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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

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dEUS - 19/03/2026
Suede 12-03-26
Béber

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Nombreux sont les fans qui se sont réjouis de la reformation du Grandaddy, en 2012. Qui a publié un excellent nouvel album, intitulé « Last Place », début de cette année. Pas étonnant, dès lors, que l’AB soit sold out, ce mercredi 5 avril, pour accueillir la formation californienne. Et que le public réunisse une majorité de quadragénaires…
Le surmenage ainsi que l’addiction à l’alcool et aux substances illicites seraient les principales causes de la séparation du band, en 2006. Dont les musicos se sont ensuite lancés dans différents projets. Jason Lytle, sa tête pensante, gravant deux elpees solos et un au sein du groupe Admiral Radley. Pour gouverne, on rappellera également, qu’en 2015, Jason a apporté sa collaboration à Troy Von Balthazar, afin de rendre hommage à Elliott Smith, lors d’un concert exceptionnel.

Grandaddy a sans doute écrit (et devrait encore écrire) certaines des plus belles pages de l’indie rock. On avait donc hâte d’écouter les pépites qui jalonnent la discographie du band...

A 21 heures pile, les lumières s’éteignent. En arrière-plan, un film est projeté sur un écran. Y défileront des images tournées aux Etats-Unis qui ne cesseront qu’en fin de show. Des paysages champêtres, mais également des montagnes, des sites industriels, des trains de marchandises, etc. Vu l’engagement écologique de Lytle (il a fui Modesto, trop pollué à son goût, pour se réfugier dans le Montana), il doit mal vivre le virage opéré par l’administration Trump dans le domaine de la politique environnementale. Au bout de 2 minutes, sous le sample d’« Under the Western Freeway », apparaît sur l’écran les lettres ‘GRANDADDY’. Et en gras ! Il n’en faut pas plus pour déclencher une ovation au sein d’un public… déjà conquis. C’est sous les applaudissements que Jason Lytle, suivi des autres membres du combo, grimpe sur l’estrade. Suivant la tradition, il est vêtu d’une chemise à carreaux et coiffé d’une casquette. A presque 50 ans, l’homme n’a pas pris une ride. A sa gauche, on retrouve le bassiste Kevin Garcia. Derrière lui Aaron Burtch à la batterie. Sur sa droite, Tim Dryden se consacre aux claviers. Et… un illustre inconnu a dû remplacer Jim Fairchild, au pied levé.

Dès le premier morceau, on reconnaît le son si caractéristique de Grandaddy. Et puis ce sens mélodique d’une redoutable efficacité, né d’un subtil cocktail entre feeling mélancolique et envolées électriques. Veloutée, la voix de Lytle est intacte. Elle n’a pas changé d’un iota en 20 longues années. Parfois, elle évoque même celle de Jonathan Donahue (Mercury Rev). Et on s’en délecte… 

La set list va puiser au sein de l’ensemble du répertoire de Grandaddy. Mais certains titres –désormais cultes– vont recueillir davantage les faveurs de l’auditoire. A l’instar de « A.M.180 » ou encore « Now it’s On ». Avant de quitter le podium, Grandaddy s’attaque à « He’s Simple De’s Dumb De’s the Pilot ». D’abord reprise en chœur par une bonne partie de la foule, cette compo va ensuite glisser vers un long et superbe exercice de style instrumental, digne de Pink Floyd…

Le groupe remonte sur les planches, quelques instants plus tard. Lytle déclare (NDR : ce sont probablement les seules paroles qu’il a prononcées au cours du set, hormis celles de ses chansons) qu’il va nous réserver encore deux morceaux. Un nouveau et un plus ancien. Soit « The Boat is in the Barn », un extrait du dernier opus, avant de conclure par le plus énergique, « Summer Here Kids ».

Le public quitte la salle vers 22h30, le sourire aux lèvres. Pendant plus d’une heure, Grandaddy nous a replongés dans le passé, tout en se raccrochant au présent. Un retour gagnant !

