La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Bernard Dagnies

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jeudi, 28 septembre 2017 12:16

Occult Architecture Vol 2

Paru en février dernier, le premier volume d’« Occult Architecture » reflétait la face la plus sombre et sensuelle de la nature humaine. Le deuxième propose donc la plus lumineuse et chaleureuse. Un peu dans l’esprit du Yin et du Yang. Si la musique de Moon Duo est manifestement influencée par le krautrock et le psychédélisme, elle se veut plus contemporaine sur le dernier essai, lorgnant parfois vers l’électronica. Il y a bien sûr des cordes de guitare lysergiques, gémissantes, soniques, délicates, atmosphériques, noisy, shoegaze, etc. Puis des drums, depuis que John Jeffrey le préposé aux fûts, jusqu’alors uniquement invité à participer aux tournées, a rejoint définitivement le duo. Mais aussi des synthés et une boîte à rythmes. Sans oublier les voix que se réservent tour à tour Ripley Johnson ou Sanae Yamada, ou alors en harmonie. A l’instar du morceau qui ouvre l’opus, « New dawn », une plage réminiscente de Yo La Tengo circa « Painful ». Caractérisé par son riff contagieux, « Sevens » constitue une ode au printemps et à l’amour. Mais le sommet de l’elpee est atteint par « Lost in light ». Si la mélodie est très susceptible d’évoquer le « Street Hassle » de Lou Reed », le psychédélisme en crescendo évoque incontestablement Spacemen 3, alors que triturés, les vocaux semblent hantés par Berlin Blondes. Trois pistes qui tiennent parfaitement la route. A contrario de l’interlude instrumental « Mirror’s edge », nonobstant ce tempo très légèrement funkysant, probablement inspiré des Stone Roses. Et puis du final « Crystal world ». Dix minutes qui semblent traîner leur ennui. Trois bons titres sur cinq méritent donc une évaluation de 3/5.

 

jeudi, 28 septembre 2017 12:14

Synthetic Love

Après avoir gravé deux elpees et deux splits, le duo liégeois est passé d’un trio à un duo. Ainsi les parties de batterie ont été définitivement remplacées par une boîte à rythmes et des machines. Ce qui ne pas empêché le tandem de bénéficier du concours de quelques invités pour enregistrer son nouvel elpee, « Synthetic love ». Ainsi Emma Whalgren, le chanteuse du groupe punk The Guilt, impose sa voix sur « No honey left to steal » et la cover du « We are the public » de Motormark. Découpé en 11 pistes, ce « Synthetic love » macère au sein d’un électro punk synthétique qui doit autant à Suicide, Chrome, Fad Gadget que Front 242. Certaines plages se révèlent davantage indus, robotiques, brutales, martiales, violentes ou ténébreuses. Mais dans le style, le long playing tient la route, même s’il s’adresse surtout à un public averti. On n’en oubliera pas pour autant le remarquable artwork de l’opus, réalisé par le graphiste et illustrateur belge, Elzo Durt…

 

jeudi, 28 septembre 2017 12:13

Drum

« Drum » constitue le second opus de ce quatuor australien, issu de Melbourne très exactement ; un LP qui fait suite « It’s you », paru en 2015. Etonnant, mais la musique de Gold Class puise essentiellement son inspiration dans le post punk britannique. De Joy Division aux Smiths en passant par The Sound, même si solennelle, la voix d’Adam Curley lorgne plutôt vers celle de Garce Allard (Sad Lovers & Giants). La ligne de basse est propulsive, les cordes de gratte savoureusement discordantes, effilées, vulnérables, les drums implacablement syncopés, le tout baignant au sein d’un climat ténébreux, vous vous en doutez. Mais il existe une alchimie entre l’instrumentation et le chant qui rend l’expression sonore profondément addictive…

jeudi, 28 septembre 2017 12:11

I used to spend so much time alone

Troisième opus pour ce quatuor féminin, issu de Walla Walla, dans l’Etat de Washington. Quand on écoute la musique de Chastity Belt (Trad : ceinture de chasteté), on ne peut s’empêcher de penser au mouvement Riot Grrrl, qui a connu ses heures de gloire, au cours des 90’s, notamment grâce à des groupes comme Babes in Toyland, The Breeders, Hole ou encore Veruca Salt. Une constante : les droits de la femme. Chez Chastity Belt, l’approche de ce type de lyrics est cependant humoristique, même si le climat peut paraître tour à tour mélancolique ou ensoleillé. Les cordes des deux guitares sont le plus souvent plaquées et s’enchevêtrent mélodieusement, même quand elles virent au noisy, un peu dans l’esprit lo-fi d’un Pavement, alors que la ligne de basse sert de colonne vertébrale à l’ensemble. Quant aux harmonies vocales, elles sont abordées d’une manière désinvolte, un peu comme chez Sleater-Kinney. Agréables à l’écoute, les morceaux de cet elpee évoluent quand même un peu trop souvent sur le même ton…

