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Dernier concert - festival

Editors
The Cure

Home T / Cocoa Tea / Cutty Ranks

Another One for the Road

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Pour fêter son trentième anniversaire, le séminal label anglais Greensleeves ressort quelques albums qui ont marqué sa riche histoire. Pour l’occasion, on nage ici en pleine période digitale (1991) en compagnie du trio formé par le deejay Cutty Ranks (ancien boucher de son état), le singjay Cocoa Tea et enfin Home T., le ‘lover’ de la bande, dont le style doit autant à Joe Bataan qu’au formidable John Holt. L’idée à l’époque était de mélanger les sons les plus bruts du dancehall (« Original Gangster ») à la douceur des chansons romantiques (« Ain’t No Woman Like the One I’ve Got ») en passant par les thématiques conscientes et politiques (« No Blood For Oil »), héritières directes de la période ‘roots’. Un bon moyen pour mettre tout le monde d’accord… Il faut dire que l’intuition était bonne et cet album contient une flopée de tubes qui ont marqué la période. Dix-sept ans plus tard, hormis quelques sonorités de synthétiseur susceptibles d’effrayer les plus puristes d’entre vous, cette production digitale très sophistiquée (on est loin des premières prods synthétiques de King Jammy) n’a pratiquement pas pris une ride. Les autres pourront profiter sans peine des petites tueries que sont « Hip Hop » ou « The Going is Rough », pour n’en citer que quelques unes.

David Gilmour

Remember that night - Live at The Royal Albert Hall (Dvd)

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En 1968, le Floyd se produisait au Royal Albert Hall. Ce sera la seule et unique fois de son existence, les musiciens du groupe ayant été décrétés persona non grata. En mai 2006, David Gilmour y est enfin retourné, entouré de toute une panoplie d’invités prestigieux. David Crosby & Graham Nash tout d’abord. Ils viennent poser leurs harmonies vocales diaphanes sur quelques titres. Et partager l’interprétation de leur classique « Find the cost of freedom » en compagnie de Gilmour, a cappella. Robert Wyatt, ensuite. A la trompette. Pour un seul morceau : « Then I Close My Eyes ». Emouvant ! Il y a plus de trente ans qu’il n’était plus monté sur scène. Responsable de la mise en forme du dernier opus de Gilmour, le guitariste de Roxy Music, Phil Manzanera est de la partie. Il ne quitte d’ailleurs pratiquement jamais la scène. David Bowie, enfin. Lors d’une remarquable version d’« Arnold Layne ». Syd Barrett aurait apprécié. Et puis encore Jon Carin, Guy Pratt, Steve Di Stanislao, le saxophoniste Dick Parry (il avait participé aux sessions de « Dark Side Of The Moon » et « Wish You Were Here »). Sans oublier l’inséparable pote de Gilmour, Richard Wright. Aux claviers.

Filmé par David Mallet, ce Dvd a bénéficié de la toute dernière technologie numérique en HD ; et la dynamique du son (Dolby 2.0 ou 5.1) est absolument époustouflante. Gilmour est un guitariste hors norme, et il le démontre tout au long de ce set qui fera le bonheur des quinquas et des sexagénaires en manque de musique planante. On attribuera quand même la palme aux vingt minutes de l’incontournable « Echoes ». Maintenant 2h30 de concert, il faut pouvoir se les farcir. Et il faut y ajouter 150 minutes de bonus, pour des titres bien moins intéressants, dont une autre adaptation d’« Arnold Layne », chantée par Wright. Il est aussi talentueux claviériste qu’il n’est piètre chanteur. Parmi les autres bonus figurent un reportage de Gilmour en tournée, en coulisses, en répète, une interview, une galerie photo, etc., etc. Les fans vont adorer, mais personnellement, j’ai frisé l’indigestion…

Stéphane Pompougnac

Hôtel Costes 10

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Stéphane Pompougnac, maître incontesté des soirées hypes et onéreuses, nous revient pour la sortie de la compilation « Hôtel Costes volume 10 ». Et oui… déjà une dixième édition en autant d’années ! Pour être franc, le résident du luxueux hôtel parisien de la rue Saint Honoré ne s’est pas vraiment foulé. On aurait pu s’attendre à un évènement mais il n’en est rien.