(Organisation : Live Nation + Ancienne Belgique)

mercredi, 05 avril 2017 20:12

Roaring at the Storm

Jonas Røyeng (guitare, chant), Kamilla Waal Larsen (basse, chant) et Jørgen Natland Apeness (batterie) ont apparemment été biberonnés au grunge rock des 90’s. D’ailleurs, à la lecture des différents articles qui concernent le trio, les noms de Nirvana et des Pixies reviennent fréquemment. A l’instar de ces deux formations légendaires, le band danois (NDR : il est issu d’Oslo) propose un punk énergique, tout en cherchant à soigner le sens mélodique. Malheureusement, ce sens mélodique est un peu trop complaisant. Il collerait d’ailleurs bien mieux à des compos pop/rock. A l’instar de « You and Me Should Leave Together Tonight » et « Sunny Day ». En outre, lorsque le chanteur  Jonas Røyeng (NDR : c’est également le leader) tente d’élever la voix ou quand les musicos cherchent à muscler l’expression sonore, l’étincelle ne se produit jamais. Et à la limite, on finit par manifester de la compassion à leur égard (« Winter Song »). « Roaring at the Storm » est une tempête qui hurle dans un verre d’eau…

 

mercredi, 05 avril 2017 20:02

I See You

Il a donc fallu cinq longues années avant que The XX ne réserve une suite à « Coexist ». Une demi décennie au cours de laquelle le trio londonien ne s’est guère montré prolifique. Il y a bien eu l’un ou l’autre single, la B.O du film ‘Gatsby le Magnifique’ ainsi que l’excellent album solo de Jamie Smith, « In colour », qu’il a publié sous le pseudo de Jamie XX. Et puis, rideau ! Les aficionados attendaient donc le band britannique de pied ferme. 

« I See You » reprend les choses là où le groupe les avait laissées. La pochette de l’album annonce d’ailleurs la couleur, à travers le fameux ‘X’ décliné cette fois-ci en couleur argentée. Ce choix reflète parfaitement le léger virage pris par la formation qui a décidé de délaisser l’obscurité intégrale afin de s’autoriser, le temps de l’un ou l’autre morceau, une ouverture vers un univers plus pop et davantage ensoleillé, à l’instar de « Dangerous » et « On Hold ». Mais aussi r&b ; et « Say Something Loving » en est la plus belle illustration. Sans quoi, sur le reste de l’elpee, on retrouve le style bien caractéristique du band ; et tout particulièrement ce mélange subtil et original entre les voix. Et puis ces atmosphères ténébreuses et glaciales qui sont devenues la marque de fabrique du groupe insulaire. De cet elpee, on épinglera encore « Performance », une plage illuminée par la voix de Romy, alors que l’instrumentation minimaliste entretient une tension permanente.

The XX se produira ce 17 août, dans le cadre du Pukkelpop.

 

jeudi, 30 mars 2017 18:56

Memories are now

Il y a quelques mois, Jesca Hoop avait enregistré un album en compagnie de Sam Beam (Iron & Wine). Un disque sympathique intitulé "Love letter Fire". Il faut bien reconnaître que jusqu’alors on ne connaissait pas grand-chose du travail en solitaire de cette Américaine qui a grandi en Californie, au sein d’une communauté mormone. Pourtant, avant de se lancer dans une carrière musicale, elle avait été la baby-sitter des enfants de Tom Waits. C’est d’ailleurs ce dernier qui l’a poussée à embrasser une carrière musicale. Et cette initiative ne date pas d’hier, car en 2007, soit dix ans plus tôt, elle publiait déjà un premier elpee baptisé "Kismet". "Memories are now" constitue quand même son sixième en solo. Faut croire que sa signature chez Sub Pop lui a donné un coup de boost et permis de jouir de davantage de crédit. 

Ce qui frappe d'emblée, à l'écoute de ce nouvel opus, c'est son style, ma foi, hétérogène. Le fil rouge entre les neuf morceaux est tissé par la voix de Jesca dont la maîtrise est parfaite, il faut le souligner. "The Lost Sky" et "Songs of Old" en sont certainement les plus belles illustrations. Le folk de la native de Santa Rosa est vraiment contemporain. Le morceau maître qui ouvre l’opus donne d’ailleurs le ton. Les choeurs et canons trament le rythme. Son feeling lyrique lorgne parfois vers Joanna Newsom. Et l’expression sonore est très susceptible de se convertir au rock. A l’instar de "Cut Connection" et surtout du plus énergique "Unsaid". Enfin, plus country/folk, "Pegasi" complète la palette des styles embrassée par l’artiste.