 

jeudi, 28 septembre 2017 12:11

In Spades

Le 28 juin 2017, Dave Rosser, le guitariste d’Afghan Whigs décédait des suites d’un cancer du colon. Soit moins de deux mois après la sortie du septième opus du groupe de Cincinnati. Le gratteur avait remplacé Rick McCollum, en 2014. Il avait encore participé à l’enregistrement de cet opus, malgré le diagnostic, posé avant les sessions. Et « I get lost », valse bouleversante, aborde ce sujet douloureux…

Au sein d’Afghan Whigs, du line up initial, il ne reste plus que le chanteur/compositeur/guitariste rythmique Greg Dulli et le bassiste John Curley. N’en déplaise aux censeurs, mais votre serviteur avait apprécié le précédent opus, « Do the beast ». Et il apprécie tout autant cet « In spades ». Qui est quand même différent, il faut le reconnaître, même si on retrouve toujours la voix d’écorché vif de Dulli, également capable d’osciller du falsetto venimeux au baryton riche. Riche comme l’expression sonore qui est régulièrement alimentée de cuivres, d’arrangements de cordes et d’interventions de violon et/ou de violoncelle. Sans oublier la présence du piano, parfois électrique, du mellotron, du vibraphone, du synthé et bien sûr de l’instrumentation basique. Ce qui n’empêche pas certaines compos de se révéler particulièrement électriques et percutantes. A l’instar d’« Arabian heights » ou de « Copernicus », dont le riff principal semble avoir été emprunté au « You really got me » des Kinks, à moins que ce ne soit à T.Rex… et même du funkysant « Light as a feather ». Les autres compos adoptent le plus souvent le profil d’une ballade, mais souvent mid tempo et très susceptible de brisures ou d’envols ; des plages parmi lesquelles on épinglera le single diabolique et de mauvaise augure « Demon in profile », qui explore les thèmes de la sexualité, de la mort et du désir, du raffiné mais tellement vulnérable « Toy automatic » ou du final mélodramatique, « Into the floor ». Deux pistes osent des orchestrions surprenantes. D’abord le syncopé « Birdland » et puis « Oriole », construit en crescendo. Dans ces conditions, « In spades » constitue certainement un des meilleurs albums parus depuis le début de l’année…

 

jeudi, 28 septembre 2017 12:10

Slomo

Vingt-deux ans que Slowdive n’avait plus enregistré de nouvel album. Il s’agissait de « Pygmalion », juste avant que la band ne soit viré par Creation. Le combo va alors poursuivre son aventure au sein de Mojave 3. Mais sans le drummer, Simon Scott, parti alors embrasser d’autres horizons sonores, chez Televisie. Les musicos vont également, en parallèle, développer des projets plus personnels. Mais en 2014, le combo se reforme, célébrant le retour de Scott. Et début de cette année, il décide de graver son quatrième elpee. Pour un résultat tout bonnement épatant. Malgré un recours judicieux à l’électronique. Car elle est mise au service de l’instrumentation organique. C’est même Simon qui s’en charge.

En écoutant ce « Slomo », on ne peut s’empêcher de penser à la nature. Aux nuages, aux étoiles, aux cieux, au vent ainsi qu’aux océans. Notamment. Les compos baignent au sein d’une brume veloutée. Limpides, les voix de Neil Halstead et de Rachel Goswell n’ont jamais été aussi complémentaires. Et puis il y a ces sonorités de guitares. Shoegaze, noisy, lumineuses, tintinnabulantes, éthérées, mélodieuses, raffinées, sauvages et surtout délicieuses…

Le long playing est découpé en 8 morceaux. Une œuvre qui s’ouvre par l’élégant et addictif « Slomo » et s’achève par l’hypnotique « Falling ashes », une piste caractérisée par ces notes de piano en boucle qui ouvre de nouvelles perspectives dans l’écriture de Slowdive. Hymnique, « Star roving » est abordé dans l’esprit de Ride, mais après avoir été trempé dans le miel. « Don’t you know why » et « No longer making time » lorgnent carrément vers Cocteau Twins, même si certaines tonalités de cordes évoquent plutôt Durutti Column. Des guitares en arpège et une ligne de basse alt rock alimentent le single « Sugar for the pill », une plage qui aurait pu figurer au répertoire de Mojave 3. Mélancolique, « Everyone knows » aurait pu servir à la B.O. du film consacré aux « Hauts de Hurlevents », le roman d’Emilie Brontë. Plus complexe, « Go get it » baigne au sein d’un climat ténébreux, mais se distingue par ses vocaux en couches, son riff sauvage, son crescendo luxuriant ainsi que son groove enfiévré et humide…

Un must ! Slowdive se produira ce 7 octobre au Botanique, mais c’est sold out depuis belle lurette…

