Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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vendredi, 24 novembre 2017 15:42

Permafrost

François Nesles n’est pas né de la dernière pluie, puisque son premier essai, un Ep, remonte à 1997. Soit il y a déjà 20 ans ! Son dernier elpee, « Permafrost » a été réalisé sous la houlette d’Alain Cluzeau, un personnage (parfois chanteur) qui a quand même bossé pour Bénabar, Olivia Ruiz, Hubert-Félix Thiefaine, Dinonysos, Juliette Greco, Yves Duteil, Christian Vander (Magma) et une multitude d’autres. 

En outre, quand on prend connaissance des commentaires laissés par la bio, mais aussi dans la presse hexagonale, attribuant à l’artiste des dispositions dignes de Jean-Louis Murat, Dominique A voire Alain Bashung, quoi de plus naturel que la curiosité se double d’un intérêt particulier pour cet opus.

Première constatation, l’écriture de Nesles est poétique. Mais une poésie faite de métaphores qui se collent l’une derrière l’autre afin de tramer le texte de la chanson. Dès lors, pas toujours facile de déchiffrer ces figures de style. De quoi, peut-être aussi entretenir le mystère.

Tout au long de cet opus, il a recours aussi bien à l’instrumentation organique qu’électronique. Collant finalement à un genre qui a été baptisé electronica folk. Donc aussi bien de la guitare (souvent acoustique), de l’orgue, des cordes (violon, violoncelles ou samples, on n’en sait rien), des drums, de la basse, des boucles, des chœurs, des programmations et des tas d’arrangements. Et le tout ne tient pas trop mal la route. Surtout la sèche et les instrus à archet. Quand il a recours à ces derniers, on se sent même très souvent bercé ou alors tout simplement transporté.

Le seul souci émane du ton général de l’œuvre. Un peu trop monocorde. Et la voix, en général confidentielle ou susurrée n’est pas de nature à communiquer davantage de relief aux compos. Qui baignent, le plus souvent, au sein d’un climat mélancolique, même sur si « Montagnes Vallées revisitées » et le titre maître, un sifflement allègre voire insouciant vient compenser cette amertume. De l’album, on épinglera néanmoins, l’excellent « Mes forêts », une plage à la mélodie contagieuse.

Là où le bât blesse, c’est que les pistes ne parviennent que trop rarement à accrocher. On ne jettera pas le bébé avec l’eau du bain. Surtout si c’est sur du « Permafrost ». Il va instantanément geler. Nesles a du talent, c’est sûr, mais pour l’instant, il marche un peu trop sur les plates-bandes de Miossec. Pas vraiment une bonne idée, car dernier n’a, à ce jour publié qu’un seul album qui tienne vraiment la route. Alors, mieux vaut peut-être parfois changer de chemin, si on ne veut pas se casser la figure…

 

vendredi, 24 novembre 2017 15:39

Hug of Thunder

Il y a quand même sept longues années que Broken Social Scene n’avait plus publié d’album. C’était l’excellent « Forgiveness Rock Record ». Bien sûr, depuis, les membres du collectif ont participé à de multiples projets. « Hug of thunder » constitue donc son sixième LP studio. Auquel ont participé trois vocalistes féminines. Et tout d’abord Emily Haines, celle de Metric. Elle pose sont timbre éthéré sur l’offensif « Protest song », alors que les cordes de guitares sont carrément déchiquetées. Puis Leslie Feist. Dont le lead vocal atmosphérique nous plonge dans une forme de mélancolie rêveuse, sur le titre maître. Et enfin Ariel Engle, nouvelle recrue, dont la voix se révèle aussi stratosphérique que celle d’Elizabeth Frazer sur le plus électro « Gonna get better » ainsi que « Halfway home ». Brendan Canning et Kevin Drew sont toujours à la baguette d’une formation dont la musique reste, en général, luxuriante et célébratoire, même si certaines plages sont un peu plus downtempo. Et la plus riche, « Vanity hail kids », lorgne même vers Arcade Fire. Luxuriante et puissante comme sur le très électrique « Old dead young », la piste qui clôt ce long playing. On regrettera cependant ce recours un peu trop systématique à l’électro (synthés, boîte à rythmes) et parfois même aux samples. Pas que ces sonorités synthétiques soient envahissantes, mais plutôt inappropriées. Et puis surtout l’absence de titres véritablement irrésistibles…

 

vendredi, 24 novembre 2017 15:38

Odd places

Il a fallu six longues années, avant que Bacon Caravan Creek ne publie son troisième elpee. Faut dire que dans l’intervalle, les membres du groupe ont traversé épreuves et événements heureux. La vie quoi ! Les textes de cet opus sont d’ailleurs autobiographiques. Et l’attente valait vraiment la peine. A première écoute, on pense immédiatement à dEUS, Hollywood Porn Stars et Ghinzu. Mais au fil des auditions, la musique dévoile de multiples autres nuances.