Après avoir écouté cet opus, nul doute que votre serviteur aura l’envie de se pencher sur la discographie de cette artiste polyvalente...

 

jeudi, 30 mars 2017 18:54

Chalice Hymnal

Il a donc fallu attendre 4 longues années avant que Grails ne réserve une suite à « Black Tar Prophecies Vols 4, 5 & 6 ». Pendant toute cette période, les trois Américains n’ont pas chômé ; et pour cause, ils ont participé à différents projets. Emil Amos au sein d’Om. Alex John Hall chez Harvestman, en compagnie de Steve Von Till, le leader de Neurosis. Quant à Zack Riles, il a notamment tourné en compagnie de M.Ward. Ce qui leur a permis de cogiter afin de concocter un futur opus. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce temps a bien été mis à profit. Car ce nouvel album fourmille d’excellentes idées.

Eclectique, « Chalice Hymnal » n’a pas vraiment de fil rouge. Il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs. Enfin, pas tout à fait, mais vu la diversité de styles abordée tout au long de ce long playing, le mélomane va devoir remettre plusieurs fois son métier (le disque) sur son ouvrage (le lecteur) afin de l’appréhender le mieux possible. Car elle est Riche. Très riche. Instrumentalement. Les nappes de piano et les accords de guitare se croisent, se superposent, se chevauchent et finissent par se conjuguer. Stylistiquement également. Ainsi l’elpee s’ouvre par le titre maître. Traversée par un saxophone, cette compo emprunte à la fois au lounge et au jazz. Plus enlevé, « Pelham » lorgne vers le post rock. Mais un post rock qui invite cordes et accords de piano classique. Un peu dans l’esprit de Maserati. « Tough Guy » est carrément contaminé par le trip hop. Et « Deeper Politics » baigne même au cœur d’un climat empreint de mélancolie. Bref, chaque morceau est un univers à part entière. Un retour réussi !

 

vendredi, 17 mars 2017 02:00

Une démonstration tout en puissance…

On ne peut pas dire, qu’au cours des dernières années, le Botanique ait programmé des tonnes d’artistes metal ou post-rock. Pour assister à ce type de concert, on se tourne, le plus souvent, vers le Magasin 4, l'Ancienne Belgique ou d'autres salles, pour la plupart situées au Nord du pays. Il faut cependant avouer que depuis le début de cette année, le Centre culturel de la Communauté française a accueilli plusieurs spectacles bien musclés. Ainsi, après avoir invité Boris en décembre dernier, qui était venu fêter le 10ème anniversaire de la sortie de son album "Pink", c'était au tour de Russian Circles de fouler les planches de l’institution bruxelloise, mais à l’Orangerie. 
Il y a 13 ans que le trio issu de Chicago roule sa bosse en pratiquant ce qu’on pourrait appeler du post-rock-metal, un style dont les envolées sauvages, chargées de testostérone, sont entrecoupées de moments plus paisibles et mélodiques. Depuis qu’Isis a tiré sa révérence, Russian Circles incarne certainement le mieux celui qui atteint ce parfait équilibre, dans ce domaine. Et son dernier elpee, "Guidance", paru l'année dernière, en est une belle illustration. On avait donc hâte de redécouvrir, en ‘live’, ce combo capable de libérer une puissance phénoménale.

Après avoir assisté à une première partie assurée par le band yankee Cloakroom, les trois musicos montent sur l’estrade devant une salle comble. Il est près de 21 heures. Dave Turncrantz se plante derrière ses fûts, le bassiste, Brian Cook (NDR : un barbu !), s’installe à droite alors que le guitariste, Mike Sullivan, à gauche. Le set s’ouvre par un morceau du dernier elpee, « Asa ». Mais après cette courte introduction, le combo chicagoan entre dans le vif du sujet. Percutants, les riffs sont sculptés dans le post-metal. Brian Cook tient sa basse à hauteur des genoux et nous gratifie d’un headbanging, suivi par la majorité du public agglutiné au sein de l’Orangerie. Quoique toujours aussi statique, Mike Sullivan impressionne par son aisance. Il enchaîne les parties techniques et n’hésite pas à recourir au tapping. Si les compos du dernier opus incorporent des passages plus ambiants et mélodieux, sur scène, la formation privilégie les titres les plus agressifs de ses précédents long playings, à l’instar de « Deficit » ou encore « Mladek ». D’ailleurs les périodes calmes sont plutôt rares, tout comme le discours entre les morceaux. (NDR : il est même tout simplement absent).