 

dimanche, 24 septembre 2017 13:31

Décès du chanteur de soul Charles Bradley

Né le 5 novembre 1948 à Gainesville en Floride, Charles Edward Bradley est décédé ce 23 septembre à Brooklyn, dans l’arrondissement de New-York, entouré de sa famille, ses amis, y compris les membres des groupes avec lesquels il a travaillé ces dernières années : Menahan Street Band, His Extraordinaires, Budos Band et Jimmy Hill Allstarz, sa toute première formation. Il luttait contre un cancer depuis quelques années, maladie qu’il l’a récemment rattrapé. Tout en assumant un job de cuisinier, pendant plus de deux décennies, il a chanté, sans avoir pourtant de groupe fixe. Ce n’est qu’à l’âge de 51 ans que sa carrière a véritablement commencé. Il a d’ailleurs enregistré son premier single en 2001 et ses trois albums entre 2011 et 2016. Grand admirateur de James Brown, il avait choisi le pseudo Black Velvet, pour se produire sur scène. Une grande voix de la soul vient de disparaître…

RIP

Peter Principle Dachert est décédé ce 17 juillet, à l’âge de 63 ans. A Bruxelles. Probablement des suites d’un infarctus. Il avait rejoint Tuxedomoon en 1977, soit un an après les balbutiements du groupe alors fondé par Steven Brown et Blaine L. Reinginger (NDR : ces deux derniers avaient d’ailleurs accordé un interview à votre serviteur, à lire ici).

Tuxedomoon est une formation culte considérée comme pionnière de la scène no wave. Tout en fusionnant pop, rock, new wave, punk, classique, jazz et électro, elle se servait de visuels, d’innovations technologiques ainsi que d’expression corporelle lors de ses shows. Elle avait publié son premier elpee chez Half Mute, en 1980, le label des Residents. Une fameuse référence ! En 1981, les musiciens s’étaient exilés en Belgique, suite à l’élection de Ronald Reagan, à la présidence des States. C’est ainsi que le combo avait signé chez Crammed Discs. Début des 90’s, le groupe a pris une pause de 8 années, avant de recommencer l’aventure, mais sans le chanteur Winston Tong.

Outre Tuxedomoon, Peter Principle a également milité au sein de Soft Verdict, le band de Wim Mertens. Il avait également enregistré trois opus en solo, « Sedimental Journey, Tone Poems » (1988), « Conjunction » (1990) et « Idyllatry » (2005). Il avait également produit des artistes belges, dont le groupe tournaisien Rank Z’Heroes, en 1984, pour son maxi 6 titres "Heartbit". Baptisée ‘Update’, une nouvelle tournée du groupe avait commencé le 7 juillet et devait traverser l’Europe tout au long des mois de juillet et août.

L'an dernier, le musicien, metteur en scène et artiste visuel Bruce Geduldig, est également décédé à l’âge de 63 ans. Mais à Sacramento, en Californie.

RIP

 

vendredi, 22 septembre 2017 18:08

And Also The Trees de retour en Belgique

And Also The Trees sera de retour en Belgique ces 20 et 21 octobre pour deux concerts. En l’occurrence           

20.10.17 ARLON (L'Entrepôt) - 20h
+ White Coal Addiction (b)

Pour la billetterie, c’est ici

21.10.17 CHAPELLE-lez-HERLAIMONT (Le Cercle) - 19h30
+ La Vierge du Chancelier Rolin (b)
+ After Party : DJ Gondrand

Pour la billetterie, c’est

Et si vous souhaitez en savoir davantage au sujet de cette formation britannique, née il y a près de 40 ans, la dernière interview accordée par Simon Jones à Musiczine, est toujours disponible ici. Et il nous parle, notamment, de son dernier elpee, « Born into the waves », paru l’an dernier.

 

           

jeudi, 14 septembre 2017 19:17

King Krule magicien d’Ooz?

King Krule c’est le projet du Britannique Archy Marshall. Il publiera son second elpee, « The Ooz », ce 13 octobre, un disque qui fait suite à « Six Feet Beneath the Moon », paru en 2013, et un album solo, « A New Place 2 Drown », en 2015. Prélude au nouvel opus, le single « Dum surfer », a également été traduit en clip, et pour l’écouter et le regarder, c’est ici

Puisant ses sources, notamment, dans l’indie rock insulaire (Edwyn Collins, Morrissey), la darkwave, l’afrobeat, le dub, la new age, le hip hop, le jazz, le punk et le rock’n’roll, la musique de ce chanteur/compositeur/producteur et bien sûr, musicien, a de quoi surprendre…

Il se produira ce 12 novembre au sein de la salle anversoise, De Roma.

Tracklisting

1. Biscuit Town
2. The Locomotive
3. Dum Surfer
4. Slush Puppy
5. Bermondsey Bosom (Left)
6. Logos
7. Sublunary
8. Lonely Blue
9. Cadet Limbo

10.  Emergency Blimp
11.  Czech One
12.  (A Slide In) New Drugs
13.  Vidual
14.  Bermondsey Bosom (Right)
15.  Half Man Half Shark
16.  The Cadet Leaps
17.  The Ooz
18. 
Midnight 01(Deep Sea Diver)
19.  La Lune

http://www.kingkrule.co.uk/