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Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Dernier concert - festival

Epica - 18/01/2026
Gavin Friday - Het Depot
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

The Brian Jonestown Massacre, c’est le groupe d’Anton Newcombe, une formation responsable d’une musique qui oscille entre shoegaze, noisy et psychédélisme, mais également très susceptible d’intégrer d’autres styles comme la country, le folk ou la new wave. Ses influences majeures ? Spacemen 3, My Bloody Valentine, Velvet Underground, Galaxie 500, Ride ou encore The Telescopes. Et la liste est loin d’être exhaustive. Pour mieux connaître ce band, rien de tel que de visionner « Dig », un documentaire qui relate la relation qui est devenue conflictuelle entre Anton Newcombe et Courney Taylor-Taylor, respectivement leader de TBJM et The Dandy Warhols, en fonction des courbes de succès et de revers enregistrées par les deux formations, ainsi que les problèmes liés à la consommation de drogue et/ou d’alcool. Réalisé par le cinéaste Ondi Timoner sur une période de 7 longues années, ce film s’est surtout focalisé sur une période sise entre fin 1996 et mi-98, un long métrage (107’, voir ici) qui a décroché le Grand Prix du jury documentaire au Festival du film de Sundance, en 2004…

Lorsqu’on débarque à l’Aéronef, Dead Horse One termine sa prestation. Enfin, il lui reste encore trois morceaux à exécuter. Issu de Valence, en France, ce quintet pratique une musique qui navigue quelque part entre shoegaze et psychédélisme. Pas étonnant que TBJM l’ait choisi pour assurer le supporting act. Fondé en 2011, ce groupe a bénéficié du concours de Mark Gardener, à la mise en forme, lors de l’enregistrement de son premier elpee, « Without love we perish ». Et manifestement, en écoutant sa musique, on ne peut s’empêcher de penser à Ride, Sweverdriver ou encore Telescopes. Les deux gratteurs sont particulièrement complémentaires et le claviériste tapisse parfaitement l’ensemble de ses interventions. Seules les harmonies vocales manquent de limpidité. Maintenant, pas évident de régler les balances, lorsqu’on n’assure que la première partie. Une formation à revoir, dans d’autres circonstances ; et pour cause, dans son style, elle possède un fameux potentiel…

En 28 ans d’existence, The Brian Jonestown Massacre a commis 19 albums studio, plusieurs compiles, sans oublier les Eps. Faut dire que son leader, Anton Newcombe est particulièrement prolifique. Du line up originel, il ne reste cependant plus que lui et Ricky Maymi à la barre ; mais ce dernier a troqué ses baguettes contre une gratte, en 2002, après le départ de Jeff Davies. Autre membre originel, Matt Hollywood (NDR : d’abord bassiste, puis guitariste, c’est un habitué des allées et venues) a finalement quitté le navire, en 2015. Il a été remplacé par Ryan Van Kriedt. Finalement, le plus ancien, après Anton, c’est le percussionniste (tambourin/maracas) Joel Gion, qui milite au sein du band depuis 1994. Le bassiste Collin Hegna et le claviériste Rob Campanella ont débarqué en 2004 et le drummer, Dan Allaire, en poste depuis 2002, semble aussi avoir mis la clef sous le paillasson, puisque c’est une fille qui le remplace ce soir. Pas de trace de la vocaliste, non plus, qui avait participé à la tournée accomplie lors du printemps dernier. Pour faire bref, en près de 3 décennies, plus de 60 musicos ont transité via le combo. 

Mais il est temps de passer à la review du concert. Vêtu d’un t-shirt blanc, sur lequel on peut lire les mots ‘Eat shit’, mentionnés en rouge, Anton se plante à droite du podium. Il a un look qui rappelle, quand même, Neil Young. Collin Hegna, le bassiste, a enfilé un poncho, alors que coiffé d’un bonnet de marin, Joel Gion, le percussionniste, arbore des rouflaquettes impressionnantes. Il a l’air un peu éméché et enfile régulièrement les bières ‘Leffe’. Lui, les trois gratteurs et la drummeuse, cheveux bouclés en broussaille, sont chaussés de lunettes fumées. Quand à Ricky Maymi, qui joue d’une guitare à douze cordes, il a posé un verre et une bouteille de vin rouge devant lui. Mais il n’y posera les lèvres qu’épisodiquement. Enfin, Campanella, le claviériste, s’est planté discrètement, au fond, à gauche du podium…

