Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Ora Cogan
Ora Cogan

Arthur & Yu

In Camera

Écrit par

Les nostalgiques de Nancy Sinatra et du regretté Lee Hazelwood, mort en août dernier, vont en avoir pour leur argent. Les deux légendes se sont réincarnées pour le plus grand plaisir de nos petites oreilles. Grant Olsen et Sonya Wescott, alias Arthur & Yu, présentent sur leur premier recueil un véritable hommage à ces deux artistes mais également à la folk circa 60’s. Et plus particulièrement The Velvet Underground (« 1000 Words », « Afterglow »,…).

Les morceaux qui jalonnent cet excellent « In Camera » sont un condensé de pop estivale on ne peut plus rafraîchissante. L’union des vocalises d’Olsen et Wescott semble tellement naturelle que leur dissociation serait une véritable aberration. Les plus mélancoliques se laisseront aller à quelques rêveries sur les séduisants « Black Bear », « Come To View (Song For Neil Young) », « Lion’s Mouth » et, surtout, « 1000 Words ». Arthur & Yu, duo découvert sur le dernier Dntel (« Dumb Luck »), signe donc un premier essai coup de cœur que les fans de Camera Obscura, Broadcast ou Yo La Tengo ne pourront qu’accueillir les bras grands ouverts.

The Twang

Love It When I Feel Like This

Écrit par

Formation originaire de Birmingham, The Twang tente tant bien que mal de se raccrocher à la vague ‘hype’ du Brit Rock tendance ‘jeunots’, engendrée par Arctic Monkeys. Loin d’atteindre le brio de ces derniers, The Twang se perd dans ses influences, des Clash à Kasabian en passant par Oasis, Kaiser Chiefs et The Stone Roses. Il faut avouer que « Love It When I Feel Like This » génère des sonorités accrocheuses et entêtantes mais la voix de Phil Etheridge altère ce qui aurait pu être une plaque décente. Le leader bave ses textes de son accent un peu trop prononcé, voire insupportable sur certains morceaux (« Got Me Sussed », « The Neighbour »). De fait, il se fait carrément ridiculiser par ses musiciens, deux fois trop bons pour lui. The Twang aurait pu être un groupe à tenir à l’oeil. Dommage que la troupe ne puisse disposer du leader qu’elle mérite.

These New Puritans

Beat Pyramid

Écrit par

Enième ‘nouvelle sensation’ made in UK, These New Puritans reprennent en 2008 le flambeau des Shy Child, Shitdisco et autres Klaxons. A l’heure où ces derniers ont décidé de passer à autre chose, la voie est libre pour l’electro-pop tendance ‘new rave’ du quatuor originaire de Southend-on-sea. Une chance car These New Puritains recyclent le genre à leur manière, lui procurant un second souffle rafraîchissant.

En 16 morceaux d’une moyenne de 3 minutes, la formation s’impose et en impose. On reste scotchés à des morceaux tels que l’engageant « Swords Of Truth », le trippant « Doppelgänger » ou le déjà classique « Elvis ». La formation n’a pas peur de prendre des risques, quitte à déplaire (les laborieux « Navigate-Colours » et « Costume ») mais c’est exactement cette formule qui rend le reste de ce « Beat Pyramid » d’autant plus appréciable. Instantanée ou pas, cette pyramide de rythme s’érigera certainement comme un incontournable de 2008.

Plain White T’s

Every Second Counts

Écrit par

Il aura fallu plus d’un an à « Hey There Delilah » pour se frayer un chemin à travers les foyers européens menant vers le haut des charts. L’attente a payé pour les Plain White T’s car, aujourd’hui, impossible d’allumer sa radio sans être contraint d’imposer à nos tympans le hit de ces nouveaux Fall Out Boy(s). Les nouvelles coqueluches de ces (très) jeunes dames présentent sur leur troisième ouvrage une collection passionnément inintéressante de tubes préfabriqués à la Simple Plan.

