Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Béber

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Ce mercredi 22 février, la Rotonde accueillait Tim Darcy. Né au Texas, il a grandi dans le New Hampshire avant d'émigrer au Canada, à Montréal plus précisément ; et c’est là qu’il fonde Ought, un groupe post punk qui va publier plusieurs elpees sur le label Constellation. Ce combo s’était d’ailleurs produit au Botanique, en 2015 et 2016. « Saturday Night » constitue le premier album solo de cet artiste, un œuvre qui compile ses meilleures compos. Et ce disque a reçu un excellent écho auprès de la presse musicale. Elle est d’ailleurs unanime à ce sujet. On avait donc hâte de le revoir sur les planches ; d’autant plus que les spectacles ‘live’ dispensés par Ought ont toujours soulevé un même enthousiasme…

La Rotonde est loin d’être remplie ce soir. Le public est assis sur les marches en attendant que le show commence. Vers 21h, tout le monde se lève. Et pas pour Danette, mais Tim Darcy, qui s’installe au milieu du podium, armé de sa guitare. Grand et filiforme, il est flanqué de deux demoiselles. Tout d’abord, sa drummeuse, Charlotte Conrfield. Elle s’est plantée derrière lui. Et puis une violoniste/bassiste (NDR : sans doute engagée pour la tournée) qui prend place à gauche. Les deux filles assureront également les backing vocaux pour plusieurs morceaux.

Le trio attaque le set par « Tall Glass of Water », single du nouvel opus. On reconnaît instantanément le timbre de voix grave et nasillard de Darcy. Et puis sa manière un peu altière, charismatique mais classieuse d’interpréter son répertoire, tout en affichant des mimiques très caractéristiques. Comme au sein de son band, Ought. Déjà les spectres des Feelies, du Velvet Underground ainsi que de Television se mettent à rôder. Il embraie par « Still Waking Up », un titre plus paisible, qu’il chante à la manière de… Morrissey. Progressivement, les morceaux adoptent un profil davantage noise, alors que le vocal se fait plus déclamatoire. Avant d’aborder « Saturday by Night », la bassiste troque son instrument contre un violon. A la gratte, Tim étale tout son talent. Malheureusement, ses deux acolytes on beaucoup de mal à soutenir la comparaison. Notamment la préposée aux fûts. Mais comme les compos sont excellentes, le mélomane lambda n’y voir que du feu. Après 40 minutes de show, Tim Darcy annonce qu’il ne lui reste deux morceaux à jouer. Il en interprète alors un nouveau, plus rock, dont les lyrics relatent un événement qu’il a vécu à Toronto… mais le résultat ne convainc guère…  

Après trois quarts d’heure de set, le trio vide les lieux. Avant de revenir pour un dernier titre, en guise de rappel. Le public semble satisfait. De peu, il faut le reconnaître. 45’ de concert ; il y a de quoi rester sur sa faim…

(Organisation : Botanique)

lundi, 13 février 2017 17:36

Phoenix

Depuis la formation de son groupe, Cris Luna, il y a 7 ans, Christophe Schoepp prend un malin plaisir à agréger rock et hard rock, en puisant son inspiration dans les 70's et les 80's. A l’origine, son projet était personnel. C’est d’ailleurs en solo qu’il a concocté ses deux premiers opus : "Babylon Child" (2012) et Maëlstrohm" (2014). Pour enregistrer "Phoenix", le Lorrain s’est donc entouré d’un véritable groupe, incluant le bassiste Nicolas Fageot, le batteur Benoît Cazzulini (Ange, Band Of Gypsys), ainsi que le guitariste Florent Latarche.

Malgré ce changement de line up, rien de bien neuf à se mettre dans les oreilles. Ou susceptible de nous inciter à montrer les dents. Et l’image qui figure sur la pochette annonce la couleur. L’essentiel de cet LP baigne dans un hard rock qui transpire de nostalgie. Et "Heavy Metal Kid" en est certainement le plus bel exemple. Les riffs sont musclés, mais le climat général reste bon enfant. Pourtant, c’est lorsqu’il change de registre que le combo devient le plus intéressant. A l’instar de l’écrasant "Lord of Luna", du psyché/folk "Exit" ou encore d’"American Boy", une plage hantée par Smashing Pumpkins.