Bien que très prometteur dans le monde de la lounge, cet ancien serveur de l’hôtel devenu DJ semble être en panne d’inspiration depuis quelques temps. De manière générale, on ne ressent plus autant de ferveur et de plaisir que sur ses premières compilations. Pourtant tout semblait partir sur des chapeaux de roues ! Surtout après l’écoute de « Paper Aeroplane », « Psycho Girls and Psycow Boys » ou encore « My Society ». Ces trois premières plages nous propulsent directement dans une ambiance boudoir fort intimiste. Pompougnac parvient à nous faire vibrer sur des mélodies douces ou enjouées et possède toujours ce don de dénicher quelques perles rares en matière de vocalise. Mais rapidement, les choses se compliquent et le Parisien frise avec la légèreté et semble perdre progressivement ce ‘french flair’ si bien connu. En proposant des morceaux beaucoup moins électro, notre musique de boudoir a tendance à se transformer en musique d’ascenseur. Et puis, en fin de parcours, on sort finalement déçu…

Heureusement, pour se consoler, on mate inlassablement les superbes ‘ladies’ que l’on retrouve traditionnellement sur chaque pochette des différents volumes. C’est déjà ça de pris ! On ne négligera pas le fait qu’en une décennie, le Pompougnac a prouvé qu’il était l’un des seuls types capables de réunir diverses cultures de différents pays sur un même disque. Dommage qu’il s’éloigne de ses premiers essais sur lesquels les voyages étaient bien plus présents. A vous de juger ! Pour les inconditionnels, un coffret collector est paru : « Hotel Costes : The Collector Box ». Vendu sans les délicieuses créatures… Zut !

Georgie James

Places

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Premier essai de Georgie James, duo composé de John Davis (ex Q and not U) et Laura Burhem, « Places » est une tendre et légère friandise pop à consommer, cependant, avec modération. Interprétés à tour de rôle par Davis puis Burhem, les douze morceaux de ce recueil se succèdent avec une justesse naturelle qui se ressent d’autant plus lors de ces instants magiques où les deux voix s’entremêlent. Mais bien que l’ensemble du recueil soit d’une qualité indéniable, on est loin de pouvoir parler de révolution, « Places » recelant autant de passages tubesques (« Hard Feelings », « Cake Parade », l’énorme « Need You Needs ») que de morceaux dispensables (« Long Week », « Only ‘Cause You’re Young », « You Can Have It »). Ce premier ouvrage, qui plaira aux fans de Mates Of States ou de The New Pornographers, aurait pu être un grand disque il y a quelques années ; mais le duo semble tout simplement dépassé par les événements. A l’heure d’aujourd’hui, « Places » est une plaque assurément intéressante mais pas vraiment essentielle.

Dust Galaxy

Dust Galaxy

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Pionnier de la scène électro, l’omniprésent Rob Garza propose son nouveau projet solo : Dust Galaxy. Après s’être consacré pendant plus de dix ans à Thievery Corporation, flanqué de son acolyte Eric Hilton, notre ami Garza décide de poser sa propre réflexion musicale. Si son duo était influencé par de multiples courants musicaux, il a entrepris de prendre une nouvelle direction musicale. Comment ? En se familiarisant au contact de nouveaux instruments ; mais également en perfectionnant son timbre vocal. Et le résultat est sincèrement réussi.

Pourtant, l’affreuse pochette qui habille « Dust Galaxy » est très loin de traduire l’impression d’être en présence d’un véritable abécédaire de la musique. Difficile à croire, mais il faut dresser les oreilles avant de se forger une opinion judicieuse. Rob Garza se dévoile et nous propose de subtils tours de voltiges. Produit à Londres par Brendan Lynch (Primal Scream, Paul Weller), l’Américain s’est entouré de musiciens notoires ; et en particulier issus de formations telles que Primal Scream, Fugazi, Brazilian Girls, Cornershop ou encore Ted Leo & The Pharmacists.