Le set s’ouvre par « We never had a chance », une compo qui s’ébroue tout en douceur et s’épanouit sur un mur de cordes frémissantes. Et ce sont ces trois gratteurs, parfois quatre, dont les cordes tour à tour chatoyantes, grésillantes, bringuebalantes, cristallines ou chargées de feedback, qui tissent la plupart des mélodies. Et la plupart du temps, hypnotiques, elles accrochent instantanément. Le visage expressif de Joel communique un climat de bonne humeur au show. Parfois il lance un tambourin dans les airs, mais vu son état d’ébriété, éprouve de grosses difficultés pour le rattraper. Moralité, il le récupère sur les planches. Mais ses interventions aux percus sont impeccables. Dès « What happened to them », les ‘ouh ouh’, chantés en chœur, rappellent que TBJM a enregistré un album qui rend hommage au « Satanic Majesties Request » des Stones (« Their Satanic Majesties' Second Request », en 1996 !). Régulièrement, Rob Campanelle troque ses claviers (un korg !) contre une quatrième guitare. « That girl suicide » lorgne manifestement vers Tubeway Army, surtout à cause de la ligne de basse, alors que « When jokers attack » semble plutôt marcher sur les traces de New Order, Anton empruntant même les inflexions à Bernard Summer. Lors du classique « Servo », Ryan Van Kriedt branche une ‘phantom’ (NDR : guitare utilisée chez les Fuzztones). Evidemment, la set list ne va pas oublier les autres standards comme « Who », « Phish » ou encore « Anemone », mais également proposer deux compos récentes, comme « Forgotten graves », ou « What can I say », que Newcombe annonce comme telle, d’ailleurs. Il présente ses musiciens avant d’attaquer « Devil my care », mais on ne comprend pas grand-chose à ce qu’il raconte. Etonnant, il semble dithyrambique à leur égard. Il est sans doute de bon poil. Mais, il rencontre toujours le même problème. Perfectionniste, il laisse régulièrement de longs interludes entre les morceaux pour régler sa guitare, tripoter son ampli, fumer une clope ou solliciter le concours d’un roadie, afin de résoudre un problème futile. Ce qui nuit à l’ambiance générale du set. Après l’inévitable « Yeah Yeah », qui figurait sur « Bloody undergound » (NDR : clin d’oeil appuyé à My Bloody Valentine), compo au cours de laquelle la voix d’Anton semble hantée par Ian McCulloch (Echo & The Bunnymen), le concert s’achève par « A word », un titre au cours duquel deux des gratteurs de Dead Horse One rejoignent le septuor ; ce qui va se traduire par la présence de 7 grattes dont une basse et une sèche, sur l’estrade…

D’une durée de 2h15, le show a soufflé le chaud (souvent) et le froid (parfois). Quelques morceaux plus brouillons et surtout des interludes trop fréquents ont, en quelque sorte, freiné la montée en intensité du concert et empêché d’atteindre une apothéose que le groupe aurait, finalement, méritée…

(Voir notre section photos ici)

(Organisation : l’Aéronef)

Setlist

  • We never had a chance
  • What happened to them
  • Hold that thought – 1st Fret Capo
  • Forgotten graves – 1st Fret Capo
  • Who
  • Who dreams of cats? – 3rd Fret Capo
  • That girl suicide
  • Drained
  • Nevertheless
  • Pish – 4 th Fret Capo
  • Anemone
  • Wisdom
  • Jokers
  • Sailor
  • Servo
  • Devil may care
  • What can I say
  • Yeah Yeah
  • A word

 

samedi, 06 octobre 2018 11:21

Thom Yorke plongé dans l’horreur !