 

lundi, 13 février 2017 17:35

Placid Faces

The Staches n’y va pas par quatre chemins. Originaire de Genève, cette formation nous propose, tout au long de son troisième elpee, une musique qu’on pourrait qualifier de décomplexée, tant elle déborde d’énergie toute juvénile. Une forme de garage/rock lo-fi, dont les différentes compos atteignent à chaque fois leur cible. Et en plein dans le mille. Une guitare, une basse, des fûts et un clavier suffisent pour mettre tous nos sens en éveil. Outre le synthé ou la basse, les vocaux sont assurés par les deux filles. Les mecs se chargent des parties de guitare et de drums. Bref, l’elpee propose onze morceaux minimalistes qui oscillent d’1’32 à 4’33. Et la production est également minimale ; à tel point que parfois on a l’impression que les sessions de « Placid Faces » ont été réalisées dans un garage. Ce qui accentue encore davantage la spontanéité et l’instantanéité des morceaux. 

Inutile d’épiloguer plus longuement sur ce quatuor suisse. Sa musique ne se décrit pas, elle se ressent…

 

mardi, 07 février 2017 12:40

Somewhere A Silver Bullet Lies

Le premier essai de Stereo Grand remonte à 2010. Un Ep, intitulé « I’m coming home ». Il est suivi par l’album « The invisible Wall », un disque paru en 2012. Il aura donc fallu quatre longues années avant la sortie du second LP. Dès le départ, il était évident que le groupe jouissait d’un énorme potentiel. Déchiré entre Glasgow et Bruxelles, le combo s’est, en outre, souvent illustré par des concerts détonants.

Lors des sessions d’enregistrement de ce dernier opus, les musicos ont pris leur temps et ont reçu le concours de Jean Lamoot (Alain Bashung, Noir Désir, Girls in Hawaii, Absynthe Minded, Salif Keita...), à la production.

La richesse musicale de ce « Somewhere A Silver Bullet Lies » est indéniable. Et les orchestrations variées (harmonica, guitares, ensemble de cordes,...) en constituent une belle illustration. Les harmonies vocales sont limpides. Les mélodies, efficaces. Les compositions, le résultat d’un subtil travail d'écriture. Le long playing recèle quelques tubes potentiels. Et tout particulièrement "Final Act", qui rappelle un certain U2. Ouvrant la plaque, "Bottle in the dust" se nourrit de psyché rock et réalise en même temps sa synthèse. Entre rock moelleux ("As it Sounds"), mélancolique ("Never Accept its Gone"), sensuel ("Beautiful Mind") ou sauvage ("The Leech"), Stero Grand varie les plaisirs.  

Tout n’est cependant pas parfait ; d’ailleurs le groupe se révèle le plus à l’aise sur les plages mid tempo. Un peu moins, lorsqu’il cherche à montrer les dents. Néanmoins, jamais l’écoute de cet elpee ne suscite l’ennui. A mon humble avis, le combo est prêt à jouer dans la cour des (Stereo) Grand(s)…

 

mardi, 07 février 2017 12:37

Rendez-vous (Ep)

Derrière les pseudonymes Nasty Candy & Coco Lipstick se cachent Clémentine Collette (alias Clemix) et Marie Gaignier (alias Marie Paillette). C’est en 2015 que les deux Bruxelloises décident de monter ce projet. A première écoute, on a vraiment l’impression qu’elles prennent beaucoup de plaisir derrière leurs machines. « Rendez-vous » constitue leur premier Ep et a été mixé par Jean Vanesse du Greenhouse Studio (Dan San, Kid Noize, …)