Sachant l’Europe un peu trop à la masse, Hollywood Records aura même pensé à inclure l’énorme tube radiophonique « Hey There Delilah », ainsi que le single « Take Me Away », tous deux originellement extraits de « All That We Needed », le recueil précédent. Taillé sur mesure pour les radios collégiennes de Californie, « Every Second Counts » est parcouru de titres aux refrains certes accrocheurs (« Hate (I Really Don’t Like You)) », « Our Time Now », le très ‘Jimmy Eat World-esque’ « Friends Don’t Let Friends Dial Drunk ») mais s’adressant principalement aux teenagers. Ceux-là même pour lesquels « Every Second Counts » aura perdu tout son attrait dès le débarquement de ce que les Ricains appellent ‘the next big thing’. Plain White T’s ou l’histoire d’un succès éphémère…

Pour regardez le clip de Our Time Now

http://www.youtube.com/watch?v=sftymVyLb-Q

http://www.wat.tv/playlist/858435/video/859932/plain-white-s-our-time-now.html

http://www.wideo.fr/video/iLyROoaftiG5.html

Pour regarder le clip de Hey There Delilah

http://www.youtube.com/watch?v=h_m-BjrxmgI

http://www.wat.tv/playlist/467571/video/656937/attitude-PLAIN-WHITE-T-S-HEY-THERE-DELILAH.html

 

Satellite Party

Ultra Payloaded

Écrit par

Satellite Party, le nouveau projet de Perry Farrell est de ceux dont on se passerait sans trop en souffrir. Entouré de nombreuses guests tels que Peter Hook, Flea, John Frusciante ou encore Fergie (?!) et Nuno Bettencourt ex-Extreme (?!?!), le Satellite Party de Farrell distille une pop banale destinées essentiellement aux radios universitaires, comme en témoignent les ultra-chiants « Kinky », « Insanity Rains », ou encore « Only Love, Let’s Celebrate ». Ce morceau retrace par ailleurs les pires instants du classique de Rare Earth, « I Just Want To Celebrate », et illustrerait d’ailleurs à merveille l’une de ces ‘frat parties’ animée par des jeunes cons complètement bourrés et autres donzelles, nichons à l’air en signe de rébellion.

L’ex Porno For Pyros et Jane’s Addiction s’amuse également à réveiller les morts, empruntant d’abord la plume de Jim Morrison sur le titre « Ultra-Payloaded Satellite Party », reprise partielle du « Touch Me » des Doors, avant de sampler ensuite sa voix sur l’atroce « Woman On The Window ». Absurde et abscons, ce premier essai anecdotique de Satellite Party n’a de cohérence que sa pochette, aussi affreuse que le contenu. Un essai digne d’un fond de placard poussiéreux. Farrell ne serait-il plus aujourd’hui qu’un pseudo-visionnaire ?

MSN: http://sib1.od2.com/common/product/ProductList.aspx?shop=40&associd=4&rmsartistid=319029

I-tunes: http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=264727699&s=143446

Yael Naïm

Yael Naïm

Écrit par

Qui n’a jamais eu besoin de calmer une douloureuse peine ? Un de ces chagrins qui nous bloque la cage thoracique au point de ne presque plus savoir respirer ? Une douleur tellement forte que nos oreilles exigent du repos et sans même comprendre pourquoi, on attrape l’un de ces albums qui nous fait du bien, où chaque morceau est calme et réconfortant. Il ne s’agit pas de nous entraîner vers la dépression. Détrompez-vous ! Oh non, bien au contraire. Faites-moi confiance, avec Yael Naim, vous avez trouvé l’album qui vous bercera le cœur. Tout en douceur ; sans vous emmener dans les méandres de la tristesse… Aucun déchirement à l’écoute de ces ballades à mi-chemin entre pop et folk. Yael vient nous cajoler et prendre soin de notre âme.

Début 2000, après avoir grandi aux abords de Tel-Aviv, la jeune demoiselle âgée d’une vingtaine d’années séduit Elie Chouraki, de sa voix limpide et légère. Il la remarque et l’embarque dans différents projets : la comédie musicale des « 10 Commandements » suivie de celle de « Gladiateurs ». Elle signe aussi la BO de son film « Harrison’s Flowers »... Entre ces diverses expériences et l’échec du premier album (ne nous y attardons pas), quelques années se sont écoulées. Une période trouble est venue chambouler ce parcours portant prometteur… Au détour d’un concert, Yael croise alors la route du multi-instrumentiste et arrangeur David Donatien. Il lui rend la confiance perdue et fort de ses expériences auprès – entres autres– de Bernard Lavilliers, Malia, Junior Jack et Gérald Toto, lui balise un nouvel univers sonore. Pendant 2 ans, ils arrangent et mettent en couleur ces 13 plages empreintes de douceur… Le résultat est envoûtant. Un doux élixir aux mélodies pures et légères. La fraîcheur et la gaieté sont les moteurs de cet elpee. Telle une plume qui vole et se laisse porter par le vent, l’évasion est garantie… Croyez-moi, ce trésor est unique mais il se partage. Il parle au cœur et le guérit de toutes ses blessures.

