Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Enzo Porta

Enzo Porta

mardi, 11 avril 2006 03:00

I Can’t Stop My Feet

De l’abus de cocaïne et de ses ravages dans la musique populaire, volume 1. On commencera par le cas d’Amos, grand benêt frisé originaire de Téhéran et installé à Munich. Le moins qu’on puisse dire, c’est que sa bio n’a pas peur d’abuser des superlatifs. Un exemple ? ‘Forget about Michael Jackson ; Amos is new, Amos is the embodiment of mass hysteria, Amos is the first true Imperator of Pop !’ Pour la version complète, on vous renverra à son site internet, qui vaut largement le détour. La musique proposée sur ce 3 titres, comme on pouvait s’en douter, n’est pas à la hauteur et semble être un hommage constant à ce que les années 80 ont produit de plus détestable. Le titre maître semble sortir tout droit d’un épisode de Miami Vice, l’ami Amos s’amusant à singer les tics vocaux de Michael Jackson. Ca ne pisse pas loin non plus sur « Imperator Of Pop ». Un son de basse laid à pleurer, des cuivres en plastique et Amos prétendant que ‘If Michael Jackson is the King of Pop, I’m the Imperator !’ Seul « Rock » tient plus ou moins la route. Un titre électro-funk qui, nonobstant sa belle mélodie, plagie honteusement Cameo. Michael Jackson peut dormir tranquille sur ce qui lui reste d’oreilles, le King Of Pop, c’est toujours lui.

lundi, 16 janvier 2006 02:00

Res Inexplicata Volans

On a fait la connaissance d’Apollo Nove sur le premier album de Cibelle. L’homme se réservait la production et l’emballage sonore du premier et prometteur opus de la belle brésilienne. Ce premier album solo ne doit pas faire oublier que le personnage est loin d’être un débutant : il a trempé dans le hip hop dans les années nonante en compagnie de Marcelo D2 au sein du groupe Planet Hump. Depuis, il a continué sur sa voie en produisant d’autres artistes et en commettant quelques remixes. « Res Inexplicata Volans » est la formule latine pour désigner les O.V.N.I. ; et on peut dire que ce patronyme est parfait. Une œuvre psychédélique qui part de la musique brésilienne pour l’emmener dans l’espace et sur d’autres planètes. Apollo chante sur plusieurs titres (dont l’excellent titre maître) mais a aussi invité plusieurs chanteurs de premier choix : Cibelle, Seu Jorge, Céu ou encore Tita Lima. Entre expérimentations sonores et mélodies, ce premier effort est forcément inégal mais contient une flopée d’excellents morceaux. On a déjà cité la bossa nova psychédélique d’« Inexplicata », mais la bossa r’n’b de « Traz Um Alivio » fait également mouche. Dans un registre assez lascif, Seu Jorge phéromonise la ballade « Ensaboar Você » qui devrait figurer prochainement sur toutes les compilations dédiées au sexe. On épinglera aussi une reprise iconoclaste d’AC-DC : « I’m Rocker ». Ponctuée de scratches mélodiques étranges mais réussis, elle est interprétée en clé bossa. Le reste est un cran au-dessous, car Apollo Nove noie souvent ses morceaux sous des couches d’effets et de claviers qui finissent par disloquer les chansons ; mais l’ensemble a au moins le mérite d’être audacieux et original, ce qui se fait rare de nos jours.

mardi, 06 juin 2006 03:00

Mish Maoul

Après avoir sorti un « best of » l’an passé, l’hyperactive Natacha Atlas revient avec une nouvelle plaque enregistrée sous la houlette de Count Dubulah, vieux complice de l’époque du Transglobal Underground. Il prend en charge une bonne partie de la musique contenue dans ce « Mish Maoul ». Comme d’habitude chez Natacha Atlas, la rencontre entre les Continents est la règle : des éléments nord-africains se mélangent à l’Orient, le tout passé par le filtre de l’électronique. La première bonne décision de l’album est d’avoir centré son propos sur ce qu’elle fait de mieux. Pas de reprises vaseuses ici (du style « Mon amie la rose » ou « I Put A Spell On You »), ni de grandes tentatives grand public, si on excepte les très radiophoniques mais respectables « Feen » ou « Bathaddak » qui font le grand écart (sans claquage) entre ragga, r’n’b, cordes égyptiennes et percus marocaines. Parmi les franches réussites du disque, on signalera l’excellent « Hayati Inta » mélopée hypnotique glissant sur un tapis de percus, des instruments à souffle stridulants, une contrebasse et un chouette solo de guitare digne de Brian Jones dans sa période psychédélique. Dans un autre genre, la bossa arabisante de « Ghanwa Bossanova », avec ses sons de synthés d’orchestre cocktail des années 70, recèle une atmosphère totalement désuète mais charmante. « Bab El Janna » profite des sons luxuriants de l’Orchestre du Golden Sounds Studio du Caire. Bref, si on excepte un « La Lil Khowf » qui lorgne plus du côté de la variété, ce « Mish Maoul » constitue un parcours quasi sans faute qui devrait réconcilier les fans de la première heure.

mercredi, 04 juin 2008 00:03

Electronic Projects For Musicians

Après avoir concocté une magnifique symphonie pop intitulée “New Magnetic Wonder”, malheureusement passée un peu inaperçue, la troupe de Robert Schneider publie cette compilation d’inédits. Des titres enregistrés entre 1995 et 2007 réunissant des démos, des faces ‘b’, des titres enregistrés pour internet et une série télé.