Le réalisateur Luca Guadagnino a confié la BO de son remake du film d’épouvante « Suspiria », un remake du film éponyme de Dario Argento, sorti en 1977, à Thom Yorke, le leader de Radiohead. Il en a composé 25 titres qui figureront sur album, dont la sortie est prévue pour le 26 octobre. Après avoir sorit un premier single, baptisé « Suspirium », il nous en propose un second intitulé « Has ended » ; et pour voir le clip d’animation, c’est ici

 

 

 

« That’ll be the day » ! C’est le titre du nouveau single et clip de Triggerfinger, un extrait de l’album « Colossus », paru en 2017. La vidéo (voir ici) a été tournée sur la plage de Leffrinckoucke, au Pas-de-Calais dans le Nord de la France. On peut y voir la périphérie de Dunkerque, mais surtout ce clip met en exergue un bunker transformé en œuvre d’art, à l’aide de miroirs, par l’artiste français Anonyme. Ce dernier a ainsi voulu poser un parallèle entre ceux qui, ont vécu la guerre 40-45 et l’occupation et les réfugiés qui sont bloqués par la Manche et les autorités…  

https://fr-fr.facebook.com/anonymeadunkerque/

 

samedi, 06 octobre 2018 11:14

Un nouveau single pour Vague…

Vague est une formation qui vit tantôt à Vienne ou à Berlin, dont le deuxième elpee, « Land » est paru ce 1er juin 2018. Son style, une indie pop rafraîchissante, réminiscente de Galaxie 500, parfois cuivrée, mais teintée de cold wave atmosphérique (Cure ?). Jugez plutôt le dernier single, « Hey Johnny », ici

Bandcamp : https://vague1000.bandcamp.com/

11.01.19  |  Gratuit
Distance, Light & Sky

02.02.19
Heideroosjes + March

18.03.19
Trombone Shorty & Orleans Avenue + The Record Company

http://www.abconcerts.be

mercredi, 03 octobre 2018 08:43

A love sleeps deep

The Moondoggies est un quintet issu d’Everett, dans l’Etat de Washington dont la musique est plutôt proche Traveling Wilburys. Pas étonnant, puisqu’elle puise allègrement dans les seventies ; depuis Lynyrd Skynyrd à Poco, en passant par Blind Faith et Tom Petty & The Heartbreakers. Le tout remis au goût du jour. Et le résultat est plutôt sympa. Claviers rognés, riffs de gratte qui déchirent, joyeusement discordants, qui s’autorisent l’un ou l’autre envol ou encore pedal steel alimentent une expression sonore dense et savoureuse qui devrait plaire aux nostalgiques d’une certaine époque… Epique, le dernier morceau de l’opus, « Underground (A love sleeps deep) » nous entraîne même au cœur d’un univers floydien, à mi-chemin entre « Animals » et l’« Echoes » de « Meddle », alors que plus contemporain, « Promises » épouse un profil proche des Dodos…

 

mercredi, 03 octobre 2018 08:42

Call the comet

Après avoir milité, comme guitariste, chez les Smiths, Johnny Marr a participé à différents projets, dont Modest Mouse, The The et The Electronic. Ce n’est qu’en 2013 qu’il s’est décidé à se lancer dans une carrière en solitaire, même si en 2003, il avait publié un elpee en compagnie d’un groupe baptisé The Healers. Bref, en tenant compte de ce premier essai, « Call the comet » constitue son quatrième long playing solo. Et c’est une franche réussite ! D’abord sa voix passe beaucoup mieux la rampe. Et elle sert de nombreuses compos mélodieuses au cours desquelles ses interventions de guitare, tour à tour limpides, épiques, palpitantes ou explosives font vraiment la différence.

Lumineux, « Rise », morceau d’ouverture, révèle une voix charismatique. Gravé en single, l’enlevé « The Tracers » nous réserve, comme chœurs, des ‘ouh ouh’ rappelant le « Sympathy for the devil » des Stones. « Hey angel » aurait pu naître de la rencontre entre le glam de T Rex et la britpop de Hurricane #1. De la britpop qu’on retrouve lors du titre final, « A different gun », mais dans l’esprit de Cast, une compo qui pose une réflexion sur l’attentat terroriste, commis à Nice, en 2016. Une forme de pop/rock bien british qui alimente « Hi hello », une piste dont les arpèges de gratte rappellent le « There is a light that never goes out » des Smiths. Mais également, « Day in day out », même s’il lorgne plutôt vers Icicle Works. Mais cet LP nous réserve d’autres surprises. A l’instar de l’électro dark « New Dominions », un morceau narratif inspiré par Suicide et Tones on Tail. Du presque prog « Walk into the sea », une plage envoûtante, théâtrale et romantique, construite en crescendo. Du sombre « My eternal », piste sise à la croisée des chemins du New Order originel (les arrangements), de Cure (ces synthés), d’Echo & The Bunnymen (la voix) et de Sad Lovers & Giants (l’atmosphère). Funky est spasmodique, « Bug » aurait pu figurer au répertoire de Lenny Kravitz. Enfin, si la mélodie de « Spiral cities » est digne de Tears For Fears, celle d’« Actor attractor », nonobstant son tempo krautrock et des percus ‘joydisionesques’, adopte une démarche plutôt proche de Depeche Mode…