Alliant ses traditionnelles sonorités psychédéliques indiennes aux racines du rock US, le résultat est plus que surprenant et révèle la véritable face cachée de ce natif de Washington.

Comme pour rendre hommage à Badmarsh and Shri ou encore State of Bengal, « Sun in Your Head » et « River of Ever Changing Forms » nous poussent vers le nirvana, un nirvana peuplé de sonorités électros, mais rythmées par des tablas et un sitar. Mais ce n’est qu’un leurre au moment où retentit « Limitless », titre qui prélude la couleur du reste de cet opus. Dont le rock/punk basique et débridé permet aux riffs de guitares énergiques de se frotter à un orgue dansant. Dans un tout autre registre, douce ballade bercée par une guitare acoustique, « Down » nous plonge dans un univers mélancolique.

« Dust Galaxy » trahit cependant quelques faiblesses. Et en particulier au niveau de la voix de Rob Garza. Car son manque d’énergie contraste avec la majorité des titres accrocheurs. Néanmoins, pour un premier essai, il faut reconnaître que les musiciens accomplissent leur boulot à la perfection. Maintenant, il faut espérer ne plus attendre dix ans avant d’entendre à nouveau parler de Dust Galaxy !

Dear Leader

Radar (Ep)

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Après la sortie récente de « The Alarmist », Dear Leader a remis au goût du jour son EP « Radar », sorti peu de temps avant son quatrième opus et téléchargeable uniquement sur iTunes Music Store. Une aubaine donc pour les fans du combo de Boston. Pour rappel, Dear Leader est le projet solo d’Aaron Perrino, ancien leader de The Sheila Divine, formation qu’il a quittée en 2002. Véritable homme à tout faire, Perrino s’est entouré de trois complices pour construire cet univers sonore lyrique et emphatique, soutenu par des textes particulièrement engagés. Dans un style plutôt rock, mais alternatif, assez proche de The Autumns.

Rien de très folichon donc sur cet EP. Quatre plages dont trois récupérées de leurs précédents elpees font l’objet de remises en forme. Allongées ou remixées. En l’occurrence « Radar », titre issu du dernier album, « The Alarmist ». « Billion Served » ensuite. La version originale relève d’« All I ever wanted was tonight », opus paru en 2004. « Vigorous Cravings », encore. Un extrait du premier essai, « The good times are killing me », édité en 2003. Sans oublier un inédit : « Fang ». Une chanson qui éveille quelque peu l’intérêt du disque.  

Même si les plages choisies sont les plus représentatives de leurs elpees, il n’en reste pas moins que cet EP est plus que dispensable. Sauf peut-être pour les inconditionnels qui considèreront peut être le caprice du quatuor comme un cadeau de Saint Nicolas… Pour les autres, il constituera un boîtier de plus à ranger dans la cédéthèque.

Underworld

Oblivion With Bells

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En associant les mots  « Transpoting » et « Born Slippy », n’importe quel moteur de recherche vous proposera la même réponse : Underworld ! Nos cerveaux s’en souviennent aussi avec un brin de nostalgie. Cependant, se rappellent-ils des galettes ayant succédé à ce morceau mi-sauvage, mi-technologique et incisif à souhait ? Le film de Dany Boyle n’était qu’un tremplin. Il a permis au trio londonien de prendre son véritable envol. Et de prolonger son aventure. Un peu comme si cette étape n’était qu’un point de rencontre avant d’aller vivre de nouvelles découvertes. Armés de leurs samplers et machines à faire vibrer les basses, le combo semble constamment déterminé à défricher son terrain sonore, un terrain balisé tout au long des 6 albums de son parcours. Prêt à déboiser à la machette, la jungle musicale recouvrant nos régions civilisées.

