et concasse une rythmique ragga à l’aide de percussions et de chants africains. « Secret Suburbia » est un des titres les plus mélodieux d’« Edit », mais pas le plus réussi ; à l’instar de « Mr. You’re A Better Man Than I », une curieuse reprise des Yardbirds chantée en duo avec Ari Up (ancienne des Slits). La deuxième moitié de l’album se perd dans de sévères délires (comme l’introduction kilométrique d’« Almost Human ») mais réserve quand même l’excellent « Radio Freedom » et le totalement fou « Freak Circus », titre électro qui flirte avec la quatrième dimension…

Conclusion : en ces temps de pasteurisation musicale, « Edit » constitue un disque précieux, par un artiste qui l’est tout autant. Check it out !

mardi, 06 mai 2008 21:28

De Poolreizigers Soundtrack

Arsenal a écrit la bande sonore de l’émission télé « de Poolreizigers ». Paru il y a quelques mois, ce disque immortalise cet exercice de style sur cd. Treize titres instrumentaux qui délaissent les ambiances ensoleillées entretenues habituellement par le groupe, pour favoriser des titres qui lorgnent vers la ‘new wave’ des années 80, Cure et New Order en tête. Pas de quoi ressusciter Ian Curtis, juste de la musique d’accompagnement à l’ambiance froide (logique, c’est une émission sur le Pôle Nord). Les guitares regorgent d’écho et de delay comme au bon vieux temps, la rythmique claque comme si on était au premier concert des Simple Minds et les synthétiseurs ‘vintage’ se taillent la part du lion : Korg, Moog et Juno 103. Verdict : anecdotique et réservé aux fans. A la tienne, Robert ! (Smith)

 

mercredi, 23 avril 2008 23:59

Soul Fever

Enregistré en 1970 par Marie Queenie Lyons, « Soul fever » restera à tout jamais son unique album, la jeune femme ayant disparu de la circulation après la sortie du disque. Enregistré pour le label Deluxe (une filiale de King, maison de disque de James Brown), la version vinyle de « Soul Fever » était devenue aussi difficile à trouver qu’une place de parking non payante dans le centre de Bruxelles. De nouveau, il est nécessaire de souligner les formidables initiatives du label Vampisoul qui permettent au plus grand nombre de découvrir quelques pépites oubliées.

La musique proposée ici (uniquement des reprises) est typique de la soul sudiste de l’époque : très mélodique et emmenée par la belle voix très gospel de Mary, capable de passer de la douceur à la sauvagerie en un clin d’œil. « Soul Fever » hésite entre des titres plus groovy comme le superbe « See and Don’t See » et des morceaux plus lents, enrichis de cordes, qui rappellent un peu les slows de Ray Charles. Hormis les chansons plus classiques, des plages comme « Fever » et « Your Thing Ain’t No Good Without My Thing » touchent tout simplement à l’excellence. Soul Power !

 

Malgré une carrière entamée au milieu des années soixante, Tommy Tate n’a jamais vraiment connu le succès. Ce qui n’a pas empêché ce chanteur/compositeur talentueux de devenir une figure culte au sein des cercles de fanatiques de ‘soul music’, ses disques ayant été maintes fois piratés par des producteurs peu scrupuleux. « I’m So Satisfied » reprend la totalité des enregistrements de Tommy réalisés en faveur du label Ko Ko, ainsi que trois titres pour Stax.

Fondée par le producteur véreux Johnny Baylor, l’écurie Ko Ko avait été créée quasi exclusivement pour le chanteur Luther Ingram. Ko Ko était distribué par le légendaire label Stax et la plupart des titres étaient enregistrés dans les studios aussi légendaires Muscle Shoals, en compagnie des musiciens du cru. Vingt titres enregistrés entre 1971 et 1977, bien représentatifs de la soul telle qu’elle se pratiquait dans le sud des Etats-Unis et surtout à Memphis. L’accent est placé sur le son très direct, les ballades mid tempo richement orchestrées, la recherche mélodique et une voix très en avant, rappelant la ferveur du gospel. Hormis quelques rares incursions dans le funk et le disco, c’est le menu musical qui est proposé ici. Ce sont évidemment les morceaux qui font la différence, et ceux composés par Tommy Tate sont de toute grande qualité. Après quelques écoutes et à quelques rares exceptions, ces quelques titres se révèlent essentiels ; c’est la raison pour laquelle cet album vous est vivement conseillé…

 

jeudi, 29 novembre 2018 11:17

The Biggest Ragga Dancehall Anthems 2007

Fidèle au rendez-vous annuel, le label Greensleeves compile des singles qui ont marqué l’année 2007 sur les dancefloors jamaïcains. Dix-huit titres et huit clips très, hum, ‘couleur locale’. Pour mieux comprendre de quoi on parle, jetez donc un coup d’œil sur l’hilarant « Hoola Hoop » de Macka Diamond et le postérieur de dimensions surréalistes de la chanteuse Barbee dans le clip « Give It Up ».

Musicalement, la compilation commence calmement par Busy Signal et Bugle. Ils partagent une même propension pour le rythme lent et des influences musicales lorgnant du côté des USA. Le jeune QQ balance son « Tek It To Them » dansant et sans prétention. Mr. Vegas se fend d’un très efficace « Tek Weh Yuhself », tandis que les toujours innovants Ward 21 proposent l’excellent et minimaliste « Bubble Like Soup ». Sans aucun doute le meilleur titre de la sélection. On est moins convaincu par le beat banal accompagnant le texte incisif de Beenie Man sur « Product Of The Ghetto ». On passera notre tour sur l’imagerie gangster de Cham et les habituelles paroles classées X de Vybz Kartel, scandées à force de vocodeur. Buju Banton se fait menaçant sur le sinistre « Crazy Talk », un morceau rappelant ses débuts. La toujours efficace Macka Diamond joue du « Hoola Hoop » et on vous renvoie au clip pour comprendre de quoi il en retourne. Le « Back It Up » de Bennie Man se penche (si l’on peut dire) sur un sujet qui passionne les emcees jamaïcains : les postérieurs féminins bien fournis. Pas vraiment un grand cru donc ! D’ailleurs, à l’une ou l’autre exception près, la qualité musicale de l’ensemble est un peu faible. Et c’est regrettable.

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