Côté textes, Marr imagine un monde meilleur, au cours duquel l’être humain pourrait vivre au sein d’une société privilégiant la bienveillance, la curiosité et l’intelligence au détriment du profit et du pouvoir.

 

Un must !

mercredi, 03 octobre 2018 08:39

Their prime

Drivé par Jo Hirabayashi, Jo Passed est un quatuor établi à Vancouver, dont la musique puise aussi bien dans la dream pop, le psychédélisme, le grunge, le post punk, la lo-fi, le noisy que la prog, éveillant dans l’esprit, des tas de références, qui oscillent de Mercury Rev à Yes, en passant par les Pixies, The Oh Sees, XTC, Sonic Youth, Deerhoof, Pavement, Broadcast, Mew, Wolf Parade et même Slowdive. Suivant les morceaux, bien sûr. Le dénominateur commun ? La voix claire et androgyne de Jo. Enrichis par une section de cordes (violon, alto, violoncelle) aux sonorités contemporaines, « Left » ouvre l’opus, alors que le noisy indolent « Please, please » l’achève. Et entre stridulation électriques, méandres mélodiques, groove percutant et instrumentation complexe, l’opus parvient encore à se référer à Bob Dylan (« Millennial Trash Blues ») ou encore émettre une critique ironique à l’égard de Facebook (« Facetook »), parmi des pistes qui rivalisent d’originalité. Excellent !

mercredi, 03 octobre 2018 08:37

Forth Wanderers

Issu du New Jersey, ce quintet, dont le patronyme s’inspire du nom d’un club de football écossais, a une histoire un peu particulière, puisque Ben Guterl, qui grattait déjà la guitare, était tombé sous le charme de Trilling, une prof de l’école secondaire qu’il fréquentait. Et il lui a envoyé une démo en lui demandant d’écrire les paroles. Ce qu’elle a accepté. De fil en aiguille ils ont commencé à collaborer, avant qu’elle ne rejoigne le groupe, qui va alors graver deux Eps et un premier LP. A la sortie du lycée, les étudiants vont malheureusement s’éparpiller aux quatre coins des States. Aussi, pour continuer l’aventure, ils ont commencé à échanger des fichiers, via Internet. Et ont réussi ainsi à concocter ce second opus. Il sera est éponyme.

Dès la première écoute, on ne peut s’empêcher de penser aux Breeders, à Blonde Redhead voire à Veruca Salt, la voix lancinante, aigrelette, d’Ava Trulling rappelant même celles de Kim Deal, Tanya Donnelly voire Kazu Makino. Un joli clin d’œil adressé aux 90’s, en quelque sorte. Et cette voix dialogue régulièrement avec la guitare de Ben Guterl, et particulièrement tout au long de « Taste » ainsi que de « Never face ». Bien que languissantes et rêveuses, les mélodies finissent toujours par mordre. A cause des riffs de gratte subtilement noisy, acides, alors que la section rythmique est particulièrement soignée et bien maîtrisée. Un seul titre acoustique, « Be my baby », au sein d’un long playing de bonne facture, mais peut-être un peu trop homogène au goût de votre serviteur…

 

mercredi, 03 octobre 2018 08:34

Candélabre

Trio toulousain, Candélabre nous replonge au cœur même de la dark wave du début des eighties ; tintinnabulantes, cristallines, les sonorités de cordes évoquant tour à tour Cocteau Twins ou The Cure. La basse est bien post punk et le recours aux synthés ainsi qu’à la boîte à rythmes accentuent le climat mélancolique, gothique, de l’expression sonore, climat hanté par la voix spectrale, fragile et incantatoire de Cindy Sanchez, sorte d’hybride entre Elisabeth Fraser, Dolores O’Riordan et Sinéad O’Connor, qui lorsqu’elle est overdubbée rapelle alors les échanges opérés entre Miki Berenyi et Emma Anderson, chez Lush.