Underworld surprend encore ici. Il affûte de manière plus oblique le tranchant de ses armes, dépeçant par la même une ligne electro rigide. Finie l’époque d’une techno jungle coupable d’avoir mis en transe la génération clubbers ? Peut-être ! Le temps de la réelle maturité dont « Oblivion With Bells » aurait fait tinter le battant serait-il arrivé ?  Rien n’est moins sûr. Car en se la jouant electro british pop et en posant un son plus recherché et empreint de davantage d’émotion, la galette recèle de véritables petites merveilles comme « Ring Road » ou « Boy, Boy, Boy ». En outre, parmi les onze morceaux de la galette, on rencontre des plages impressionnantes d’énergie susceptibles d’arracher en notre fors intérieur un cri sauvage et ravageur (« Crocodile », « Beautiful Burnout »…) Le constat pourrait s’arrêter là, si ces lascars d’Underworld ne venaient pas inoculer un esprit minimaliste, poussant parcimonieusement sur les touches de leurs consoles, déclinant un univers beaucoup moins baroque pour le transformer, sur la fin de l’elpee, en temple new génération (« Faxed Invitation », « Good Morning », « Best Mamgu Ever »).

En analysant les différentes réactions des rédactions qui couvrent la sortie d’« Oblivion With Bells », on ne peut que souligner l’avis partagé sur la qualité des compositions et l’âme qu’il véhicule. Il est pour ma part recommandé, à quiconque voudra voyager en toute confiance vers l’univers chargé et explosif qu’il contient. Destiné à faire bouger les corps sur le tempo, il ne se contente pas d’un beat puissant, mais charge d’émotions contemplatives, les 60 minutes qui le composent et que le groupe à conçu pour nous. Louable abnégation …

New Model Army

High

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Du line up initial de New Model Army, il ne reste plus que Justin Sullivan, le chanteur/guitariste. Robert Heaton, le drummer, est décédé des suites d’un cancer en 2004 et l’excellent guitariste Dave Blomberg, présent dans le line up depuis 1993, a quitté le navire en 2005. Faut dire que depuis l’album « The love of hopeless cause » (paru en 1993, justement), le NMA s’est plutôt fait discret. Bénéficiant du concours de la violoniste Anna Esslemont et produit par Chris Rimsey (The Rolling Stones, Killing Joke, The Cult), « High » semble enfin sonner le réveil de la formation insulaire. Et pas seulement parce que la mise en forme est aussi soignée que sur ce fameux elpee, paru 14 ans auparavant. Les guitares sont incisives, torturées, offensives. La basse riche, parfois jazzyfiantes. Mais, franchement c’est le drumming de Michael Dean (c’est aussi le percussionniste) qui balise les 12 plages de ce disque, la voix de Justin abrasant littéralement, de son timbre rocailleux, les mélodies pour les rendre hymniques. Leur mélange de folk, de rock, de new wave gothique et de punk couve, menace, gronde, se charge d’intensité, de mystère et de passion avant de laisser les refrains exprimer toute leur colère et leur émotion. Parfois même de manière explosive. J’épinglerai cependant sur cette œuvre, le contagieux et envoûtant « Rivers », le vivifiant « Wired », le lancinant « Nothing dies easy », l’intimiste et percussif « Breathing » et le final sémillant « Bloodsports ». Un excellent come-back !

Kon and Amir

Kon and Amir Present Off Track Volume One : The Bronx

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A New York, lorsqu’on évoque le Bronx, on pense tristement aux quartiers malfamés. Les fans de sport évoqueront davantage le stade mythique des New York Yankees et ses 54 000 places assises. Quant aux littéraires, ils se remémoreront les derniers moments de la vie d’Edgar Allan Poe, passés au très renommé ‘Poe Cottage’.

Lorsqu’on parle de musique, il serait impensable de contourner deux maîtres absolus du didjeing : Kon and Amir. Originaires de Brooklyn, ces amis de longue date ont réalisé, un peu à la manière de Robert De Niro, un « Bronx Tale ». « Kon and Amir Present Off Track Volume One : The Bronx ». Un double album de pur bonheur destiné à faire vibrer vos soirées nourries au jazz/funk.