Après une heure et demie de démonstration tout en puissance, Russian Circles se retire et laisse la foule se remettre de ses émotions. Vu l’affluence enregistrée ce soir, on suppose que le Botanique va continuer à programmer des groupes de ce style… enfin, c’est ce que votre serviteur espère vivement…

(Organisation : Botanique)

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mercredi, 15 mars 2017 15:30

Some offcell voices

En ce début d'année 2017, les fans de Pinback on retrouvé le sourire. Tout d'abord, ils ont appris que Rob Crow, l'un des membres fondateurs de Pinback, reprenait du service après deux années de silence, une longue absence qu’il a passée auprès de sa famille. Il vient ainsi de publier un album sous le patronyme de Rob Crow's Gloomy Place. Seconde bonne nouvelle, le label Temporary Residence Ltd (Eluvium, Envy, Maserati, Grails, …) vient de publier "Some offcell voices", une œuvre réunissant deux Eps de Pinback : "Some Voices" paru en 2002 et "The Offcell", en 2003. Ils ont été remasterisés.

Bref, cette œuvre nous permet d’abord de replonger aux origines du duo californien. (NDR : il est issu de San Diego). D’ailleurs, dès le départ, le son de Pinback est aisément identifiable. A cause de ces interventions de basse caoutchouteuses et puis de la manière d’intégrer des éléments électroniques. Et puis d’un sens mélodique très susceptible de déboucher sur de pures merveilles. Sans oublier cette conjugaison unique entre les voix de Rob Crow et de Armisted Burwell Smith IV, déjà épatante à l’époque de "Manchuria". Une profonde mélancolie baigne cependant l’ensemble des morceaux ; un spleen qui contamine également les œuvres des side projets monté par les deux Californiens. Pensez à Black Heart Procession. Même si le second Ep s’ouvre par une piste imprimée sur un tempo relativement plus enlevé.

Si vous ne connaissez pas Pinback, "Some offcell voices" constitue une introduction idéale pour le découvrir. Et pourquoi pas l’apprécier. Quant aux aficionados, ils rêvent, certainement, tout simplement d’une reformation…

 

Malgré un talent indéniable à torcher des chansons qui frisent souvent la perfection, Hamilton Leithauser n’est toujours pas parvenu à sortir de la zone crépusculaire de l’underground. Que ce soit au sein de son groupe, The Walkmen, qu’il a mis provisoirement entre parenthèses ou en solo. Pourtant le New-yorkais n'a jamais été aussi proche du sacre. A cause de son dernier elpee, qu’il a composé en compagnie de l’ex-Vampire Weekend, Rostam Batmanglij. D’ailleurs, un des morceaux de cet opus ("In a Blackout") a été choisi comme B.O. d’un spot publicitaire, pour une certaine marque à la pomme. Ce qui aurait pu remplir une salle comme la Rotonde, dont la capacité ne dépasse pas les 300 places. Ce ne sera pas le cas. Une nouvelle démonstration que le génie n’ouvre pas nécessairement la voie à la consécration. N’empêche, le public qui s’est déplacé de soir, ne regrettera pas son déplacement. Il est d’ailleurs bien excité avant que l’artiste en monte sur les planches. Faut dire qu’on avait hâte de voir si ce songwriter était capable de reproduire en ‘live’, la magie qui émane de son elpee solo, "I Have a Dream That You Were Mine".

Il est un peu plus de 21 heures, quand Hamilton Leithauser grimpe sur l’estrade. Il a emporté deux grattes : une à douze cordes et une sèche. Il est flanqué de trois musiciens : un batteur, un bassiste ainsi qu’un multi-instrumentiste (synthé, guitare, harmonica). Néanmoins, Rostam, la tête pensante de Vampire Weekend et co-compositeur du dernier LP de Leithauser, n’est pas du voyage. Le physique du New-yorkais a de quoi impressionner. Il est bourru et de grande taille…