Ouvrant la plaque, « Shaking river » trempe dans le folk/blues/psyché/garage, un sifflotement lorgnant vers les B.O. pour western de Sergio Leone. Un climat filmique qu’on retrouve sur le single « Bloody », une plage ténébreuse, traversée de chœurs et dont les inflexions vocales sont très susceptibles de rappeler les Beatles. Des chœurs qui infiltrent « Echoes », une ballade balisée par le piano et enrichie d’orchestrations de cordes, qui vire à mi-parcours en electro/punk. Et encore sur « The saddest man on earth », une autre ballade mais expérimentale, mystérieuse, d’abord imprimée sur un mid tempo, mais émaillée de multiples soubresauts rythmiques, de subtiles interventions électroniques, d’arrangements somptueux, de chœurs (NDR : of course !), et entrecoupée de passages atmosphériques, alors que le chanteur emprunte parfois le timbre de Richard Ashcroft. Des changements de tempo qui dynamisent le capricieux « Cassandre », une piste écorchée par des cordes de gratte grinçantes, crépitantes. Sauvage, très électrique, « Hert » replonge dans l’électro punk, mais dans l’esprit de Muse. Et l’œuvre de s’achever par « Grass ballad ». Qui est amorcée sous cette forme. Etrange, planante, parfois cosmique, réminiscente des seventies, frôlant même parfois les univers du Floyd voire d’Alan Parsons Project, avant de s’emballer définitivement… Un chouette album !

 

vendredi, 24 novembre 2017 15:36

00+5399+xo (Ep)

Le Yakhchal est en quelque sorte l’ancêtre du frigidaire, une étrange ruche perse enterrée, capable de conserver de la glace, en plein milieu du désert. Et elle pouvait atteindre 5 000m3. Une invention qui remonte au IVème siècle avant Jésus-Christ. Mais c’est également un trio italien, réunissant un bassiste, un drummer et un guitariste qui pratique du post rock. Etablie en Belgique, cette formation a enregistré ce premier Ep à Saint-Gilles, dans une ancienne glacière, sous la houlette de Michel Meulemeester. On commence ainsi à mieux comprendre le choix du patronyme. Un disque découpé en 5 pistes…

La musique proposée tout au long de cet essai baptisé « 00+5399+xo » baigne au sein d’une atmosphère mélancolique. Pour y parvenir, le groupe s’est servi de boucles psychédéliques voire hypnotiques, d’une instrumentation basique et d’effets spéciaux. Ce qui ne l’empêche pas de s’autoriser des riffs turbulents ou d’imprimer des rythmes plus lourds. Bref, imaginez un Explosions in The Sky, mais en moins explosif…

 

vendredi, 10 novembre 2017 18:22

Un box pour Alan Parson Project

Dans le cadre du 35ème anniversaire du chef d’œuvre de l’Alan Parson Project, « Eye In The Sky », une édition collector paraîtra ce 1er décembre.

Le coffret de 3CD, 2 vinyles, livret de 60 pages, poster contient également le mix HD en 5.1 de l’album original en Blu-ray ainsi que des morceaux bonus inédits.

Sixième opus de l’Alan Project Parsons, « Eye in the Sky » a été écrit par Eric Woolfson et Alan Parsons. Une méditation musicale conceptuelle sur une variété de systèmes de convictions liés à l'art, la religion, la politique et la culture du XXIème siècle.

http://www.the-alan-parsons-project.com/

 

vendredi, 10 novembre 2017 18:22

Butterscotch Hawaiian reste dans les parages

Ce 13 novembre paraîtra le nouveau titre de Butterscotch Hawaiian, doublé d’un clip. Il a été réalisé par Mike Jam des Blousons Noirs dans l'esprit des westerns spaghetti, en y ajoutant un zeste de ‘hippie attitude’. Intitulé « Stay around », il est à découvrir, ici

https://butterscotchhawaiian.bandcamp.com/releases
https://www.facebook.com/ButterscotchHawaiian/
https://www.youtube.com/watch?v=Mpv_28s5K_k

Le groupe se produira en supporting act de Brian Jonestown Massacre, ce 6/12/2017, au Batofar de Paris.

“Beautiful People Will Ruin Your Life”, c’est le titre du nouvel opus de The Wombats qui paraîtra ce 9 février. Ce sera son quatrième.