Cette indie pop ultra mélodique constitue la marque de fabrique du groupe. Elle rappelle les 15 ans de votre serviteur. Le timbre très ‘lennonesque’ de Schneider est bien soutenu par celui plus délicat de Hilarie Sidney. Pas question ici de sophistication psychédélique à la « New Magnetic Wonder », mais une fraîcheur d’ensemble et une énergie très rock’n’roll qui va comme un gant à cette pop inspirée. En vérité, pas mal de groupes se contenteraient bien de ces plages pour sortir un album digne de ce nom, tant certaines d’entre elles (« Shine », « Onto Something », « On Your Own ») sont tout simplement excellentes.

Une ‘time capsule’ parfaite pour les trentenaires qui ne se sont toujours pas remis de la fin de Pavement ; mais aussi pour le public soucieux de comprendre la signification du courant ‘indie pop’.

 

mardi, 03 juin 2008 23:57

Another Intensity

L’Allemagne pourrait remplacer la France comme pourvoyeur européen d’artistes reggae. Après Seeed, Patrice et Jahcoustix, bienvenue à Otto Tillman. Issu de Cologne, il se produit sous le patronyme de Gentleman. Passionné de musique jamaïcaine depuis ses 17 ans, le bonhomme est tellement mordu de reggae qu’il a potassé le dialecte ‘yardie’ ; et il y a recours pour interpréter ses chansons. Son quatrième album est ambitieux. Il a bénéficié du concours de pointures comme l’omniprésent Dean Fraser, Alborosie (NDR : cet artiste sicilien jouit d’une certaine notoriété en Jamaïque), Sizzla et Bobby Digital. Gentleman compose la plupart des titres. Il explore une veine neo-roots très mélodique et légèrement mélancolique. Le copieux menu (17 titres) de cet elpee suscite le respect. A cause de la qualité musicale du travail proposé. Malheureusement, les compos manquent quelque peu de consistance. D’une part l’elpee souffre d’un trop grand éclectisme. En outre, la succession de titres mid tempo finit par lasser. D’autre part, et c’est ici que le bât blesse, cette imitation respectueuse de modèles jamaïcains trahit un manque flagrant de personnalité. Une impression renforcée par cette imitation d’un patois –à mon humble avis– guère pratiqué du côté de Cologne. Next time, more Germany, less Kingston !

samedi, 31 décembre 2005 02:00

Two Star Hotel

Groupe liégeois, Two Star Hotel est parvenu à réaliser l’exploit (NDR : non négligeable) de se faire signer sur l’excellent label allemand Soundsofsubterrrania. Impliquant quelques vétérans issus de la scène de la scène punk hardcore locale (Unhinged), les gaillards se sont lassés du manque d’ouverture de leur congénères pour se lancer dans ce funk punk bien raide susceptible de réveiller les fantômes des premiers Talking Heads et le Pop Group. Un disque énergique et simple centré sur le trio basse-batterie-guitare. Un opus qui rend bien l’énergie transmise par le groupe lorsqu’il se produit en concert. Construits sur des lignes de basse hypnotiques et des guitares grinçantes, les morceaux sont souvent dansants. Sortent du lot les très bons « Success », le disco crépusculaire de « Sunday Morning » et l’imparable country disco de « Knife Edge ». Un chouette disque qui mérite donc votre attention, même si on regrettera le manque de folie dans la production. A cet égard, en bénéficiant d’une mise en forme judicieuse, cet opus aurait pu nous pu nous transporter dans d’autres galaxies….

mercredi, 28 mai 2008 00:01

Searching for the Dolphins

Spécialisé dans la réédition encyclopédique des travaux de personnages ‘culte’ de la musique soul, le label Kent se penche ici sur le parcours d’Al Wilson. Originaire de la région du Mississippi, notre homme est surtout connu pour avoir composé « The Snake ». Inclus sur cet elpee, cette superbe chanson avait, à une certaine époque, fait fureur dans les cercles ‘Northern soul’ en Angleterre.

Cette réédition se concentre sur l’album « Searching for the Dolphins », un elpee paru en 1968 sur le label californien Soul City. Elle est enrichie d’une dizaine de singles enregistrés pour différents label entre 1967 et 1971. La musique interprétée par Al Wilson sur « Searching for the Dolphins » se démarque des titres soul dits ‘classiques’. Pour commencer, Al Wilson possède une voix baryton rappelant… Tom Jones (en moins sirupeux, rassurez-vous !) Ensuite, la musique explore des territoires proches du folk et de la country ; les guitares sèches sont d’ailleurs présentes sur la plupart des titres. Les arrangements très sophistiqués (cordes, cuivres, lignes de basses élégantes) lorgnent davantage vers la pop symphonique que la soul de Memphis. Passée la phase d’adaptation, on finit par apprécier ces plages souvent romantiques, même si à la première écoute elles peuvent paraître un peu mielleuses. Quoi qu’il en soit, ce disque probablement conçu dans l’idée de séduire un public plus large n’a pas récolté le succès escompté à l’époque de sa sortie. Par contre, il est devenu un objet de culte au Japon et chez les fanatiques de Norhern Soul.