Larry Miller

Outlaw blues

Écrit par

Larry est un jeune chanteur/guitariste anglais. Son style relève manifestement du ‘hard rockin' blues’, évoquant même, un mélange entre le Rory Gallagher des débuts, c'est-à-dire encore débridé et impétueux (NDR : le Taste circa 1968 !), un Michael Katon furieux de se débattre dans les flammes de l'enfer, un Johnny Winter hyper dynamique et Walter Trout chiadant son rockin' blues. Mais Larry c'est Larry ; et, s'il n'a rien inventé, il n'en demeure pas moins un artiste intéressant responsable de l’écriture de l’intégralité de son répertoire. Il est établi à Reading, haut-lieu du rock anglais ; et s'il n'est encore guère connu sur le Vieux Continent, il a pourtant déjà commis quatre albums avant de bénéficier d'une meilleure distribution ; c'est-à-dire celle de Boogaloo promotions. Son premier elpee s’intitulait "Man on a mission", un disque suivi par "Larryocaster", "Live 'n' loud" et enfin "Fearless", un opus sur lequel il chante un morceau baptisé "Rory". Le message est très significatif.

Pour enregistrer « Outlaw blues », Miller a reçu le concours de Scott Hunter (drums) et Neil Sadler (basse), deux anciens musiciens de Ian Anderson (leader intemporel de Jethro Tull) ainsi que de Matt Empson (claviers et harmonica). L’elpee s’ouvre par "Shame on you", une véritable claque. Nous ne sommes pas loin du dynamisme et de la puissance manifestés par Katon. L'artiste et la guitare ne font qu'un tant les cordes collent à la voix et remplissent tout l'espace sonore. L'introduction de "Writing's on the wall" est dramatique et violente. Elle nous renvoie quarante ans en arrière, à l'époque des débuts du farouche irlandais Gallagher. Il maltraite les cordes de sa Stratocaster à la manière du bon Rory. Il hurle ses vocaux comme si sa vie en dépendait. Et il en impose autant sur les planches. D’ailleurs, ne le manquez sous aucun prétexte, lorsqu’il se produira près de chez vous. "Calling all the angels" change complètement de registre. L’orgue satiné d'Empson occupe une place centrale. Larry joue avec parcimonie. Manifestement, il a adopté le style délicat de Walter Trout. Blues rock, "Rebekah" ne fait pas dans la dentelle. L’impact est instantané. Larry pousse sa voix comme aimait l’attiser l'albinos texan Johnny Winter, quelques décennies plus tôt. Miller ôte d’une poche de sa veste un bon vieux bottleneck pour attaquer en slide "Storm coolin'", tout en empruntant le riff de "Hoochie Coochie man". Il est capable de faire vibrer son doigt d'acier. Les cordes hurlent et se déchirent de douleur. "Professor Casanova" respecte un schéma davantage mainstream rock. Le morceau est bien interprété, mais diffère tellement de l'énergie brute dispensée sur la plupart des autres plages. "Only one woman I want" aurait pu relever du répertoire des Stones. Le riff est plaqué en accords à la manière de Keith Richard, le chant conduit à la Mick Jagger. Difficile de cacher le moule. Le titre maître est un boogie classique, bien ficelé, dans un registre assez proche d'un de ses compatriotes, l'excellent Mick Clarke. Blues lent, "Blues forever" constitue un autre tout bon moment. Très dépouillé, saturé de feeling, il adresse manifestement un large clin d'œil au grand Peter Green. Et la discrétion témoignée, la parcimonie des notes respectée ainsi que la tonalité produite, accentuent cette impression. "Klondike" clôt cet opus fort intéressant. Larry saisit sa guitare acoustique et son bottleneck. Et il épouse la même démarche que Rory Gallagher pour attaquer "Hometown". La rage au corps, Miller nous sort une dernière fois ce qui lui reste dans le corps. A suivre!