Produit par Mark Crew (Bastille, Rag'n'Bone Man) et Catherine Marks (Wolf Alice), cet elpee est censé repousser les limites de l'innovation alt-pop en proposant un paysage sonore indie luxuriant et ultramoderne enveloppé dans des synthés Blade Runner, des grooves futuristes, des solos célestes et des mélodies de l'ère spatiale.

Pour écouter “Lemon To A Knife Fight”, extrait de cet LP, c’est ici

http://www.thewombats.co.uk/

Track Listing

1. Cheetah Tongue
2. Lemon to a Knife Fight
3. Turn
4. Black Flamingo
5. White Eyes
6. Lethal Combination
7. Out Of My Head
8. I Only Wear Black
9. Ice Cream
10. Dip You In Honey
11. I Don’t Know Why I Like You But I Do

 

vendredi, 10 novembre 2017 18:21

Garciaphone, mangeur de rêve…

C’est ce 10 novembre que paraît le deuxième elpee de Garciaphone, le groupe d’Olivier Perez. Mélancolique, délicate et mélodieuse, la musique proposée tout au long de « Dreameater » parvient à opérer une synthèse entre folk, rock, et électro-pop, en intégrant des influences qui oscillent de Grandaddy à The Notwist, en passant par Grandaddy, Built to Spill et les Pixies.

Pour écouter le premier single, “Every Song Of Sorrow Is New”, c’est ici


lundi, 30 octobre 2017 12:38

Un refuge en hiver pour Julien Pras

Ex-Calc et Pull, Julien Pras s’est donc lancé dans une carrière solo. Intitulé "Wintershed", son troisième essai en solitaire est paru ce 27 octobre.

Réalisé par Seb Antoine (Make2Work), son nouveau clip « Divine Spark », est disponible ici

Julien Pras se produira en concert à Paris le 06/12 au Point Éphémère en compagnie de Xavier Boyer (Tahiti 80)

Mais également :

14/11 : La Scène Michelet - NANTES (44)
25/11 : Festival Rock O Lac - GERARMER (88)
01/12 : Le Moloco - AUDINCOURT (25)
02/12 : Le Kraspek Mysik - LYON (69)
06/12 : Le Point Ephémère - PARIS (75)

 

dimanche, 29 octobre 2017 10:52

Helmet on

« Helmet on » constitue le deuxième elpee de Manolo Redondo. Il fait suite à « A drop about to drown », paru en 2015. Quatre titres sont interprétés dans la langue de Molière. Et dans ce cas de figure, on ne peut s’empêcher de penser à Bernard Lavilliers. A cause des textes, sans doute, mais également au climat au sein duquel baigne ces plages. Le reste est chanté dans celle de Shakespeare. Et paradoxalement, le timbre de Manolo évoque alors Matt Berninger (The National), même si parfois les inflexions sont empruntées à Stuart Staples (Tindersticks). Dans ce dernier cas, c’est flagrant sur la semi-valse « Bigger blow », titre au cours duquel, il adopte celle d’un crooner. Ou encore tout au long de l’emphatique « Ten thousand days ».

L’opus s’ouvre par le légèrement funky (NDR : cette guitare rythmique !) « Stains remain », réminiscent de Talking Heads. Parfois les cordes de gratte adoptent des sonorités brimbalantes, tintinnabulantes, un peu comme chez Sad Lovers & Giants. A l’instar de « Best kept secret », nonobstant cette envolée ‘bowiesque’. Et puis sur le superbe « No one cares », enrobé de chœurs atmosphériques. Meilleur morceau du long playing, « Winter garden » (NDR : coïncidence, mais ce titre colle vraiment à l’esprit de SL&G) est balayé de cordes semi-acoustiques et tapissé par un orgue chaleureux. Des cordes traitées comme une mandoline, à la manière d’And Also The Trees, sur « Lo is the new hi », une piste pimentée par un orgue vintage. Et nouvelle surprise, elles nous plongent dans l’univers du « Trespass » de Genesis sur le presque prog « Waves men ocean ». Elles finissent même par carillonner en se convertissant au surf, sur le morceau final, « Conquête spaciale ». Tout en arpèges et de nouveau souligné de chœurs, « Des Incas et des Khmers » nous entraîne dans un monde mystérieux, presque mystique. Sur le titre maître », on retrouve un riff de gratte emprunté au « Fearless » du Floyd (NDR : si, si, ce morceau à la gloire du club de football de Liverpool !) Et toute cette texture est généreusement et judicieusement enrichie par un tas d’instrumentation, dont ces cordes acoustiques, jouées tour à tour en picking ou carrément plaquées. Franchement une excellente surprise !