La dizaine de titres ajoutés à l’album illustrent encore plus l’éclectisme d’Al Wilson. Une série de compos qui renoue avec le style direct de la soul du sud des Etats-Unis, mais aussi avec le rock psychédélique (le délirant « Falling »), le boogie-rock (« Lodi ») et même la country-folk (« Gettin’ Ready for Tomorrow »). Eclectique, on vous dit.

 

mardi, 27 mai 2008 23:59

Panamericana

« Panamericana » constitue le deuxième opus de ce musicien argentin. Il a été produit par Thievery Corporation et publié sur leur propre label, le bien nommé Eighteenth Street Lounge Music. Car c’est bien de lounge dont il est ici question. Une succession de titres tramés sur la guitare sèche de Federico, enrichis d’arrangements qui renvoient un peu au reggae et beaucoup (trop) à l’électronique aseptisée. Bref, si cet opus se targue de condenser les sonorités du continent américain (le titre !), il n’arrive jamais à susciter la moindre passion. La faute à un manque de compos solides, un style vocal pas très inspiré et un traitement sonore uniforme s’évertuant à gommer toute trace de spontanéité dans l’expression sonore. Bref, on s’ennuie ferme.

mardi, 27 mai 2008 23:52

Reality

Ancien Raggasonic, Daddy Mory est un des pionniers du reggae en France. Ce nouvel album (le premier depuis 2003) s’ouvre dans un registre très ragga. Un style où notre homme est moins à l’aise : la première moitié de « Reality » vise donc les dancefloors avec plus ou moins de bonheur. En ce qui concerne l’espace sonore réservé, entre autres par Clive Hunt et le duo The Ballaz, on passe du pénible « Showsky » (plombé par le flow exagéré du Daddy) à l’ultra efficace « Muzik de l’espoir » ou un « Get Paid » très hip hop, bien mieux balancés.

Changement de cap à partir de « Je Ferais », bel instru roots concocté en compagnie de pointures telles que l’omniprésent Dean Fraser, ‘Horsemouth’ Wallace et Earl ‘China’ Smith. Daddy Mory renoue pour un temps avec les thématiques ‘conscientes’ et balance quelques rimes acérées sur des rythmiques plus organiques qui renvoient au reggae des seventies. Notre homme excelle dans ce style rappelant une époque vécue auprès de Big Red dans Raggasonic. Il nous livre des textes très politiques sur « System » et « Seigneurs de guerre », belles critiques en règle de la France ‘sarkozyenne’ et des marchands d’armes. Le marrant « Cette fille là » tempère la gravité des titres précédents, tandis que « Supa Fly » (NDR : le Jamaïcain Voice Mail et Mokobé du 113 y participent) nous replonge au cœur des sonorités dancefloors du début d’elpee. L’opus s’achève par le grave « Prison », relatant sans fioritures ni romantisme un séjour derrière les barreaux.

En guise de conclusion, ce « Reality » déconcerte un peu par son manque d’unité stylistique, mais une bonne moitié de disque passe bien la rampe ; ce qui n’est déjà pas si mal.

 

mercredi, 21 mai 2008 15:08

New Orleans Funk volume 2

L’excellent label Soul Jazz se penche pour la troisième fois sur le funk de Crescent City. Après l’indispensable « New Orleans Funk » et le bon « Saturday Niht Fish Fry », ce volume deux reprend plus ou moins les mêmes ingrédients. Des titres rares du mythique Eddie Bo (que Vampisoul vient de mettre à l’honneur), des morceaux solos des frères Neville et de leur groupe the Meters, la diva Betty Harris et des légendes comme Lee Dorsey et Allen Toussaint, pour ne citer que les plus connus. Vingt-cinq titres qui puisent au sein d’une musique puissamment originale ; le funk de la Nouvelle Orléans émergeant du lot, à cause de ses rythmiques inventives. Hormis quelques reprises (Bo Diddley, James Brown), les compos proposées sur cet opus sont originales, et souvent de bonne qualité. Parmi les exemples les plus éloquents (mais il y en a d’autres), on épinglera le formidable « Right Place, Wrong Time », samplé par Rza sur la b.o. de « Ghost Dog », le magnifique « What Do You See In Her » et le guilleret « You Keep Me Hanging On », pur concentré de groove. Bien sûr, cet elpee n’atteint pas les niveaux d’excellence du premier volume (qui reste difficile à égaler) mais cette compilation demeure de premier ordre et constitue un bon point d’entrée dans une des scènes musicales les plus riches des années soixante et septante, époque à laquelle ces morceaux ont été enregistrés.

 

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