Les cinq morceaux qui composent l’opus sont tous construits dans le même moule. Les deux dames dispensent une électro/pop construite sur une rythmique basique sur laquelle vient se poser des lignes de synthés et des sonorités futuristes. Et cette expression sonore véhicule des textes féministes. Mention spéciale, cependant, à « It Doesn’t Matter », une piste qui parvient à s’extraire de ce schéma, en ralentissant le tempo, pour libérer une large palette d’émotions. Si on imagine que sur les planches, l’énergie dispensée par Nasty Candy & Coco Lipstick est très susceptible de mettre le souk, il faut reconnaître que dans son salon, après avoir écouté trois morceaux, on a plutôt envie de zapper…

 

vendredi, 27 janvier 2017 16:57

Millions of Suns Left

Breezy Temple réunit Miss Moon (voix) et Sharl-Hot Ganache (guitare, basse, percussions, synthés). Originaire de Reims, le duo militait auparavant au sein d’une formation de post-rock. Paru sur le label français Partycul System (NDR : qui héberge également Feu Robertson) "Millions of Suns Left" constitue son second opus. Il fait suite à "Cattleya Songs", paru en 2004.

Basiquement folk, la musique de Breezy Temple concède des accents blues et prog rock. Les lyrics ne sont pas issus de leur plume ; mais de ‘Leaves of Grass’, un recueil signé par le poète américain Walt Whitman. Donc ils sont interprétés dans la langue de Shakespeare. La plaque s’ouvre par « Breezy Day », une plage folk minimaliste, brumeuse, au cours de laquelle la voix de Miss Moon est simplement soutenue par une sèche. Piste sombre, « Wrenched and Sweated » se charge enfin d’électricité. Privée de véritable accroche, la suite éprouve toutes les peines à décoller. Finalement, il faut attendre que la voix de la chanteuse soit au bord du déraillement pour que l’expression sonore commence à susciter notre curiosité. Et le long playing s’achève par un morceau de 18 min (!!!), rappelant qu’avant de fonder son nouveau projet, Sharl-Hot Ganache ne jurait que par le post-rock. Sans décrocher le moindre succès, malheureusement…

 

vendredi, 20 janvier 2017 18:32

Fell

Suite à un drame personnel, John Cunningham a attendu 15 longues années avant de publier un nouvel elpee. Celui qui était considéré, début du XXIième siècle, comme l’un des songwriters les plus doué de sa génération, mais aussi l’un des plus méconnus, nous propose son quatrième opus. Et ce grâce à la plateforme de crowfunding Microculture ainsi qu’à l’entourage de l’artiste qui a cru en son talent. 

Natif de Liverpool, il a logiquement été biberonné à la musique des Fab Four, dès sa plus tendre enfance. Sa pop britannique fait donc la part belle aux mélodies mélancoliques, tout en baignant au sein d’un climat brumeux… bien britannique, of course. D’ailleurs, tout au long de cet opus, les spectres des Beatles et de Syd Barrett planent constamment. Une œuvre qui recèle 12 véritables pépites, dont on épinglera les plus paisibles « Something about the rain » et « I can Fly » ainsi que la plage la plus enjouée, « Let Go of those Dreams ». Hormis la collaboration d’un choriste, Cunningham se charge de toute l’instrumentation (piano, guitare, batterie,…) et du mixage. Un travail d’orfèvre qu’on pourrait qualifier de parfait d’un bout à l’autre. Difficile d’ailleurs de ne pas succomber à ces compos sculptées dans cette pop ingénieuse et chargée de feeling. Manifestement, John Cunningham est un songwriter hors normes. Et on espère qu’il n’attendra plus autant de temps, avant de donner une suite à ce « Fell »….

 

dimanche, 15 janvier 2017 11:25

Sticky Situations with Troubles

Difficile de bien cerner la musique de Feu Robertson. Fondée en 2010, cette formation est responsable d’une forme de folk lo-fi déstructurée par des accents psychédéliques (« Burning Hell ») voire noisy, mais également post-rock ; bref, qui évolue bien loin des sentiers battus. « Sticky situations with troubles » constitue le second opus de ce band français. Original et conceptuel, il mérite une attention particulière.