Depuis 1997, ces deux Ricains prolifiques nous régalent de leurs compilations « On Track ». Six à ce jour ! Sans oublier les deux albums : « The Cleaning » et « The Kings of Diggin’ », concoctés en compagnie du Japonais DJ Muro. Pour la série « Off Track : The Bronx », Kon and Amir ont signé chez le label londonien BBE (Dimitri From Paris, DJ Vadim). Pour 5 compiles. A venir donc Brooklyn, Queens, etc.

Véritables bibles musicales, ces New-yorkais sont parvenus par le biais de cet opus à immortaliser des titres d’artistes injustement méconnus ou méprisés. Le soldat inconnu est maintenant réputé !

Mixé par Kon, le premier disque révèle des titres aux influences ‘soul’, disco et funk. Des morceaux typiques des 60’s et 70’s. Les 14 plages à pousser à fond dans une Mustang, vous feront vivre cette époque où les juke-boxes dictaient leurs lois et les dancefloors avaient fière allure. Si un titre est à épingler, c’est manifestement le « Darling I Love You » de Jorge Santana. Grâce aux  ‘Claps, Claps’ et à une basse rebondissante, vous produirez un déhanché comme jamais réalisé auparavant. De quoi épater la galerie !

Mixé par Amir, le second disque, est malheureusement le moins accessible à l’écoute. Les titres sont d’une qualité remarquable, mais le jazz a toujours suscité de vives interrogations. Pourtant, le « Destroy the Nihilist Pic Nic » du London Experimental Jazz Quartet possède toute les caractéristiques d’un grand titre. Il procure une incroyable sensation dès le claquement des notes d’un piano fusionné aux cris d’appel d’un saxophone libre comme l’air. Mais rien à faire, ce disque passe moins bien que le précédent. Pas trop difficile, dès lors, de reprocher à Amir de ne pas être parvenu à nous coller une grosse baffe comme Kon a su le faire.

Maintenant, il ne faut pas non plus en faire tout un plat. Sur 28 titres, plus de la moitié passent très bien la rampe. Et ce n’est pas parce que l’oreille est critique qu’il ne faut pas se montrer indulgent à l’égard d’Amir. Après tout, il lui reste encore quatre chances de nous épater. Vivement la suite !

Kinski

Down Below It’s Chaos

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En pénétrant  “Down Below It’s Chaos”, on franchit d’abord un pallier qui mène à une antichambre où un riff métal nous accueille les cordes tendues (“Cry Baby”). Il sera notre hôte pour la soirée ; il nous en fait la promesse. En écartant ensuite deux rideaux noirs, épais et lourds, on se sent littéralement engloutis dans la pièce sombre qui s’ouvre à nous. Aspirés et englués telles des mouches sur un rouleau collant prévu à cet effet, nous nous retrouvons, malgré nous, spectateurs de l’évènement. Kinski à dépassé les limites ! Celles qu’il s’infligeait lors des précédents opus, semblerait-il. Même si parfois « Rhode Island Freakout » ou « Schedule For Using Pillows and Beanbags » sur l’album « Airs Above »  (2003) semblaient être les prémices de « Down Below It’s Chaos ». Pour ce dernier essai, Kinski a décidé de chausser des chaussures de béton, s’évitant tout envol mélodique pour ne garder que le brut de la pièce. Non contents de nous décoiffer d’entrée de jeu, Kinski frise la provocation en nous invitant à goûter une douceur truffée au poivre. En l’occurrence « Boys, Was A Mad », sorte d’opéra rock onirique où l’on vient toucher le très bas, le très noir du métal. Ingénieux comme pas deux, le combo ne se laisse jamais engluer dans le tunnel visqueux du genre. En proposant au sortir de chaque hystérie musicale, un temps de repos (« Dayroom At Narita Int'l », « Argentina Tuner »,…) afin de préparer nos sens vers d’autres frissons, d’autres émotions, plus fortes, elles encore (« Hild had to catch a train », « Punching goodbye out front »,…) Parfait pour se remettre en forme, l’elpee est certainement l’enfant caché d’une centrale électrique qui se serait fait engrosser par un seau de souffre. Mélange plus que détonant…