Lefties Soul Connection

Skimming The Skum

Écrit par

Si, par malice, vous projetez d’inviter une connaissance chez vous, et que par un truchement de bougie-qui-sent-bon, d’ambiance feutrée et d’after-shave citronné, vous tentez une approche glamour ; évitez à tout prix d’imprégner votre cocon de « Skimming The Skum ». En lieu et place d’une approche douce et sensuelle, vous vous retrouveriez vite debout en vous déhanchant comme un beau diable, transpirant jusqu'à sentir l’oignon. Et pour cause, Lefties Soul Connection, c’est du funk à l’état pur. Avec ses roulements de batterie, pédale wawa, Hamond clinquant et chœurs gospels à foutre la chair de poule. Les rythmes endiablés auront vite fait de vous envahir et de vous pousser malgré vous, à battre la mesure. Le plus surprenant dans cette histoire, c’est que le groupe n’est pas originaire du pays de l’Oncle Sam, mais, sis au nord du nôtre, bien plus petit, célèbre pour ses canaux (entre autres) : la Hollande. Ces petits gars qui ont la foi et la pêche ( ?!?!?!?), n’ont rien à envier aux monstres qui les précèdent dans ce style musical. Ils ont le funk en eux, et semblent vouloir le propager à grands coups de basse et d’amples brassées. Cette énergie communicative permet à Lefties Soul Connection de frapper fort dès ce premier elpee. Un disque d’excellente facture, tout à fait convaincant, qui mérite toute notre attention. N’oubliez pas de vous munir, lors de son écoute, d’un bon déodorant, on ne sait jamais …

Delavega

The day after

Écrit par

En septembre 2005, j’avais eu le loisir d’assister à un set de la formation gantoise Delavega. C’était lors d’un festival près de Tournai. Et franchement, j’avais été impressionné par leur prestation. Notamment celle de leur vocaliste Lize Accoe, dont le timbre exceptionnel, sorte d'hybride entre Dani Klein (Vaya Con Dios) et Geike Arnaert (Hooverphonic), apportait une toute autre dimension à la musique du groupe. Mais aussi les cuivres. C’est d’ailleurs à cette époque que le combo avait sorti son premier véritable opus, « Falling into Place » (NDR : paru en 2004, « Digipack De La Vega » n’était qu’un mini album). Malheureusement, Lize a décidé de poursuivre une carrière en solitaire et a été remplacée par Elke Bruyneel. Elle possède une jolie voix, mais manquant singulièrement de relief. Et les compositions du deuxième opus en souffrent. D’autant plus que la majorité des plages ont été surproduites. Le son est uniforme, lisse, et le talent des différents instrumentistes, tant du trio de base JP Debrabander/Ben Van De Velde/David Van Belleghem mais surtout des cuivres, est très peu mis en évidence. Leur mélange de rock, de soul, de funk, de (nu) jazz, de trip hop, de musique de film (Ennio Morricone) et de soul est tellement stéréotypé qu’il pourrait rivaliser avec celui de Joss Stone. Pas un compliment ! Il y a bien une pléiade d’invités, dont Piet Goddaer (Ozark Henry) pour le single « The day after part 1 » ainsi que Marc Ysaye qui déclame sur « La dernière gitane » à la manière de Jean Gabin ; mais au final on reste sur sa faim. Une grosse déception.

Creature With The Atom Brain

I am the Golden Gate Bridge

Écrit par

Impliqués chez Millionaire, Dave Schroyen et Aldo Struyf ont fondé leur propre projet : Creature with the Atom Brain. En 2005. Après avoir commis deux Eps fort sombres («The Snake » et « Kill the Snake »), sortis uniquement en vinyle, le quatuor anversois, a décidé de passer à la vitesse supérieure. Fier de sa notoriété grandissante, il vient de nous balancer un premier opus : « I am the Golden Gate Bridge ». Au menu, un stoner rock au sein duquel expérimentation et électronique viennent mettre leur grain de sel.

En disposant de peu de moyens, le combo est parvenu à tirer son épingle du jeu. Faut dire que l’expérience d’Aldo Struyf y est pour quelque chose. Véritable leader de CWTAB, il se charge des parties de guitare, du chant, du clavier, de la programmation et de la composition… Excusez du peu !

Dès l’ouverture (« The Psychedelic World of The Creature with the Atom Brain »), plane le présage d’une œuvre ténébreuse. Rien à voir cependant avec la couleur du Golden Gate. Un glas accompagne une guitare grinçante et sinistre. Et nous plongeons dans le monde énigmatique de cette étrange créature jusqu’à ce « 16 inch revolver ». Titre qui laisse exploser toute l’énergie du combo. Guitares lourdes et synthés nous secouent la tête dans le rythme ! Le reste est une suite logique qui vous persécutera jusqu’au fameux « Crawl Like a Dog », composé cette fois-ci par Tim Vanhamel (Millionaire) et Mark Lanegan. Chanson dont la hargne est entretenue par le style brut et sauvage.

En tout cas, c’est certain, « I am the Golden Gate Bridge» est un disque étonnant, à écouter d’urgence. Mais aussi et surtout, la preuve qu’avec de petits moyens, il est possible de réaliser de grandes choses ! Un seul nom à retenir, « Creature with the Atome Brain » ! Chapeau bas.