Le set s’ouvre par « Sick as a Dog ». Et dès qu’Hamilton ouvre la bouche, on tombe littéralement sous le charme de sa voix. En outre, Leithauser contrôle totalement son sujet. Il est même capable de prolonger le tremolo de son timbre ou une note qu’on croirait devenue interminable. Et pour le plus grand plaisir de l’auditoire. En outre, ses musicos exécutent impeccablement leurs partitions, n’en faisant ni trop, ni trop peu. Les titres du dernier opus s’enchaînent. Au cœur d’ambiances et sur des rythmes qui se suivent sans jamais se ressembler. Ainsi, si le spectre de Leonard Cohen plane tout au long de "In a Blackout", « Rough Goning » nous invite presque… au bal musette. Il n’en oublie pas pour autant le single « A 1000 Times », ainsi que l’une ou l’autre plage issue de son premier long playing ; à l’instar de l’excellent « Alexandra ». Après une bonne heure de concert, la troupe vide les lieux. Puis revient en rappel pour interpréter l’épatant « 1959 ». Ce soir, la parfaite maîtrise de cet artiste charismatique a littéralement subjugué son public…

(Organisation : Botanique)

lundi, 06 mars 2017 19:11

Spellbound

La dernière fois que Mama Killa s’était manifestée, c’était en 2015, lors de la sortie d’un premier Ep intitulé « Get your Own ». A l’époque, le stoner rock de la formation belge laissait entrevoir des horizons favorables. Un peu moins de 2 ans plus tard, cette dangereuse psychopathe changée en poupée (NDR : le patronyme s’inspire de la mythologie inca) refait donc surface…

Ben Derycke (batterie), Raph Troes (basse), Tim Meura (guitare) et Vince Lachenal (guitare, voix) sont donc de retour pour communiquer les messages de Mama Killa. Baptisée « Spellbound », cette nouvelle livraison est partagée en deux Eps : « Part one : in the House » et « Part Two : the Woods ».

Sur le premier disque, les riffs sont lourds. Le tempo est indolent, même s’il s’emballe circonstanciellement. Et les drums sont écrasants, à l’instar de « Death’s Beautiful ». Ce qui n’empêche pas la gratte de se réserver l’un ou l’autre solo bien senti. Un peu dans l’esprit de Queens of the Stone Age. En outre, on retrouve également ces climats angoissants qui nourrissent les films d’épouvante.

Si le second s’ouvre dans un climat semblable, grâce à « The Testament », la suite s’oxyde rapidement. Et tout particulièrement sur « 27 Shades of Pain ». Et dans ce style métallique, le combo bruxellois se révèle bien moins convaincant. On préfèrerait que le combo marche sur les traces du légendaire album de Sonic Youth, « Goo »…

Heureusement que ce métal se fond dans la prog, lors du morceau final, « Grin and Juice ». De quoi finir sur une bonne plus positive.

Bref, la mue de Mama Killa n’est pas complètement réussie. A force de montrer les dents, la psychopathe n’est plus écoutée. Elle serait mieux inspirée si elle faisait preuve d’un peu plus de diplomatie…

 

mardi, 28 février 2017 02:00

Plastic gun fight (Ep)

Derrière So was the Sun, on retrouve le chanteur/guitariste Palem Candillier. Il est le seul rescapé du line-up originel. Pour concocter ce nouvel Ep, le Français a recruté Victor Inox (basse, choeurs) ainsi que Audrey Qunintin (drums et choeurs). Mais a également bénéficié du concours d’Arnaud Bascuñana (Deportivo, Wampas, No One Is Innocent) pour l'enregistrement.

Dès le morceau introducteur ("Archery"), on sent que la formation française manifeste beaucoup de bonne volonté, dépense beaucoup d'énergie mais semble en panne d'inspiration. Son grunge est généreusement alimenté par une guitare sous distorsion, alors que la voix de Candillier n'hésite pas à mettre la forme, quitte à tomber dans le kitsch. Aussi kitsch que le solo de guitare qui conclut cette entrée en matière. "Cold gap" lorgne davantage vers le stoner. Malheureusement, cette piste manque de puissance, si bien qu’elle n’atteint jamais sa cible. Et le constat est identique pour "Lyrics". Finalement, c’est lorsque le tempo ralentit que So was the Sun parvient à sauver les meubles. A l’instar du titre maître et d’"Oversides"…

Le titre de cet Ep "Plastic Gun Fight" annonce finalement assez bien la couleur. Si la forme est présente, la puissance de feu est insuffisante ; et sans elle impossible de succomber à la moindre salve…

 

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