Ouvrant la plaque, « Young Wooly Rhinoceros » évoque le suicide de Wooly tout au long d’une piste qui monte longuement en crescendo avant de se conclure par une chorale d’enfants. Les huit morceaux suivants relatent les avatars du personnage, tout en expliquant son inexorable descente aux enfers. Morose, la musique de Feu Robertson baigne au sein d’un climat mélancolique. Les titres parlent d’eux-mêmes (« Black Blue », « Sunrise Burning »,…) ; et l’artwork n’est pas en reste. Fragile, la voix de Ganashine (NDR : c’est le leader et le songwriter) véhicule parfaitement ces émotions. L’instrumentation est variée (suivant les titres, elle invite accordéon, saxophone, flûte traversière, piano,…) et soutient parfaitement ce chant. Un bémol ? La longueur du long playing : il dure plus d’une heure. Bien sûr, les idées foisonnent, mais au fil du sillon, le mélomane finit par s’essouffler. N’empêche, le deuxième essai de Feu Robertson est parfaitement réussi. Et en somme, c’est une bonne surprise…

 

mercredi, 11 janvier 2017 16:29

A village : natural light

Agé de 40 balais, Christian Kjellvander affiche aujourd’hui 20 années de carrière au compteur. Trois ans après avoir publié l’excellent "The Pitcher", il nous propose donc son nouvel opus. Un disque intitulé « A Village : natural light ». Le songwriter reprend les choses là où il les avait laissées. C’est-à-dire en embrassant, à nouveau, une forme de folk intimiste et mélancolique, dont il a le secret. Rien de bien original, cependant, à se mettre entre les oreilles, mais des morceaux impeccablement exécutés.

Tout au long de l’opus, le spectre de Bill Callahan rôde. La sèche sert de fil conducteur à une musique qui invite également piano, chœurs et ingrédients électroniques.

« Shallow Sea » ouvre parfaitement l’elpee. Une voix féminine épaule celle, caverneuse, du Suédois. « Dark Ain’t That Dark » plonge profondément dans le spleen. Les lyrics de « Midsummer (Red Dance) » sont particulièrement sombres, nonobstant un tempo plus enlevé et une certaine distorsion censée réchauffer l’atmosphère. Et le reste du long playing est de la même veine. Une exception qui confirme la règle, le plus intense « Staghorn Sumac », piste au cours de laquelle l’artiste se livre davantage… mais sans jamais se mettre en danger. Finalement, le Scandinave est resté égal à lui-même. On n’en demandait pas plus de sa part…

 

jeudi, 05 janvier 2017 12:36

The Rapture

Tout d’abord, ne confondez pas le titre de cet opus et le patronyme du groupe responsable de cet elpee. Sans quoi la surprise serait de taille à son écoute. Et pour cause, l’album s’intitule « The Rapture ». Il est l’œuvre de Nine Million Witches. Et ce n’est en aucun cas, un nouvel LP du groupe new-yorkais, The Rapture !

9MW est un trio français, originaire de Normandie plus exactement, qui s’est formé en 2014. A sa tête, les deux frères Landeau. « The Rapture » constitue son premier long playing. Et manifestement, la musique navigue à des années lumière du band yankee. En fait, la formation hexagonale lorgne résolument vers le passé pour concocter une expression sonore qui colle à l’air du temps. Résultat des courses, le disque recèle du bon et du moins bon. Creusant profondément dans le stoner, le titre éponyme sort carrément du lot. Se frottant plutôt au blues, « Soon ! They’re Coming » mérite également une attention toute particulière. Et lorsqu’il ne la noie pas trop dans les artifices, le chanteur démontre qu’il a manifestement une excellente voix. « A Wicked Game » en est certainement la plus belle illustration. A contrario, « Drop Ur Gun » souffre de carences vocales. D’abord, le refrain repris en chœur est bancal ; en outre, le backing vocal est tout à fait insupportable. Dommage, car la présence d’un harmonica avait tout pour plaire…

 

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